HISTOIRE DES JUIFS DU MAROC PAR SOLY ANIDJAR

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 Rabbi Shimon Bar Yohai

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Soly Anidjar
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MessageSujet: Rabbi Shimon Bar Yohai   Jeu 3 Mai 2018 - 17:17

Rabbi Shimon Bar Yohai est né 50 ans après la destruction du 2ème Temple, environ dans les années 4770 de la création du monde. Son jour d'anniversaire on ne le connaît pas. Il y a des endroits où l'on dit qu'il est né le jour de Lag Baomer.

Il y en a même qui disent qu'il est né à Shavouot le jour où a été donnée la Torah au peuple Juif.


Dans le livre"Nahalat Avot", il est dit que son père Yohai était de la tribu de Yéhouda et faisait parti des grands maîtres de la génération, homme riche, honoré et proche de la royauté. La femme de Yohai s'appelait Sarah, de la descendance des princes d'Israël, descendance de Hillel Azaken et elle était stérile. Après plusieurs années, Yohai le tsaddik a décidé de divorcer. Sarah, sa femme eu connaissance de cela mais ne lui en parla point. Elle a beaucoup jeûné, donné la tsédakka et prié D... Tous les jours. Elle pleurait avec son coeur brisé de la sauver de ce divorce et d'enfanter un garçon.



Ce fut la veille de Rosh Hachana que Yohai rêva qu'il se trouvait dans une forêt remplie d'arbres, il y en avait qui avaient beaucoup de fruits et d'autres dénudés de tout fruit. Yohai se reposait sous l'arbre sans fruits, leva les yeux et vit un homme portant sur son épaule une cruche pleine d'eau. Celui- ci traversa toute la forêt et arrosa certains arbres sans fruits, puis passa à coté de certains autres sans les arroser. Il arriva jusqu'à l'arbre où se reposait Yohai puis sorti de son sac une petite fiole remplie d'eau de vie pure et en arrosa l'arbre où se reposait Yohai puis le béni. Yohai vit immédiatement la réalisation de la "Beraha" et de suite l'arbre donna de très belles pommes qui répandaient une odeur très agréable. Yohai fut très content de son rêve et de là nous apprenons la célèbre phrase" Mochivi akeret abait im abanim simha Hallelouya."

II raconta son rêve à sa femme et lui dit que son interprétation est très simple:

la forêt c'est le monde, les arbres sont les femmes, il y en a qui donnent des enfants et d'autres qui sont stériles comme les arbres sans fruits. A Rosh Hachana, il est décrété celles qui vont enfanter et celles qui seront stériles. Ma maison c'est l'arbre sur lequel je me reposais et on m'a arrosé avec l'eau de la "beraha" afin d'avoir des enfants tsaddikims. Une chose cependant reste incompréhensible dans mon rêve: Pourquoi tous les arbres furent arrosés de la cruche et l'arbre sur lequel je me reposais fut arrosé de la petite fiole et non de la cruche comme tous les autres arbres. Sa femme lui dit allons voir [b]Rabbi
Akiva , il nous interprètera ton rêve.
[/b]

A la sortie de Rosh Hachana, ils allèrent chez [b]Rabbi Akiva et Yohai lui raconta son rêve. Il lui demanda pourquoi son arbre fut arrosé seulement de la petite fiole. Rabbi Akiva lui dit saches que ton rêve fait allusion aux femmes qui enfantent et aux femmes stériles et ta femme Sarah est de celles qui sont stériles. Il est impossible pour elle d'avoir des enfants, c'est seulement à l'aide de ses prières et des nombreuses larmes versées devant D... qu'elle a mérité d'être une femme qui enfantera . La petite fiole que tu as vue contenait ses larmes. De ses larmes tu auras des garçons, c'est pourquoi tu as été arrosé de la petite fiole qui contenait les larmes de ta femme. Rabbi Akiva dit à Sarah: Cette année tu enfanteras un garçon qui illuminera Israël par son intelligence et ses actes. Yohai et Sarah sa femme furent très contents des paroles de Rabbi Akiva et partirent en paix chez eux.[/b]

Sarah fut enceinte et enfanta un garçon à Shavouot jour du Don de la Torah à Israel. Tout celui qui le voyait savait que c'était une "beraha" qui illuminera Israel de sa grande lumière. Ses parents étaient très contents de lui et louèrent D...Ils donnèrent la tsédakka et firent un grand repas le jour de sa Brit Mila. Ils l'appelèrent [b]Shimon car D... écouta la prière de sa mère et ses pleurs. Ils firent attention de l'élever dans la sainteté et la pureté et dès qu'il commença à parler ils l'habituèrent à dire que des paroles saintes et des paroles de Torah. [/b]

Lorsqu'il eut 5 ans, ils l'envoyèrent à la yéchiva de Rabban Gamliel à Yéroushalaim et bien qu'enfant il posait des questions sur les lois de la Torah aux grands Tsaddikims:[b]Rabbi Yéhochoua ben Hanania et Rabban Gamliel. Rabbi Shimon bar Yohai faisait parti des grands de la génération. Rabbi Shimon bar Yohai a étudié la Torah chez Rabbi Yéhochoua et chez Rabbi Yehouda ben Baba. Il était un des grands disciples de Rabbi Akiva, de lui il a étudié et reçu toute la Torah. [/b]

Après s'être marié, il voyagea à Bné Brak à la yéchiva de [b]Rabbi Akiva, il resta là bas 13 ans et ne retourna pas chez lui tout ce temps là. Après cela, Rabbi Shimon bar Yohai ouvrit une yéchiva à Tsidon, retourna de temps en temps chez son maître à Bné Brak apprendre la Torah. Rabbi Shimon bar Yohai était le gendre de Rabbi Pinhas ben Yair. Notre maître est mort à Lag Baomer. [/b]

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MessageSujet: Re: Rabbi Shimon Bar Yohai   Jeu 3 Mai 2018 - 17:18

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MessageSujet: Re: Rabbi Shimon Bar Yohai   Jeu 3 Mai 2018 - 17:18

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MessageSujet: Re: Rabbi Shimon Bar Yohai   Jeu 3 Mai 2018 - 17:19

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MessageSujet: Re: Rabbi Shimon Bar Yohai   Jeu 3 Mai 2018 - 17:20

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MessageSujet: Re: Rabbi Shimon Bar Yohai   Jeu 3 Mai 2018 - 17:22

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MessageSujet: Re: Rabbi Shimon Bar Yohai   Jeu 3 Mai 2018 - 17:28

haque année, à l’approche de Lag BaOmer, nous évoquons le grand et saint Tanna, Rabbi Chimon bar Yo’haï, qui mourut à cette date, il y a plus de 1800 ans. Jusqu’à nos jours les juifs pieux vont en pèlerinage au village de Mérone en Israël, pour réciter des prières sur le tombeau de ce grand et saint érudit.

Jeune garçon, Rabbi Chimon fit ses études à la Yéchiva (l’académie) de Yavneh fondée par Rabbi Yo’hanan ben Zackaï dont la mort coïncide à peu près avec la naissance de Rabbi Chimon. Le maître principal de Rabbi Chimon fut le célèbre [Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien] dont l’académie était à Bnei Brak. Rabbi Chimon s’était tellement attaché à lui, que ce dernier l’appelait « mon fils ».

endant les persécutions atroces commises sur l’ordre de l’empereur romain Hadrien, lorsque les académies talmudiques furent fermées, et l’étude du Talmud interdite sous peine de mort, Rabbi Akiva continua à enseigner publiquement le Talmud, et son disciple dévoué, Rabbi Chimon, resta à son côté, jusqu’à ce que Rabbi Akiva fut arrêté. Rabbi Chimon rendit visite à son maître dans la prison, et celui-ci lui donna des instructions. Mais la mort les sépara, car Rabbi Akiva fut condamné à [Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien], pour la sanctification du Nom de D.ieu.

Ce furent des temps difficiles pour les Juifs en Israël qui devaient subir les persécutions atroces de l’Empereur romain Hadrien. Les savants avaient des difficultés énormes pour étudier le Talmud et diriger les écoles. L’enseignement était interdit sous peine de mort, car s’ils étaient pris, professeur et étudiant étaient mis à mort. Si le peuple juif n’allait plus disposer de maîtres, c’est la survie du Judaïsme lui-même qui était en danger. C’est ainsi que le grand sage, Rabbi Yéhouda ben Bava délivra publiquement la semikha
l’ordination rabbinique – à cinq grands savants, défiant ainsi la loi cruelle d’Hadrien. Parmi ces cinq savants, se trouvait Rabbi Chimon ben Yo’haï (et aussi Rabbi Meïr). Mais les soldats romains étaient sur leurs traces et les repérèrent alors que la cérémonie s’achevait. Les savants désignés réussirent à se sauver, mais Rabbi Yéhouda ben Bava fut arrêté et exécuté. Enfin, le cruel Hadrien mourut à la suite d’une maladie très douloureuse, et ses décrets ne furent plus suivis avec la même sauvagerie que pendant sa vie. Ce fut alors que les chefs spirituels de cette époque se réunirent pour délibérer sur les moyens à prendre afin de restaurer la vie religieuse des Juifs. Parmi les chefs assemblés à Oucha, nous trouvons aussi Rabbi Chimon. Par raison de sécurité, les savants se rendirent à Yavneh où ils conférèrent dans un vignoble. Parmi eux se trouvaient Rabbi Yéhouda, Rabbi Yossé le Galiléen et Rabbi Chimon bar Yo’haï.


Condamné à mort


Discutant de ce qu’il convenait de penser des « progrès » apportés en Terre Sainte par la civilisation romaine, Rabbi Yéhouda fit l’éloge des réalisations des Romains en matière d’urbanisme. Rabbi Yossé n’émit aucune opinion, mais Rabbi Chimon déclara son mépris des Romains, affirmant que toutes leurs « belles » réalisations avait seulement pour objet leur recherche des richesses et des plaisirs. Yéhouda ben Guérim, un disciple de Rabbi Chimon qui se trouvait alors parmi eux, rapporta ces propose à sa famille et, finalement, les Romains eurent vent de ce qui s’était dit. En réaction, l’administration romaine combla d’honneurs Rabbi Yéhouda qui avait parlé en sa faveur, ordonna d’exiler Rabbi Yossé pour ne pas avoir suivi l’exemple de Rabbi Yéhouda, mais condamna Rabbi Chimon à mort pour avoir osé critiquer l’État romain.

Rabbi Chimon prit la fuite avec son fils Elazar. Pendant quelques temps ils se cachèrent dans un Beth Hamidrache, où l’épouse de Rabbi Chimon leur apportait tous les jours du pain et de l’eau. Mais lorsque les recherches furent intensifiées, ils décidèrent de chercher une meilleure cachette. Ignorés de tout le monde, ils vécurent retirés [Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien]. A l’entrée de celle-ci D.ieu fit pousser un arbre fruitier – un caroubier – et fit jaillir également une source d’eau fraîche. Pendant douze ans Rabbi Chimon bar Yo’haï et son fils restèrent dans la grotte, se nourrissant de caroubes et d’eau. Ils profitèrent de ce séjour pour étudier et prier, si bien qu’ils devinrent les h

Douze ans s’étaient écoulés lorsque le prophète Elie leur apporta la bonne nouvelle d’un changement dans le gouvernement, ainsi que de leur amnistie. Le père et le fils quittèrent leur cachette et en traversant un champ où un fermier juif labourait le sol, ils firent la remarque suivante : « Voilà les hommes qui abandonnent l’étude sacrée de la Torah pour des choses matérielles ». A peine eurent-ils prononcé ces mots, que tout le champ fut enveloppé d’un nuage de fumée et une voix céleste se fit entendre : « Etes-vous venus pour détruire mon monde ? Retournez à votre caverne ! ». Ils retournèrent donc à la grotte et y restèrent encore douze mois. Ils ne la quittèrent que lorsqu’ils entendirent à nouveau la même voix céleste leur ordonnant de s’en aller.



Cette fois leur attitude envers le monde fut tout autre. Apercevant un juif qui portait deux bottes de myrte et qui se dépêchait de rentrer chez lui, car c’était un vendredi après-midi, ils lui demandèrent ce qu’il voulait faire avec le myrte. L’homme répondit : « C’est pour décorer ma maison en l’honneur du Chabbat. » Ils lui posèrent alors une autre question : « Une botte de myrte ne serait-elle pas suffisante pour parfumer votre maison ? » Et l’étranger de répondre : « Je prends deux bottes l’une pour me souvenir du Chabbat et l’autre pour le sanctifier. » Alors Rabbi Chimon s’adressant à son fils lui dit : « Regarde combien les préceptes de D.ieu sont précieux pour nos frères ! » Ayant acquis la conviction que les. Juifs respectaient toujours les commandements de la Torah et observaient toujours le Chabbat, malgré les lois et les persécutions des cruels chefs romains, Rabbi Chimon et son fils en furent fortement encouragés.

ommes les plus saints et les plus sages de leur temps.

Une mission réussie




En continuant leur chemin ils rencontrèrent Rabbi Pin’has ben Yaïr, un autre célèbre savant dont le Talmud nous rapporte tant des choses merveilleuses et qui était le beau-père de Rabbi Chimon bar Yo’haï. Rabbi Pin’has ben Yaïr allait à leur rencontre. En s’apercevant combien la santé de son gendre était altérée suite à son séjour prolongé dans la grotte, Rabbi Pin’has ben Yaïr fondit en larmes, mais Rabbi Chimon le consola en lui assurant qu’il n’aurait jamais atteint un tel degré d’érudition et de sagesse Divine s’il n’avait pas passé de nombreuses années dans la caverne.



Rabbi Chimon s’établit dans la ville de Tékoa où il fonda une grande Yéchiva. Les plus illustres savants de l’époque s’y rendaient pour recevoir ses instructions. Parmi eux se trouvait Rabbi Yehouda HaNassi (« le Prince »), le compilateur de la Michna.



Un jour Rabbi Chimon rencontra Yéhouda ben Guérim, l'homme qui lui avait causé tant d’ennuis. Rabbi Chimon s’exclama : « Et cet homme vit encore ? » Quelque temps après, Yéhouda ben Guérim mourut.



Mais, les persécutions religieuses recommencèrent. Les Romains interdisaient l’observance du Chabbat et d’autres importantes lois juives. Les Sages décidèrent alors d’envoyer une délégation à Rome et choisirent Rabbi Chimon bar Yo’haï pour la conduire. En arrivant à Rome, ils apprirent que la fille de l’Empereur romain était atteinte d’une aliénation mentale et que personne ne pouvait la guérir. Rabbi Chimon se rendit au palais et demanda la permission de traiter la malade. Après quelques jours de traitement, la princesse était guérie ! L’Empereur désirant se montrer reconnaissant, proposa alors à Rabbi Chimon de choisir la chose la plus précieuse du trésor romain. Rabbi Chimon y trouva les décrets relatifs aux persécutions ordonnées contre les Juifs. Il les demanda en récompense de ses services. C’est ainsi qu’il réussi à écarter le danger qui planait sur les Juifs à cette époque.



Rabbi Chimon était un des plus grands docteurs de la Loi et de l’Éthique juives. Ses nombreux adages et préceptes contenus dans le Talmud attestent de la sainteté de son caractère et de son dévouement à la Torah. Un jour, il dit : « Si j’avais été présent au pied du Mont Sinaï lors de la promulgation de la Torah, j’aurais demandé deux bouches, une pour l’étude continuelle des paroles de la Torah, et l’autre pour manger. » Puis, il se ravisa et déclara que cette requête n’aurait pas judicieuse puisque l’homme, même avec une seule bouche, émet déjà tant de paroles qui ne sont pas justes.



Bien qu’il eût vécu retiré du monde pendant un bon nombre d’années, Rabbi Chimon n’ignorait pas l’importance des bonnes relations humaines. Il dit : « L’homme devrait se jeter dans un four brûlant plutôt que d’humilier quelqu’un en public ! » - « Tromper quelqu’un par la parole, est pire encore que d’extorquer frauduleusement de l’argent. » - « Le prétentieux est comme le païen qui vénère les faux dieux. ». Dans les Maximes de nos Pères, nous trouvons cet adage de Rabbi Chimon : « Il existe trois couronnes : celle de la Torah, celle du sacerdoce et celle de la royauté. Cependant, la couronne d’une bonne renommée est supérieure à toutes les autres. »



Rabbi Chimon bar Yo’haï est l’auteur du livre sacré intitulé le Zohar (qui signifie « éclat ») qui contient beaucoup d’interprétations mystiques de la Torah. Ce livre est la source principale de la [Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien]. Pendant des siècles, ce livre saint fut étudié par un petit nombre de savants choisis, jusqu’à ce que le grand érudit Rabbi Moïse ben Chem Tov de Léon publiât le Zohar, il y a environ sept cent ans de cela. Rabbi Chimon est aussi l’auteur des midrachim halakhiques intitulés Sifri et Mekhilta.



Rabbi Chimon bar Yo’haï [Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien], un petit village près de Safed, dans le pays d’Israël. Comme nous l’avons déjà mentionné au début, beaucoup des Juifs se rendent chaque année à Lag Baomer (le 18 Iyar), anniversaire de sa mort, en pèlerinage sur son tombeau, où ils allument des bougies et récitent des prières.



Par égard pour Rabbi Chimon bar Yo’haï, l’arc en ciel demeura invisible dans le ciel toute sa vie durant. En effet, l’arc-en-ciel est le signe que D.ieu se souvient de la promesse qu’Il fit à Noé de ne plus détruire le monde lorsque celui-ci éveillerait Sa colère. Or, du vivant de Rabbi Chimon bar Yo’haï, le mérite de ce saint homme protégeait le monde entier.



C’est la raison pour laquelle les enfants jouent avec arc et flèches le jour de Lag BaOmer, qui est l’anniversaire du décès de ce grand Maître de la [Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien]


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MessageSujet: Re: Rabbi Shimon Bar Yohai   Jeu 3 Mai 2018 - 17:36

Rabbi Chimone bar Yo’haï, malade, était couché dans son lit. Trois de ses disciples vinrent lui rendre visite. C’était Rabbi Pin’has, Rabbi ‘Hiyya et Rabbi Abba. Ils le trouvèrent dans un état grave. Son fils Rabbi Elazar l’entourait de ses soins.

Les disciples ne purent cacher leur chagrin ; ils sentaient que leur saint maître leur serait bientôt enlevé. « Que deviendra le monde quand ses fondements mêmes n’existeront plus ? » pensaient-ils.

Mais Rabbi Chimone bar Yo’haï, lui, ne paraissait nullement inquiet. Il savait qu’il laissait derrière lui un fils qui continuerait à répandre la lumière profonde de la Torah, et apporterait un grand réconfort à son peuple. Rabbi Elazar avait passé treize ans caché dans la grotte avec lui, au temps où, recherchés tous deux par les Romains, leur vie était en danger. Cette période, tant le père que le fils l’avaient mise à profit pour accéder à des cimes rarement atteintes de la connaissance toranique et de la sainteté.

Rabbi Chimone réconforta ses disciples. « Je quitte ce monde le cœur plein d’allégresse, leur dit-il. Mon âme a accompli sa mission sur cette terre ; quand elle paraîtra devant le Juge Suprême, elle sera jugée avec miséricorde, et entrera dans un monde tout de lumière et de sainteté. »

Puis, soudain Rabbi Chimone bar Yo’haï ferma les yeux et tomba dans un profond silence. La crainte envahit le cœur des disciples. Était-ce la fin ? Mais l’instant d’après, leur anxiété fit place à un étrange sentiment de douceur et de joie. La chambre s’était emplie d’un parfum suave et merveilleux qui leur insufflait comme une vie nouvelle. Ils virent remuer en silence les lèvres de leur maître ; on eût dit qu’il poursuivait une conversation avec des anges invisibles.

Quelques minutes plus tard, l’atmosphère surnaturelle disparut et tout redevint normal. Rabbi Chimone rouvrit les yeux et sourit à ses disciples. Ils s’enhardirent jusqu’à lui demander ce qui était arrivé en ces moments extraordinaires,

« Pendant ce laps de temps, ma place au Gan Eden m’a été montrée ; mais elle ne m’a pas satisfait entièrement, répondit Rabbi Chimone. Aussi m’a-t-il été permis d’en choisir une autre. Je l’ai choisie aux côtés du prophète A’hiyah de Chiloh. À mon retour ici, un peu du parfum de Gan Eden restait sur moi. C’est ce qui explique le sentiment merveilleux que vous avez éprouvé. »

Un jour de grâce divine


Vint le jour de Lag BaOmer. Des choses étranges et qui tenaient du prodige se produisirent autour de Rabbi Chimone. Le saint maître commença à réviser nombre de ses enseignements, et révéla beaucoup de secrets de la Torah. Une lumière et une sainteté intenses entouraient Rabbi Chimone et emplissaient sa maison ; si intenses que les disciples ne purent en supporter l’éclat, et durent se retirer, à l’exception de Rabbi Elazar et de Rabbi Abba qui demeurèrent au chevet de Rabbi Chimone.

Ce dernier demanda à son fils d’appeler Rabbi Its’hak. Quand il fut là, Rabbi Chimone lui dit de s’asseoir près de son lit et d’écouter les paroles de Torah qu’il allait prononcer. Puis, il fit entrer ses disciples qui s’étaient rassemblés hors de la maison, et, avec un sourire radieux, il leur dit :

« Aujourd’hui est un jour de grâce et de bienveillance divines. D.ieu est présent parmi nous, le moment est propice pour atteindre aux hauts sommets de l’élévation spirituelle. Je vais vous révéler quelques-uns des secrets de la Torah, secrets que je n’ai, à ce jour, révélés à personne. Que Rabbi Abba se charge de prendre par écrit chacun de mes mots ; et vous tous ici présents, prêtez une oreille attentive, et que mes paroles pénètrent non seulement jusqu’à votre esprit, mais aussi au plus profond de votre cœur. »

Au mot « vie »...


Alors Rabbi Chimone bar Yo’haï s’enveloppa du Talith et poursuivit son monologue. Paroles et versets de la Torah sortaient de sa bouche dans une lumière nouvelle qui révélait la Sagesse Divine et secrète contenue dans ces mots d’apparence si simples. À un moment, il s’interrompit pour dire : « Placez une chaise pour mon beau-père Rabbi Pin’has ben Yaïr dont l’âme est venue du Gan Eden. » Et encore une fois, tous les présents furent envahis d’un profond sentiment de respect mêlé de crainte. Ils s’assirent sur le sol et, la tête baissée, retenant leur souffle, ils continuèrent à écouter avec la plus grande attention les enseignements de leur maître.

Rabbi Chimone commença à expliquer le verset : « Car c’est là que l’Éternel envoie la bénédiction, la vie pour l’éternité » (Psaume 133,3). Mais quand il parvint au mot « vie », il y eut un silence. Rabbi Abba, tenant la plume d’oie d’une main tremblante, attendait que le saint maître parlât à nouveau. Mais les lèvres de ce dernier demeurèrent fermées. L’instant d’après, une lumière d’une intensité insoutenable inonda la chambre. Complètement aveuglés par elle, les présents se prosternèrent face contre terre. Ils tremblaient de tous leurs membres et ne purent retenir leurs sanglots.

Quand ils relevèrent la tête, l’aveuglante lumière avait disparu. Ils virent alors le saint Rabbi, immobile sur son lit et les yeux clos. Une expression de félicité infinie se lisait sur ses traits ; ils comprirent que l’âme de leur maître bien-aimé avait regagné sa demeure céleste. Ce fut Rabbi ‘Hiyya qui rompit le silence :

« Le moment est venu de rendre un dernier hommage à notre saint maître, lui, la Brillante Ménorah, le Saint des Saints. »

Un miracle après l’autre


La nouvelle de la mort de Rabbi Chimone bar Yo’haï se répandit rapidement dans la ville. Des milliers de dévots ne tardèrent pas à prendre le chemin de la maison de l’illustre Tanna. Les représentants des différentes communautés où il avait vécu et dispensé ses enseignements se disputèrent le privilège d’avoir auprès d’eux sa précieuse dépouille. Au moment de la levée du corps, les disciples furent surpris de constater que, contrairement aux lois de la nature, celui-ci n’avait absolument aucun poids ; il demeurait suspendu à la hauteur de leurs épaules, et avançait tout seul ; ils n’avaient qu’à le suivre. Une colonne de feu précédait, montrant le chemin ; et le cortège la suivait lentement jusqu’à ce qu’elle fût parvenue à une grotte, non loin du village de Méron. Là, elle s’arrêta. Alors, les fidèles comprirent que c’était le lieu qu’avait choisi le saint Tanna pour dormir de son dernier sommeil. À un moment, une voix céleste se fit entendre ; elle dit : « Qu’il vienne et demeure ici en paix. »

Ainsi mourut le saint Tanna Rabbi Chimone bar Yo’haï, dont les enseignements sur la lumière intérieure de la Torah sont consignés dans le saint livre du Zohar (« Éclat ») ; livre qui, jusqu’à nos jours, n’a cessé d’être une source inépuisable de lumière et de sagesse divines, la lumière de la Kabbalah et de la ‘Hassidout.

Chaque année à Lag BaOmer, des milliers de Juifs se rassemblent à Méron pour célébrer l’anniversaire de sa mort. À proximité de sa tombe se trouve un Beth-Hamidrache où les fidèles se livrent à la prière et à l’étude du saint Zohar toute la nuit et le jour suivant. Dans la cour de ce Beth-Hamidrache une flamme est allumée dans un grand vase plein d’huile d’olive ; et, éclairés par cette lumière, les Juifs pieux, jeunes et vieux, dansent dans un état d’inspiration fervente. « Heureux es-tu, Bar Yo’haï ! », chantent-ils. Ces mots qui forment refrain reviennent souvent et résonnent à travers les collines et les vallées tout au long de la nuit.


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MessageSujet: Re: Rabbi Shimon Bar Yohai   Jeu 3 Mai 2018 - 17:38

Alors Rabbi Chimone bar Yo’haï s’enveloppa du Talith et poursuivit son monologue. Paroles et versets de la Torah sortaient de sa bouche dans une lumière nouvelle qui révélait la Sagesse Divine et secrète contenue dans ces mots d’apparence si simples. À un moment, il s’interrompit pour dire : « Placez une chaise pour mon beau-père Rabbi Pin’has ben Yaïr dont l’âme est venue du Gan Eden. » Et encore une fois, tous les présents furent envahis d’un profond sentiment de respect mêlé de crainte. Ils s’assirent sur le sol et, la tête baissée, retenant leur souffle, ils continuèrent à écouter avec la plus grande attention les enseignements de leur maître.

Rabbi Chimone commença à expliquer le verset : « Car c’est là que l’Éternel envoie la bénédiction, la vie pour l’éternité » (Psaume 133,3). Mais quand il parvint au mot « vie », il y eut un silence. Rabbi Abba, tenant la plume d’oie d’une main tremblante, attendait que le saint maître parlât à nouveau. Mais les lèvres de ce dernier demeurèrent fermées. L’instant d’après, une lumière d’une intensité insoutenable inonda la chambre. Complètement aveuglés par elle, les présents se prosternèrent face contre terre. Ils tremblaient de tous leurs membres et ne purent retenir leurs sanglots.

Quand ils relevèrent la tête, l’aveuglante lumière avait disparu. Ils virent alors le saint Rabbi, immobile sur son lit et les yeux clos. Une expression de félicité infinie se lisait sur ses traits ; ils comprirent que l’âme de leur maître bien-aimé avait regagné sa demeure céleste. Ce fut Rabbi ‘Hiyya qui rompit le silence :

« Le moment est venu de rendre un dernier hommage à notre saint maître, lui, la Brillante Ménorah, le Saint des Saints. »

Un miracle après l’autre


La nouvelle de la mort de Rabbi Chimone bar Yo’haï se répandit rapidement dans la ville. Des milliers de dévots ne tardèrent pas à prendre le chemin de la maison de l’illustre Tanna. Les représentants des différentes communautés où il avait vécu et dispensé ses enseignements se disputèrent le privilège d’avoir auprès d’eux sa précieuse dépouille. Au moment de la levée du corps, les disciples furent surpris de constater que, contrairement aux lois de la nature, celui-ci n’avait absolument aucun poids ; il demeurait suspendu à la hauteur de leurs épaules, et avançait tout seul ; ils n’avaient qu’à le suivre. Une colonne de feu précédait, montrant le chemin ; et le cortège la suivait lentement jusqu’à ce qu’elle fût parvenue à une grotte, non loin du village de Méron. Là, elle s’arrêta. Alors, les fidèles comprirent que c’était le lieu qu’avait choisi le saint Tanna pour dormir de son dernier sommeil. À un moment, une voix céleste se fit entendre ; elle dit : « Qu’il vienne et demeure ici en paix. »

Ainsi mourut le saint Tanna Rabbi Chimone bar Yo’haï, dont les enseignements sur la lumière intérieure de la Torah sont consignés dans le saint livre du Zohar (« Éclat ») ; livre qui, jusqu’à nos jours, n’a cessé d’être une source inépuisable de lumière et de sagesse divines, la lumière de la Kabbalah et de la ‘Hassidout.

Chaque année à Lag BaOmer, des milliers de Juifs se rassemblent à Méron pour célébrer l’anniversaire de sa mort. À proximité de sa tombe se trouve un Beth-Hamidrache où les fidèles se livrent à la prière et à l’étude du saint Zohar toute la nuit et le jour suivant. Dans la cour de ce Beth-Hamidrache une flamme est allumée dans un grand vase plein d’huile d’olive ; et, éclairés par cette lumière, les Juifs pieux, jeunes et vieux, dansent dans un état d’inspiration fervente. « Heureux es-tu, Bar Yo’haï ! », chantent-ils. Ces mots qui forment refrain reviennent souvent et résonnent à travers les collines et les vallées tout au long de la nuit.


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