HISTOIRE DES JUIFS DU MAROC PAR SOLY ANIDJAR

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 LES TSADIKIMS AU MAROC ET EN ISRAEL

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Soly Anidjar
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MessageSujet: LES TSADIKIMS AU MAROC ET EN ISRAEL   Mar 12 Juil 2016 - 8:42

La vénération populaire des saints a joué un rôle majeur dans la vie de nombreux Juifs au Maroc et a constitué un élément fondamental de leur identité collective.
 Ce phénomène est également renforcé par une conception du tsaddiq profondément ancrée dans les sources juives classiques, essentiellement talmudiques et midrashiques, et particulièrement par son élaboration mystique. Les saints juifs sont ordinairement dépeints comme des rabbins charismatiques qui se distinguent par leur érudition et leur piété mystique et qui possèdent une force spirituelle particulière. Cette force qui ne disparaît pas après la mort de ces saints hommes peut être utilisée pour le bien de leurs adeptes. En fait, la plupart des tsaddiqim sont reconnus pour posséder des attributs de sainteté seulement après leur mort. Les résultats spectaculaires et miraculeux de leur intercession avec D.ieu sont de ce fait spécifiquement associés à leurs tombes, éparpillées dans tout le Maroc mais plus fortement concentrées dans les régions du sud.Rabbi Shimon Bar-Yohai (acronyme : RaShBY), un sage talmudique du IIe siècle, est devenu l’incarnation du lien inextricable entre le culte saint et le mysticisme au Maghreb.Rabbi Shimon fut considéré comme la plus grande sommité mystique de l’histoire juive.La plupart des tsaddiqim, connus avant tout dans leurs propres communautés, ont une popularité et une renommée locales. Quelques-uns ont cependant atteint une renommée régionale.dans les dernières décennies avant l’indépendance marocaine (1956) les tombes d’un petit groupe privilégié de saints acquirent une réputation et des adeptes au-delà des frontières régionales. Parmi ces tombes nous pouvons citer celles de Rabbi David Ou Moshe près de Agouim dans le Haut-Atlas occidental,sur la route de Marrakech à Ouarzazate, mon souvenir du lieu Saint restera magnifique, du fait de la force qui y régnait et l’ambiance effrénée, de la popularité et de la mobilisation de tout ce beau monde qui a traversé plusieurs continents pour venir au Saint, Le site comme à l’accoutumé, était bien encadré par la sécurité et les autorités, la propreté du site impeccable, les aides et personnels venant des villages voisins étaient tous badgés et filtrés afin de mieux contrôler tout le monde, le lieu de la tombe impeccablement tenu était déjà envahi par tous les visiteurs arrivant en masse par  des transport possible en taxi et Jeep l'autobus ne peut pas grimper jusqu'au  lieu saint.
 de Rabbi Amram Ben Diwan près de Wazzan, de Moulai Irhi et de Rabbi Daniel Hashomer Ashkenazi, toutes deux dans la région du Haut-Atlas, et de Rabbi David Halevi Dra près de Demnat, de Rabbi Youdah Jabali de Alcazarquivir, de Rabbi Isaac Benwalid de Tetouan, de Rabbi Yossy Agalili de Larache, de Lala Solika de Fes, de Rabbi Abraham Moueness a Azzemour, Rabbi Haim Pinto le grand, de Mogador,Rabbi Haim Pinto le petit, de Casablanca.
Certains saints sont des figures historiques bien connues alors que d’autres ne bénéficient d’aucune identification historique. Parmi les tsaddiqim on en trouvent qui sont dotés de formations religieuses très diverses,d’autres qui sont des sages et kabbalistes réputés, parfois fondateurs ou descendants de véritables dynasties Les plus célèbres parmi les « familles saintes » sont celles des Abuhatsera, Pinto et Benbaruch Ha-Co’hen, Messas.
Beaucoup de tsaddiqim apparemment sans passé historique sont dépeints comme des rabbins de la Terre d’Israël envoyés au Maghreb pour collecter des fonds, mais qui sont morts en chemin.
L’événement le plus important dans la vénération des saints est le pèlerinage sur leurs tombes pour l’anniversaire de leur mort, accompagné d’une celebration.
L’anniversaire de la mort du saint est considéré comme une occasion particulièrement propice pour visiter la tombe puisque, ce jour-là, la présence de son âme est, pense-t-on, particulièrement intense. Quand la date de la mort n’est pas connue, le pèlerinage se fait ordinairement pendant la fête de Lag Ba’omer, marquant l’anniversaire du décès du tsaddiq , Rabbi Shimon Bar-Yohai de Meron.Les saints sont considérés comme des intermédiaires chez nous les juifs marocains entre D.ieu et les hommes.
Les saints sont également très présents dans la vie de tous les jours ; en effet les gens rêvent d’eux et invoquent leurs noms chaque fois qu’ils rencontrent une difficulté. il est fréquent en Israel et dans le monde, d’allumer des bougies  pour les saints Baba Sali,  Rabbi Shimon Bar-Yohai, Rabbi Meir Baal Aness et autres, et d’organiser des repas festifs de Seouda en leur honneur.
 J'ai pu constater au Maroc qu'Arabes et Juifs sollicitaient souvent les mêmes saints  et faisaient des pèlerinages vers les mêmes tombes.
Les saints les plus populaires au Maroc dans ma famille sont  Rabbi Shimon Bar-Yohai de Meron, Rabbi Meir Baal ANess de Tibériade, ainsi que la grotte Eliaou A Nabi le Prophète sur le mont Carmel a Haïfa. Rabbi Shimon Bar-Yohai et Rabbi Meir Baal A Ness ma grand-mere les appelait en cas de détresse  lorsqu'une vie humaine   est en danger, ou en cas de malaise ou de maladie, le nom de Eliaou A Nabi  etait prononce le vendredi soir, car on laissait le verre de vin pour lui sur la table,  samedi soir en voyant les 3 premieres etoiles et en chantant Shavoua Shavoua tov ou mazal tov Eliahou a Navi zakhour le tov, le jour de la circoncision, on chante « Eliahou ha navi, Eliahou ha navi, » Elie le Prophète, car le prophète Elie est supposé être présent à toutes les circoncisions. et lorsqu'un bébé  tousse on lui dit  Eliaou A Navi.
Depuis sa mort en 1984, la tombe de Baba Sali, dans la ville de Netivot, est devenue un centre de pèlerinage Mondiale très populaire, ainsi que les tombes de fils de Jacob, Dan sur la route, près de la ville de Beit Shemesh, de Benjamin dans un quartier de Kefar Saba et de Reuben, près d’Ashdod et de Yavne, de la tombe du Rabban Gamliel, un sage talmudique renomméde Yavne, ainsi que la tombe de Rabbi Akiva et du Maimonide  de Tibériade, a Ashdod est enterré,  Rabbi Moshé Aharon Pinto, fils de Rabbi Haim Pinto le petit de Casablanca.


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