HISTOIRE DES JUIFS DU MAROC PAR SOLY ANIDJAR

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 juifs marocains

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Soly Anidjar
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MessageSujet: juifs marocains   Dim 10 Juil 2016 - 19:21

Les juifs marocains considèrent que leurs racines plongent si profondément dans le terroir marocain que le judaïsme est bien, historiquement, la première religion monothéiste qu’ont embrassée les premiers habitants de ce pays, les berbères. Une histoire riche de 2 000 ans, bien avant l’apparition du christianisme et, de loin, avant la conquête islamique.« Il est probable que les premiers juifs sont arrivés au Maroc au Ve siècle av. J.-C., après la destruction du premier Temple de Jerusalem. Vinrent ensuite ceux chassés par la destruction du second Temple, en l'an 70, entraînant la judéisation des Berbères, comme il y a eu berbérisation des juifs. Les Andalous sont arrivés en 1492, avec l'Inquisition. »
 Ils n'ont jamais voulu partir. Refusant de se laisser bousculer par l'Histoire.
L'intégration du Maroc dans le marché économique mondial, au XIXe siècle, met à mal l'équilibre culturel, social et économique trouvé entre les populations juives et musulmanes. Les artisans juifs doivent faire face à la concurrence des machines et des objets manufacturés venus d'ailleurs. Et cela s'accentue avec le protectorat (1912-1956), qui entraîne une certaine prolétarisation de la communauté. Sans parler des colons, qui occupent désormais le rôle d'intermédiaires avec l'Europe, jadis dévolu aux juifs.

A l'arrivée des Français, ces derniers doivent également faire face à un antisémitisme jusqu'alors inconnu au Maroc. Dès 1940, les lois antijuives de Vichy y sont appliquées. Sauf qu'entre 1941 et 1943 les musulmans n'hésitent pas à leur servir de prête-nom pour éviter que leurs biens soient séquestrés. Quant au roi Mohammed V, qui avait ouvert les portes du royaume aux juifs d'Europe persécutés dès les années 1930, il a ostensiblement fait savoir aux autorités françaises qu'il ne faisait aucune distinction entre ses sujets.
Les juifs marocains ont ainsi traversé la tourmente sans grands dommages, contrairement aux juifs d'Europe, quasiment rayés de la carte.

Des dizaines de milliers de juifs marocains ont fui le Maroc, pays où ils avaient vécu pendant vingt siècles en toute sécurité pour émigrer vers Israël, en France, au Canada, aux Etats-Unis et ailleurs. La communauté juive s’est réduite ainsi en peau de chagrin, pour passer de quelque 280 000 âmes (jusqu’à 300 000) en 1947, à environ 5 000 soixante ans plus tard, en 2007. 90% de ceux qui ont quitté le pays sont partis vivre en Israël.
Avec du recul, les juifs marocains (et leurs enfants) se disent même incapables de comprendre ce qui les a poussés à quitter si brutalement le Maroc, terre de leurs ancêtres, pour émigrer dans des pays qui ne sont pas les leurs.
Deux facteurs auraient milité pour pousser à ce depart géant.
Les départs pour Israël ont concerné principalement les couches défavorisées, pauvres d'abord.
 Les "5 000 juifs" - selon les estimations les plus optimistes - qui ont voulu rester au Maroc vaille que vaille, résident essentiellement à Casablanca qui en compte 90%, le reste étant réparti sur quatre ou cinq grandes villes du Maroc. Dans les petites villes ou localités connues jadis pour leurs fortes communautés juives comme Sefrou, Azemmour, Larache, Tetouan, Arcila, Alcazarquivir,  Taroudant et Debdou (région d’Oujda), il n’en reste plus aucun.  240 juifs résident encore dans la ville ocre de Marrakech, de 7 à Essaouira,50 000 à 70 000 visiteurs juifs d’origine marocaine  viennent chaque année passer leurs vacances au Maroc, ou pour participer aux Hiloulas des Tsadikims. visites des mausolées qui abritent les tombeaux de saints juifs constituent, en effet, des occasions inespérées pour drainer chaque année des milliers de pèlerins juifs des quatre coins du monde.
la communauté israélite marocaine à un million d’âmes dajns le monde.
Au moment de l’instauration du Protectorat français, en 1912, ils étaient 100 000 à 110 000 juifs à vivre au Maroc. A cette époque, toute la population marocaine ne dépassait guère 3 à 5 millions d’habitants (on ne peut avancer de chiffre exact à cause des famines, épidémies et sécheresses qui sévissaient). Entre 1912 et 1950, quand la population totale marocaine est passée à 10 millions, celle des juifs a atteint les 280 000 (dont presque 74 000 à Casablanca). Et c’est en 1948 qu’a commencé l’émigration, principalement vers Israël. Entre 1948 et 1956, il y a eu 90 000 departs.

Plus de 70 000 émigrants se sont rendus légalement en Israël entre 1948 et 1955. Une deuxième vague d’émigration, clandestine cette fois-ci, se produira entre les années 1955 et 1961, avec environ 65 800 personnes.
Il faudra attendre 1961 et 1962, sous le règne de Hassan II, pour voir l’émigration reprendre avec force, aussi bien clandestinement que légalement, avec l’autorisation des autorités marocaines selon un pacte conclu avec l’Agence juive. Des informations parlent même de transactions entre les autorités et ladite agence, celle-ci ayant versé 25 dollars pour chaque juif émigré. Avec la guerre de 1967, 40 000 juifs sur les 70 000 restants quittent le territoire.
Les départs s'accentuent  avec l'indépendance du pays (1956) et la guerre des Six-Jours en Israël (1967).
En l’espace de soixante ans, deux mille années d’histoire juive du Maroc allaient partir en fumée.
Il existe un Musée du judaïsme marocain, à Casablanca, le seul aujourd’hui dans le monde arabe.
Des synagogues et des cimetières ont été restaurés au Maroc avec l'aide du roi, Mohamed VI.
Il faut remonter à la nuit des temps pour trouver l'origine de cette histoire qui a vu juifs et musulmans partager les mêmes langues, superstitions, saints, souverains ou ennemis, comme le rappelle l'exposition « Les juifs dans l'orientalisme » du musée d'Art et d'Histoire du judaïsme à Paris.
Un million de juifs marocains sont aujourd'hui dispersés sur tous les continents et qui, génération après génération, ont su et voulu cultiver leur mémoire, affichant sans complexe la richesse de leur marocanité.
Sur Wikipedia on peut lire sur l'Histoire des Juifs au Maroc
Le plus ancien témoignage épigraphique remonte au IIe siècle av. J.-C., s’agissant essentiellement d’inscriptions funéraires en hébreu et en grec trouvées dans les ruines de la Volubilis romaine[3]. Des villes, comme Meknès, Salé (Chella) près de l'actuelle Rabat et Larache (ancienne Lixus), deviennent des centres importants de négoce pour les juifs du Maroc pratiquant le commerce de l’or et du sel.


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