HISTOIRE DES JUIFS DU MAROC PAR SOLY ANIDJAR

HISTOIRE DES JUIFS DU MAROC-CASABLANCA-RABAT-MAZAGAN-MOGADOR-AGADIR-FES-MEKNES-MARRAKECH-LARACHE-ALCAZARQUIVIR-KENITRA-TETOUAN-TANGER-ARCILA-IFRANE-OUARZAZAT-BENI MELLAL-OUEZANE
 
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 HISTOIRE DE POURIM LA FETE DES SORTS

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Soly Anidjar
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MessageSujet: HISTOIRE DE POURIM LA FETE DES SORTS   Jeu 4 Jan 2007 - 23:13

Rappel du premier message :

HISTOIRE DE POURIM LA FETE DES SORTS
pour :veut dire en hébreux : SORT
pourim, SORTS au pluriel.
les juifs ont nomme la fête de pourim: FETE DES SORTS , sur la chance , ben porat yossef qu'ont eus les juifs en perse au temps du roi cruel ahashverosh, et de son premier ministre le méchant et cruel amman .
si a hannouka nous avons eu le miracle. pour pourim nous avons eu de la chance.
La fête de Pourim le 14 Adar, est la célébration du miracle qui a sauvé les juifs en Perse, vers l'an 480 avant l'ère courante

et voici l'histoire de pourim :
L'histoire de Pourim est racontée dans le Livre d'Esther (la meguilat Esther)

ahashverosh: ( son nom lui a été donne , car chaque personne qui était en contact avec lui avait peur pour sa tète il était connu pour sa manière de trancher la tête de tout celui qui le contrarie, et en hébreux hossed la rosh veut dire a peur pour sa tête, et le peuple lui donna se nom). Le roi ahashverosh,etait petit-fils de Cyrus
un jour le méchant roi ahashverosh donna un très grand festin dans son palais royal, le festin dura 7 jours de joies et d'ivresse, au bout desquels le roi ordonna a sa très belle épouse vashty de venir se présenter devant lui pour la présenter ,que tout le royaume puisse admirer sa beauté et son élégance, lorsque la reine vashty refusa elle fut répudiée du royaume et sa tête fut tranchée sur l'ordre de son cruel mari, ahashverosh.

le roi ordonna de faire venir toutes les filles du royaume pour choisir la plus belle , et la faire sa future épouse, sa reine, a la place de vashty.
les serviteurs a la cour du roi ahashverosh ont vu la belle esther ( esther en perse :astaar veut dire lune) esther était la nièce et l'épouse de mordekhay le juif, et esther fut conduite devant le roi ahashverosh qui en voyant entrer cette beauté dans son palais , l'épousa et en fit sa femme la reine esther adassa ( adassa, est le 2 ème prenom de la reine esther) etait agee de 70 ans.
mordekhay recommanda a sa nièce et épouse esther de ne pas dire ni qu'elle était l'épouse de mordekhay ni qu'elle était israélite.
un jour mordekhay le juif a entendu que 2 gardes du palais royal montaient un complot contre leur méchant roi, et voulaient le tuer, il le dit a esther et esther en informa son mari, ahshverosh, les 2 gardes furent punis et pendus ( la punition de l'époque),
ahashverosh ordonna que tout les gens du royaume se prosternât devant lui , seul mordekhay le juif ne se prosternait pas , cependant un cruel amalecite du nom de amman, favori du roi ahshverosh,( amman fut choisi comme premier ministre) en voyant que le juif mordekhay ne se prosterne pas devant le roi , jura qu'il allait se venger de mordekhay, et de tous les juifs dans le pays de shoushan ( shoushan, capitale de la perse).
amman alla parler au roi et lui dit : il y a un peuple mon roi qui vit dans ton royaume dont les lois sont très différentes des nôtres , s'il vous plait mon roi donnez l'ordre d'exterminer ce peuple .

ahashverosh ôta la grande bague qu'il portait a son doigt et le remis a amman et lui dit " toi amman mon fidèle premier ministre, et mon favori fais des israélites ce que tu voudras!"

et le cruel amman, envoya des lettres avec, le sceau royal ordonnant le massacre collectif de tout le peuple juif habitant shoshan le 13 du mois de nissan.
mordekhay apprit le malheur qui menaçait son peuple , déchira ses vêtements, se mis un sac sur lui, en signe de deuil et, se versa de la cendre sur sa tete, tout le peuple juif était dans l'angoisse de la gzera qui leur tombaient sur eux pour rien .
mordekhay répéta a esther ce que son mari ahshverosh avait dit a amman de faire aux juifs et lui dit :
esther tu es la seule qui puisses demander la grâce de notre peuple.
D. t'a faite reine qui sait , peut-être pour sauver et libérer ton peuple et la, commenca le taanit esther:
taanit esther( veut dire le jeune d'esther).
(C’est le jour qui précède le jour de pourim, il s'appelle comme ça car c'est esther qui commença se jeune la premiere, )
elle dit a mordekhay , vas, appelles tous les juifs qui se trouve a shoshan et dis leur de faire un jeune sur moi , et ne mangez pas et ne buvez pas pendant 3 jours et 3 nuits, moi aussi ainsi que toutes mes servantes, les 3 jours étaient youd gimel, youd dalet et tet vav du mois de nissan( après avoir, entendu la gzera de amman le cruel et des livres qu'il a écrit ).
esther dit, que si nous faisons ce jeune D. va nous écouter et nous aider.
Apres ces 3 jours de jeune , esther paree de ses bijoux et vetements se presenta devant ahashverosh son mari, celui ci de son trone lui tendit le sceptre en or qu’il avait en main elle s’agenouilla devant le roi, et le roi lui demanda qu’as tu reine esther?
Demandes moi ce que tu veux , fut-ce la moitie de mon royaume .
Si j’ai trouve grace devant vous, mon roi , daignez venir au festin que je vous ai prepare pour demain accompagne de votre fidele premier ministre amman et la, je vous direz ce que je desire, le roi accepta l’invitation.
Lorsqu’amman sortit du palais , ce jour la , ayant vu mordekhay assis a la porte , et qui ne s’etait pas leve, devant lui, , il dit a sa femme, la mechante zerech, tant que vivra ce juif , mes honneurs ne comptent pour rien,( et malgre ses 365 conseilleurs d’amman un pour chaque jour de l’annee) , il n’ecoutait que sa femme.
Sa femme lui dit dresse une potence de 50 coudees ( une coudee est la mesure du bout des doigts jusqu’au coude), et demandes au roi d’y pendre mordekhay demain matin, et comme ca tu iras au festin donne par la reine esther dans la joie et le bonheur.
Le conseil de sa femme la mechante zerech, plut a amman le cruel, et il commenda la potence de 50 coudees.

traduction de l'hebreux par Soly Anidjar




Dernière édition par Soly Anidjar le Ven 27 Fév 2009 - 15:54, édité 2 fois
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Soledad
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MessageSujet: para la dulce soly y maroc amitie   Dim 8 Mar 2009 - 23:25

amitie amitie jag purim sameh para todos los amigos de maroc amitie y para ti dulce soly amitie sol (soledad) youyou
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pourim
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MessageSujet: Re: HISTOIRE DE POURIM LA FETE DES SORTS   Dim 5 Avr 2009 - 7:52

Pourim est une fête juive qui commémore la délivrance des Juifs de l'empire perse du plan d'extermination décrété par Haman, le ministre du roi Assuérus, selon le récit biblique du livre d'Esther.
D'après ce livre, la fête de Pourim a été instituée fête nationale juive par les protagonistes du livre, Mardochée et Esther. Pourim est célébré chaque année durant le mois hébreu d'Adar (février/mars, voir ci-dessous).

La fête de Pourim est classée, tout comme Hanoucca, parmi les fêtes moins importantes que celles qui sont prévues dans la Torah. Toutefois, Pourim a de tout temps été populaire dans la communauté juive ; certains ont soutenu que, même après la venue du Messie, le Livre d'Esther sera encore rappelé et que la fête de Pourim continuera à être observée (Talmud Yerushalmi, ä de mégohm i.; Maïmonide, « Yad, » Megillah).

Pourim est célébré le 14ème jour du mois hébraïque d’Adar. Cette fête joyeuse révèle la Main de D.ieu cachée dans les évènements des hommes.
C’est un jour que toute la famille doit célébrer, non seulement les adultes mais aussi les enfants, garçons et filles, qui eux aussi doivent être encouragés à accomplir les Mitsvot de la fête.

Les événements commémorés par la fête de Pourim se situent au temps du roi de Perse Assuérus (le plus souvent identifié à Xerxès), dans la capitale Suse. Esther, une jeune femme qui cache ses origines juives comme le lui a conseillé son oncle Mardochée (Mordekhaï), est choisie comme nouvelle reine par Assuérus.

Dans un monde où Dieu semble être absent (le Livre d'Esther et le Cantique des cantiques sont les seuls livres de la Bible où le nom de Dieu n'est pas mentionné), les Judéens sont alors menacés d'extermination. En effet, Haman, descendant d'Amalek, ministre du roi, a persuadé celui-ci de faire publier un décret contre ce peuple pour se venger de Mardochée, le Juif qui refuse de se prosterner devant lui.

Mardochée, qui avait autrefois dénoncé un complot préparé par des « gardiens du seuil » pour tuer le roi, a connaissance de ce sombre projet. Il prévient Esther. Celle-ci demande à tout le peuple juif et à ses servantes de jeûner pendant 3 jours et de prier pour elle, tandis que Mardochée parcourt la ville couvert de cendres, en signe de deuil, pour rassembler le peuple juif.

Esther va donc au devant du roi, au péril de sa vie, et finit par dévoiler son identité juive et le complot qui vise sa communauté. Elle démasque le tyran. Le roi autorise les Juifs à se défendre contre les attaques décrétées par le ministre. Haman est pendu à la potence qu'il avait préparée pour Mardochée. Mardochée est nommé premier ministre. Le sort s'est retourné contre les auteurs du funeste dessein d'extermination des Juifs.
La conquête babylonienne mit fin au premier Etat juif (période du Premier Temple). Sur les rives de Babylone, les déportés firent le serment de ne jamais oublier leur patrie : Si je t'oublie Jérusalem, que ma droite me refuse son service; que ma langue se colle à mon palais si je ne place Jérusalem au faîte de ma joie (Psaume 137, 5-6).

Le Temple de Jérusalem détruit, l’indépendance d’Israël perdue depuis presque 70 ans, les Juifs étaient dispersés sur des terres étrangères.
La fin de l’exil annoncée par les Prophètes ne s’était pas réalisée et l’oubli de soi faisait sentir ses premiers effets.

C’est à ce moment que l’ennemi se leva pour mettre en œuvre ses plans. Cette fois, c’était Haman.

Descendant de la tribu d’Amalek férocement anti-juive, il avait conçu le projet de résoudre la “question juive” pour toujours en exterminant tous les Juifs, hommes, femmes et enfants, dans le monde entier, en un seul jour.

Ce jour-là, il le tira au sort; celui-ci désigna le 13 Adar.
Et cela réussit presque. S’il n’y avait pas eu Morde’haï… Descendant du roi Chaoul et conseiller de l’empereur de Perse A’hachvéroch (Assuérus), Morde’haï sentit le danger.
Il se revêtit de sacs, couvrit sa tête de cendres et alla aux portes du palais, se lamentant haut et fort, rassemblant les Juifs et les engageant à retourner à la Torah. Sa nièce, la reine Esther, le fit appeler. Il lui dit qu’elle devait aller chez le roi et plaider pour son peuple. N’ayant pas officiellement la faveur du monarque,Esther eut peur de se présenter devant lui mais elle vit qu’elle n’avait pas le choix. Elle entreprit un jeûne de trois jours et demanda que tous les Juifs fassent comme elle. Puis elle alla voir le roi...

C’est une histoire de courage et de sacrifice de soi, d’abord ceux d’Esther et de Morde’haï et ensuite ceux de tout le peuple juif. Car, pendant toute l’année où grandit le danger, aucun Juif ne choisit de se convertir, même pour sauver sa vie.
Le peuple tout entier connut un profond réveil qui le ramena à la Torah et aux Mitsvot d’un cœur sincère. Pendant toute cette année, il fortifia sa foi et sa pratique des commandements de D.ieu. C’est par ce mérite qu’il put se dresser contre ses ennemis et les détruire le 13 Adar, le jour même qu’Haman avait prévu pour la “solution finale”, et recommencer à vivre librement le 14 Adar. Le peuple juif avait révélé sa personnalité profonde. Il avait gagné le droit de sortir d’exil, de retourner sur la Terre Sainte et d’y reconstruire le Temple. Comme cela arriva en ce temps-là, puisse-t-il en être de même pour nous en notre temps.

Chaque année, le 14 Adar, en accomplissant les Mitsvot de la fête de Pourim, nous réaffirmons notre attachement aux valeurs éternelles de la Torah... et nous prenons part à ce mérite qui a délivré le peuple juif au temps de Morde’hai et d’Esther.

Le jeûne d'Esther (ou Ta'anit Esther) est un jour de jeûne observé dans le judaïsme de l'aube au crépuscule du 13 Adar, à la veille de la fête de Pourim, en commémoration du jeûne de trois jours observé par les Juifs de Suse lors des faits relatés dans le Livre d'Esther: Esther, pressée par son oncle Mardochée, doit intercéder auprès du roi Assuérus en faveur de son peuple, que le ministre Haman projette d'exterminer.
Or, Esther craint pour sa vie en allant déranger le roi Assuérus sans qu'il ne l'ait convoquée. Elle demande donc au peuple juif tout entier de jeûner pour elle 3 jours et 3 nuits.

Finalement, Dieu aidant (selon la croyance juive), le roi, subjugué par la beauté de la reine, lui tend son sceptre royal, et celle-ci sera à même de révéler au roi les projets de Haman, qui finira pendu sur la potence même qu'il avait préparée à Mardochée.

Ce jeûne s'est perpétué jusqu'à nos jours, ainsi qu'il est écrit (Esther 9): "Et ils acceptèrent sur eux et sur leurs enfants d'assumer leurs jeûnes et leurs pleurs".

Ce jeûne n'étant cependant pas l'un des quatre prescrits par les prophètes, les autorités sont moins strictes et dispensent du jeûne les femmes enceintes, les mères au foyer, toute personne trop malade ou affaiblie pour supporter ce jeûne.

Si le 13 Adar tombe un Chabbat, on jeûne le jeudi précédant celui-ci.
our vivre les évènements miraculeux de Pourim,nous écoutons la lecture de la Meguila (le livre d’Esther) une première
fois la veille de Pourim et, une seconde fois,pendant la journée de Pourim.Lorsque le nom d’Haman est cité, nous faisons
tourner les crécelles et tapons du pied pour effacer son souvenir. On peut dire aux enfants que Pourim est le seul moment de l’année où faire du bruit est une Mitsva!Donner des cadeaux aux pauvres
Se préoccuper de ceux qui sont dans le besoin est, pour un Juif,une responsabilité constante.Cependant, à Pourim, se souvenir des pauvres fait l’objet d’une Mitsva particulière. Il faut donner la charité à au moins deux pauvres, et plus de préférence, pendant la journée de Pourim. La Mitsva est mieux accomplie lorsqu’on donne directement aux pauvres. Cependant, si on ne trouve pas de pauvre, on peut mettre au moins quelques pièces dans des boîtes réservées à la charité.
Même les jeunes enfants doivent accomplir cette Mitsva.
Envoyer des cadeaux
A Pourim, nous soulignons l’importance de l’unité et de l’amitié entre les Juifs en envoyant des cadeaux composés d’aliments à des amis. Il faut envoyer un cadeau composé d’au moins deux sortes d’aliments prêts à être consommés (par exemple des
gâteaux, des fruits, des boissons) à un ami au minimum pendant la journée de Pourim. Il convient que les hommes envoient aux hommes et les femmes aux femmes. Cet envoi doit être fait par l’intermédiaire d’une troisième personne. Les enfants, en plus d’envoyer leurs propres cadeaux, font des messagers enthousiastes.

envoyez vos voeux

Prendre le repas de fête
Comme pour toutes les fêtes, nous célébrons Pourim avec un repas spécial. Toute la famille et les amis se
réunissent pour se réjouir dans l’esprit du jour.
Les prières spéciales
A Pourim, nous récitons le passage “Al Hanissim” dans la Amida, le soir, le matin et l’après-midi, ainsi que dans la bénédiction d’après le repas.
Dans la prière du matin, une lecture de la Torah spéciale est faite à la synagogue.

source : Rav Yehoshua Ra'hamim Dufour, Site Loubavitch, Wikipédia, Site du Consistoire de Paris, Ministère des Affaires Etrangères d'Israel.
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pourim
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MessageSujet: Re: HISTOIRE DE POURIM LA FETE DES SORTS   Dim 5 Avr 2009 - 7:56

Le chemin de Pourim
par Albert Bensoussan, Nicole Madar et Elie Sarfati

Incomprehension
Le grand roi Assuerus essaye de saisir
Mais ne pourra jamais acquerir
Le sens de cette infinie spiritualite
que représente “Esther” son aimée
transparente et florissante
de laquelle jaillit “l’eau” abondante
que’’PERSONNE” ne pourrait arrêter

Son pouvoir matériel est limité
et sera continuellement remplacé
Cette rencontre étrange et historique écrite dans un parchemin antique nous rappelle l’imminent danger qui peut toujours se reveler

Le chemin est tracé vers l’avenir
La Meguila est le souvenir
SAREL
Le chemin de Pourim Sur un tableau de SAREL (Élie Sarfati)

Pourim est une fête importante, voire capitale, pour le judaïsme. Elle est mémoire de génocide et commémoration de notre salut par l’intervention divine. Mais rappelons ce qu’est cette fête marquée par le jeûne et la lecture de la meguila. Le récit rapporte un épisode de l’histoire du peuple hébreu dans son exil babylonien. Le roi Ah’ashverosh, dont l’empire immense va de l’Inde (Hodou) à l’Ethiopie (Koush), donne un banquet pour manifester sa grandeur, mais la reine Vashti refuse de paraître ; il la répudie et fait quérir une autre épouse ; et c’est Esther, la nièce de Mordeh’aï, un yehoudi de la ville de Chouchan (Suse), qui est choisie comme nouvelle épouse du monarque. Entre-temps, Mordeh’aï a surpris un complot contre le roi et en prévient la reine Esther, qui déjoue le projet criminel et la chose est consignée dans les annales du Palais. Le vizir Haman, tout gonflé de suffisance, est ulcéré de voir que Mordeh’aï est le seul à ne pas se prosterner devant lui, et il décide d’en finir avec tous ces Juifs qui refusent l’idolâtrie. Il consulte les « sorts » - en hébreu pourim - et jette les dés qui déterminent la date du massacre : le 13 Adar. Mordeh’aï, voyant dans l’édit d’extermination le signe d’une faute collective, se revêt d’un sac, fait pénitence, et le peuple avec lui va jeûner trois jours avant que Esther n’aille demander au Roi l’abolition de l’édit. Le roi Ah’ashverosh, qui a du mal à dormir, se fait lire les annales du Palais, puis il consulte Haman : que faire d’un homme qui vous a sauvé la vie ? Haman qui a cru que le Roi parlait de lui, se retrouve, par suite de ce quiproquo, escorter Mordeh’aï en habits royaux devant la foule. Alors, ruminant sa vengeance, il projette de faire pendre Mordeh’aï, et fait dresser une potence devant le Palais. Mais Esther, au cours du banquet qui suit, révèle au Roi le projet assassin de Haman ; le Roi prend fait et cause pour la reine et son peuple et fait pendre Haman à la potence : le sort s’est donc retourné contre lui. Mordeh’aï est nommé vizir et le peuple juif sur toute l’étendue du royaume est sauvé.

André Chouraqui, qui a magistralement traduit la Meguila, souligne « le caractère naïf d’un récit fait avant tout pour émouvoir » et estime qu’il s’agit là « probablement d’un récit d’imagination, écrit pour expliquer la célébration de la fête des Pourim, qui a dû être à l’origine une sorte de carnaval comme beaucoup de peuples en célèbrent à la fin de l’hiver ». Le fait est que Pourim est bien notre Carnaval, une fête de débridement et de défoulement ; on crie et on danse, on secoue les crécelles, on porte des masques, on rejoue l’histoire et on la met en scène (à la synagogue de Rennes, la marionnette représentant Haman porte la moustache en brosse d’Hitler), les petites filles se déguisent en reine Esther : les rues israéliennes en sont pleines le 14 Adar. La lecture de la Meguila, qu’on doit écouter religieusement, est néanmoins ponctuée de bruits de crécelle aux 54 mentions du nom de Haman. Il est d’usage, enfin, de faire des cadeaux pour Pourim et des dons. Il faut festoyer, boire jusqu’à plus soif, et déguster une pâtisserie de circonstance qu’on appelle « oreilles d’Haman » (Ozné Haman).

Ce qui fonde notre vision mythique et mystique de Pourim c’est justement que c’est une allégorie plus qu’une prière dogmatique, d’où d’ailleurs le nom de la divinité est absent. Alors justement, chacun voit Pourim à sa porte : ainsi, le « Pourim d’Alger », à l’automne, célébrait la défaite de Charles-Quint devant le port d’Alger au XVI° siècle, et mon père en son immense piété a jeûné le 3 Hechvan jusqu’au jour où nous fûmes chassés d’Algérie. Selon la circonstance historique les personnages s’incarnent dans la modernité : l’Allemagne hitlérienne et maintenant l’Iran des mollahs nous proposent un portrait revisité de Haman (descendant d’Amalec, ne l’oublions pas), de celui qui veut nous anéantir, mais qui, avec l’aide de D. et de nos prières, sera lui-même pulvérisé, car s’il est une moralité dans la fête des sorts, c’est qu’en fin de compte le sort se retourne contre le méchant. Pourim a donc pour nous valeur d’espoir. C’est une fête qui nous fait sortir des ténèbres et nous libère de l’angoisse.

Abordons maintenant le magnifique tableau d’Élie Sarfati (SAREL). Mon commentaire recoupe ici celui de Nicole Myriam Madar : Il y a d’abord ce bleu du ciel, où se suspend le rouleau ouvert de la Meguila. On pense à une voile carrée, comme il y en avait dans l’Antiquité méditerranéenne, claquant au vent. Mais cette voile/rouleau est zébrée par une effiloche de nuage, qui semble effacer quelque chose, ou interrompre la lecture. Commentaire de Myriam : c'est le doigt de D., pour dire que ce qui semble à première vue une conséquence de l'histoire, un enchaînement d'événements fortuits, n'est en fait qu'un moyen choisi par D. pour déployer son oeuvre de bien. J’ajoute qu’ici l’interprétation est ouverte : ou bien cela signifie que le salut des Juifs est constamment remis en cause par la menace génocidaire, ou bien cela figure l’effacement des ennemis, oui, ils seront effacés et détruits ceux qui voulaient nous détruire.
La partie basse et terrestre est divisée en deux : à gauche, qui est le côté néfaste, l’armée perse en rangs de bataille (est-ce celle de Xerxès qui périra face aux Grecs à la célèbre bataille de Salamine ? On dit qu’Ah’ashverosh, n’est autre que Xerxès) ; à droite le désert de Judée avec ses teintes pastel. À gauche, une troupe agressive, dressant ses lances, menaçante sous ses casques, à droite la langueur d’un paysage salvateur, celui où le peuple hébreu fut sauvé, le chemin de la Terre Promise. Et entre les deux coule une rivière. Mais elle coule sous le couple, et plus précisément sous la femme que tente de tenir le roi qui abaisse son sceptre (« Le roi tend à Èstér le sceptre d’or qui est dans sa main »). Oui, c’est Ah’ashverosh, le front incliné, et c’est Esther, bien qu’on ne la voie pas : visage voilé, évanescent, mystérieux ; il est vrai que Esther vient de la racine hébraïque seter () qui signifie mystère, le verbe sater signifiant cacher soigneusement, et haster, dissimuler ; ce ne peut être plus clair. Invisible présence de notre D. caché.
Le chemin tracé à droite sur le sable du désert indique que le peuple juif continue son histoire, lentement (deux millénaires et demi après le temps du récit) et tortueusement, et qu’il survit à la force et à la matérialité, qu’il échappe à tous ceux qui veulent le détruire. Le chemin est fin car nous ne sommes pas nombreux, nous ne sommes pas forts, nous traçons notre route dans la spiritualité et l’espérance vers notre D., représenté aussi par les montagnes – puisque c’est sur le mont que D. a donné la Torah, et d’ailleurs la Meguila est au-dessus des crêtes pour symboliser la spiritualité, et, tout en haut, la Loi. Alors qu’en face, masse et puissance, les armées du Roi se figent dans la pierre pour finir en poussière.
Le tableau de SAREL représente, en fait, deux mondes qui s’opposent et se confrontent : le matériel et le spirituel. Le matériel tente toujours de saisir et de posséder, ou de détruire, nos corps. Mais il ne peut y parvenir, car notre vie « matérielle » n'a pas d'existence réelle, nous ne sommes que les porteurs d'un message qui nous dépasse et nous transcende. C'est toute notre culture qui est derrière ce tableau. Nous ne sommes rien, rien qu'un souffle, qu'un petit trait dans l'histoire, un rai sinueux sur le sable. Mais l'histoire de l'humanité s'écrit sur notre histoire... Nous avons transmis la loi, la morale, entrepris la civilisation avec ses règles éthiques, éduqué des hommes et enseigné au monde comment il faut se conduire avec son prochain, avec la nature, avec D. enfin... Et pourtant nous ne sommes rien, havel havalim, vanité des vanités. Tous ceux qui ont voulu notre fin, n'existent plus : les Perses ne sont plus là, les Juifs oui – bien que perpétuellement menacés, aujourd’hui comme hier…
Regardons encore ce tableau et la coiffure monumentale d'Esther, dont les tresses qui descendent jusqu’à terre sont des feuilles de myrte. Il est vrai qu’Esther s’appelle en réalité Hadassa, qui signifie myrte, la plante la plus odorante, celle que l’on retrouve dans l’assemblage du loulav de Souccot. Sur la tête de la reine un diadème, avec sept fleurs, des fleurs d'amandier, et l’on sait que cet arbre est le symbole du peuple juif, tel qu’il se dresse dans la Menora, le chandelier à sept branches. Car les juifs se sont engagés par la formule naassé venichma - nous ferons et nous garderons -, comme le rapporte le célèbre dialogue de D. avec le prophète Jérémie : « - Que vois-tu, Jérémie ? - Je vois un bâton d’amandier. - Tu as bien vu parce que je veille sur mon peuple », avec cet inénarrable jeu de mot entre shaked = l’amande, et shoked - du verbe shakod - veiller, être attentif. D’où il ressort que l’amandier représente la présence bienveillante de notre D. et guide, de notre libérateur. Esther fait face à son destin, porteuse de l’espoir de son peuple ; elle dépasse d’une tête le roi, l’enveloppe, l’emprisonne dans sa chevelure tentaculaire. Le peintre nous représente une femme pieuse qui se couvre, sait se contenir (les tresses), pour mieux se réaliser. La source coule de son corps, l’eau, qui est la parole, symbole de la prophétie, symbole de la vie, qui va se régénérer alors qu'on s'apprête à la détruire.

Enfin, les pierres qui sont devant les personnages, sur le sable du désert, ne sont rien d’autres que ces pierres ou ces dés que les anciens Perses jetaient sur la table pour en deviner le sens et déchiffrer le sort. Ce sont ces dés qui ont donné au méchant la date du 13 Adar comme heure du génocide (qui n’a pas eu lieu). SAREL les représente éparses sur le désert, et n’ayant d’autre consistance que ces cailloux qu’on place sur les pierres tombales et dont la signification est un Yizcor, un rappel de mémoire. De fait, quand nous lisons la Meguila, nous ne nous rappelons pas ces personnages emblématiques et indéfiniment refoulés dans les sables d’un lointain passé, la Perse, Suse (dont je porte le nom, moi qui suis fils de Suse ou Chouchan : Ben Chouchan), Vashti, reine répudiée, Esther, vierge d’Israël miraculeusement choisie par D. par l’intermédiaire de Mordeh’aï, le roi Ah’ashverosh et le vilain vizir Haman. SAREL, s’il donne au roi de Perse une grandeur impériale, montre bien l’évanescence d’Esther : visage sans traits, beauté sans support, sans égale, elle est une de ces femmes de justice – Myriam, Judith ou Déborah - qui sont destinées à sauver Israël (tiens, tant qu’à rêver, et si c’était finalement une femme qui, réalisant enfin l’œuvre tronquée de Golda Meir, inventait vraiment la paix sur cette terre ?). Mais SAREL, qui a connu dans sa Tunisie natale l’horreur du nazisme et en a souffert dans sa chair (ainsi qu’il l’a projeté dans la fresque sculptée de la synagogue tunisienne de Netanya), sait donner à la geste d’Esther toute sa valeur et sa puissance symbolique. Oui, c’est une fête du souvenir, où nous pensons à tout notre peuple opprimé, réprimé, déporté, massacré, mais jamais anéanti, si forte est la présence de Hachem Elohénou qui nous délivre, Goalenou, et, Gaal Israël, délivre Israël.

Albert Bensoussan et Nicole Myriam Madar

Nicole Myriam Madar est l’auteur d’un roman, Sroulik, éditions Maurice Nadeau, Paris, 2006 (disponible à la librairie L’Arche du Livre, Netanya)
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MessageSujet: Re: HISTOIRE DE POURIM LA FETE DES SORTS   Ven 26 Fév 2010 - 12:38

Enfin Pourim et toute la joie que cette fête nous envoie.
C'est Pourim, il est écrit dans la guémara: "Le vin rentre et la vérité sort" (Attention l'abus d'alcool est dangereux,donc il vaut mieux garder un peu de vérité en soi).En fait ce qu'il se passe, c'est qu'à Pourim, la joie qui se dégage, est censée éclairer toute notre année car le mois d'Adar lui même éclaire notre année.(mi che nikhnas Adar marbim be simkha)

On conseille de faire affaire pendant cette période si c'est possible, car elle est porteuse de bénédiction.
Jesouhaite un excellent Pourim et un bon shabat a tout les juifs du monde, en Israel c'est le deluge
il pleut sans arret depuis hier.

Soly Anidjar
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MessageSujet: Re: HISTOIRE DE POURIM LA FETE DES SORTS   Ven 26 Fév 2010 - 13:17



Dernière édition par Soly Anidjar le Sam 27 Fév 2010 - 23:44, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: HISTOIRE DE POURIM LA FETE DES SORTS   Ven 26 Fév 2010 - 13:58


Cette assiette est celle qu'on preparait a Casablanca.

Les Juifs dans le monde célèbrent Pourim en souvenir du sauvetage de la communauté juive de Suze, sauvée du massacre décrété par Haman. C’est aussi l’occasion de célébrer d’autres calamités auxquelles les Juifs ont échappé, au Maroc et dans le monde les juifs célébraient plusieurs pourim le saviez vous?
Récemment on fêtait à Casablanca le « Pourim d’Hitler » pour commémorer le 11 novembre 1943 où la ville fut sauvée de l’invasion allemande.
Les Juifs de Tunis fêtaient le « Pourim de neige » le 24 Tévet, en souvenir d’une forte tempête de neige qui, ruinant le pays, laissa intact le quartier juif !

Les Juifs de Saragosse mais aussi les familles Avayou, Cassuto, Franco, Hasson, Israël, Leal, Levi, Magriso, Mokata, Salmona, Saragoussi, Toledano, et Touvi fêtent le « Pourim de Saragosnoss » célèbrant le miracle en 1420. A l’époque, c'était la coutume du Roi d'Aragon Saragosnoss de visiter de temps à autre, le quartier juif de Saragossa, sa capitale. Afin de lui faire honneur, les Juifs sortaient à sa rencontre, en portant les rouleaux de la Torah, dans des étuis en bois décoré. Après quelques temps, par crainte de sacrilège ou de dégâts qui pourraient arriver aux rouleaux sacrés, les Sages de la ville décidèrent d'aller à la rencontre du Roi avec des étuis vides. Douze années plus tard, un Juif converti, nommé Markus, anciennement ´Haim Chami, apprît cette décision et pour gagner la faveur du Roi, lui dit que la présentation de la Torah qu'avaient l'habitude de faire les Juifs devant lui, n'était qu'un simulacre. Le Roi, furieux, décida d'ouvrir les étuis lors de sa prochaine visite qu'il fixa au lendemain et prépara ses soldats pour exterminer la Communauté Juive de Saragossa si Markus disait vrai. Mais la nuit précédant la procession, le Prophète Elie apparût aux gardiens des 12 synagogues de la ville et les prévint que les rouleaux de la Torah devraient se trouver dans leurs étuis pour l'hommage au Roi du lendemain. Aussi, lorsque les étuis furent ouverts par les soldats à la demande du Roi, tout se trouva parfaitement en ordre et le dénonciateur en fut pour ses frais.
A Narbonne, près du port, deux pêcheurs de disputent. L’un est Juif, l’autre non. Nous sommes fin février 1236. La dispute s’envenime, le Juif assène un coup mortel au non-juif. Il n’en suffisait pas plus pour que la foule hurle sa vengeance et s’en prenne ipso facto au quartier juif. Particulièrement à la demeure de Rabbi Meïr Ben Isaac de Narbonne, qui possédait une très grande bibliothèque d'ouvrages pieux. C’est alors qu’un homme de bien, Don Aymeric, accourut en compagnie des autorités municipales et d'une troupe de soldats au secours des Juifs de la ville et faire cesser les pillages et les assassinats. Les biens volés furent restitués. Indubitablement, les Juifs de Narbonne furent convaincus d’avoir échappé à un pogrome, grâce à leur sauveteur. Rabbi Meïr ben Isaac consigna le miracle et, agissant en qualité de chef religieux de la communauté, instaura un pourim spécial qui fut célébré à partir du 21 adar 4996.
Le Pourim de Kovno était fêté le 7 Adar. Il fut institué lorsque les Juifs du Kovno en Lituanie, obtinrent de nombreux droits grâce au Roi Poniatowski. Un rouleau particulier fut rédigé, retraçant les maux dont avaient souffert les Juifs.
Les Juifs allemands de Francfort sur le Main, fêtent le 20 Adar, le "Pourim Winz". En 1616, Vincent (Winz) Fettmilch et ses amis menacèrent la communauté de la ville. Au dernier moment, Fettmilch et ses partisans furent arrêtés et punis le 20 Adar. Depuis, cette bonne nouvelle est commémorée.
En Italie, on fêtait aussi Pourim le 27 Sivan, pour marquer le salut des Juifs d’une émeute grâce à l’intervention de l’évêque de la ville.
Pourim de Fossano ou « Ness chel habomba ! »
C’est à Fossano, ville d’Italie du nord, que les Juifs de France trouvèrent notamment refuge, après leur expulsion au 14 ème siècle. Plus tard, durant la campagne d’Italie de Napoléon Bonaparte, La ville fut assiégée. Les Juifs craignirent pour leurs vies.
Arriva Pessa’h. Malgré le siège de la ville, les Juifs préparèrent la fête dans la joie, ce qui attira la suspicion des autres habitants qui pensaient que les Juifs souhaitaient la victoire du bouillant général. Le lundi 26 avril 1796, la colère gronde. La foule se rua sur le ghetto. La communauté se réfugia dans la synagogue, priant l’Eternel de leur laisser la vie sauve.
Détruisant et pillant les maisons délaissées, les assaillants finirent par arriver à l’entrée de la synagogue. C’est à ce moment précis qu’un boulet de l’armée française atteignit la synagogue en détruisant le mur qui séparait les Juifs de leurs assaillants. En un instant, la foule agressive quitta précipitamment le lieu en abandonnant une partie des bien volés quelques instants plus tôt.
Quelques jours plus tard, l’armée française entra dans la ville. Les Juifs de Fossano (qui avaient conservé, depuis leur expulsion de France, une partie de leur rituel Provençal) se sentirent à l’abri
Pour commémorer ce miracle, les dirigeants instituèrent un Pourim « spécial », le 18 Nissan, qu’ils appelèrent le « miracle de la bombe ». La brèche créée par le boulet fut conservé.
A Bagdad, c’était le 11 Av qu’on célébrait la conquête de la ville par les Arabes et la défaite des Perses qui maltraitaient les Juifs.
Avignon a également son Pourim. Il date du XVIIIème siècle, suite à un événement qui s’est déroulé dans la nuit du 28 Chevat 5517 (17 au 18 février 1757).
Un habitant cheminait dans une rue du quartier juif. Il ne remarque pas un puit sur son passage, à côté de la synagogue. La nuit était sombre et aucun éclairage guidait sa vue. Il se heurte à la margelle du puit, chute, mais, par miracle se trouve coincé entre les pierres. A la force de ses poignets il remonte à la surface, sain et sauf.
Pour les Juifs d’Avignon, cet événement était tout simplement miraculeux, mais pas forcément pour les raisons évidentes qu’on peut imaginer ! Mais alors, pourquoi ? Imaginez seulement si le malheureux était mort de sa chute. Il était alors certain que des âmes peu charitables auraient immédiatement accusées les Juifs d’être coupables de ce fâcheux accident. Pour commémorer ce miracle, la communauté juive décida de le célébrer, comme pour les Juifs de Suze. Ce qui fut fait de générations en générations. Le 28 chevat précisément.
Le Pourim d’Alger date de l’année 1541, au cours de laquelle la flotte de Charles Quint se présenta devant la ville pour la piller comme il venait de le faire à Tunis. Une violente tempête détruisit une grande partie des bateaux et stoppa les plans du monarque. En cet honneur, les Juifs d’Alger fêtèrent, pendant des siècles, un deuxième Pourim les 3 et 4 Hechvan. La synagogue d’Abentoua possédait une Téba en bois construite à partir d’une épave d’un des bateaux espagnol.
Pourim de Salonique : La veille de chabath Za’hor (le chabbat qui pécède Pourim, on cuisait des gâteaux en forme d’Aman et on les plaçait devant la fenêtre jusqu’au soir du repas de Pourim. On les mangeait alors, comme il est dit : "Ce vilain Aman, on n’en fera qu’une bouchée".
le Pourim de Mitzrayim, le Pourim de Baghdad, celui de Padoue,
la Communauté Juive de Tanger, Larache, Alcazarquivir, Tetouan etArcila célèbrent deux pourim:
le premier :Le Purim Sebastiano ou Purim de los Cristianos ou Purim Edom, qui commémore la victoire remportée par le sultan Moulay 'Abd-el-Malek sur Don Sebastien, roi de Portugal, à la bataille des Trois Rois, sur l'Oued El-Mkhâzen, le 4 Août 1578;
Le segond : Le Purim de las bombas, qui commémore le bombardement de Tanger par l'escadre française du Prince de Joinville, le 6 Août 1844, ou plutôt le fait que la communauté n'y subit aucun dommage.
chaque fois que la communaute juive ete sauvee d'un massagre la communaute célèbrait "un pourim katan" un petit pourim.

Bonne fête de Pourim à tous et shabat shalom

Soly Anidjar
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MessageSujet: Re: HISTOIRE DE POURIM LA FETE DES SORTS   Sam 27 Fév 2010 - 23:15

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MessageSujet: Re: HISTOIRE DE POURIM LA FETE DES SORTS   Sam 27 Fév 2010 - 23:30




C'est notre coutume le poulet farci pour la seoudat Salomon le jour de pourim, la letrea (pate aux oeuf)et bien sur les boyos le pain avec les oeufs dessus.

joyeux pourim a tous
Soly Anidjar
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MessageSujet: Re: HISTOIRE DE POURIM LA FETE DES SORTS   Mer 17 Mar 2010 - 20:26

Il a existé, au cours de l’histoire juive et à travers les différentes communautés de la diaspora, des Pourims spécifiques qui sont venus s’ajouter au grand Pourim traditionnel. Ils rappellent le souvenir d’événements tragiques et de sauvetages inespérés. Ainsi, les Juifs de Tunis célébraient, du temps où cette communauté était florissante, le "Pourim de neige" (24 tevet) qui rappelle qu’une forte tempête de neige avait dévasté Tunis en épargnant la Hara, le quartier juif de la capitale. À Padoue, en Italie, on célèbre le "Pourim de Padoue" (11 sivan) en mémoire de l’incendie monstre de 1795 qui avait miraculeusement épargné le quartier juif. Même chose à Florence, le 27 sivan, en souvenir d’une émeute antisémite jugulée grâce à l’intervention d’un évêque éclairé. En Avignon, un Pourim spécifique est célébré le 24 tammouz. Le "Pourim de Bagdad" du 11 av, célèbre la victoire des Arabes sur les Perses, comme quoi il fut un temps où les Arabes étaient considérés
comme des libérateurs par les Juifs. Le "Pourim de Kovno" (7 adar) rappelle l’intervention du roi Poniatowski en faveur des Juifs de Lituanie. En Algérie, ce sont même deux "Pourims d’Alger" qui étaient célébrés. L’un, le 4 hechvan, rappelait l’échec, en 1541, de Charles Quint dans sa tentative de conquérir la ville, l’autre, le 11 tamouz, se référait à l’assaut infructueux, en 1775, du comte O’Reilly, en vue de prendre Alger. Mais c’est le Maroc, indubitablement, qui détient le record absolu de "Pourims locaux" différents. On en dénombre au moins cinq. Ainsi, à Casablanca, on célébrait le " Pourim d’Hitler ", le 2 kislev, pour rappeler que la ville fut sauvée d’une invasion allemande
qui semblait inéluctable, grâce au débarquement américain du 8 novembre 1942. À Tanger et à Tétouan, le 6 du mois d’elloul, on commémorait la bataille dite des "trois rois" sous le nom de "Pourim de los Cristianos". À Fès, le "Pourim del kor" rappelle la révolte de la tribu des Oudayas qui, en 1841, pour échapper à Moulay Abderahman, s’est réfugiée dans le mellah, le quartier juif de la ville. À Tanger encore, le 21 av, se déroulait le " Pourim de las bombas " en souvenir du bombardement de la ville par la flotte française lors de la conquête de l’Algérie. Le 13 adar, à Meknès, le " Pourim del Megaz " rappelait le soulèvement de Filali El Megaz contre le sultan. Il avait promis à ses troupes le pillage du mellah, mais, raconte la légende, les prières ferventes des rabbins avaient conduit les insurgés à être tétanisés par une frayeur subite, essuyant alors une défaite cinglante devant les troupes du sultan.
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MessageSujet: Re: HISTOIRE DE POURIM LA FETE DES SORTS   Ven 11 Mar 2011 - 14:33

Le 14 Adar du calendrier hébraïque (15 Adar pour les villes fortifiées), les Juifs célèbrent la fête de Pourim, la fête de la reine Esther et de son oncle Mardochée (Mordechaï) qui ont déjoué le plan d’extermination d’Aman, le vizir du roi perse Assuérus, au Vème avant J.-C. Pourim signifie en perse « sorts », en souvenir du fait qu’Aman avait tiré au sort la date d’extermination des Juifs (13 Adar).
En Israël, c’est une journée festive : les écoles sont fermées, les enfants se déguisent.


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Pourim
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MessageSujet: Re: HISTOIRE DE POURIM LA FETE DES SORTS   Ven 11 Mar 2011 - 14:41

L'héritier d'Haman
Une histoire de Pourim


par Nissan Mindel

Il y a de cela bien longtemps vivait en Orient un grand Pacha. Il jouissait de la confiance et de l'amitié du Calife, qu'il aidait à administrer son immense royaume. Ce puissant seigneur avait sa résidence à Beyrouth, ville dans laquelle était établie une nombreuse communauté israélite. Pendant de longues années, ce maître autoritaire n'avait cessé d'opprimer ses sujets juifs. Il était constamment à la recherche de nouveaux moyens, de nouveaux prétextes pour leur extorquer de l'argent. Plus ses richesses augmentaient, et plus s'étendait sa convoitise.

Un jour, environ deux semaines avant Pourim, il manda les dirigeants de la communauté juive et leur parla en ces termes :

« Moi, grand et puissant Pacha par la grâce d'Allah et du Calife à Bagdad, je vous assigne. J'ai appris, en effet, que je descends en droite ligne du grand Haman – premier ministre du roi Assuérus – que vos aïeux ont conduit au gibet. Comme vous le savez, mon noble ancêtre avait payé au souverain dix-mille Kikars d'argent, moyennant quoi il achetait tous les sujets juifs d'Assuérus vivant dans les cent-vingt-sept provinces de son empire. Mais vos magiciens Mordékhaï et Esther, jetant un sort plus puissant que celui d'Haman, eurent le dessus, provoquant ainsi sa mort et celle de ses dix fils. En conséquence, j'aurais tous les droits de vous faire pendre afin de venger mon illustre ancêtre. Néanmoins, je serai clément et miséricordieux : je vous demanderai seulement de me restituer les dix-mille Kikars d'argent qu'Haman a perdus par la faute de vos aïeux. Cela ne serait que juste puisque je suis son héritier légitime. Je vous accorderai un délai de deux semaines pour réunir cette somme et la verser à mon trésor. Quand, ce mois, la lune sera à nouveau pleine, vous devrez comparaître devant moi, dans ce palais, afin de payer votre dette. Si, le jour dit, vous manquez à cette obligation, je me verrai contraint de prendre le même décret que mon ancêtre a pris en ces temps lointains, notamment d'anéantir par le fer et le feu tous les Juifs, hommes, femmes et enfants, vivant dans le pays. Et sachez, ajouta-t-il d'un ton menaçant, que là où Haman a échoué, moi je réussirai. Allez, maintenant ! »

Le cœur lourd, les chefs juifs quittèrent le palais du cruel Pacha.

– Où trouverons-nous une telle quantité d'argent pour apaiser ce maître intransigeant ? se dirent-ils. Tous les trésors de l'Inde ne pourraient le satisfaire. Il ne nous reste qu'un seul recours : nous rassembler dans nos synagogues et prier D.ieu, à l'exemple de nos ancêtres au temps de Mordékhaï et d'Esther.

Et ainsi fut fait. Les Juifs se rassemblèrent dans leurs synagogues où ils se mirent en prière et jeûnèrent jour après jour, implorant D.ieu Tout-Puissant afin qu'il les sauve des mains du perfide Pacha.

II

Fort loin du lieu où se déroulaient ces événements, dans la ville sainte de Safed en Terre Sainte, vivait un saint homme nommé Rabbi Isaac. Il devait à sa sainteté le pouvoir de tout connaître de ce qui se passait dans le monde. Rien n'avait de secrets pour lui. Ainsi, il savait tout des soucis et des souffrances de son peuple, où que celui-ci se trouvât, et était au courant de la terrible calamité qui menaçait la communauté juive de Beyrouth. Les voix de ses frères montant vers D.ieu en supplications ardentes arrivèrent à ses oreilles, il se joignit à elles dans une prière pleine de ferveur. Et il sut que leurs invocations étaient agréées, et que D.ieu y répondrait en sauvant les Juifs.

Il envoya alors une lettre d'encouragement à ses frères à Beyrouth, leur disant qu'ils ne devaient plus craindre le cruel Pacha, mais plutôt avoir foi en l'intervention de D.ieu pour les sauver, car ils pouvaient être sûrs qu'il les sauverait. Le saint homme les engageait à ne même pas essayer de réunir les fonds qui apaiseraient le tyran. Ce n'est pas l'argent, ajoutait la lettre de Rabbi Isaac, qui les tirerait de ce mauvais pas, mais seulement leurs prières et leur foi.

Quand le saint message fut arrivé, la communauté juive de Beyrouth respira, chacun sécha ses larmes et reprit courage. On était au mois d'Adar, le mois des réjouissances, on commença les préparatifs pour célébrer la fête de Pourim dans la plus grande allégresse.

III

C'était une nuit sombre, une nuit d'orage. La pluie tombait à verse et le vent faisait rage. La peur tenait tout le monde éveillé ; seul le cruel Pacha allait pouvoir dormir. Dans le somptueux confort de son palais, une agréable pensée berçait sa somnolence : bientôt les dix-mille Kikars d'argent viendraient accroître son trésor.

Cette nuit-là, pourtant, il fit un rêve bizarre. Il se vit sur la place du marché de sa ville et, en face de lui, s'élevait un gibet haut de cinquante coudées. Puis il aperçut, pendus, onze individus à la mine patibulaire, et, à leur suite, un nœud coulant prêt pour une douzième victime. Le Pacha, effrayé, se prit à trembler.

– Je me demande, pensa-t-il, avec appréhension, à qui est destiné ce douzième nœud coulant.

Soudain un homme âgé apparut. Sa barbe était d'argent, et son aspect pareil à celui d'un ange de D.ieu.

– Canaille ! cria le vieillard au Pacha. Tu ne reconnais donc plus ton ancêtre Haman et ses dix fils dont les corps se balancent au bout des cordes ? Le douzième nœud coulant que tu vois est vide : il est pour toi. Bientôt ta tête y passera !

– Ô, saint homme, de grâce épargne-moi ! Je te promettrai tout ce que tu voudras ; je t'en supplie, sauve-moi la vie ; pense à ma femme et à mes enfants.

– Homme pervers ! Comment oses-tu invoquer la pitié quand il n'y en a pas l'ombre dans ton cœur cruel ? As-tu eu, toi, fût-ce une bonne pensée pour les milliers d'hommes, de femmes et d’enfants juifs que tu as menacés d'anéantir dans ton pays ?

– Je te le promets, saint homme, je ne toucherai pas à un seul cheveu de mes sujets juifs. Je t'en supplie, aie pitié de mon âme si chargée de péchés !

– Eh bien, tu auras la vie sauve, mais à une condition seulement : tu signeras et scelleras de ton sceau un document dans lequel tu reconnaîtras avoir reçu dix-mille Kikars d'argent des mains des Juifs au nom du Calife de Bagdad.

Tout tremblant de peur, le Pacha rédigea le reçu sur une pièce de parchemin, dans les termes exigés par le vieillard, le signa et y apposa son sceau. Il le tendait à son interlocuteur, quand un coup de vent le lui arracha de la main et l'emporta au loin jusqu'aux nuages. Il y eut un éclat de tonnerre suivi d'un éclair, et le Pacha se réveilla en sursaut.

Revenant peu à peu à lui, il se rendit compte que ce n'était qu'un cauchemar.

« Quel rêve stupide ! » dit-il avec un soupir de soulagement.

IV

Le petit parchemin continuait à voguer à travers les nuages. Il finit par arriver à Safed et atterrit dans la maison de Rabbi Isaac. Pénétrant par la fenêtre, il se posa avec un petit bruit sec sur la table même où le saint homme, revêtu de son Talith et des Téfilines, était plongé dans l'étude de la Torah. Il prit le document entre ses mains et le lut. Un sourire heureux éclaira son visage. Rabbi Isaac l'enveloppa dans une pièce de toile blanche et l'envoya avec un de ses fidèles disciples au chef de la communauté juive à Beyrouth. Au petit paquet, il joignit un message à ses frères, leur demandant d'en garder le secret : ils ne devaient révéler à personne l'existence du précieux document jusqu'à l'échéance fixée par le tyran.

Le jour fatidique de Pourim arriva. Une lune pleine apparut dans un ciel sans tache. Aussitôt le Pacha fit venir les dirigeants juifs.

– Avez-vous les dix-mille Kikars d'argent ? leur demanda-t-il. Sinon, vous savez ce qui vous attend : vous et vos frères périrez immédiatement.

Le chef de la délégation produisit alors le parchemin et, le montrant au Pacha, il dit :

– Que Votre Excellence veuille bien lire ce qu'elle a écrit de sa propre main.

Le Pacha y jeta un coup d'œil et devint soudain très pâle. Puis un tremblement envahit tout son corps. Il reconnaissait le document rédigé dans son rêve et, le souvenir lui revenant tout à coup, il vit le gibet haut de cinquante coudées, avec les onze hommes pendus côte à côte et le douzième nœud coulant libre. D'un geste instinctif, il porta sa main à son cou, et un frisson lui courut dans le dos.

– Je vois maintenant que le D.ieu d'Israël ne dort ni ne sommeille, dit le Pacha d'une voix mal assurée. Bien sûr, vous aurez tous la vie sauve. J'ai seulement une demande à vous faire : priez votre D.ieu Tout-Puissant de m'épargner. Je promets de ne jamais vous faire de mal, aussi longtemps que je vivrai.

Ce fut un très joyeux Pourim pour les Juifs de Beyrouth. Non seulement ils étaient sauvés grâce à un miracle de D.ieu, mais aussi, à partir de ce jour, le Pacha, naguère si cruel, se mit à les gouverner avec bonté. Il savait que sa vie même dépendait du traitement qu'il réserverait à ses sujets juifs. Ce fut, en effet, un très heureux Pourim.
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Pourim
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MessageSujet: Re: HISTOIRE DE POURIM LA FETE DES SORTS   Ven 11 Mar 2011 - 14:47

Pourim Yémen


par Nissan Mindel

C'était à Sanaa, capital du Yémen (Teimane en hébreu). Le Grand Imam, souverain puissant, y régnait. Il avait un jeune fils qu'il chérissait. Le prince alliait à une grande sagesse une beauté physique qui séduisait tous ceux qui le voyaient. Monté sur son coursier arabe d'une blancheur éclatante, il éclipsait tous les princes de la terre. Et dans le pays, les mères qui le regardaient à travers leurs voiles ne pouvaient formuler qu'un souhait : que leurs fils eussent en partage une petite parcelle de la beauté de leur prince.

Les Juifs de Sanaa eux aussi l'aimaient et l'admiraient. Quand il allait leur rendre visite dans leur quartier, aucun d'eux ne manquait de sortir l'acclamer et l'accueillir avec tous les honneurs qui lui étaient dus.

Or, le roi du Yémen, l'Imam, avait un conseiller juif. Il ne prenait jamais aucun décret, ne promulguait aucune loi, ne décidait aucun impôt sans avoir préalablement consulté ce dernier. Était-ce une décision bénéfique pour le peuple et pour le roi ? Le conseiller donnait un avis favorable. Mais si elle n'était bonne que pour le souverain ou pour une partie seulement des sujets, il s'y opposait. Le roi alors y renonçait.

La « Fête du Sucre »
Les ministres de ce dernier étaient fort jaloux de la confiance dont jouissait le conseiller. Et leur jalousie fut à son comble quand le souverain le nomma Grand-Vizir. À partir de ce jour, toutes les affaires du royaume furent entre ses mains.

Et il arriva ce qui devait arriver : les ministres, dévorés d'envie, se mirent à comploter pour faire tomber le trop heureux Grand-Vizir. Du même coup, ils espéraient anéantir, tout entière et une bonne fois pour toutes, la communauté juive du pays. En payant les deux serviteurs particuliers du prince, ils les persuadèrent de se joindre à leur plan perfide.

Un jour, le prince sortit faire une promenade à cheval dans les rues de Sanaa. Ses deux serviteurs l'accompagnaient. Le soleil était près de se coucher quand l'un de ces derniers dit à son maître : « Prince, cette nuit, les Juifs célébreront la “Fête du Sucre” qu'ils appellent Pourim. Ils préparent à cet effet des gâteaux et des friandises délicieux qu'ils mangent au milieu de grandes réjouissances. Si nous allions au quartier juif visiter leur synagogue où ils seront tous rassemblés pour cette cérémonie ? »

Deux assassins
La suggestion plut au prince. Ils se dirigèrent tous les trois vers le quartier juif. La nouvelle de cette visite les avait précédés, si bien que lorsque le prince et ses deux serviteurs parvinrent au portail de la synagogue, le « 'Hakham Bachi » (Grand-Rabbin) et les chefs de la communauté les y attendaient. Ils voulaient recevoir le prince avec tous les honneurs dignes de son rang. Le Grand-Vizir, qui était venu assister à l'office religieux, se trouvait parmi eux.

Les serviteurs du prince sautèrent vivement à terre et s'empressèrent autour de leur maître pour l'aider à descendre de sa monture. Se conformant au plan minutieux qu'ils avaient préparé, l'un d'eux tira brusquement de son fourreau l'épée du prince et la tint la pointe levée vers le haut ; pendant ce temps, l'autre gardait prisonnier dans l'étrier le pied de son maître, alors qu'il essayait de descendre de cheval. Le prince, ne parvenant pas à se dégager, perdit l'équilibre et s'abattit sur la pointe de l'epée que le serviteur tenait fermement levée vers lui. Elle lui traversa le cœur, il tomba raide mort à leurs pieds.

Tout cela se produisit à la vitesse de l'éclair. Et les gestes étaient si bien orchestrés que nul ne comprit ce qui s'était réellement passé. La nuit complice tombait. Aussitôt leur forfait accompli, les deux coquins se mirent à pousser des cris et à accuser les Juifs de ce crime. Puis, abandonnant le corps inanimé du prince à la porte de la synagogue, ils partirent au galop en direction du palais.

Trois jours de jeûne
Les Juifs étaient frappés de stupeur devant cette calamité inattendue. L'esprit joyeux de Pourim céda la place à une angoisse et à une tristesse profondes.

Entre-temps, le corps du prince était transporté au palais où le roi pleura amèrement la perte de son fils bien-aimé. Les deux serviteurs lui avaient raconté leur fable : un assassin juif était responsable de cet immense malheur. Il les crut et ordonna sur-le-champ à l'armée d'encercler le quartier juif. Nul ne devait en sortir. Et il donna aux Israélites trois jours pour lui livrer le meurtrier. Passé ce délai, on mettrait le feu à tout le quartier et tous ses habitants, hommes, femmes et enfants, périraient dans les flammes.

Le Grand-Vizir fit de son mieux pour persuader le roi que ses frères juifs ne pouvaient avoir commis un crime aussi révoltant contre D.ieu et contre leur souverain. Mais ce fut peine perdue ; ce dernier resta sourd à ses arguments. Il lui retira ses hautes fonctions et lui ordonna de regagner le quartier juif. Là, il partagerait le sort de ses coreligionnaires. Les ministres qui avaient ourdi cet atroce complot feignirent un grand chagrin. Au fond d'eux-mêmes, ils jubilaient.

Comme toujours aux heures de détresse, le 'Hakham Bachi proclama un jeûne public et appela tous ses frères à implorer leur Père Céleste de toute leur âme. Le jeûne durerait les trois jours suivants et tous, les hommes, les femmes et même les enfants devaient l'observer. Pendant ces trois jours, aucune nourriture ni aucune boisson ne toucheraient leurs lèvres. Les Juifs âgés demeureraient dans la synagogue jour et nuit. Chacun pria et implora. Les cœurs étaient pleins d'affliction et les yeux, de larmes. Le troisième jour, les prières redoublèrent d'intensité et les lamentations montèrent jusqu'au Trône Céleste.

Tard dans l'après-midi de ce dernier jour, un petit garçon dit soudain à sa mère : « Maman ! D.ieu a accepté nos prières. Donne-moi maintenant quelque chose à manger, car j'ai grand-faim ! »

Les Saints Psaumes
La mère en fut effrayée. « Ne parle donc pas de la sorte, mon petit ! dit-elle à son fils. Le 'Hakham nous a ordonné à tous d'observer le jeûne jusqu'à la fin... »

Mais le garçon continua à dire qu'il avait faim et qu'il n’était plus nécessaire de jeûner plus longtemps puisque D.ieu avait accepté leurs prières...

Devant cette insistance, la mère décida d’emmener son fils chez le 'Hakham. Elle était si affaiblie par le jeûne qu’elle arrivait à peine à se traîner.

Le garçon répéta au 'Hakham les mêmes paroles qu'à sa mère.

« Dis-moi, mon petit, qu'as-tu appris ce matin au 'Hédère ? », demanda le 'Hakham.

« J'ai appris que le roi David dit dans les saints Psaumes (Psaumes 8,3) : « Par la bouche des enfants et des nourrissons, Tu as fondé Ta puissance pour confondre Tes adversaires, pour réduire à l’impuissance l'ennemi et l’adversaire rancunier », répondit le garçon. Et il poursuivit : « Emmenez-moi chez le roi, je lui dirai qui a tué son fils ! »

On s'occupa fébrilement de la toilette du jeune enfant, on le revêtit de ses habits chabbatiques, et il fut emmené sous bonne escorte au palais par le 'Hakham Bachi et le Grand-Vizir. Il en était temps, car le jour baissait, et le roi attendait la réponse avant le coucher du soleil.

Dans la salle du trône, étendue dans un cercueil d'or découvert, la dépouille du prince héritier était visible. Le roi, ses ministres et ses serviteurs l'entouraient.

« Emeth »
Le garçon s'avança. Il était très pâle, mais il dit d'une voix assurée : « Majesté, D.ieu m'a envoyé pour vous révéler le nom de celui qui a tué votre fils bien-aimé. »

Ayant prononcé ces paroles, il s'approcha du cercueil et posa un fragment de parchemin sur le front du prince. Sur ce parchemin étaient inscrites trois lettres hébraïques, aleph-mèm-tav : la première de l'alphabet, celle du milieu et la dernière. Ensemble, elles formaient le mot « émeth » (« vérité »).

« Dis-nous la vérité, dit le garçon en s'adressant au prince mort. Qui t'a tué ? »

A la stupéfaction générale, le cadavre se redressa et pointa un index raidi vers ses deux serviteurs qui se tenaient debout, tout tremblants.

« Rentre dans ton sommeil, ô Prince ! » dit alors le garçon.

Aussitôt la première lettre disparut. Seules demeurèrent sur le parchemin les deux dernières, formant le mot « meth » (« mort »).

Une délivrance miraculeuse
Les deux scélérats se jetèrent aux pieds du roi, implorant sa pitié. Mais avaient-ils eu pitié, eux, du prince qu'ils avaient froidement assassiné ? Avaient-ils eu pitié des nombreux enfants juifs et de leurs parents dont ils souhaitaient la mort ? Le roi non plus n'eut pas de pitié pour les deux traîtres. Il donna l'ordre qu'on les pendît haut et court. Avant de mourir, ils lui révélèrent les noms des ministres qui avaient monté le complot. Eux aussi, dix en tout, furent pendus.

Pour les Juifs du Yémen, c'était une délivrance miraculeuse. Ils décidèrent alors d'observer ce « Pourim Teimane » comme un jour de réjouissances et d'actions de grâces à l'adresse du Tout-Puissant et ce, chaque année le jour suivant Chouchane Pourim.

Et le petit garçon ? Il grandit et devint un saint Tsaddik. Et quand le 'Hakham Bachi, après une longue vie, rendit son âme au Créateur, celui qui avait été ce petit garçon fut choisi pour lui succéder à la tête de la communauté juive de tout le Yémen.
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Pourim
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MessageSujet: Re: HISTOIRE DE POURIM LA FETE DES SORTS   Ven 11 Mar 2011 - 14:55

Pourim Vincent
Miracle à Francfort


par Nissan Mindel

Voici l'histoire de « Pourim Vincent » qui eut pour cadre la ville allemande de Francfort-sur-le-Main il y a environ quatre siècles.

Cette ville était déjà à l'époque un centre d'affaires important. La foire commerciale annuelle attirait des négociants nombreux qui venaient de tous les coins du pays vendre leurs marchandises. Les commerçants de Francfort formaient des Guildes, associations professionnelles puissantes qui avaient une part non négligeable dans la conduite des affaires de la ville.

La collectivité juive de Francfort comptait environ trois mille âmes. Prospère et bien organisée, elle était dirigée par le Grand-Rabbin et les chefs de la communauté. Le ghetto était, il est vrai, surpeuplé, et les rues étroites et obscures. Néanmoins, les foyers israélites étaient pleins de lumière et de chaleur : la lumière de la Torah et des mitsvot, et la chaleur de l'affection réciproque que les Juifs se portaient. Une fête dans une famille était une occasion de se réjouir pour toute la communauté, de même qu'un événement triste qui touchait quelques-uns était partagé par tous.

Cette communauté était constituée principalement par des ouvriers, des artisans, des boutiquiers, des commerçants et des colporteurs. Toutefois, elle comptait aussi de grands négociants qui contribuaient à faire de cette ville le centre d'affaires florissant qu'elle était. La présence de la haute finance complétait le tableau de cette activité intense ; elle effectuait toutes les opérations de banque sans lesquelles le développement commercial d'une métropole serait inconcevable.

L'Empereur d'Allemagne avait pleine conscience de l'importance primordiale des juifs et de leur utilité, aussi bien pour le pays en général que pour le trésor de la Couronne en particulier. Ces derniers payaient de lourds impôts auxquels s'en ajoutaient d'autres, contrepartie inévitable des « privilèges » accordés aux commerçants juifs. Aussi la communauté pouvait-elle compter sur la protection de l'Empereur. Elle était en quelque sorte sa « chose », sa propriété personnelle. Telle fut la vie des Juifs à Francfort, semblable d'ailleurs à celle de leurs frères dans beaucoup d'autres villes. Ils dépendaient du bon plaisir du souverain et des sentiments plus ou moins favorables que leur portaient les hauts fonctionnaires locaux. De droits, ils n'en avaient point ; seulement des « privilèges », en échange desquels il fallait toujours payer.

Vincent Fettmilch
Au moment où se passa notre histoire, l'Empereur Mathias venait de monter sur le trône. Pour lieu de son couronnement, il choisit Francfort, et informa de sa décision le gouverneur de la ville afin qu'il fît les préparatifs nécessaires. La cérémonie devait s'effectuer avec tout le faste et toute la pompe possibles en l'été de 1612 (soit l'an 5372). Le gouverneur réunit les membres du Conseil municipal et les informa de la décision de l'Empereur.

– C'est une occasion unique pour notre ville, leur dit-il. Elle rassemblera sous nos cieux toute la noblesse du pays ; des rois, des princes étrangers et leur suite ; l'armée, sans compter les nombreux visiteurs et touristes ; bref, le profit pour notre ville sera considérable.

– Ce profit sera-t-il pour nous ou pour les Juifs que nous haïssons ? demanda soudain une voix rude.

Tous les regards se tournèrent vers l'homme qui venait de parler. C'était Vincent Fettmilch, président de la puissante Guilde des Boulangers.

Nul n'ignorait la haine qu'il portait aux Juifs. C'était un homme d'une force physique peu commune ; à le voir, on l'aurait pris pour un lutteur professionnel. D'ailleurs, fier de sa force, il n'y avait rien qu'il aimât autant que se battre. Quand il avait bu, ce qui lui arrivait souvent, il se battait avec quiconque se trouvait sur son chemin. Mais rien ne lui faisait plus plaisir que de chercher querelle aux Juifs qu'il haïssait, comme nous l'avons dit, de tout son cœur.

Accompagné d'un groupe de spadassins à sa solde, il faisait irruption dans le ghetto et attaquait hommes, femmes et enfants, sans discrimination ; il suffisait d'avoir le malheur d'être là où il passait. Il était sûr de l'impunité, car les magistrats de la ville le redoutaient. Mais quand ces lâches attaques se répétèrent sans que les autorités locales songeassent à s'en émouvoir, les Juifs, ne pouvant compter que sur eux-mêmes, organisèrent leur propre défense. Un certain nombre de bouchers, de cochers et de porteurs résolus s'armèrent de matraques et attendirent de pied ferme Fettmilch et sa bande. Quand ces hommes avinés firent leur apparition au ghetto, ils furent reçus de manière telle qu'ils perdirent toute envie d'y revenir. Fettmilch lui-même fut le premier à prendre ses jambes à son cou ; mais, si vite qu'il courût, il ne s'en tira pas sans dommage. Cela eut pour résultat d'attiser sa haine déjà vive pour les Juifs ; il jura de se venger. Il attendit patiemment que vînt l'occasion ; elle se présentait maintenant.

Il se leva brusquement et informa avec arrogance que ni lui, ni la Guilde des Boulangers ne participeraient au couronnement tant que leurs demandes ne seraient pas satisfaites.

Il y eut un grand tumulte. Tous les présents se rendaient compte que sans la participation de la puissante guilde la cérémonie était d'avance vouée à l'échec. Car comment imaginer une telle célébration sans une provision abondante de pain tant pour les hommes du roi et sa suite que pour les nombreux invités. Des complications sérieuses en résulteraient dont le maire serait tenu pour seul responsable ; il en fut très ennuyé. Il fallait arriver à un arrangement avec Fettmilch, il n'y avait pas d'autre choix.

– Quelles sont vos demandes ? fit-il, s'adressant à lui.

Des demandes exorbitantes
– Les Juifs jouissent de trop de privilèges, dit sans ambages ce dernier. Ils nous ont privés de notre travail et de notre gagne-pain. Des restrictions doivent leur être imposées : d'abord, ils ne devraient pas être autorisés à se construire de nouveaux foyers, ni à lancer des entreprises nouvelles ; ensuite, nous réclamons à leur encontre l'interdiction de toute opération financière ou bancaire quelle qu'elle soit ; l'accès à la ville doit, d'autre part, leur être refusé...

Et Fettmilch continua à énumérer ses exigences, la dernière étant ni plus ni moins que l'expulsion de Francfort de la moitié de la population juive.

Les chefs de certaines guildes, voyant qu'ils n'auraient qu'à y gagner, firent chorus avec lui, ajoutant à ses exigences d'autres que leur intérêt égoïste leur dictait. En dépit de ce soutien, Fettmilch n'eut pas la majorité des voix nécessaire, et le vote qui suivit fut contraire à ses desseins.

Ce nouvel « Haman » germanique ne désarma pas pour autant. Tenace, il continua de comploter contre les Juifs et, recourant tantôt aux promesses, tantôt aux menaces, il arriva à réunir au Conseil la majorité requise pour le vote qui faisait droit à ses demandes. Fettmilch avait désormais les mains libres, il pouvait réaliser son plan criminel. Le Conseil décida d'envoyer à l'Empereur une plainte officielle contre les Juifs de Francfort, les accusant, faussement bien entendu, d'abuser de leurs privilèges, nuisant ainsi gravement aux intérêts de la population chrétienne. Cette plainte était assortie d'une requête tendant à une limitation des prérogatives accordées aux Juifs, et à l'expulsion de ceux parmi eux qui ne pouvaient se prévaloir d'une fortune supérieure à 1500 florins.

Opposition de l'Empereur
L'Empereur, qui se rendait compte qu'une mesure aussi draconienne aurait pour conséquence directe et immédiate de graves difficultés de trésorerie pour la couronne, rejeta cette requête. Ce refus aviva la colère de Fettmilch et de ses acolytes. Ils firent irruption dans le ghetto alors que les Juifs, assemblés dans la synagogue, faisaient leurs prières, et se livrèrent à toutes sortes de déprédations et au pillage des maisons. Une défense fut hâtivement improvisée, mais cette fois les Juifs ne purent tenir tête à un ennemi plus nombreux et mieux armé. Ils durent battre en retraite. Toute résistance désormais éliminée, les assaillants, et Fettmilch à leur tête, purent poursuivre à loisir leur œuvre de destruction et de pillage, allant jusqu'à profaner la synagogue. Ils blessèrent ou tuèrent un grand nombre de Juifs. Ceux qui échappèrent à ce massacre furent conduits au cimetière hors de l'enceinte du ghetto. Là on leur intima l'ordre de disparaître s'ils ne voulaient pas perdre la vie. Il ne leur fut pas permis d’emporter quoi que ce soit.

Quelques Juifs avaient trouvé refuge auprès de voisins chrétiens sur l'amitié desquels ils pouvaient compter. Mais quand Fettmilch découvrit qu'on leur avait donné asile, il fit savoir dans la ville que tout chrétien qui aiderait de quelque manière un Israélite recevrait le même traitement que ce dernier.

Un rebelle
Il ne resta pas un seul Juif à Francfort. La communauté jusqu'alors si florissante n'était que ruines.

Les réfugiés de Francfort se dirigèrent vers les villes voisines d'Offenbach et de Hanau, où leurs frères les reçurent à bras ouverts et firent de leur mieux pour les réconforter et les aider.

Quand la nouvelle de la destruction de la communauté juive de Francfort parvint à l'Empereur, il entra dans une grande colère. Nous l'avons dit, il considérait les Juifs comme sa propriété ; les attaquer, les piller, c'était s'en prendre aux biens mêmes de la couronne. L'Empereur y vit ni plus ni moins qu'une rébellion ouverte contre son autorité ; il décida de sévir, de l'étouffer dans l'œuf avant qu'elle se développât et mît en danger le trône même. Il dépêcha un émissaire au maire de Francfort, avec l'ordre d'arrêter Vincent Fettmilch et de l'amener pour répondre de l'accusation de trahison. Un autre ordre complétait le premier : le maire devait autoriser les Juifs à rentrer à Francfort, leur restituer leurs foyers et leurs biens, et les dédommager de toutes les pertes subies.

Un châtiment mérité
Pendant le laps de temps qui s'écoula entre la décision impériale et son exécution, Fettmilch et sa bande continuèrent à terroriser la ville et ses environs. Il fut enfin arrêté et, peu après, condamné à mort comme rebelle. Son exécution fut fixée au 20 Adar (en l'an 5376, soit en 1616). Ce jour même les Juifs de Francfort regagnèrent leurs foyers, à temps pour assister, avec le reste de la population, au châtiment mérité de celui qui avait été cause de leurs malheurs. Il fut pendu comme un vulgaire malfaiteur sur la place du marché. Pour l'exemple, sa tête fut ensuite tranchée et exposée au haut d'un mât. Au surplus, ordre avait été donné de brûler sa maison et d'expulser de la ville toute sa famille. Ce qui fut fait sans délai.

Pour les Juifs de Francfort, le 20 Adar n'était ni plus ni moins qu'un second Pourim. Aussi, décidèrent-ils d'observer ce jour comme une fête, et lui donnèrent le nom de Pourim Vincent. De plus, en souvenir des victimes et des souffrances subies, la veille, soit le 19 Adar, fut proclamé jour de jeûne public. Semblable au jeûne d'Esther, celui-ci devint pour les Juifs de Francfort un jour de prière et de repentance ; mais le lendemain, comme Pourim, était marqué par des réjouissances et des actions de grâce par lesquelles les Juifs exprimèrent leur gratitude au Tout-Puissant pour les avoir sauvés de ce nouveau Haman.

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Anita Anidjar Ponte
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MessageSujet: Re: HISTOIRE DE POURIM LA FETE DES SORTS   Ven 18 Mar 2011 - 12:45

Bonne fete de pourim a tous les juifs du monde, paix et tranquilite sur toute la planete.

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