HISTOIRE DES JUIFS DU MAROC PAR SOLY ANIDJAR

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 HISTOIRE DE MA FAMILLE AU BORD DE L'AMAZONIE

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Soly Anidjar
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MessageSujet: HISTOIRE DE MA FAMILLE AU BORD DE L'AMAZONIE   Sam 1 Déc 2012 - 18:55

Ma famille  les Anidjar, est a sa 4 ème génération installée au Brésil, elle s'oriente nettement en faveur des professions libérales (médecins, ingénieurs et avocats.
C'est à travers les Synagogue et les institutions communautaires que se transmettent un ensemble de traditions judéo-marocaines.

A Pará, la communauté de Belém est particulièrement active, et fait de nombreux efforts pour maintenir ses traditions marocaines,au mois d'août cette année aura lieu une réunion,avec des membres de la famille Anidjar qui habitent dans 4 coins du monde j'y suis invitée également malheureusement le Brésil pour moi c'est trop loin......................

Certains de ses membres distillent encore de la mahya (eau-de-vie à la marocaine).


Le Centro Israélita do Pará existe depuis 1918.
Créé par des descendants des premiers pionniers juifs marocains,Les familles roffe,anidjar et benarosh. il fédère les communautés du Pará, et comprend une école, deux centres d’activités culturelles et sociales (société d’entraide) et deux synagogues, Echel Abraham et Shaar Hachamaïm dont les membres-fondateurs sont les Bentolila, Benatar, Benzékri, Larédo, Seruya, Azoulay.

La communauté de Manaus, en Amazonie est plus éloignée de la tradition que celle de Belém, mais c'est autour de la synagogue que s’organisent des activités culturelles, communautaires et éducatives. Le Comité israélite dasAmazonas, fondé en 1929 est l’oeuvre des descendants des premiers immigrés juifs marocains et profite de la prospérité de la ville. La communauté de Rio de Janeiro bénéficie des activités de l’União israelita Chel Gemilout Hassadim, fondée en 1882 et qui poursuit ses activités aujourd'hui.
Parmi les personnalités dont les ancêtres viennent du Maroc, on peut noter les noms de Abraham Ramiro Bentés, un général de l’armée brésilienne, président de la communauté juive marocaine et écrivain, le député M. Ruben Medina, réélu six fois au Congresso Nacional depuis 1967 et président du parti Frente Liberal (PFL),

le professeur Méir Benchimol, auteur de l'ouvrage Eretz Amazonia, Os Judeus na Amazonia et professeur à l'Universidad da Amazonias où enseignent de nombreux Brésiliens d'origine marocaine dans les différentes disciplines (médecine, économie, administration, ingienerie, mathématiques, etc.).
le cimetiere,des juifs marocains d'amazonie s'appelle cimenterio roffe,
meme que les membres de la famille se soit assimilee avec le temps ils pratique le judaime,si vous avez des questions a poser ,pas de probleme je suis par le net en contact avec mon arriere cousine telma de manaus.

voici une vue du rio Amazonas,avec les membres de ma famille par alliance.




Dernière édition par Soly Anidjar le Jeu 1 Déc 2016 - 21:39, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: HISTOIRE DE MA FAMILLE AU BORD DE L'AMAZONIE   Sam 1 Déc 2012 - 18:58

Lucas Anidjar 3 eme generation au Bresil et Samuel Anidjar 4eme generation



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MessageSujet: Re: HISTOIRE DE MA FAMILLE AU BORD DE L'AMAZONIE   Sam 1 Déc 2012 - 19:15

alors pour ceux qui veulent savoir sur les marocains au Brésil,voici leur histoire:

Les Juifs marocains au Brésil

L'attrait pour le Brésil, qui détient le monopole du commerce du caoutchouc, s'exerce au cours du XIXe siècle, sur les Juifs marocains qui veulent échapper aux conditions de pauvreté, aux épidémies et à l'insécurité politique.

L'existence d'une ligne maritime régulière entre Tanger et Belém facilite les départs d’une population qui vient surtout de la région du Nord du Maroc (Arzila,Tétouan, Tanger et Larache.

Attirés par Eldorado sud-américain, ils tentent leur fortune dans de petites villes amazoniennes (Garupa, Cameta, Macapa, Breves, Itaituba, Santarem et aussi à Belem et Manaus. Une communauté s’installe également dans la capitale, Rio de Janeiro et, plus récemment, à Sao Paulo .Je vous montrerais aussi les villes avant et après,c'est à dire il y a un siècle et aujourd'hui.



La crise de l'industrie du caoutchouc entraîne un exode de la majorité de ceux qui sont en Amazonie à se diriger vers les villes où ils s’assimilent.

Si, dans ces diverses communautés, la tradition marocaine demeure importante (avec le maintien de la hakétia et des habitudes alimentaires,jusqu'à aujourd'hui), plusieurs de leurs membres se considèrent comme des Juifs d'origine espagnole, même si leur langue aujourd'hui est l'anglais et le portuguais.
On peut aujourd’hui observer un retour aux sources marocaines dans certaines de ces communautés.

Les villes amazoniennes connaissent une période de prospérité relative entre 1940 et 1960, avec le développement de nombreuse firmes qui participent au développement régional, comme à Bélem où l'industrie et le commerce dominent. Mais plusieurs de ces industriels quittent la région dans les années 1960 pour Rio de Janeiro où les marchés sont plus favorables.

Plus récemment, des petites et moyennes entreprises commencent à prendre leur essor, dans le domaine pharmaceutique, l'immobilier et le petit commerce. A Manaus, le commerce du caoutchouc et la création d'une zone franche. attirent les Juifs des villes de l'intérieur.









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MessageSujet: Re: HISTOIRE DE MA FAMILLE AU BORD DE L'AMAZONIE   Sam 1 Déc 2012 - 19:22

Le Brésil, ce pays composé de 26 Etats, traversé par le fleuve Amazone, compte plus de 160 millions d'habitants concentrés sur la plaine côtière. Une communauté juive, forte de 150 000 âmes, s'y est épanouie. Une goutte d'eau au milieu de l'océan. Des spécialistes de l'Université de Sao Paulo affirment pourtant que les Juifs ont façonné le Brésil, contribuant à son développement économique. Aujourd'hui, ils occupent des postes clés qui avivent les langues antisémites. Mais les Juifs de Rio de Janeiro, Sao Paulo ou Recife doivent lutter contre un danger plus insidieux : le phénomène d'assimilation qui s'accélère avec la multiplication des mariages mixtes.

L'histoire des Juifs du Brésil est étroitement liée aux voyages de Gaspar De Gama, un Juif de naissance, kidnappé enfant, puis baptisé de force. Il accompagnait l'amiral Pedro Alvares Cabral quand ce dernier découvrit les terres d'un Nouveau Monde, le futur Brésil, en l'an 1500, dont il prit possession au nom du roi du Portugal. Il ouvrit la voie aux Juifs qui fuyaient l'inquisition espagnole et qui s'installèrent en tant que Nouveaux chrétiens ou Conversos (Juifs convertis au christianisme). Ces deniers développèrent avec succès des plantations de cannes à sucre en dépit du harcèlement constant de l'inquisition brésilienne. En 1624, la Hollande conquit une large partie du nord-est du Brésil et permit aux Juifs de vivre libres et sans contrainte, amorçant une vague d'immigration. Aussi, en 1636, la communauté juive put ériger la première synagogue Kahal Zur, à Recife, devenue la capitale de la colonie hollandaise. Sous la loi néerlandaise, les Juifs s'enrichirent grâce à l'industrie de la canne à sucre. Les hommes tombés en esclavage affirmaient préférer travailler pour les Juifs qui leur accordaient deux jours de repos, le Chabath et le dimanche tandis que les Portugais leur donnaient le dimanche seulement alors que les Hollandais les faisaient besogner la semaine entière. En 1642, le rabbin d'Amsterdam, Isaac Aboab de Fonseca vint diriger la communauté de Kahal Zur et celle de Magen Avraham à Mauricia. Dans la partie hollandaise, la population juive atteint le nombre de 1500, la moitié des Européens. Mais à Sao Paulo, les Juifs auraient été rapidement assimilés sous la pression de l'Inquisition. Néanmoins de récentes preuves ont révélé que certaines tribus dans la jungle brésilienne allument des bougies le vendredi soir et s'interdisent de manger du porc. Des chercheurs envisagent la possibilité que ces membres pourraient être les descendants de ces Marranes qui se seraient alors cachés dans la jungle afin de ne pas abjurer leur foi. En 1647, les autorités portugaises arrêtèrent Isaac de Castro qui enseignait la loi juive dans la partie brésilienne contrôlée par les Portugais. Il fut envoyé au Portugal, jugé puis brûlé vif sur le bûcher de l'Inquisition. Les persécutions portugaises contre les Juifs s'intensifièrent. Ceux qui n'étaient pas tués, fuyaient vers l'intérieur des terres brésiliennes. Ces crypto juifs qui cachaient leur pratique du Judaïsme devinrent des cow-boys ou des propriétaires de ranch. Les persécutions, les arrestations et les confiscations de biens obligèrent les Juifs à quitter le pays. L'économie brésilienne subit le contrecoup de ces départs. En 1655, le symbole de la communauté juive, la synagogue Kahal Zur ferma ses portes. Plus d'un siècle plus tard en 1773, un décret royal mis fin à la discrimination contre les Juifs mais ce n'est qu'en 1822, lorsque le Brésil obtint son indépendance, qu'une vague d'immigrants juifs originaires du Maroc débarquèrent à Belem, au nord du Brésil. Ils construisirent une synagogue baptisée Porta da Ceu (Porte du Ciel) en 1824 et une seconde à Manaus, au bord de la rivière amazonienne. La communauté séfarade comptait 800 personnes en 1915. A la fin du 19ème siècle, les Juifs d'Europe eurent l'idée d'installer des colonies agricoles au Brésil. La première ferme fut établie en 1902 par l'Association de la Colonisation Juive (JCA) au environ de Santa Maria, au sud du Brésil.


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MessageSujet: Re: HISTOIRE DE MA FAMILLE AU BORD DE L'AMAZONIE   Sam 1 Déc 2012 - 19:25






La fille du cousin germain de tata Fortuna Anidjar-Roif

Telma Anidjar a 5 ans et a 15 ans


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MessageSujet: Re: HISTOIRE DE MA FAMILLE AU BORD DE L'AMAZONIE   Sam 1 Déc 2012 - 19:45



Histoire a Samuel Anidjar racontee par sa petite fille Telma Anidjar

SAMUEL ANIDJAR EST LE FILS DE AZIZA ET DE AVRAHAM ANIDJAR (grands-parents a tata Fortuna Anidjar Roif)


Samuel Anidjar est parti a l'age de 13 ans au Bresil, avec des cousins, il a laisse a Arzila au Maroc ses parents et freres:
voici le nom des freres de Samuel:

ANNO ,LEVY, YOSSEF, CAMILA, MESSODY

Anno s'est marie avec le frere a mon grand-pere Ruben Anidjar en 1910

Camila etait la maman a Fortuna Anidjar Roif qui s'est marie avec le frere a mon pere Salomon Anidjar


Messody etait la maman de Aziza, qui s'est marie avec Avraham Bensicsu, le cousin germain de mon papa




(mon papa Jacoby Anidjar)



3 soeurs de Samuel Anidjar

ANNO, CAMILA, MESSODY

sont entrees, dans notre famille.



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MessageSujet: Re: HISTOIRE DE MA FAMILLE AU BORD DE L'AMAZONIE   Sam 1 Déc 2012 - 19:47



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MessageSujet: Re: HISTOIRE DE MA FAMILLE AU BORD DE L'AMAZONIE   Sam 1 Déc 2012 - 19:47



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MessageSujet: Re: HISTOIRE DE MA FAMILLE AU BORD DE L'AMAZONIE   Sam 1 Déc 2012 - 19:49

carta que recibi de telma anidjar:



Aquí están los nombres y las fechas de mi abuelo, abuela, y el nacimiento de los niños, muerte, lugar del nacimiento, etc.



Lugar conocido de la muerte de la ciudad del nacimiento de la muerte del tiempo del nacimiento de la muerte





Samuel Anijar: fallecio el 8 Maio 1974 en Belem, Para, Brazil y nacio el 10 Fev. 1888 en Arzila maruecos


Estrella Benarosh/Anijar :fallecio el 3 Septiembre 1986 en Belem, Para, Brazil y nacio el 25 Jan. 1892 Arzila Maruecos


1-Avraham anidjar fallecio el 20 Septiembre 1986 en Belem, Para, Brazil y nacio el 17 Marzo 1910 10:00 de la manana.


2-Jacob Anijar :fallecio el 19 Junio 1936 en Belem, Para, Brazil y nacio el 19 Marzo 1912 en Rofland, Amapa a las 8 de l manana.


3-Jose Anidjar1- fallecio el 2 Noviembre 1919 Rofland, Amapa y nacio el 15 Jul 1914 Rofland, Amapa a las15:00


4-Victoria Anidjar: fallecio el 15 Setptiembre.1995 Belem, Para, Brazil nacio el 12 Diciembre 1916 Rofland, Amapa a la 3:00


5-Levy Anidjar:fallecio el 26 Nov. 1996 Belem, Para, Brazil 11 Out. 1918 Rofland, Amapa 14:30


6-Jose Anidjar2 :nacio el 14 Jan. 1921 Rofland, Amapa


7-Isaac Anidjar :nacio el 22 Abril 1923 Rofland, Amapa


8-Salomao Anidjar:fallecio el 5 Diciembre 1983 Belem, Para, Brazil y nacio el 6 Abril 1925 Rofland, Amapa 18:30


9-Moyses Anidjar:fallecio el 3 Abril 1987 Belem, Para, Brazil ,nacio el 9 Diciembre1926 Rofland, Amapa 15:00


10-Haziza Anidjar : nacio el 17 Mar. 1928 Belem, Para


11-Ana/Anita Anidjar:nacio el 5 Jul. 1929

La primeira fotos es de todos los hijos, yernos y yernas (genros) y los nietos


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MessageSujet: Re: HISTOIRE DE MA FAMILLE AU BORD DE L'AMAZONIE   Sam 1 Déc 2012 - 19:54

L'AVENTURE AMAZONIENNE DE DAVID S. AMIEL


http://www.alainamiel.com/amazonie/juifsdamazonie.htm

Le Mellah de Rabat, enserré par de hauts murs, était surpeuplé et misérable. Les petites échoppes de boulangers, volaillers, poissonniers, vendeurs de tissu, ou de légumes se succédaient dans les petites rues où les innombrables petits métiers assuraient une survie difficile à une population qui comptait beaucoup de mendiants.

Instruit sans doute à l'école de l'Alliance Israélite de Rabat, une de ces écoles impulsées dès 1862 par un groupe d'intellectuels parisiens dont le projet était " de faire des juifs des citoyens modernes et éclairés partout à travers le monde ", le jeune David S. apprend à lire et écrire dans sa langue maternelle, un arabe judéisé, retranscrit en caractères hébraïques. Probablement avait-il appris aussi l'espagnol, celui des communautés originaires de Tétouan ou Tanger, très présentes à Rabat.

David S. est marié depuis trois ans et père d'Elie, un garçon de deux ans. La survie d'un jeune couple étant très difficile et les perspectives très sombres, il prend la décision de partir pour l'Amazonie en 1904 - il a 22 ans. Cette émigration vers l'Amérique du Sud est déjà le fait de nombreux Juifs marocains attirés par le "boom du caoutchouc" d'Amazonie.
Le "cao-otchu", "bois qui pleure", un arbre très commun en Amazonie, utilisé par les Indiens depuis des siècles pour ses propriétés particulières d'élasticité et d'imperméabilité (fabrication de balles à jouer et imperméabilisation leurs canots), va connaître un essor inattendu.
L'Amazonie qui intéressait peu jusque-là, s'ouvre très rapidement au commerce international. A partir de la moitié du XIXe siècle, des inventions suivies d'applications industrielles (tissu imperméable et pneus) entraînent une demande croissante et une multiplication des liens commerciaux afin d'acquérir le latex, très recherché.
Les Indiens, souvent esclavagisés - les seringueros -, vont le récolter pour des compagnies qui vont s'enrichir très rapidement et développer de façon intensive le commerce tout le long de l'Amazonie A partir de 1885, la demande explose, entraînant un flux migratoire important et dont la renommée s'est étendue jusqu'au Maroc.
David est probablement parti avec un ami ou un groupe d'amis de sa génération décidés à quitter Rabat pour chercher fortune dans ce nouvel eldorado.
De Tétouan et de Rabat, une tête de pont avait été constituée par les premiers arrivants (dix à vingt ans auparavant) qui ont sans doute fait savoir à leurs familles et amis que les perspectives de faire du commerce et de gagner de l'argent étaient assez prometteuses.
Muni d'un petit pécule qui lui permettrait d'arriver à destination, il part pour Tanger (à dos d'âne ou à pied). De là, il embarque pour Lisbonne à bord d'un bateau transportant des marchandises ou du bétail.

Il reviendra une vingtaine d'années plus tard à Rabat retrouver sa femme et son fils et coulera des jours tranquilles jusqu'à son décès, un an avant ma naissance.
C'est pour qu'un de leurs enfants portent ses noms et prénoms - coutume juive très ancienne - que mes parents m'ont fait naître...

Désirant en quelque sorte revivre et comprendre cette "aventure ", j'essaie ici de retracer son trajet sous fome de lettres adressées à sa femme.
A ce webrécit, j'ai eu envie de joindre les photos des lieux qu'il a traversés et quelques cartes géographiques pour mieux me plonger dans cette Amazonie du début du XXe siècle où il a vécu et travaillé...


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MessageSujet: Re: HISTOIRE DE MA FAMILLE AU BORD DE L'AMAZONIE   Sam 1 Déc 2012 - 19:54

David. S. Amiel en Amazonie suite...


Début septembre 1904, David quitte Rabat avec son ami d'enfance Albert.. Leur première destination : Tanger.
Ma chère femme,
Je t'écris de Tanger où nous venons d'arriver. La route a été longue, moitié en dos d'âne, moitié à pied. Il faisait très chaud, mais tout s'est bien passé, nous avons dormi deux nuits à la belle étoile. On est chez la tante d'Albert qui nous a bien reçu.
On s'est déjà renseigné : il paraît qu'il y aura un bateau pour Lisbonne dans quelques jours, mais ce n'est pas encore sûr.
Demain, l'oncle d'Albert nous accompagnera au port que je n'ai pas encore vu.
Je voulais t'écrire ce petit mot pour dire que tu me manques déjà. Avec Albert, on n'a pas arrêté de se demander si on a bien fait de partir et de vous laisser. Mais la situation était trop difficile et la lettre de Meyer racontant toutes les possibilités de gagner de l'argent à Para nous font espérer que tout ira bien. J'espère avoir fait le bon choix même s'il doit nous séparer pour quelques années. Je t'embrasse tendrement.
David

8 septembre 1904

Ma chère femme,
On s'est un peu promené dans la ville. La baie est superbe avec une mer d'un bleu éclatant.
C'est juste devant nous que les eaux de la Méditerranée se confondent avec celles de l'Atlantique, ce qui donne à la mer cette couleur incomparable.
On voit les côtes de l'Espagne qui sont très proches. On habite dans le quartier du petit Socco qui est au centre de la ville, mais l'oncle d'Albert nous a conseillé d'aller voir le marché du grand Socco qui est à l'entrée de la ville. Il paraît que ce marché a toujours existé. C'est sûrement vrai tellement on y trouve des produits venus de tous les coins du monde. On a même assisté à l'arrivée d'une caravane de chameaux. C'était magnifique à voir tous ces chameaux aux couleurs bariolés et les bédouins habillés en bleu, les vrais hommes du désert.
A cet endroit aussi, l'Europe de l'Afrique se mélangent et échangent leurs produits.
Le palais du Sultan qu'on a vu de loin - il est gardé par des soldats sur des chevaux bancs - a l'air très grand et très beau.
Nous avons trouvé un bateau pour Lisbonne. Si Dieu veut, nous partirons demain matin très tôt. Nous n'avons pas eu le temps de voir toute la ville qui a l'air très grande, mais nous ne sommes pas là pour visiter mais pour partir au plus vite.
Je t'écrirai de Lisbonne. Je t'embrasse tendrement. Tu me manques.
David
18 septembre 1904
Chère Reina,
Nous sommes enfin à Lisbonne. On a voyagé à bord d'un bateau transportant des marchandises et du bétail. J'ai beaucoup souffert du mal de mer et des odeurs dans ce bateau crasseux où, pour nous réchauffer, nous avons dû dormir avec les bêtes. Je n'en voyais pas la fin. La mer était mauvaise et nous sommes restés tout le voyage calfeutrés dans les cales. Mais heureusement, ça c'est passé et je suis très heureux d'être à Lisbonne, la porte du Nouveau monde.
C'est une très grande ville. Au bord du Tage, il y a la grande tour de Bélem qui défendait la ville. C'est de là que tant d'explorateurs sont parti découvrir le nouveau monde. Et depuis, c'est le port principal pour rejoindre les Amériques. Car il y en deux…
Je me demande d'ailleurs si on n'aurait pas mieux fait de partir à New York. Il paraît que des juifs ont fait fortune là-bas.


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MessageSujet: Re: HISTOIRE DE MA FAMILLE AU BORD DE L'AMAZONIE   Sam 1 Déc 2012 - 19:55

David. S. Amiel en Amazonie suite...

Aujourd'hui, j'ai fait tout seul une grande promenade. C'est une drôle de ville : ça n'arrête pas de monter. Il y a des dizaines d'escaliers. On a l'impression qu'on en monte plus qu'on en descend : la ville est bâtie sur sept collines.
Les maisons ont souvent des façades très colorées faites de carreaux de céramique bleue, les azulejos. C'est très joli quand le soleil brille dessus.
J'ai fait aussi ma première ballade en tramway pour aller sur la colline qui domine la ville, dans le quartier de l'Alfama. C'est un vieux quartier rempli tès charmant. Le soir, dans les bars, des guitaristes accompagnent des femmes et des hommes gens qui chantent des chansons très tristes qui me rappellent les piyotims. Ils appellent leur musique : le fado. C'est très beau et triste. J'ai pleuré en pensant à nous, qui avons dû nous séparer… J'ai regretté d'être parti… Mais je ne vais pas revenir en arrière.
Je t'embrasse tendrement.
David

30 septembre 1904

Ma chère Reina,
Il y a déjà deux semaines que nous sommes à Lisbonne. Nous allons tous les jours au port pour nous renseigner.
Nous avons appris qu'un bateau allait partir pour Bélem dans trois jours, mais nous n'arrivions pas à voir le capitaine.
Aujourd'hui, on l'a enfin vu, il nous a dit qu'il pourrait nous embarquer au prix passager. Nous dormirons dans une cabine commune et pas dans la cale. Bien sûr, c'est plus cher, mais si nous restons encore ici, le peu d'argent qui me reste va être dilapidé.
Avec Albert, on doit lui donner la réponse demain et on partirait après-demain.

Ma prochaine lettre, si Dieu veut, te parviendra du Brésil. Pense à moi très fort. J'ai besoin de ton soutien moral pour tout ce qui va m'arriver. J'ai un peu peur quand même. Depuis que je suis parti de Rabat, cette peur ne m'a pas quitté. En plus du doute… Ai-je bien fait de prendre cette décision, je ne sais plus… Et puis ce long voyage sur la mer me fait peur. Déjà dans le bateau de Lisbonne, je croyais mourir dans cette mer remuante où on sent bien qu'on n'est pas grand-chose. Une vague un peu plus forte nous renverrait tous à Dieu.
Je ne veux pas t'inquiéter mais t'écrire me rapproche de toi et je n'ai personne à qui confier mes faiblesses.
Ce que je fais, je le fais pour nous. Et j'espère bien revenir auprès de toi après avoir gagné assez d'argent pour vivre tranquille.
Je t'aime.
David.

28 octobre 1904

Ma chère Reina
Je suis enfin dans le nouveau monde. J'espère que cette lettre ne mettra pas des mois à te parvenir. Je devine que tu dois t'inquiéter. De Lisbonne, on a donc embarqué sur ce bateau qui fait du commerce entre l'Europe et l'Amérique. La traversée de l'Atlantique que je craignais s'est bien passée. Au bout de dix jours, on a fait escale dans l'île de Madère mais on n'est pas descendu du bateau.

Dans le bateau, j'ai rêvé plusieurs fois de toi… Tu avais ton sourire si doux, incomparable, qui m'encourageait.
Au bout de vingt longs jours, on a quitté l'Océan Atlantique, le bateau a pénétré dans un estuaire si large qu'on ne distinguait pas les côtes. Seules les eaux un peu boueuses indiquaient qu'on n'était plus dans l'océan.
Le rio Para est un fleuve aux méandres innombrables et de marécages. Il est couvert de centaines d'îles de toutes dimensions, et de masses d'herbes flottantes...




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MessageSujet: Re: HISTOIRE DE MA FAMILLE AU BORD DE L'AMAZONIE   Sam 1 Déc 2012 - 19:56

David. S. Amiel en Amazonie suite...


Plus on approchait de Bélem, plus le fleuve était sillonné par des centaines de petits bateaux larges, très bas sur l'eau, quelques uns couverts étaient couverts à l'arrière d'espèces de coques qui formaient des toits arrondis. Il y vivent dessus en familles.
On a vu aussi des bateaux beaucoup plus grands avec des cargaisons de bois. Les immenses forêts qu'on voit le long du rio Para fournissent toutes sortes de bois précieux. Quel plaisir de voir enfin le grand Forte do Castelo qui domine l'entrée du port. Du bateau on commençait à voir les quais bordés de pilotis, de pontons en bois, et les chalutiers colorés. Quand enfin on a été à terre, ça m'a fait tout drôle après trois semaines de bateau. J'avais l'impression - et je l'ai encore - que le sol bougeait. Comme quoi on s'habitue à tout, même moi qui n'étais jamais monté sur un bateau de ma vie, j'ai l'impression maintenant d'être un marin et je regrette presque encore de ne plus voir tout autour de moi la plénitude bleue. Enfin, un cousin d'Albert était là, heureusement. On était tout perdus au milieu de milliers de gens qui couraient dans tous les sens. On ne savait pas par où partir. On s'est laissés entraîner par la foule. C'est là qu'on a rencontré Gilbert qui nous emmené chez son père. Il nous a bien accueilli dans sa boutique où il vend des tissus. On est restés avec lui jusqu'au soir. Il nous a conduits ensuite chez un cousin à lui qui pourrait nous loger.
C'est de là que je t'écris. A partir de demain, on doit chercher du travail.
Je t'écrirai très bientôt. Je sais qu'il va falloir un mois au moins pour que cette lettre te parvienne. Je t'embrasse tendrement. Je pense sans cesse à toi et à notre fils qui j'espère va bien. Embrasse toute famille pour moi.
David

7 novembre 1904

Chère Reina
Je n'ai pas de tes nouvelles mais de t'écrire me rapproche de toi. J'ai tellement envie de te raconter tout ce que je vois. Bélem est une grande ville de près de 100 000 habitants, avec des scieries, des manufactures, des ateliers, des comptoirs commerciaux… C'est est le plus grand port de l'Amazone, c'est d'ici que partent tous les bateaux qui sillonnent le fleuve.
J'ai beaucoup de mal à m'adapter à ce climat chaud et humide, un peu étouffant. La jungle est toute proche, elle pénètre dans la ville par endroits. Les rues sont bordées de manguiers.
Face au fleuve, le Ver-O-Peso (vérifier le poids) est un immense marché, le plus grand du Brésil. On y trouve de tout : des produits locaux artisanaux (poteries, paniers..) et alimentaires : poisson, viande, fruits et produits d'importation de tous les pays du monde. Il y a des fruits que je n'ai jamais vus…
Les bars, restaurants, les "Churrascarias" - sont bondés de gens de toutes nationalités ; on trouve aussi beaucoup aussi d'échoppes vendant de la pharmacie locale pour toutes sortes de maladies.
On a assisté à un pèlerinage énorme. Une foule de gens telle que je n'en ai jamais vue avec des milliers de petits bateaux qui couvraient le port. Plusieurs chars fleuris et la statue de la Vierge étaient portés par des milliers de personnes qui chantant des chantaient des chants religieux. C'était très impressionnant et très beau à voir. Il y avait une ambiance extraordinaire dans la ville pendant quelques jours.
Il y a un marché tout en fer, le "Mercado do Ferro". Il a été importé d'Angleterre en pièces détachées. On y trouve de tout. Le poisson est directement débarqué ici.
J'ai goûté leur nourriture locale, le couac, une sorte de semoule de manioc séchée préparée avec diverses sauces. J'ai bu toutes sortes de sucos (jus de fruit) délicieux et pas chers. Il fait chaud mais la petite averse quotidienne qui tombe en fin de journée est la bienvenue… Le climat tropical est très humide ! Au centre de Bélem, la Praça da Repùblica est très fréquenté par les commerçants, c'est le lieu de promenade favori.


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MessageSujet: Re: HISTOIRE DE MA FAMILLE AU BORD DE L'AMAZONIE   Sam 1 Déc 2012 - 19:56

David. S. Amiel en Amazonie suite...


3 décembre

Ma Reina,
Cela fait un mois qu'on est à Bélem. Ici, chacun dort dans un hamac replié le jour. Pour manger, on se débrouille. A part le shabbat chez l'oncle où on se retrouve beaucoup autour de la table.
On a visité quelques comptoirs tenus par des Juifs. Ils sont d'accord pour nous d'avancer des marchandises (tissus, graines, produits manufacturés) et un petit canot pour aller les troquer le long de l'Amazonie contre des produits locaux (peaux, épices, et bien sûr, autant que possible, contre du latex.
Pour l'instant, on donne un coup de main par ci, par là. Je gagne enfin un peu d'argent en aidant à vendre des tissus. Mais le principal, c'est de préparer notre départ sur le fleuve. J'apprends vite la langue brésilienne avec son accent très chantant.
L'oncle me parle en portugais et je m'habitue à connaître les mots importants. Il faut qu'on sache bien le parler pour faire du commerce et se faire comprendre des indiens qui vont nous accompagner.
Je commence à entrevoir l'espoir de bien m'en sortir. Je t'envoie un peu d'argent. J'espère t'en envoyer beaucoup plus quand on fera des affaires. Je pense à toi tous les jours
Ton David

18 décembre

Chère Reina,
On n'est toujours pas parti. C'est plus long que prévu. Il faut faire la tournée des marchands pour choisir ce qu'il y a de plus vendable. On a rencontré un cousin d'Albert qui vit dans une immense île face à Bélem qui s'appelle Marajó. Il nous a invité à venir passer quelques jours avec lui.
C'était magnifique, j'aurais aimé que tu soies avec moi pour voir toutes ces beautés. J'ai vu de merveilleux oiseaux chamarrés ; des perroquets, des canards, faucons, flamants roses qui s'ébattaient dans les lagunes et au bord des rivières ; je me suis baigné sur une plage d'eau douce de Mosqueiro, un vrai paradis. On a mangé des fruits délicieux.
On a été à cheval dans un petit village d'indiens où le cousin avait à faire, et croisé des immenses troupeaux de buffles.
Dans le village, il y avait de belles poteries très anciennes avec des figures géométriques.
On essaie d'apprendre aussi des mots de la langue des Indiens. L'oncle nous a expliqué comment travailler avec eux. Il dit que ce sont des personnes très douces et qu'il ne faut pas les brusquer. Il faut proposer nos produits et leur laisser le temps. J'aimerais avoir de tes nouvelles. Je t'embrasse.
David




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MessageSujet: Re: HISTOIRE DE MA FAMILLE AU BORD DE L'AMAZONIE   Sam 1 Déc 2012 - 19:57

David. S. Amiel en Amazonie suite...

22 décembre

Chère Reina
J'espère que tu vas bien et que notre Elie est sage et bien portant.
Ici, je dois m'habituer aussi à la nourriture qui est très différente de chez nous. Ils mangent des tortues, des singes, et même des serpents, des termites ou des araignées. J'ai pas encore osé en manger. Je préfère me régaler de tous ces fruits tropicaux et des poissons excellents. J'ai goûté du piranhas, un poisson carnassier délicieux. Quand on voit ses dents de près dans l'assiette ça fait peur. Ils dévorent en un rien de temps les carcasses qu'on leur jette.
D'après l'oncle, on pourra bientôt partir pour un mois ou deux avec des marchandises. Ils nous explique la route à faire. On sera accompagné de deux rameurs Indiens qui connaissent bien l'Amazonie. On aura aussi chacun une carabine winchester pour se protéger contre les bêtes sauvages et chasser. Bientôt, le grand départ.

Je t'embrasse.
Ton D.



25 février 1905

Chère Reina
Plusieurs semaines sans pouvoir t'écrire. Je suis de retour à Bélem après mon premier voyage qui n'a pas été facile mais dont je peux dire que nous avons très bien travaillé.

De Bélem, on a navigué trois jours ne mangeant en route que des bananes et du riz, dormant dans le canot. Puis on a abordé un petit village avec des maisons sur pilotis, situé dans une petite anse du fleuve.
On a été bien accueillis par le chef du village, On a échangé nos marchandises contre des peaux, des épices et de la vanille. Pour le latex, on a pris des contacts, on reviendra dans quelques mois, la saison de récolte est de mai à décembre. Les Indiens avec qui on a fait des échanges nous ont promis de nous en garder pour notre prochain passage.
En attendant, le troc s'est bien passé, les indiens sont d'un naturel doux et communicatif, heureux de rencontrer des gens venus d'ailleurs.
On a passé quelques jours dans leur village. Les indiens vivent de cueillette, de chasse et de pêche et d'élevage. Ils cultivent la canne à sucre, le tabac, le maïs, la papaye, le manioc...
Pour la chasse, ils sont très forts. Ils ont des arcs qu'ils utilisent même pour la pêche. Comme arme, ils ont aussi des sarbacanes qui envoient des fléchettes à la pointe enduite de curare. Ce sont de très bons chasseurs très silencieux.
Ils se parent de plumes de toutes les couleurs. La plume a pour eux une signification symbolique, elle représente l'intelligence. Ils ont un prêtre médecin, un chaman, qui conseille et protège les habitants des villages ; il est considéré comme le messager des dieux. On a assisté à une cérémonie où ils se mettent en transe avec des drogues pour communiquer avec les esprits.
C'est très impressionnant.


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MessageSujet: Re: HISTOIRE DE MA FAMILLE AU BORD DE L'AMAZONIE   Sam 1 Déc 2012 - 19:58

On a continué, s'arrêtant à plusieurs villages comme Almeirim, Prainha et Monte Alegre où on échangé nos marchandises jusqu'à Santarem où on est resté quelques jours.
Les Indiens vivent en petites communautés d'une centaine de personnes en parfaite harmonie avec la forêt. Il y a de très nombreuses tribus qui ont des langues, ou des traditions différentes.
On était vraiment plongé dans l'Amazonie, très verte et entourée d'eau.

A Santarem, on a pris un bain dans des eaux émeraudes. C'est à cet endroit que les eaux claires du fleuve se mélangent avec celles, boueuses, du Ro Amazonas. On voit nettement la ligne de partage des eaux juste en face du village.
D'après ce que j'ai appris, ce paradis a été le berceau d'une civilisation très avancée, celle des Tapajos, qui existait Ils ont beaucoup d'objets avec les graines ou les calebasses. J'ai acheté une cuias, c'est une calebasse en forme de récipient, joliment décorée.

Le retour à Bélem a été plus compliqué. Nous avons eu beaucoup de pluie. On était trempé et on a failli chavirer pusieurs fois à cause de toncs d'arbres charriés par le fleuve. On s'est arrêté trois ou quatre fois en route pour acheter quelques provisions mais on avait hâte de se retrouver à Bélem pour voir si notre voyage a été rentable.

On y est depuis deux jours et l'oncle nous a dit qu'on a bien travailler et qu'il nous ferait donner plus de marchandises pour le prochain voyage.

J'avais hâte de te donner des nouvelles. J'espère que tu vas bien et que Elie grandit bien.
Je t'embrasse.
David




suite à venir
http://www.alainamiel.com/amazonie/davidenamazonie1.htm




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MessageSujet: Re: HISTOIRE DE MA FAMILLE AU BORD DE L'AMAZONIE   Sam 1 Déc 2012 - 19:59



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MessageSujet: Re: HISTOIRE DE MA FAMILLE AU BORD DE L'AMAZONIE   Sam 1 Déc 2012 - 20:01

Ici a l'occasion des 60 ans de mariage du couple le plus celebre d'Amazonie.
Estrella et Samuel Anijar en 1969.




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MessageSujet: Re: HISTOIRE DE MA FAMILLE AU BORD DE L'AMAZONIE   Sam 1 Déc 2012 - 20:30






Abraham Anidjar juif religieux ne a Arzila, le papa a Samuel Anijar ne savait pas qu'il allait avoir une des plus grande descendance bresilienne et amazonienne du 20 eme siecle


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MessageSujet: Re: HISTOIRE DE MA FAMILLE AU BORD DE L'AMAZONIE   Sam 1 Déc 2012 - 20:32

LE NOM ANIDJAR


1-le nom des anidjar, vient de l'arabe , menuisier,charpentier.
2-une ville d'espagne, dans la province de logrogno, du nom de NAJERA.
3-NAJAR:tribue berbere entre tanger et ceuta.
4-BANU ALNAJAR:tribue juive
5-ANJERA ou ANEJARA :tribue juive d'arabie.
6-ANDUJAR:province de jaen en espagne


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MessageSujet: Re: HISTOIRE DE MA FAMILLE AU BORD DE L'AMAZONIE   Sam 1 Déc 2012 - 20:37



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MessageSujet: Re: HISTOIRE DE MA FAMILLE AU BORD DE L'AMAZONIE   Sam 1 Déc 2012 - 20:41

sur la photo:
Carole et Paula Anijar sont les filles de Estrella anidjar soeur de Telma Anidjar ,ici elles sont avec Ben Anidjar fils a Telma,ce qui est beau dans l'histoire c'est que tous les Anidjar ont gardes le nom de famille et ca continue, ils ne pratiquent pas le judaime depuis tres longtemps mais ils ne pratiquent pas non plus le christianisme.





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MessageSujet: Re: HISTOIRE DE MA FAMILLE AU BORD DE L'AMAZONIE   Sam 1 Déc 2012 - 21:02

cette amazonienne est mariee a Lucas Anijar frere a Telma,et le bebe
s'appelle comme le grand pere de Telma et Lucas ,Samuel Anijar








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MessageSujet: Re: HISTOIRE DE MA FAMILLE AU BORD DE L'AMAZONIE   Sam 1 Déc 2012 - 21:08

Telma Anijar (petite fille a Samuel Anijar) s'est mariee a Andersen la voici avec son fils Thaddeus Stevens "Nick" Anijar-Andersen.






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MessageSujet: Re: HISTOIRE DE MA FAMILLE AU BORD DE L'AMAZONIE   Sam 1 Déc 2012 - 21:10

la soeur de Telma, Esther, et son mari indigene Arthur, ils ont une fille de 2 ans du nom de Ana Carolina Anijar.



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MessageSujet: Re: HISTOIRE DE MA FAMILLE AU BORD DE L'AMAZONIE   Sam 1 Déc 2012 - 21:15

Le fils a Telma ,Ben Anidjar-Andersen et, Camila la petite fille a Estrella Anijar ,soeur de Telma ,
Camila est la fille a Michael Anijar,fils a Estrella .




Telma, Jacob et Estrella et Lucas et Esther sont des freres, se sont les petits-enfants a Samuel Anidjar l'oncle a tata Fortuna





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MessageSujet: Re: HISTOIRE DE MA FAMILLE AU BORD DE L'AMAZONIE   Sam 1 Déc 2012 - 21:31



Samuel et Estrella avec 10 de leurs 16 enfants


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MessageSujet: Re: HISTOIRE DE MA FAMILLE AU BORD DE L'AMAZONIE   Sam 1 Déc 2012 - 21:31



Samuel et Estrella avec 10 de leurs 16 enfants


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