HISTOIRE DES JUIFS DU MAROC PAR SOLY ANIDJAR

HISTOIRE DES JUIFS DU MAROC-CASABLANCA-RABAT-MAZAGAN-MOGADOR-AGADIR-FES-MEKNES-MARRAKECH-LARACHE-ALCAZARQUIVIR-KENITRA-TETOUAN-TANGER-ARCILA-IFRANE-OUARZAZAT-BENI MELLAL-OUEZANE
 
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 HISTOIRES DE NOS TSADIKIMS

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meknes1
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MessageSujet: HISTOIRES DE NOS TSADIKIMS   Mar 6 Nov 2012 - 5:50

RABBI HAIM PINTO
Le ARIZAL ( Rabbi Itshak Louria ), le maitre incontesté de la kabale disait qu’il était monté en Israel pour transmettre son savoir à Rabbi Haim Vital. C’est RH. Vital qui va avec son fils Chemouel mettre par écrit l’enseignement du maitre, en particulier dans son énorme volume " Chemona Chearim ".
Rabbi Haim Vital retourna à la fin de sa vie à Damas d’où il était originaire.
Nous sommes alors à la fin du 15° siècle et beaucoup de juifs fuyant l’inquisition se fixent à Damas.
Rabbi Yossef Pinto, fuyant le Portugal vint s’installer à Damas. Son particularisme : Connaissance en Thora, richesse et tsédaka. Son neveu, Rabbi Yochiya Pinto devint le beau-fils de Rabbi Haim Vital. Rabbi Yochiya écrivit un commentaire sur le " Ain Yaakov ". Mais c’est surtout sur une mission spécifique que lui indique R.H. Vital que se centralise sa vie : Ton devoir, lui dit Rabbi Haim Vital sera de combattre l’idolatrie, de la déraciner afin de proclamer le règne de Dieu sur terre.
R.H. Vital lui demanda de l’enterrer à Damas, et le vieillard lui expliqua qu’une fois qu’il serait mort, il sera en mesure de lutter contre cette avoda zara. Jusqu’à la carboniser.
A Constantinople, vivait un juif pauvre qui tirait ses revenus du commerce de la friperie. Devenu subitement riche, ce dernier se mit à faire beaucoup de tsédaka. De passage à Constantinople, R.Y. Pinto fut reçu par ce juif avec beaucoup d’égards. Le Kabaliste découvrit que son bienfaiteur avait été trés pauvre auparavant et qu’il s’était enrichi sans peine. Comment as-tu fait pour t’enrichir si vite lui demanda le rabbin ? L’ancien fripier lui raconta alors son histoire : J’avais fait l’acquisition d’un tas de ferraille démodé ; au cours du tri, j’ai mis la main sur un objet en cuivre dont il sous-estima la valeur et le rejeta dans le lot de ferraille. Je fus alors surpris d’entendre une voix me dire :
" Pourquoi m’as-tu abandonné à " Déconcerté par cet appel, je me suis retourné et scrutai cet amas de fer. Une deuxième fois, une voix m’interpella : " Si tu te donnes la peine de me considérer, tu seras récompensé " . Le fripier localisa l’endroit et mit la main sur le métal. Et effectivement ; la situation financière du fripier s’améliora beaucoup et il devint riche. Voilà comment j’ai ramassé une richesse colossale " . R.Y. Pinto lui expliqua qu’il devint idolatre malgré lui. " Va chercher cet objet qui n’est rien d’autre qu’une idole. Le kabaliste la réduisit en débris qu’il jeta à la mer. Il arriva meme à convaincre le fripier de détruire de ses propres mains tous les bénéfices tirés de cette idole. Le fripier fut tout le reste de sa vie, respecté et admiré pour cet acte par les gens de sa ville.
Rabbi Y. Pinto comprit qu’il ne pourrait détruire toute l’idolatrie du monde. Il décida alors d’écrire un Sefer Thora avec des kavanot kabalistiques, qui serait un élément de combat contre l’idolatrie. Rabbi Y . Pinto put écrire les 4/5 du Séfer Thora ; sa rédaction commencée donc il y a 400 ans par R. Yochiya, fut terminée il y a 150 ans par Rabbi Haim Pinto de Mogador.
L’ére messianique approchant l’autorisation fut donnée pour que l’on présente ce Séfer Thora aux juifs du monde entier.
Après la galout de Damas, la famille se dispersa ;
En Hollande R.Abraham Pinto *A New York R Itshak Pinto (1721) *Au Maroc Rabbi Chelomo Pinto.
Rabbi Haim Pinto : Grand Tsadik et érudit en Thora ; Il est né à Agadir au Maroc en 1749. Fils de R. Chelomo, il devint orphelin ? l’age de 10 ans ; il se plongea alors dans l’étude de la Thora et devint un maitre incontesté au Maroc.
Du monde entier, on lui envoyait des dons et des nédarim.
On raconte que Rabbi H. Pinto rencontra un jour sur son chemin un juif à qui il demanda une grande somme d’argent. Celui-ci au début refusa, mais il finit par accepter connaissant la force du tsadik. Il donna ce qu’il possédait sur lui à Rabbi Haim ; quelques minutes après des bandits l’attaquèrent et ne purent lui voler son argent qui n’était plus en sa possession .
Rabbi Haim enseignait dans son Beth-Hamidrach au sujet de la force du mérite de la TSEDAKA. Un jour, il arréta son cours et sortit dans la rue avoisinante ; il s’adressa à un juif pour lui demander de faire la mitsva de la tsedaka. Celui-ci refusa et Rabbi Haim insista plusieurs fois pour le faire fléchir, mais en vain ; Rabbi Haim dit alors ? l’un de ses élèves de courir après le juif et qu’il lui lise le " Chéma Israel " au moment de sa mort. Après ce triste incident, il expliqua à ses élèves qu’il avait essayé par le mérite de la tsédaka " LA TSEDAKA SAUVE DE LA MORT " de sauver la vie de ce juif, mais ce dernier ne voulut pas participer.
Rabbi Haim Pinto fut depuis l’age de 18 ans et ce, durant toute sa vie Av Beth-Din àMogador. Il quitta ce monde le 26 Elloul 5600 (1845). Une Hilloula est organisée chaque année à cette date à Mogador.
Rabbi Haim Pinto avait fait le compte de la fin des temps et il avait vu que le 25 Elloul (qui est le jour de la création du monde) de l’année 5600, était apte à la délivrance complète. Ce méme jour, il s’était préparé d’une façon profonde et il termina le saint Séfer Thora de Rabbi Yochiya Pinto. Il était sur que le 25 Elloul, jour dans lequel le monde fut crée, serait le jour de la venue du Machiah. Ce jour là, il dit à ses fils et disciples que si le Machiah ne se dévoilerait pas ce 25 de Elloul, cela prendra alors beaucoup de temps.
Si le Machiah ne vient pas aujourd’hui, endeuillez vous et pleurez pour le Machiah qui a été empéché de venir en ce jour qui était apte.
Il est connu que Rabbi Haim Pinto l’ancien est née le 15 du mois de Tamouz, jour du décès du maitre Rabbi Haim ben Attar ; les justes de la génération avaient dit : " Le soleil s’est couché, le soleil s’est levé, la lampe occidentale (ner maaravi) s’est éteinte. Avec la naissance de Rabbi Haim Pinto, la lumière occidentale s’est de nouveau rallumée.
Les miracles dans cette communauté de Mogador étaient fréquents du fait du grand mérite des tsadikim qui se trouvaient dans cette communauté. Il est par exemple connu que la mer est particulièrement houleuse sur la cote de Mogador. Le cimetière où reposent les sages de la famille Pinto ainsi que le grand tsadik Rabbi Haim Pinto , se situe en bordure de mer et n’est protégé des vagues que par un petit mur, aujourd’hui à demi affaissé. Malgré la violence des tempetes, la mer n’a jamais débordé, aucune vague n’a jamais effleuré une seule des sépulcres
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meknes1
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MessageSujet: Re: HISTOIRES DE NOS TSADIKIMS   Mar 6 Nov 2012 - 5:53

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MessageSujet: Re: HISTOIRES DE NOS TSADIKIMS   Mar 6 Nov 2012 - 5:57

En 2000 ans d'histoire, la communauté juive marocaine a accumulé un patrimoine culturel hautement significatif de son judaïsme authentique et de son rôle en tant que l'une des facettes de la civilisation marocaine populaire et à ce titre le culte des Saints (Hilloula) est l'une des traditions les plus originales du judaïsme marocain.

Comme chaque année pour Lag Baoumer (33e jour du mois du Omer) tous les sanctuaires des Saints Juifs du Maroc ont ouvert leurs postes pour accueillir les fidèles venus se recueillir sur les tombes des Saints vénérés en terre marocaine depuis des siècles.

La commission des lieux Saints avec à sa tête Boris Tolédano, a organisé les différents pèlerinages du Maroc, à la satisfaction générale tant pour l'accueil que pour le confort du séjour dans les bungalows récemment construits, comportant tous les aménagements hôteliers et disposant d'une logistique irréprochable.

Ceci est valable pour tous les sanctuaires qui ont connu une affluence extraordinaire et un niveau d'organisation à la hauteur de l'événement et en particulier, à Ouezzane, Essaouira, Moualine Dad (Settat), et à Ben Ahmed. Plus de 4.000 pèlerins ont visité le Maroc et ont pu se replonger dans leurs traditions séculaires. Ainsi, le pèlerinage à Mouline Dad (Province de Settat) organisé par M. Gabriel Ruimy, a connu une grande fréquentation puisque plus de 400 pèlerins se sont déplacés pour prier Rabbi Amram Aourir dans une ambiance festive. Une importante délégation conduite par le gouverneur de la province de Settat a rehaussé la cérémonie officielle organisée le dimanche 29 mai.

A Ben Ahmed, plus de 600 personnes ont fait le pèlerinage en présence de Boris Tolédano et de Moise Hamou.

A Aït Bayout (Province d'Essaouira) le président Simon Levy a supervisé l'organisation de la Hilloula de Rabbi Nessim qui a connu les fastes d'antan. Plus de 250 personnes ont fait leurs dévotions au “ Tsadik ” durant ces quatre jours mémorables. Le gouverneur de la province d'Essaouira a honoré la cérémonie officielle de sa présence. Last but not least, à Ouzzane au sanctuaire de Rabbi Amran Ben Diwane, on a pu dénombrer plus de mille pèlerins.

La cérémonie inaugurale a eu lieu le 27 mai 2005 en présence des gouverneurs de Chaouen et de Sidi Kacem et de Serge Berdugo, secrétaire général du conseil des communautés israélites du Maroc, Boris Tolédano, président de la communauté israélite de Casablanca, et David Tolédano, dirigeant de la communauté de Rabat. Pour ceux qui connaissent les traditions marocaines, il n'était pas étonnant de voir ces rassemblements réunir, comme chaque année, des personnalités officielles, des concitoyens musulmans et des membres de la communauté juive venus de tous les coins du Royaume et de plusieurs pays étrangers.

Dans son allocution à Ouezzane, Serge Berdugo a notamment déclaré :
“ Le pèlerinage symbolise une manifestation religieuse des plus originales avec le culte des Saints qui trouve son origine séculaire dans l'influence arabo-musulmane. Fidélité aussi aux valeurs spirituelles au niveau de la vie quotidienne des communautés religieuses musulmanes et juives, et illustration du caractère originel de la rencontre de deux monothéismes, musulman et juif. Cette tradition est également la conséquence d'une cohabitation multiséculaire qui s'est renforcée dans le respect mutuel de la tolérance ”.

Malgré l'éclatement géographique actuel de notre communauté, ses fils qu'ils demeurent au Maroc où ailleurs dans le monde restent attachés par toutes leurs fibres à leur pays d'origine, pour l'exemple, on peut citer la Mimouna organisée à Amsterdam par Sami Kaspi de l'Association Maimon en présence de Job Cohen, maire de la ville, et toutes les Associations juives et musulmanes marocaines de Hollande.

La Pâque juive célébrée à Agadir et Marrakech par près de 1000 originaires du Maroc désireux de retrouver leurs coutumes, leurs traditions et la chaleur de leur communauté.

A l'étranger, les originaires du Maroc s'appliquent à développer en eux, comme chez leurs enfants, le souvenir d'un pays où ils ont toujours connu la paix et ils continuent à donner jour après jour, les preuves de leur fidélité jalouse en défendant les intérêts sacrés du pays, en particulier de l'unité territoriale du Royaume.

Le Judaïsme marocain, ici comme partout dans le monde est concerné dans la recherche de la paix car au croisement de deux cultures sœurs, porteurs du message universel de tolérance. Il refuse un conflit contre-nature.

C'est pourquoi le Maroc, terre de convivialité, avec à sa tête Sa Majesté Mohammed VI est mobilisé pour la relance et le succès du processus de paix.


La paix, c'est certes la sécurité mais c'est aussi la justice, la générosité et c'est surtout le respect de l'autre si l'on veut atteindre l'objectif pacifique majeur auquel aspire l'écrasante majorité des Palestiniens, des Israéliens, des Juifs, des Musulmans, des Arabes et l'ensemble du monde civilisé ”.
Serge Berdugo a conclu son allocution en déclarant :
“ Je demande à toute l'assemblée, Musulmans et Juifs, unis dans la même ferveur et le même respect dû aux hommes sages qui ont gagné leur place à la droite du Très Haut, de demander que le Saint Vénéré Rabbi Amram Ben Diwane accompagne nos prières et fasse que ce qui nous unit soit préservé, que nos espoirs communs pour une paix réelle s'accomplissent et que notre lutte pour l'unité du Royaume s'achève par la victoire et la gloire du peuple marocain. Que le Saint Vénéré Rabbi Amram Ben Diwane intercède en faveur des chouhadas et hâte la libération des 408 prisonniers de guerre marocains illégalement détenus depuis plus de 25 ans dans les bagnes de Tindouf ”.


Un office religieux a été célébré. Des prières y ont été dites à la mémoire de feu Sa Majesté Mohammed V et de feu Sa Majesté Hassan II .

Une prière spéciale a été également dite à la gloire de S.M. le Roi Mohammed VI, de Son Altesse Royale le Prince Héritier Moulay El Hassan, de S.A.R. le Prince Moulay Rachid et de toute la Famille Royale.

La cérémonie a été clôturée par une brillante réception offerte dans la magnifique salle des fêtes du sanctuaire où Edmond Azoulay, président du comité du sanctuaire et son adjoint direct, Samy Alloun ont remercié les autorités de leur présence et de leur exceptionnelle aide qui a permis la réussite de cet événement central du calendrier du judaïsme marocain.
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meknes1
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MessageSujet: Re: HISTOIRES DE NOS TSADIKIMS   Mar 6 Nov 2012 - 6:02

Nous comptons au Maroc de nombreux saints Juifs Marocains, aussi importants les uns que les autres, ils sont la preuve de notre présence depuis plus de 2000 ans au Pays de la tolérance, le Maroc.

Du nord au sud, de l’Est à l’Ouest, nous en comptons plus de 650, disséminés à travers les différentes régions du pays, autant au sein des régions à forte présence de Juifs Marocains, que dans les régions les plus isolées du pays. Mais à chaque lieu de sépulture, un respect de la population locale, des autorités est présent. Avec le fil du temps et au fur et à mesure du départ des Juifs du Maroc, un instinct de préservation et d’entretien des lieux saints est né. Cet entreprise est due également à un fort besoin et demande des Juifs encore présents au Maroc, mais également et surtout à la demande grandissante des communautés Juives à l’extérieur du pays, nous mentionnerons, Israel, France, canada, et de nombreux autres foyers de juifs marocains.

De plus en plus , de nombreux groupes de pèlerins convergent vers ces lieux aux périodes des Hilouloths, autant des groupes organisés, que des individuels, que de familles avec femmes, enfants et adultes, qui émettent le souhait d’être présent aux dates d’anniversaires de décès de ces saints.

Très vite, la logistique de réception sur place, s’est vu dépassée et il a fallu prendre des dispositions pour rénover, agrandir, organiser, nourrir, fournir en eau courante, hygiène, lieux de prières, chambres avec le confort nécessaire. Qui ne se rappelle pas l’état des lieux il y a de cela juste 20 ans auparavant, dans des saints comme Rabbi David Ou Moshe, où il fallait faire plus de 3 heures de trajet à dos d’âne pour arriver à destination et qu’il n’ y avait que de petites cases en terres cuites, la hilloula se passait dans la petite synagogue et ensuite sous une tente caïdale au gré des vents et des intempéries, bien sûr la magie était toujours présente et peut être même plus forte encore, mais ce fut un temps où les gens malgré tout ne se déplaçaient pas en masse, manque de moyens de transports et de moyens tout court.

Aujourd’hui les choses sont différentes, des familles entières, de 5 à 6 personnes se déplacent du bout du monde pour converger vers ces lieux saints et il faut les loger et leur fournir un lieu de villégiature, certes temporaire, mais avec un confort minimum.

La population de pèlerins a elle aussi évolué, beaucoup de personnes de toutes couches sociales, de différence d’âge, cela n’est plus seulement réservé aux personnes originaires du Tafilalet (Rabbi Isaac Abehserra ztl), de Taroudant dans le Souss (Rabbi David Ben Barroukh ztl), du nord à Ouezzane (Rabbi Amrane Ben Diouane ztl) à se rendre dans leurs lieux saints de leur région. La valeur et la reconnaissance de ces saints a dépassé les frontières et y ont même adhérés des Juifs Ashkénazes qui viennent pèleriner et rendre hommage à la sainteté de nos ancêtres et guides du Judaïsme Marocain.



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MessageSujet: Rabbi David Ben Barroukh Cohen Azogh (ztl), dans la wilaya de Taroudant, plus exactement à proximité de Ouled Berhil   Mar 6 Nov 2012 - 6:10

Au lendemain du 3 Tevet cette année, un 19 Décembre de l’année 2009, nous rendions hommage au grand et vénéré Saint, Rabbi David Ben Barroukh Cohen Azogh (ztl), dans la wilaya de Taroudant, plus exactement à proximité de Ouled Berhil, dans la région du Souss.Il s’est éteint aux alentours des années 1785 au 18ème siècle et il fut de la troisième génération d’une illustre famille qui a marqué de par sa sainteté et sa sagesse, sa présence dans la région, pour aujourd’hui dépasser les frontières du Maroc.

Comme nous le précisions, sa hiloula de par sa situation géographique assez éloignée des foyers de résidence de Juifs Marocains et par le peu de moyens à leur disposition en ces temps, était célébrée par 200 à 300 personnes. En cette fin d’année 2009, plus de 1200 personnes se sont amassées, malgré la météo peu clémente, sous une pluie battante et continue, qui n’a rien enlevé de la magie du moment, pour célébrer la Hilloula du saint vénéré.

L’organisation de la Hilloula se tient comme à l’accoutumée sous la direction d’un comité organisateur issu des autorités communautaire Juives ou comme pour ce Saint, de la famille descendante du Saint, la famille Cohen Azogh, aujourd’hui établie entre Casablanca et Paris.

Le comité, composé d’un cercle d’amis et d’inconditionnels est organisé comme une montre suisse, la logistique parfaite à chaque fois, évolue au fil des ans , avec une amélioration constante du site, aussi bien dans l’enceinte du saint, mais également aux alentours, on entend par cela, la piste nouvellement créée, qui achemine au site, par exemple, naguère de plusieurs centaines de mètres et qui en paraissent faire facilement le double, combien elle était difficile, n’est aujourd’hui qu’un vieux souvenir, le bitume a remplacé la caillasse , la boue, la poussière, pour le plus grand plaisir des pélerins, mais aussi des autochtones de la région qui se retrouvent désenclavés de la route principale et donc de l’amélioration de condition de vie, mais aussi au niveau commercial, pour l’écoulement de leurs denrées produites et mises sur le marché des lieux voisins.

Plus récemment, ces derniers ont pu également apprécié l’évolution du lieu saint par l’apport, combien nécessaire dans ces contrées, de l’électricité jusqu’à leur porte. Cela a d’ailleurs marqué la région par l’ajout de sites industriels et agro-alimentaires, source de travail et de revenu pour les jeunes de la région entière.

Cependant, depuis fort longtemps, à plus petite échelle, à la période des Hiloulots, un petit marché local se crée aux portes du saint, et offre aussi bien des denrées particulières de la région comme l’Huile d’Argan, les citrons doux nommés Trabensi, que du Safran, spécifiques et particuliers dans la région, mais également fruits, légumes et besoins nécessaires aux achats de dernière minute des pèlerins.

Le souk est également une opportunité pour les éleveurs de la région, car ces derniers peuvent vendre un bon nombre de pièces de bétail nécessaire à l’abattage rituel aux temps des Hiloulots, bon nombre de visiteurs viennent faire l’achat de petits bovins, ovins et volailles sachant que la logistique s’installe à cette période et qu’un Chohet (un spécialiste de l’abattage casher) est disponible en tout temps, pendant le séjour, mais aussi un boucher qui vend au détail toutes les viandes rouges ou blanches pour le besoin des nombreuses familles.



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MessageSujet: Re: HISTOIRES DE NOS TSADIKIMS   Mar 6 Nov 2012 - 6:12

Il faut signaler également le dispositif de sécurité mis en place par les autorités locales. Le service de gendarmerie de la région de Taroudant (comme toutes les régions du Maroc en pareilles occasions) est mobilisé pour toute la période du pèlerinage, depuis la route principale qui mène de Taroudant à Ouled Berhil, pas moins de 2 barrages sont mis en place, une fois arrivé au croisement qui mène au saint, un arrêt obligatoire est marqué pour tous ceux qui bifurquent vers la localité du saint. Noms, prénoms, ville d’origine, nombre de personnes, immatriculation des véhicules sont pris en note par les gendarmes en place. Une fois passé le village de Igoudar, un autre barrage confirme la saisie de renseignements faite plus tôt. Une fois patte blanche montrée, nous nous dirigeons vers la destination finale, le site du saint de Rabbi David Ben Barroukh Cohen Azogh(ztl). Ce dernier également est bien marqué par la présence de nombreux gendarmes qui gravitent autour du site et ce à tour de rôle, avec leur campement de séjour, de nombreux véhicules, la protection civile et un camion anti-incendie est présent, de quoi nous faire sentir bien entouré.

Nous en remercions d’ailleurs les autorités locales, mais également celles du Maroc entier pour ce système de sécurité identique, installé à tous les lieux de pèlerinage à travers le Pays.





L’enceinte du saint a été formé à la manière d’une ville impériale Marocaine, avec des enceintes hautes, en terre d’argile et qui entourent tout le site du saint, nous nous retrouvons en entrant, aux proximités du souk et ses marchands, suivi d’un parking à la disponibilité des automobilistes mais aussi des nombreux cars de pèlerins, à majorité en provenance d’Israël.







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MessageSujet: Re: HISTOIRES DE NOS TSADIKIMS   Mar 6 Nov 2012 - 6:14

On se retrouve ensuite devant une majestueuse porte traditionnel Marocaine qui marque l’entrée officielle du site de villégiature.

Une fois passée cette porte, la magique ambiance du saint débute avec la circulation dense de la population venue en visite, qui y fourmille dans tous les sens et qui s’affaire, soit à s’installer, soit à la cérémonie des retrouvailles, des embrassades, des discussions enflammées, le ballet des enfants qui jouent sur la place centrale, située en face de la série de chambres des hôtes de cérémonie, la famille Cohen Azogh. Le personnel local court dans tous les sens à transporter, bagages, couvertures, valises, caisses d’eau, de vins, victuailles. Déjà l’odeur de Tanourt (le pain traditionnel berbère de la région), un véritable must à cette période, se diffuse et vous fait saliver le palais.

Le bureau central de réception attribue à chacun ses chambres, les voitures n’étant pas permises dans l’enceinte du saint, ces dernières font un ballet d’aller retour entre le parking et l’allée centrale pour faciliter le déballage des nombreux bagages de chacun et tout le monde. Tout autour de la place principale, au milieu de laquelle trône une belle fontaine, une multitude de chambres, toutes équipées de salles de bain, plan de travail nécessaire aux cuisinières, eau chaude, douche, toilette, je précise, car cela change d’antan, où il était inimaginable d’avoir toutes ces commodités, sont le résultat des rénovations de ces dernières années. Tous les murs sont peints de blanc, uniforme, propre, une couleur de repos, les portes et fenêtres de couleur verte font un joli assemblage. Le sol a été bitumé pour permettre le lavage et ainsi offrir une propreté indiscutable.

Juste un petit saut en arrière qui nous rappellera la vétusté des chambres qui à peine, se fermaient avec des portes traditionnelles typiques des régions du Souss, un sol à même la terre poudreuse, il fallait prévoir des tapis pour y rester, l’eau était disponible, mais à l’extérieur des chambres et il fallait la chercher dans les robinets en commun, qui faisaient office de cuisine, salle de bain, nettoyage des viandes, légumes, cela devenait un des endroits où tout le monde se croisait. Le toit des chambres était en chaumière et terre cuite soutenue par des barres transversales de troncs d’arbres comme l’étaient les maisons des douars environnants. Bref, une réelle transformation s’est faite depuis. Aujourd’hui, tout est mis à la disposition des visiteurs pour leur confort, les matelas sont fournis, tables, électricité, eau courante, douche, etc… Au rez de chaussée s’est ajoutée un étage de chambres du même standing, de nouvelles ailes se sont crées de part et d’autres du site, une synagogue majestueuse a remplacé l’ancienne devenue trop étroite, vu le nombre grandissant de pélerins au fil des ans, les plus vielles ailes de chambres ont subi les mêmes rénovations, mais il y parait tout de même toujours l’ancien cachet, elles restent toujours petites et très proches l’une de l’autre donnant cette proximité familière des hilouloths. Une aire de restauration commune a été construite et qui offre aux visiteurs n’ayant pas prévu la logistique, la possibilité de pouvoir se procurer sandwichs, façon « Chouway », kefta, saucisses, rates, etc…… une bonne bière fraîche et un accompagnement de succulentes frites.





L’aire d’abattage qui se situe à l’extrémité du saint est dotée de toute l’hygiène nécessaire aux rituels, dans le plus strict casher et pour la demande nombreuse. De nombreuses accommodations sont également disponibles, telles, une épicerie fournie par le comité du saint, une intendance très fournie qui offre aux derniers arrivés des matelas et sommiers de secours, des kanouns et du charbon à volonté, enfin tous les petits rien du tout qui peuvent sauver le petit séjour à la hiloula

Enfin, la partie incoutournable et le lieu de toutes les visites et de toutes les prières, les tombeaux du saint Rabbi David Ben Barroukh Cohen Azogh (ztl) et de son vénéré fils Rabbi Benyamine Cohen Azogh (ztl) (on peut trouver l’arbre généalogique complet de la sainte famille sur ce lien), complètement rénové, habillé d’un dôme couvrant les deux tombes, le sol habillé complètement de marbre, une grille de fer forgé travaillé entoure le carré dont l’accès est ouvert par deux portes, des plaques de marbre mémoriales sont accrochées et dédiées aux saints enterrés, les tombes sont d’une sobriété resplendissante et pour la période de la hiloula, recouvertes de magnifique étoffes de velours bleu nuit, brodée aux écritures de la tombe, les habillant ainsi de leur plus bel apparat. Le mausolée est ainsi entouré d’une multitude de tombes peintes régulièrement à la chaux blanche donnant ainsi une ambiance de calme et de propreté à toutes ces sépultures accompagnatrices du saint au fil des générations et pour la plupart non identifiées, qui étaient dans le temps que de simples amas de terres signifiant leur présence, elles furent rénovées et rhabillées ainsi que l’ensemble des rénovations du saint, sous l’entreprise de Rabbi Barroukh Ben David Cohen Azogh (ztl) (Baba Laaziz), père des frères Cohen, qui eux, poursuivent aujourd’hui de mains de maître, le travail gigantesque entrepris par leur père.









Juste en face de ce cimetière plusieurs fois centenaires, a été érigé un mur de briques jaunes

Ce mur rajoute à la place une solennité qui vous prend au ventre une fois dans cette enceinte pleine de sainteté et de recueil.











Un flux incessant de pélerins se dirigent vers le tombeau du saint, hommes, femmes, enfants alimentent constamment la cheminée de briques rouges construite à cet effet, et qui souffle le feu par tous ses orifices, offrant un spectacle inespéré pour tous les enfants qui de leur innocence se rapprochant trop près à attiser le foyer en bougies, mais ils sont vite rappelés à l’ordre par la chaleur impressionnante que dégage la cheminée.

Une odeur de bougies brûlées et un torrent de cire brûlante dégoulinant, sont permanents pendant les 3 jours de hiloula.















Dès les premières arrivées, une permanence se crée naturellement autour de la tombe du saint, à réciter, lire des téhilim, les plus belles voix se donnent à cœur joie à chanter les plus beaux Piyutims, aidés par des rasades d’alcool de tous genres et soutenus par les pèlerins présents qui reprennent les refrains à tue tête.











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MessageSujet: Re: HISTOIRES DE NOS TSADIKIMS   Mar 6 Nov 2012 - 6:16

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MessageSujet: Re: HISTOIRES DE NOS TSADIKIMS   Mar 6 Nov 2012 - 6:18

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