HISTOIRE DES JUIFS DU MAROC PAR SOLY ANIDJAR

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 COMMENT, A QUELLE EPOQUE ET POURQUOI AVEZ VOUS QUITTE UN JOUR LE MAROC

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Soly Anidjar
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MessageSujet: COMMENT, A QUELLE EPOQUE ET POURQUOI AVEZ VOUS QUITTE UN JOUR LE MAROC   Dim 8 Juil 2012 - 13:40



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Soly Anidjar
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MessageSujet: Re: COMMENT, A QUELLE EPOQUE ET POURQUOI AVEZ VOUS QUITTE UN JOUR LE MAROC   Dim 8 Juil 2012 - 13:43

A l'inverse de certains pays arabes, le Maroc n'a jamais chassé aucun d'entre nous, et ce , jusqu'à nos jours. Il reste donc une exception ! pour la bonne entente entre les 2 communautés

Pourquoi sommes nous partis quand on sait que la présence du judaïsme au Maroc date de l’antiquité ?

Après tant d’années il est très difficile d'être clair dans nos réponses. il ne doit pas y avoir 1 raison, mais autant de raisons que de candidats au départ
une chose est sûre, nous ne nous sommes pas donné le mot pour partir tous le même jour.
Quitter le Maroc fut un déchirement, quoiqu’on en dise C'était notre pays

mais la raison qui me vient à l'esprit d'emblée, c'est le fait que les enfants soient partis en France ou ailleurs faire leurs études , et soient restés, ont encouragé les parents à les suivre. Le contexte de l'époque , fin des années 60 a amplifié le mouvement, de façon irrationnelle , je dois l'admettre., l’inquiétude de l’après guerre 67 et 73 ont fait le reste. la preuve de notre mauvaise appréciation de la situation, c'est que ceux qui sont restés à ce jour, ont mené une existence tout à fait paisible, et ne quitteraient jamais leur havre de paix

ce qui réduit , aussi, la communauté juive du Maroc depuis 40 ans, c'est qu'il n'y a pas de renouvellement de population .
Ceux qui sont restés, des parents , des grands parents, résident , jusqu'au bout , mais n'ont pas de descendance directe au Maroc, et c'est ainsi que leur nombre décroît et que ce processus se poursuivra .........................................................

c'est mon avis , il n'engage que moi
YONNA


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MessageSujet: Re: COMMENT, A QUELLE EPOQUE ET POURQUOI AVEZ VOUS QUITTE UN JOUR LE MAROC   Dim 8 Juil 2012 - 14:40

Alors qu’elle comptait près de 300 000 membres au lendemain de la Seconde Guerre mondiale, la communauté juive du Maroc est réduite aujourd’hui à 3 000 individus. Ce qui ne signifie pas pour autant la disparition du judaïsme marocain dont se réclament environ un million de personnes dans le monde.Installés à l'extérieur du Maroc, la communauté juive marocaine garde intactes ses traditions culturelles et cultuelles. L'Histoire des Juifs au Maroc est très ancienne et fut nourrie par diverses vagues de réfugiés à la suite des vicissitudes et persécutions dont ont été victimes les Juifs au cours de l’histoire.

La présence juive au Maroc est attestée dès le IIe siècle av. J.-C. notamment à Volubilis à l'époque romaine et y reste présente jusqu'au VIIe siècle après J-C, renforcée par l'arrivée de migrants Juifs d'Espagne qui fuient les persécutions wisigothes suivant le VIIe siècle. Avec l'arrivée de l'Islam, la population juive passe sous la domination musulmane et obtient le statut de dhimmis. La population juive dite Tochavim du Maroc connait des variations démographiques et politiques jusqu'à être renforcée à nouveau par l'arrivée de migrants Juifs de la péninsule ibérique forcés de quitter les royaumes d'Espagne et du Portugal durant la Reconquista, ce sont les Megorachim.

Si la communauté juive s’est trouvée forte de plusieurs centaines de milliers d’individus jusqu’au XXe siècle, elle s’y est réduite pour compter actuellement 3 000 selon les sources. Les différentes communautés juives d’origine marocaine comptent désormais plus d’un million de membres à travers le monde.


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MessageSujet: Re: COMMENT, A QUELLE EPOQUE ET POURQUOI AVEZ VOUS QUITTE UN JOUR LE MAROC   Dim 8 Juil 2012 - 14:51

Royaume de Debdou

L’histoire juive de cette localité est édifiante sur le poids du judaïsme berbère dans le destin dynastique marocain. En effet, Debdou était le centre d’un royaume juif historiquement connu. Il n’y existait qu’une seule mosquée contre une douzaine de synagogues. Ce royaume juif était si puissant que la dynastie alaouite dut s’adresser à Ibn Machâal, le souverain juif de Debdou et de Taza pour trouver auprès de lui appui humain et soutien financier. Sans cet appui, le premier sultan alaouite n’aurait sans doute pas pu asseoir son pouvoir. En effet, c’est grâce au puissant soutien d’Ibn Machâal que le premier souverain alaouite a pu négocier avec les Rhiata, les Branes, Tsoul, Gzennaya, Mtalsa et Aït Wrayn une baïâa qui lui fut accordée. La majorité de nos compatriotes oublient que la première capitale des Alaouites n’était autre que…Taza d’où était engagée précisément la conquête de Fès. En réalité, l’histoire de Debdou est celle d’une cité située sur la route du commerce caravanier liant la région sahélo-soudanaise via le Touat-Tafilelt à la Méditerranée. Ce commerce va s’essouffler quand les Européens arrivèrent à le détourner via la voie maritime. La communauté juive de Debdou a connu des vicissitudes diverses qui l’ont durement frappée. L’une de ces vicissitudes de l’histoire de Debdou n’était autre que la défaite infligée à l’armée du Sultan Abderrahmane lors de la bataille d’Isly. Les Juifs de Dedbou quittèrent la ville et se retirèrent dans les casbahs tribales réservées aux Juifs chez les Rhiata, les Branes et autres Gzennaya. Beaucoup d’entre eux s’étaient convertis à l’Islam. Même si le choléra a quasiment décimé la communauté au XVIIIe siècle, les deux tiers de la population de Debdou étaient, à la fin du XIXe, juifs. Aujourd’hui, ce qui reste de cette communauté a entièrement émigré en Israël.

ainsi le Maroc a connue le premier état juif au monde (après l'exil) et ce bien avant l'apparition d'Israël ou encore de l' oblast autonome juif d'urss.



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Soly Anidjar
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MessageSujet: Re: COMMENT, A QUELLE EPOQUE ET POURQUOI AVEZ VOUS QUITTE UN JOUR LE MAROC   Dim 8 Juil 2012 - 14:56

Les Ghiata (variantes : Ghyata, Rhiata ou Rhyata ; en arabe : غياتة) sont une tribu du nord-est du Maroc, occupant un territoire qui entoure la ville de Taza.
En longeant la National N 6 Entre Fès Et Oujda, le pays Ghiata va de Bouhlou jusqu'à Msoun en passant par Taza; Contrôlant ainsi la vallée de l'Oued Inaouen, ou ce qu'on appelle la trouée de Taza. Le territoire ne s'éloigne guère au nord, à peine 2 km à 10 km de l'oued Inaouen, au sud de la vallée, les Ghiata occupent une large partie du massif de Tazzeka, ils sont voisins des Beni Ouaraïn.

Ce territoire est très diversifié, on y trouve les vallées verdoyantes de l'oued Inaouen, l'oued Dfali, l'oued El haddar. Mais également un paysage dénudé au niveau de la plaine de Fahama (est de la ville de Taza), et aussi le pays prérifain et le massif de Bouchfaâ-Tazekka.
Selon l'historien Ibn Khaldoun, à la veille de la conquête musulmane du Maghreb, plusieurs tribus berbères pratiquaient le judaïsme 1.

Il rapporte : « Une partie des Berbères professait le judaïsme, religion qu'ils avaient reçue de leurs puissants voisins, les Israélites de la Syrie. Parmi les Berbères juifs, on distinguait les Djeraoua, tribu qui habitait l'Auras et à laquelle appartenait la Kahena, femme qui fut tuée par les Arabes à l'époque des premières invasions. Les autres tribus juives étaient les Nefouça, Berbères de l'Ifrikïa, les Fendelaoua, les Medîouna, les Behloula, les Ghiata et les Fazaz, Berbères du Maghreb-el-acsa ».

Avec l'arrivée de Idris Ier à l'actuel Maroc en l'an 788. il a été accueilli par les Awraba à Volubilis, ils ont fait de lui leur Imam suivant la tradition shi'ite en 789/709 3. Les autres tribus Branès, Ghomara et Tsoul ont suivi, mais aussi des Botr comme les Meknassa, les Zouagha et autres4.

En 1902, les Ghiata apportèrent leur soutien à Jilali ben Driss Al Yousfi Az-Zerhouni, plus connu sous le nom de rogui Bou Hamara ou Bouhmara (l'Homme à l'ânesse) proclamé sultan à Taza, l'amenant à une grande victoire sur l'expédition du sultan formée par 15.000 hommes le 22 décembre 1908.



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Josette Rozin



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MessageSujet: Re: COMMENT, A QUELLE EPOQUE ET POURQUOI AVEZ VOUS QUITTE UN JOUR LE MAROC   Jeu 13 Sep 2012 - 21:57

Bonjour Soly

merci pour votre forum ,recettes et tout, c'est magnifique

c'est la premiere fois que j'ecris au forum . c'est au sujet de " commment j'ai quitte le Maroc"

Notre depart pour Israel a ete decide un an apres les grandes emeutes qui ont eu lieu au Maroc ,le 20-08-1955 et surtout a Oued Zem petite ville tres francaise ou ont ete assassines une centaine de francais ce jour la, nous aussi, ma mere, mon frere et moi etions a la maison pendant que les arabes cassaient, pillaient et brulaient la ville et notre maison, nous avons ete sauve par l'armee francaise arrivee vers 5 heures de l'apres midi, c'est trop long a raconter , notre maison a brulee entierement, mais grace a Dieu nous n'avons pas ete touche. Ma mere est restee tres malade des consequences de ce jour terrible.

Les dedommagements ont servis a acheter une ferme en Israel, mais je pense qu'il etait impossible de quitter le pays pour Israel a cette epoque et c'est comme ca que nous sommes partis sous le couvert de " vacances en France".

Nous avons quitte le Maroc , , mon pere , mon frere de 21 ans une tante veuve de 75 ans et moi qui avait 14 ans ,( ma mere est decedee un mois plus tot). nous avons quitte le 1-7-1956 Casablanca avec notre voiture et voyage jusqu'a Aljesiras ,traverse le detroit de Gibraltar, et traverse toute l'Espagne, en voiture, jusqu'a Marseille. Au camp d'Arenas ( ou etaient tous les juifs en attente )nous sommes reste un mois et demi et embarque sur le bateau "Artza " pour Israel. nous sommes arrive a Haifa le 9-9-1956, il y a 56 ans, apres avoir passe Rosh ha Shana sur le bateau, tres emus , c'etait deja Israel.

merci beaucoup a tous et Shana Tova

Josette Moryosef Rozin (nee Perez) mes parents etaient Aaron et Sol Perez

si il y a des personnes qui sont arrivees a la meme date ou des personnes de Oud zem, j'aimerais les connaitre

merci encore
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Anita Anidjar Ponte
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MessageSujet: Re: COMMENT, A QUELLE EPOQUE ET POURQUOI AVEZ VOUS QUITTE UN JOUR LE MAROC   Dim 17 Mar 2013 - 7:41



http://www.yabiladi.com/articles/details/14073/histoire-raisons-politiques-culturelles-depart.html

Histoire : Les raisons politiques et culturelles du départ des Juifs du Maroc
YIGAL BIN-NUN
Historien spécialiste de l'histoire des juifs marocains

Les raisons pour lesquelles les Juifs du Maroc quittèrent leur pays natal sont diverses. Cependant, elles ont toutes un rapport avec les inquiétudes concernant un avenir confiant dans le Maroc indépendant. Ce pays, sorti du colonialisme, avait une longue tradition où l’islam constituait le noyau de sa civilisation. Il posait ainsi d’emblée un problème d’incompatibilité avec l’éventuelle possibilité d’intégrer dans sa société une minorité juive. Malgré les innombrables déclarations d’apaisement, la classe dirigeante marocaine était relativement consciente de ce problème, que les pays laïques en Europe occidentale avaient tenté de résoudre avec un certain succès.
À la question pourquoi les Juifs quittèrent le Maroc au début des années 60, la cause immédiate serait une « psychose de départ ». Mais la psychose fut provoquée non pas par les émissaires israéliens qui étaient étonnés de la constater, mais plutôt par les autorités marocaines qui s’efforçaient de l'empêcher. En d’autres termes, plus les autorités marocaines créaient des difficultés pour endiguer les départs des Juifs et les exhorter à rester, plus leur désir de quitter le Maroc grandissait, de peur que plus tard ce serait irréalisable. Parallèlement, les Juifs étaient constamment angoissés par la question capitale : le Maroc indépendant pouvait il à long terme continuer à manifester sa tolérance envers eux ? Le simple doute quant à la réponse à cette question pouvait à lui seul suffire à les empresser à partir. Cela étant dit, durant l’époque indépendante du Maroc il n'y a presque jamais eu d’atteinte grave à leur condition. Néanmoins, le doute, les craintes et la panique pouvaient transformer de paisibles citoyens loyaux en émigrants potentiels, lorsque l'on porte atteinte à leur liberté de circulation.

La psychose devint une fuite qui alla en grandissant surtout dans les couches sociales défavorisées. Partout, se constituèrent des espaces vides, dans chaque quartier, dans chaque ville et village, suscitant des sensations de solitude chez ceux qui n’avaient pas encore quitté. Même les lettres pessimistes, parfois alarmantes, reçues par les Juifs au Maroc de leurs proches en Israël, décrivant les conditions pénibles de chômage et de discrimination, ne parvinrent pas à endiguer cette psychose. Tout au plus elles suscitèrent quelques atermoiements.

Parmi les ombrages portés sur l’avenir des Juifs au Maroc, le conflit israélo-arabe constitue une source non négligeable de la dégradation des relations inter communautaires. Ce conflit raviva des troubles d’ordre affectif et religieux, qui tôt ou tard auraient accru les rivalités et soulevé la question de la double allégeance qui, incontestablement, aurait mis en doute la fidélité des Juifs à leur patrie. Qui plus est, le destin juif dans les autres pays arabes était loin de constituer une source de réconfort quant à l'avenir des relations de bon voisinage entre Juifs et Musulmans dans la monarchie chérifienne.

Parallèlement à l’ingérence du conflit moyen-oriental, s'attisa un soupçon supplémentaire, celui du risque d’être privés des avantages déjà acquis par rapport à la majorité musulmane. La perte de ces avantages devait éventuellement survenir après l'adoption de l’arabisation et aurait entraîné la perte de postes de hauts fonctionnaires dans l’administration civile, postes acquis par les Juifs grâce à leurs diplômes français. Au sein de la bourgeoisie juive s’accentua une atmosphère de panique. La population juive comprit ainsi qu'on ne pouvait plus continuer à s'agripper artificiellement à la France et à sa culture dans un Maroc arabisé.

Sans la psychose des départs, les Juifs auraient pu vraisemblablement exploiter davantage les conjonctures favorables de l’indépendance et en tirer des bénéfices économiques et sociaux. Une émigration mieux programmée aurait évité aux Juifs marocains les tourments éprouvés à leur arrivée en Israël à une époque où ce pays était en récession économique et par conséquent incapable de les intégrer harmonieusement dans sa société et sa culture. Elle aurait aussi évité les vexations sociales, symbolisées en Israël par les manifestations de 1958 à Wadi Salib (Haifa) et par celle des « Panthères Noires », en 1972.

Mais le départ des Juifs du Maroc n'était pas que le résultat d'une psychose. Cette émigration doit incontestablement être perçue comme faisant partie intégrale d'un processus démographique qui commença longtemps auparavant, aussi bien dans la population musulmane que dans les communautés juives. Des migrations internes s’effectuèrent déjà au XVIIIe et XIXe siècle et accrurent sous le Protectorat français. En raison de leur statut juridique et social ce processus fut encore plus accentué dans la population juive.

Malgré les efforts déployés pour retenir les Juifs et sauvegarder leur survie dans leur pays natal, leurs méthodes ne firent qu’éveiller des soupçons. L’échec des dirigeants marocains fut d’avoir maladroitement entravé la liberté de circulation des Juifs ou en termes tabous : interdire leur émigration vers Israël. À cela, il faut ajouter, entre autres, la cuisante rupture des relations postales entre le Maroc et Israël qui asphyxia les familles juives, le dahir de la marocanisation des institutions juives, l'adhésion officielle du Maroc à la Ligue arabe et l'impuissance de ses dirigeants à faire face à l’hégémonie nassérienne et à sa propagande anti-israélienne. Malgré les réticences de la classe politique marocaine envers le nassérisme, son influence inévitable sur les masses marocaines causa l’échec des efforts sincères entrepris pour préserver la survie juive dans un pays musulman.

Les relations israélo-marocaines pourraient ainsi se placer sous le signe de l'excès de zèle. D’un coté les Israéliens se sont trop empressés pour faire sortir les Juifs, bien qu’ils n’encouraient aucun danger, et de l’autre, les autorités du pays ont trop fait pour les retenir sur place. Entre ces deux pôles, on n'accorda que peu d'attention à cette communauté tourmentée entre deux sollicitudes opposées. Ses intérêts spécifiques et ses aspirations furent refoulés au profit des deux concurrents. Les Juifs marocains n'étaient plus qu'un élément passif et inquiet, ballottés entre les parties en litige. Les événements dramatiques qui bouleversèrent leur vie se sont déroulés à leur insu, et souvent même, à l'insu de leurs dirigeants.

Faut il aussi préciser que les familles juives qui désiraient quitter le Maroc étaient bien plus nombreuses que la capacité des émissaires israéliens de répondre à leurs demandes empressées. Aucune propagande n’était donc nécessaire pour encourager leur volonté de partir. Cette opération mis fin à l’histoire d'une diaspora juive qui, arrivée en Israël, devint le plus grand groupe ethnico-communautaire de l'époque.
À partir du début février 1963, le pouvoir marocain commença à nouer des contacts directs avec des représentants agrées d’Israël, à l’insu la communauté juive. Ces contacts diplomatiques discrets avaient pour but d’obtenir de l’aide israélienne dans plusieurs domaines économiques et militaires, dans la coopération agricole et syndicale, mais aussi dans la communication, la sécurité interne et l’entrainement militaire. Ces contacts diplomatiques secrets s’établirent à la veille de la Guerre des sables qui opposa les armées marocaines et algériennes. Grace à ces contacts, restés longtemps secrets, commença dans les années soixante-dix une médiation marocaine qui déboucha aux accords de paix avec l’Égypte. Par la suite, de solides relations diplomatiques discrètes ou déclarées se tissèrent entre les deux pays. Le pouvoir marocain actuel poursuivra-t-il l’effort entrepris au passé par le roi Hassan II pour la contribution du Maroc à une solution du conflit israélo-arabe, avec l'aide de la diaspora judéo-marocaine ?
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Anita Anidjar Ponte
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MessageSujet: Re: COMMENT, A QUELLE EPOQUE ET POURQUOI AVEZ VOUS QUITTE UN JOUR LE MAROC   Dim 17 Mar 2013 - 7:53

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Anita Anidjar Ponte
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MessageSujet: Re: COMMENT, A QUELLE EPOQUE ET POURQUOI AVEZ VOUS QUITTE UN JOUR LE MAROC   Dim 17 Mar 2013 - 8:00

L’exode des Juifs du Maroc

Prof. David Bensoussan
Ex-Président de la Communauté sépharade unifiée du Québec

Peut-on dire des Juifs marocains qu’ils sont des réfugiés au même titre que les Juifs d’Égypte chassés dans les vingt-quatre heures ou les Juifs d’Irak ou de Lybie qui firent l’objet de massacres ?

Il faut s’entendre sur la définition d’un réfugié. Il y a des réfugiés en temps de guerre et cela n’est pas le cas des Juifs marocains. Il y a un ensemble de conditions qui font que l’on ne voit plus son avenir dans son pays natal et cela convient mieux à la condition des Juifs marocains.



Quelles sont donc les raisons de l’exode des Juifs marocains ?

Il y a eu un sentiment de libération avec l’établissement de l’État d’Israël. Il y a eu également la crainte qu’après le départ des Français en 1956, l’insécurité reviendrait comme aux temps qui prévalurent avant le Protectorat. Beaucoup voyaient dans l’émigration en Europe ou en Amérique la possibilité d’améliorer leurs conditions socio-économiques. Il y a eu aussi les conversions forcées de jeunes juives au début des années soixante. En parallèle à cela, le Maroc s’est aligné sur les positions radicales de la Ligue arabe, ce qui a eu pour effet de créer un malaise certain parmi les Juifs du Maroc et les répercussions des conflits du Moyen Orient les ont poussés à quitter le pays.



En quoi l’attrait de l’État hébreu a-t-il influé sur l’émigration des Juifs du Maroc?

Pour beaucoup, la renaissance de l’État d’Israël a constitué un évènement messianique marquant la fin de l’exil et de ses tourments et le début de la rédemption. L’identification avec la mère patrie judéenne ne s’est jamais estompée au cours des millénaires et la liturgie juive a identifié le retour à Sion avec la fin de l’humiliation : Le vécu des Juifs en terre marocaine a connu de grands moments de symbiose certes, mais aussi de grands moments de détresse. Bien que de nombreuses personnalités juives servirent les souverains avec loyauté, il n’en demeure pas moins que le petit peuple a traversé des conditions d’humiliation difficiles et pas seulement en temps de crise. Mais la fierté ressentie avec la renaissance de l’État hébreu a été partagée par de nombreuses communautés juives à travers le monde sans qu’elles n’aient pour autant connu d’exode massif.
Il y eut une seconde vague d’émigration après la fin du Protectorat français
Avant le Protectorat, les routes n’étaient pas sécuritaires. Les exactions commises contre les ressortissants juifs sont restées pour la plupart impunies. Les Archives de l’Alliance israélite universelle abondent d’exemples d’injustice flagrants qui ont été à l’origine de très nombreuses interventions diplomatiques. Le Protectorat a veillé à ce que le système judiciaire marocain qu’il supervisait soit mis en application de façon rigoureuse. Tout crime devenait imputable devant les autorités. Avec l’indépendance du Maroc, acceptée avec beaucoup de fierté par la communauté juive, une grande crainte latente n’en tourmentait pas moins les esprits et les Juifs se demandaient s’ils seraient à nouveau sans protection.



Quelles furent les conséquences de l’alignement du Maroc sur les positions radicales de la Ligue arabe?

Au lendemain de l’Indépendance, le courrier avec Israël fut interrompu. Les pays arabes se sont lancés dans des initiatives visant à étouffer l’État d’Israël, tout comme le boycott économique et l’opposition au détournement des eaux du Jourdain. Par ailleurs, lors de la visite du président égyptien Gamal Abdel Nasser, la police interna ceux qui se promenaient avec des kippot, et l’incident diplomatique causé par l’emprisonnement d’un rabbin suisse mit fin à cette mesure sans nom. Le naufrage du bateau Pisces avec ses émigrants clandestins au large du Détroit de Gibraltar a mis à jour la condition précaire des Juifs marocains et a suscité chez ces derniers une prise de conscience de la précarité de leur état. Les difficultés faites aux Juifs pour l’obtention d’un passeport ne firent qu’augmenter leur inquiétude.
Les autorités marocaines finiront par accepter qu’une émigration discrète des communautés juives du Maroc se fasse.
À ces facteurs vint s’ajouter l’affaire des conversions forcées…

Au cours de la première moitié des années soixante, la grande majorité des Juifs marocains quitta à tout jamais le Maroc. Le journal du parti Istiqlal affichait régulièrement sous le titre Encore une victoire de l’Islam les photos de filles juives mineures qui se seraient converties de leur plein gré sans permettre à leurs parents de les voir. Il y eut même un kiosque qui vantait ces rapts de mineures juives à la Foire internationale à Casablanca. Ces conversions orchestrées par le Ministère des affaires islamiques ne prirent fin qu’après plusieurs années. Mais les dommages qu’elles firent furent énormes.
L’aspiration à de meilleures conditions économiques fut aussi une des causes de migration…
L’attrait de la possibilité de faire des études universitaires à l’étranger a incité de nombreux jeunes à partir pour un certain temps. Beaucoup voyaient en l’Occident la possibilité de se tailler une meilleure situation économique et enviaient la démocratie ouverte qui y prévalait, sans crainte de parler d’Israël. Ceci dit, beaucoup auraient pu revenir au Maroc car les opportunités d’affaires ne manquaient pas. Mais d’autres considérations de stabilité et de sécurité sont entrées en jeu.



Comment les conflits du Proche Orient ont-ils influé sur les relations judéo-musulmanes au Maroc?

Au lendemain de la guerre des Six jours, il y eut des incidents isolés perpétrées contre des personnes juives. Il y eut aussi une campagne de boycottage contre les pharmacies juives sous prétexte que leurs propriétaires auraient pu faire parvenir une aide à Israël. Le Maroc envoya un détachement militaire sur les hauteurs du Golan. La solidarité exprimée par le Maroc envers les états arabes belligérants n’avait jamais pris en considération jusque là le sort des Juifs marocains établis en Israël. Ce ne sera qu’après la Guerre de Kippour en 1973 que le Maroc visera à encourager des initiatives de paix israélo-arabe. À cela vient s’ajouter en filigrane la reprise de thèses biaisées sur le conflit israélo-arabe par les médias marocains et l’influence dénaturante de l’enseignement de la haine que déversent les médias arabes contre Israël ou même contre les Juifs.



Quelle a été la position de la monarchie ?

La monarchie alaouite a protégé les Juifs contre les excès. Néanmoins, ceuxci étaient pris en étau entre les oppositions de droite (L’Istiqlal) et l’opposition de gauche. La première, nationaliste et islamiste, se promettait d’interdire l’émigration et la seconde, doctrinaire, se promettait de s’en prendre aux Juifs en qui elle voulait voir le symbole du capitalisme. Il a toujours été clair que si la monarchie venait à être renversée, les Juifs seraient les premiers à écoper. Le roi Mohamed V avait une affection réelle envers ses sujets juifs et l’avait courageusement démontré durant la Seconde guerre mondiale en refusant d’appliquer les lois racistes du Gouvernement de Vichy. Le roi Hassan II entreprit d’encourager les initiatives de paix entre Israël et l’Égypte après la guerre de Kippour. Il fut extrêmement déçu que le président égyptien Anouar El Sadate signât un traité de paix séparé avec Israël car il espérait un accord global. Les contacts et les ouvertures faites par la suite entre le Maroc et Israël furent mis en veilleuse durant l’Intifada.
Le roi Mohamed VI continue la politique de protection des Juifs. Il doit cependant composer avec le parti islamique du PJD qui fait de la propagande antijuive et anti-israélienne son cheval de bataille.
Il faut cependant noter que le Maroc a été un des rares pays arabes qui a respecté le patrimoine religieux des Juifs marocains et qu’il est le seul pays arabe ou il existe un musée juif.
Qu’est-ce que le futur réserve aux Juifs marocains ?
Il est déplorable que la nouvelle génération n’ait pas connu la bonne harmonie qui existait entre Juifs, Arabes et Berbères. Cette harmonie a existé malgré les conditions d’humiliation difficiles subies par les Juifs au cours de l’histoire et dont les séquelles n’ont pas été éliminées. La nouvelle génération au Maroc est soumise à un barrage de propagande qui horrifie parfois la génération précédente qui a connu des rapports de compassion et parfois même d’amitié réelle avec les Juifs.
Quant aux Juifs du Maroc, ceux-ci ont subi plusieurs mutations au cours de l’histoire, de l’époque gréco-romaine jusqu’à l’époque contemporaine. Ils en connaissent une autre aujourd’hui. Toutefois, l’empreinte culturelle judéomarocaine est très forte et contribue à modeler le vécu des Juifs des générations futures.
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Anita Anidjar Ponte
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MessageSujet: Re: COMMENT, A QUELLE EPOQUE ET POURQUOI AVEZ VOUS QUITTE UN JOUR LE MAROC   Dim 17 Mar 2013 - 8:08

Un nouveau film traite de l'exode des Juifs du Maroc dans les années 1960.
"Al-Hana" (le Bar), qui raconte l'histoire de la migration des Juifs marocains vers Israël dans les années 1960 après l'indépendance du Maroc, et des effets qui s'ensuivirent sur les résidents non Juifs, sortira sur les écrans début 2007. Bien que le réalisateur Hassan Benjelloun affirme que son film ne véhicule aucun message spécifique, il montre que les Juifs et les Musulmans ont créé une culture au sein d'une seule et même société. Bien que ce film montre de grands nombres de Juifs quittant Abi Al-Ja'd, d'autres, tels que Schlomo, refusent de fermer leur commerce et de partir avec les autres, parce qu'il se pense que ses racines sont au Maroc.

La jeune star du cinéma Rabie Kati a déclaré à Magharebia que travailler avec le réalisateur Benjelloun était "comme la découverte d'un réalisateur pour un acteur et d'un acteur pour un réalisateur". Al-Qati avait déjà joué dans "Abu Al-Janna" et dans un certain nombre de séries télévisées syriennes et égyptiennes à la télévision arabe. Il a parlé de "Al-Hana" à Magharebia.
Magharebia: Parlez-nous de votre rôle dans "Al-Hana"

Rabie Kati: Je joue le rôle de Hassan, qui a une relation forte avec une famille juive marocaine vivant dans la ville de Abi Al-Ja'd. Il est très proche du patriarche de la famille, Schlomo, un voisin que Hassan considère comme le père qu'il a perdu. Hassan tombe également amoureux de la fille de Schlomo, qui travaille dans le bar de son père. Ce film dépeint la plus grande émigration de l'histoire du Maroc au XXème siècle, celle des Juifs vers Israël. Il parle des effets de cette migration en termes humains, de ce que les habitants de Abi Al-Ja'd ont dû endurer. Alors que des liens de fraternité et de co-existence les avaient liés, près de 200 000 Juifs disparurent du jour au lendemain.

Magharebia: Quelles ont été vos impressions en travaillant à un film à côté de Juifs marocains ?

Kati: En tant qu'homme, je n'ai ressenti aucune différence. Nous formions une équipe d'acteurs marocains, et les affiliations religieuses ne comptaient pas. Il y avait une grande compréhension et une forte sensibilité. Aucun de nous, du réalisateur au plus petit acteur, qu'il soit juif ou musulman, ne souhaitait faire passer un message particulier. Nous voulions jouer des rôles basés sur la réalité historique de la vie au Maroc, qui avait vu la plus grande migration de Juifs vers Israël, et le plus grand crime commis contre les Juifs marocains, qui partirent sans savoir ce qui les attendait. Cette migration était comme un voyage vers un mirage.

Magharebia: Avez-vous été satisfait de votre rôle ?

Kati: Oui. Bien que je sois encore débutant et entame ma carrière, j'ai, dès le début, pu choisir les rôles dans lesquels je me sens à l'aise. "Al-Hana" est basé sur un script intelligent et met en scène de bons acteurs. Chacun travaille en équipe avec les techniciens et les assistants.Je crois que le résultat satisfera grandement le public marocain.

Le réalisateur marocain Hassan Benjelloun en 2006 a réalisé le tournage de son dernier film, "Al-Hana" (le Bar), qui raconte l'histoire de l'émigration juive marocaine vers Israël dans les années 1960 et des effets qui s'ensuivirent sur les résidents non Juifs. L'acteur Rabie Kati a parlé à Magharebia de son rôle dans ce projet.
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Anita Anidjar Ponte
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MessageSujet: Re: COMMENT, A QUELLE EPOQUE ET POURQUOI AVEZ VOUS QUITTE UN JOUR LE MAROC   Dim 17 Mar 2013 - 8:10

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Anita Anidjar Ponte
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MessageSujet: Re: COMMENT, A QUELLE EPOQUE ET POURQUOI AVEZ VOUS QUITTE UN JOUR LE MAROC   Dim 17 Mar 2013 - 8:12


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MessageSujet: Re: COMMENT, A QUELLE EPOQUE ET POURQUOI AVEZ VOUS QUITTE UN JOUR LE MAROC   Dim 17 Mar 2013 - 8:18

Moi le camp d'Arenas je n'y suis pas passee car ils l'avaient deja ferme depuis 2 ans deja.
Moi j'ai ete a Mont Oliver un ancien hopital militaire qui nous servait ( d'hotel).
j'ai passe 2 mois avec toute ma famille car il n'y avait pas de batiments pret a Ashdod.
C'etait pas mal, dans une rue tres calme de Marseille, on mangait, on riait tout le temps je suis sortie de Casablanca par le bateau Jean Mermoz, un bateau qui venait de Dakar. 3 jours nous avons navigues .
2 mois a Marseille et ensuite encore un autre bateau le Moledet pour arriver en israel 9 jours nous avons navigue avec escale 24 h a Napoli pour faire monter des emmigrants de Roumanie. ensuite 12 h en Grece,pour faire monter des emmigrants de je ne sais ou, et je suis arivee le jour de l'atsmaout ( le jour de l'independance).ma surprise fut tres grande lorsque j'ai trouve pleins d'amis marocains qui n'ont jamais dit ou ils allaient ben je les ai trouve ici a Ashdod . c'etait le moi de mai de 1966 il y a 47 ans.
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Anita Anidjar Ponte
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MessageSujet: Re: COMMENT, A QUELLE EPOQUE ET POURQUOI AVEZ VOUS QUITTE UN JOUR LE MAROC   Dim 17 Mar 2013 - 8:24


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MessageSujet: Re: COMMENT, A QUELLE EPOQUE ET POURQUOI AVEZ VOUS QUITTE UN JOUR LE MAROC   

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