HISTOIRE DES JUIFS DU MAROC PAR SOLY ANIDJAR

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 VIE JUIVE AU MAROC

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Soly Anidjar
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MessageSujet: VIE JUIVE AU MAROC   Mer 19 Juil 2006 - 23:16

Rappel du premier message :

SYNAGOGUES A CASABLANCA




Dernière édition par le Jeu 20 Juil 2006 - 16:36, édité 1 fois
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rigallor
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MessageSujet: Re: VIE JUIVE AU MAROC   Sam 9 Déc 2006 - 1:11

Encore la Sinagoge de Nahon a Tanger...



Les bancs de la sinagoge avec les noms de ses propietaires, peut-être celui-la c'est de ta famille, Soly ?

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rigallor
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MessageSujet: Re: VIE JUIVE AU MAROC   Sam 9 Déc 2006 - 1:17

Et aussi la maison a retraite de Tanger...


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MessageSujet: Re: VIE JUIVE AU MAROC   Mer 13 Déc 2006 - 13:08



Encore la Residence-Asile Benchimol de Tanger
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Soly Anidjar
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MessageSujet: Re: VIE JUIVE AU MAROC   Mer 13 Déc 2006 - 14:05

rigallor,tes photos sont si belles quelle richesse, et quelle nostalgie, Rigallor tu vis a Tanger?

Merci mille fois pour ces tresors amigo
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rigallor
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MessageSujet: Re: VIE JUIVE AU MAROC   Mer 13 Déc 2006 - 14:28

Non, j'habitte en Espagne mais toutes les années je fait mon voyage a Tanger depuis 2003. Ces fotos sont du mois de Septembre dernier. Il faut m'excuser mon français car memme si je l'ai appris et etudié a Tanger avant l'espagnol, je le pratique bien peu et surtout pas l'ortographe.....
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Salomi



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MessageSujet: dans cette photo   Dim 24 Déc 2006 - 10:16

Soly Anidjar a écrit:




LE MAIRE DE TETOUAN AVEC LA COMMUNAUTE JUIVE EN 1956

Quelques vieux amis dans cette photo, des tangerois tels que ZL Yamin Soudri, pres de Monsieur Le Maire, Samuel Kesslassy tout a fait a droite et mon cher collegue Abraham Pinto a l'extreme gauche
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Soly Anidjar
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MessageSujet: Re: VIE JUIVE AU MAROC   Mar 26 Déc 2006 - 19:41

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MessageSujet: Re: VIE JUIVE AU MAROC   Mar 26 Déc 2006 - 19:43

Mauro merci cher ami, voici une autre photo de la kehila juive a Tanger a l'occasion des funerailles du roi Mohamed V
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MessageSujet: Re: VIE JUIVE AU MAROC   Mer 17 Jan 2007 - 9:12

Rigallor amigo merci pour ces belles photos de synagogue a Tanger.
La présence juive au Maroc est très ancienne et fut nourrie par diverses vagues de réfugiés suite aux vicissitudes et persécutions dont ont été victimes les Juifs au cours de l'Histoire, mais aussi des conversions parmi les populations berbères autochtones. Cette communauté compte deux sous-ensembles ethnico-culturels : les toshavim "autochtones" et les megorashim "expulsés (d'Andalousie)".;

Si la communauté juive s'est trouvée forte de plusieurs centaines de milliers d'individus jusqu'au XXe siècle, elle s'y est réduite pour ne plus compter actuellement quelques 3000 membres, selon les sources. Les différentes communautés juives d'origine marocaine comptent désormais plusieurs centaines de milliers de membres à travers le monde.
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MessageSujet: Re: VIE JUIVE AU MAROC   Mer 17 Jan 2007 - 9:13

L'histoire des Juifs d'Afrique du Nord se confond avec la création de Carthage par les Phéniciens, vers le IXe siècle av. J.-C.,, et le développement de comptoirs commerciaux en Afrique du Nord.

Des témoignages existent sur le commerce que les Juifs du Maroc pratiquaient avec les Romains, dès le IVe siècle av. J.-C.. Ces premières communautés seront rejointes par les Juifs de la première diaspora, lors de la destruction du Temple de Jérusalem, en 581 avant l'ère chrétienne. Des villes, comme Sala (Chella) près de la Rabat actuelle et Ifrane, deviennent des centres importants de négoce pour les Juifs du Maroc pratiquant le commerce de l'or et du sel. Il est cependant à noter que le plus ancien témoignage épigraphique ne remonte qu'au IIe siècle av. J.-C., s'agissant essentiellement d'inscriptions funéraires en hébreu et en grec trouvées dans les ruines de la Volubilis romaine.

Au début de l'ère chrétienne, les Romains envahissent la région, sans que les tribus juives et berbères n'opposent une très grande résistance, et donnent au Maroc (et à une partie de l'Algérie occidentale actuelle) le nom de Maurétanie Tingitane (de Tingis, ancien nom de Tanger). Des traces archéologiques attestent d'une présence juive importante dans ces nouvelles provinces romaines.


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MessageSujet: Re: VIE JUIVE AU MAROC   Mer 17 Jan 2007 - 9:14

À l'aube du Ve siècle, les Vandales commencent à envahir la Maurétanie, et vers 430, ils chassent les Romains de l'Afrique du Nord. Les Vandales trouvent en les Juifs des alliés solides et ceux-ci connaissent une liberté de culte pendant un siècle.

En 533, le général byzantin Bélisaire envahit la région et y impose les lois de l'Empire byzantin. Les Juifs vont alors connaître une période très sombre, avec conversions forcées, brimades, culte restreint et persécutions. Néanmoins, cela n'empêchera pas la migration vers cette région des Juifs fuyant la répression exercée par les rois wisigoths d'Espagne au VIIIe siècle.


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MessageSujet: Re: VIE JUIVE AU MAROC   Mer 17 Jan 2007 - 9:19

La communauté est encore numériquement considérable au milieu du XXème siècle. Elle ne souffre pas de la Shoah car le sultan Mohammed V refuse que les lois antijuives du régime de Vichy soient appliquées à ses sujets juifs, mais il y a déjà des vagues d'émigration vers la Palestine dès la fin du XIXème siècle et le début du XXème siècle.

Entre la création de l'État d'Israël en 1948 et l'indépendance du Maroc en 1956, 90% des Juifs marocains émigrent. Les familles qui ont des parents en Israel partent en Israël, où ils constituent une part importante du prolétariat et de la population des "villes de développement", tandis que ceux qui ont de la famille au Canada et en France émigrent au Canada et en France.

Les Juifs marocains sont actuellement des citoyens à part entière, électeurs et éligibles. L'État marocain leur a établi un espace juridique conforme aux préceptes du judaïsme. Sur le plan du statut personnel, les Juifs sont régis par la loi mosaïque, ce qui signifie qu'ils sont justiciables des chambres rabbiniques près des tribunaux réguliers pour tout ce qui touche au mariage, à l'héritage et au droit des mineurs.

L'essentiel de la communauté juive actuelle du Maroc demeure à Casablanca.


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MessageSujet: Re: VIE JUIVE AU MAROC   Mer 17 Jan 2007 - 9:21

Depuis 1997, Casablanca abrite « le musée du judaïsme marocain ». Méconnu du grand public le musée est consacré à la composante juive de la culture marocaine. On peut y visiter des expositions itinéraires et autres permanentes. Sur plus de 600 m2 le visiteur peut admettre des caftans marocains ornés de l’Etoile de David, des costumes, des lampes de Hanoukka et divers objets du patrimoine culturel marocain. On peut aussi y découvrir des synagogues de style marocain. Par ailleurs le musée contient une bibliothèque, une vidéothèque et une photothèque.


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MessageSujet: Re: VIE JUIVE AU MAROC   Mer 17 Jan 2007 - 9:21

Chaque année, les expatriés venus du monde entier se retrouvent autour de tombeaux de saints situés à Ouezzane, Essaouira ou Taroudant pour fêter la hiloula, version juive du moussem, qui rappelle les fastes du passé et commémore l'attachement à la terre des ancêtres.

À Montréal, leur arrivée a modifié les relations entre nationalistes québécois et Juifs, dans leur quasi-totalité anglophones (ou yiddishophones) et pro-fédéralistes, en créant une nouvelle (communauté culturelle) juive francophone rapidement dotée de structures communautaires spécifiques.

En Israël, dès les années 1950, il y a eu des émeutes parmi les Juifs marocains parqués dans les villes de développement. Dans les années 1970 furent même créées des Panthères noires (HaPanterim HaSHkhorim)


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MessageSujet: Re: VIE JUIVE AU MAROC   Mer 17 Jan 2007 - 9:24

Personnalités d'origine juive marocaine dans la diaspora [modifier]

Israël
Aharon Abuhatzeira, ancien ministre et fondateur du parti Tami
Aryeh Deri, ancien ministre et dirigeant du parti Shass
David Levy, ancien ministre des affaires étrangères, dirigeant du parti Gesher
Amir Peretz, ancien dirigeant du syndicat Histadrout, président du Parti travailliste israélien (MAPAI) à partir de novembre 2005

France
Jacques Essebag, animateur radio et télé connu sous le nom de Arthur
Gad Elmaleh, artiste
Roger Karoutchi, sénateur UMP, né à Casablanca d'une famille juive arrivée d'Italie au XVIIIe siècle, les Carucci
Sapho, chanteuse, écrivain et dessinatrice
David Guetta, DJ mondialement connu
Samuel Hadida, producteur et distributeur de films (Metropolitan Filmexport).

Belgique
Olga Zrihen, ancienne eurodéputée PS, sénatrice PS belge
Albert Guigui, Grand rabbin de la communauté israélite de Bruxelles
Chalom Benizri, Grand rabbin de la Communauté israélite sépharade de Bruxelles

Québec

Jaouad Laaroussi, secrétaire aux affaires académiques collégiales et porte-parole de l'Association pour une solidarité syndicale étudiante (ASSÉ)


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MessageSujet: Re: VIE JUIVE AU MAROC   Sam 3 Fév 2007 - 21:53

je suis très fière de ma culture marocaine,riche de plusieurs siècles.
au maroc,nous avons vécu dans la modération,et la tolérance,mon papa Jacoby Anidjar travaillait a la S.M.D le shabat et mon grand-père Moise Amsellem travaillait a la banque le shabat,
mais a la maison,il y avait le repas du shabat,(aller voir les shabat de mon enfance)avec les mêmes recettes de dor va dor,c'est a dire de génération en génération,moi personnellement je n'ai rien change,je continue a cuisiner,exactement de mère en fille,regarder mes recettes,mes gâteaux,mes salades,si je n'avais pas tout appris,aujourd'hui je me saurais mordu les doigts,comme quelques amies marocaine,qui n'ont pas voulu apprendre et aujourd'hui se jette sur tous les livres de cuisine marocaine,je cuisine ,bien, mes soeurs aussi,dans ce manger je retrouve le goût de mon enfance,ce goût vous l'avez coller au palais, et même des dizaines d'années peuvent passées vous retrouvez ce goût,cette épice,cette odeur,je suis trop attache aux aadotes aux coutumes étant mon père,une personne avec "dimion"
(en haketia on dit j'ai le dimion,me CHENFEO)
"dimion" veut dire superstition, si tu ne fais pas telle ou telle coutume,
il va arriver quelque chose................de mauvais.
pourtant je répète au maroc nous n'étions pas du tout religieux,
mais je veux que les nouvelles générations sache,nous sommes les dernier juifs marocains a avoir vécu au maroc,nos enfants copient nos habitudes,avez-vous vu un mariage d'un juif marocain,au canada,France,israel,venezuela............et autre sans la "YYBA" de la henna,des YOU YOU YOU,des caftans,même les jeunes de la 2 ème et 3 ème génération.
est-ce qu'une fête a nous peut-être sans chansons marocaines,est-ce que la fête peut-être sans gâteaux marocains,dans les salles de fêtes en israel,les salades marocaines sont la couronne de la table.
les sfenjs et le couscous sont la folie de tous.
j'ai décidé lorsque j'étais encore enfant,que je parlerais haketia toute ma vie,aujourd'hui,je parle le haketia,comme je parle le français,cette langue unique qui a 500 ans est parlée par toute ma famille,et entre nous on ne parle que haketia.
il ne faut pas avoir honte de nos coutumes,et il faut surtout pas dire c'est plus a la mode,une culture doit être cultivée pour pouvoir la transmettre a nos enfants,en israel,les enfants vers 12-13 ans font tous un travail qui s'appelle CHORACHIM, et il faut sortir toutes les photos et raconter sur les ancêtres,et comme c'est beau de raconter a un enfant sur son arrière,grand-mère ou arrière grand père 5 générations en arrière,ou par exemple raconter a nos petits enfants des histoires de j'ha, de aycha kandicha de yma la roula.......ils sont fous de joies d'entendre pour la centième fois ces histoires de chez nous.


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MessageSujet: vie juive au maroc   Mer 9 Mai 2007 - 14:09

bonjour malika [que je suis contente de savoir que nous aviens abithe le meme coin jhabite la rue de la mission en avait le mure comment avec la synagogue ettedgui leglise espagnole on la detruit
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MARCOS
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MessageSujet: Re: VIE JUIVE AU MAROC   Ven 30 Nov 2007 - 13:32



REGARDEZ CE FILM DES JUIFS DU MAROC LEUR MUSIQUE ET LEUR CULTURE.
FILM REALISE PAR SPIEGEL SEGAL
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miel
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MessageSujet: Re: VIE JUIVE AU MAROC   Lun 28 Jan 2008 - 16:50

Les juifs étaient présents au Maroc dès l’époque romaine (dans le Haut Atlas en particulier), soit bien avant que le pays ne devienne très majoritairement musulman. Certains, ensuite, sont venu d’Espagne d’où ils ont été chassés en 1492. Considérés comme des dhimmis, ils étaient soumis à de multiples discriminations. En Israël, où un demi-million de leurs descendants vit aujourd’hui, les Marocains forment une communauté structurée, influente par son poids électoral et qui cultive une certaine nostalgie du Maroc. Le leader de cette communauté, David Lévy, est né à Rabat.
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Soly Anidjar
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MessageSujet: Re: VIE JUIVE AU MAROC   Ven 5 Sep 2008 - 14:14

Les juifs du Maroc étaient principalement une population urbaine, mais des juifs aussi ont vécus dans les petites villes et les mellahs ruraux à une distance considérable des centres urbains. Il est très difficile d'arriver aux évaluations fermes de la taille de population (générale et juive) avant le dernier siècle . Selon De Foucauld basé sur ses voyages en 1883-1884, environ quelques 3.000 familles juifs vivvaient dans les villes de Fez, Meknes, Sefrou. Marrakech, Demnate, Taroudant et Debdou. Pour quelque raison il n'énumère pas des familles de Tetouan, ni sur la côte atlantique, ainsi que la population juive de Tanger et Mogador sont notamment absents de sa liste. Sa liste détaillée autre, atteint un total de plus de 4.200 familles. Vingt ans après,le personnel de l'alliance Universelle israélite a estimé qu'il y avait 21 villes au Maroc dont la population juive s'est elevée à 65.175 habitants, et 192 localités rurales dans lesquelles 22.505 juifs ont résidés. Un dispositif important de la démographie des juifs au Maroc n'est pas sa distribution à un moment donné, mais sa nature mobile. La mobilité était évidente chez De Foucauld; temps de la sécheresse, des épidémies et du décalage de l'activité économique d'une ville ou d'une région à une autre. Ces décalages, naturellement, ont été souvent liés aux changements politiques. Schroeter a documenté la croissance Mogador (Essaouira), avec une grande population juive au 19ème siècle, et a montré les liens économiques liant les juifs du Maroc du sud-ouest aux activités commerciales de cette ville. Au debut du siècle passe , Casablanca est devenue l'aimant naturel principal pour tous les juifs en tant que pour l'immigration marocaine interne en général. En ce qui concerne les petites communautés juives, Casablanca a attiré la première fois des juifs de la plaine voisine de la Chawia, et seulement plus tard des secteurs du sud. Les communautés juives du haut atlas et du l'Anti-Atlas, naturellement, ont été toujours attachées à ont émigrées vers Marrakech, alors que les mellahs du moyen atlas et du Tafilalt ont été liés à Fez, à Meknes et à Sefrou. Avec tout l'urbanisme du debut du siècle dernier , il restait toujours beaucoup de petites Communautés juives au Maroc méridional jusqu'au temps de l'indépendance au Maroc, et même au début des années soixante.


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houcine
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MessageSujet: Re: VIE JUIVE AU MAROC   Dim 14 Sep 2008 - 5:51

Je veux feliciter les webmaster de ce forum magnifique, sans racisme ni politique bravo mille fois.


« Les juifs étaient intégrés au tissu culturel du Maroc rural, ils avaient des coutumes « communes avec leurs voisins musulmans : l'habillement, la nourriture, la « vénération de saints hommes et, à l'occasion, de saintes femmes, ainsi que les « rythmes et les modes de la vie quotidienne. Les liens sociaux et économiques « entre les juifs et les musulmans dans les régions de culture berbère étaient très « étroits, bien que chaque groupe ait aussi gardé des traits culturels distincts et des « limites religieuses très strictes. Alors que dans toutes ces régions les juifs parlaient « berbère, car d'aussi loin que les gens se souviennent, ils parlaient l'arabe « vernaculaire (avec des tournures spécifiquement juives) dans la plupart des « mellahs, comme leur langue maternelle. Ils écrivaient en judéo - arabe, employant « des caractères hébraïques pour transcrire leur parler marocain. Bien que la « nourriture consommée par les juifs ressemblât beaucoup à celle des musulmans, « leurs lois alimentaires leur interdisaient de consommer des repas préparés dans « des maisons non juives. Par ailleurs, ils pouvaient manger des œufs, des olives, du « miel, de l'huile ou des produits laitiers chez leurs voisins. Alors que les costumes « des juifs et des musulmans paraissaient très semblables, un examen approfondi « révélait presque toujours des signes distinctifs chez les juifs, qu'il s'agisse de la « couleur du vêtement du dessus ou bien de la sorte de coiffe portée par les femmes « et par les hommes. La loi islamique stipulait que les dhimmis devaient porter un « vêtement les distinguant des musulmans (et leur interdisait par exemple le port « d'un turban), mais dans le pays berbère, les traits distinctifs permettant de « reconnaître les juifs relevaient davantage de la coutume que de l'exigence légale. (Daniel Schroeter ).
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morido



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MessageSujet: Future Avenue Royale Casablanca   Mar 26 Jan 2010 - 19:48

http://i16.servimg.com/u/f16/13/96/98/55/cimeti10.jpg
http://www.servimg.com/image_preview.php?i=18&u=13969855

http://www.servimg.com/image_preview.php?i=19&u=13969855

http://i16.servimg.com/u/f16/13/96/98/55/mezqui10.jpg





L’Ancien Cimetière israélite de Casablanca, Maroc.
Cohabitation et discorde.
Marie-Pierre Anglade

Image1L’Ancien Cimetière israélite de Casablanca jouxte l’Ancienne Médina, dans le centre-ville. Plus aucun enterrement n’y a lieu depuis 1947, date à laquelle des concessions aux religions juives et catholiques ont été accordées au cimetière de Ben M’Sik, un quartier situé en périphérie. Des gardiens sont supposés assurer les fonctions élémentaires d’entretien des lieux : nettoyage, filtrage d’individus indésirables tels que voleurs ou tout habitant du quartier à la recherche d’une cachette pour s’adonner à la consommation de produits courants dans l’Ancienne Médina — mahia1, alcool à brûler, silissione2, qarqoubi3.

À la lisière du cimetière, le mur de clôture porte des dessins naïfs rappelant les codes de représentations collectives liées à la nature (fleurs, oiseau, papillon), ainsi que la mention « Interdit de déposer les déchets. Merci ». Quelques habitants appliquent la prescription à la lettre et jettent leurs sacs de déchets par-dessus le mur où ils s’ajoutent à la dégradation des tombes par le temps. Les habitants des logements, dont la terrasse permet de jouir d’une vue unique sur le cimetière, y lancent également leurs déchets trop encombrants : vieux objets en plastique, bidons d’huile percés, bouteilles de boissons gazeuses non consignées. La tâche des enlèvements de déchets domestiques qui incombaient aux communes a pourtant été confiée en 2003 à des entreprises étrangères en sous-traitance et beaucoup s’accordent sur les résultats fructueux de l’opération : les montagnes de déchets accumulés jour après jour dans l’Ancienne Médina et autres quartiers populaires, ainsi que les odeurs, entachaient gravement l’image de la ville. Mais les habitudes demeurent : les déchets continuent d’être lancés par-dessus le mur, tout autour du cimetière, malgré les passages réguliers des camions à ordures flambants neufs.

Certaines tombes ont été délestées de leur socle en marbre, matériau qui, revendu, a pu constituer un apport financier non négligeable. Mais il s’agit là du cas isolé d’un voleur qui a été condamné à dix ans de prison il y a plusieurs années de cela, nous a-t-on assuré dans les locaux de la communauté Juive4, sans guère plus de détails.

Vouloir saisir la portée de ce geste — jeter des déchets par-dessus le mur du cimetière — implique de mettre à jour la complexité des enjeux à l’œuvre. La proximité de l’Ancienne Médina avec le cimetière israélite constitue pour certains habitants des logements limitrophes une certaine provocation. La période de deuil qui a suivi la disparition de Yasser Arafat n’a pas contribué à calmer les tensions toujours ravivées par le souvenir de la lutte des « frères ». Le conflit israélo-palestinien s’incarne à Casablanca dans l’usure des habitants vis-à-vis de ce qu’ils considèrent comme un espace vide trop vaste, à savoir 2,8 hectares à leur sens perdus. La proximité avec un des lieux des cinq attentats du 16 mai 2003 — à environ deux cents mètres de là — n’est pas un hasard puisque trois des objectifs des kamikazes concernaient « des cibles choisies en fonction d’une symbolique primaire » (Bennani, El Azizi, 2005). Une blague entendue dans l’Ancienne Médina : « Le kamikaze voulait peut-être réveiller les morts et les faire s’enfuir ? » Ailleurs, dans d’autres quartiers de Casablanca, l’incompréhension de l’acte continue au contraire de dominer les réponses avancées sur le choix des cibles des terroristes.

Afin de dépasser ces représentations habitantes, on peut interroger le sens d’un tel comportement. L’apparent geste vengeur, qualifié bien souvent d’acte incivil par les discours à vocation moralisatrice, soucieux de voir attribuer à Casablanca un statut de ville moderne à dimension internationale, peut apparaître à bien des égards comme un acte de réappropriation de l’Ancien Cimetière. Il faut ici revenir à d’autres formes d’appropriation des espaces publics centraux de la ville. En effet, on pourrait croire à une antinomie dans les termes en évoquant, au Maroc, une appropriation possible des espaces publics, par définition biens communs de tous. Nous avons décrit cette appropriation du bien public (Anglade, 2002) à travers la mise en évidence de processus de revendication spatiale, soit par des usages temporaires, voire cycliques (consommation d’alcool et autres produits illicites, rendez-vous amoureux, révisions d’étudiants, jeux de séduction homosexuels nocturnes), soit par l’investissement physique et quasi privatisant d’apports de matériaux de récupération (cuisine aménagée et couchages de sans-abri, abris de gardiens de parkings).

Décrites à travers leur inscription spatiale, ces pratiques ont trouvé un nouvel éclairage dans l’analyse des représentations consacrant ces espaces comme transgressifs des normes sociales. Ces observations vont dans le sens de Perla Korosec-Serfaty pour qui « tout espace public […] est susceptible d’acquérir un sens nouveau à partir des usages qu’en fait le public » (Korosec-Serfaty, 1988, p. 129). Ce sens nouveau découle principalement de l’appropriation forte par le biais de « micro-actes de détournement du lieu » (Korosec-Serfaty, 1988, p. 130) à l’origine d’une relative privatisation de l’espace public. Ceci est d’autant plus étonnant que certaines recherches ont démontré antérieurement la non-ingérence dans les espaces publics, prônée par les usagers qui concentrent dès lors leurs efforts sur l’espace privé (Navez-Bouchanine, 1992).

L’envahissement des ordures domestiques ne guette pas ici, mais cette forme sourde de revendication de l’espace se fait pourtant l’écho d’un certain malaise dans le vivre ensemble des habitants de l’Ancienne Médina. Peut-on pour autant évoquer un conflit d’urbanité ? Cette question mérite toute notre attention dans la mesure où la vocation symbolique de cet espace complexifie étonnamment le jeu des acteurs. Le coupable de l’acte outrageant se présente ici en effet en victime. Car la présence des déchets peut à bien des égards être interprétée en terme de cristallisation des difficultés de cohabitation des habitants. La convoitise vis-à-vis de cette réserve foncière considérée comme inexploitée est exacerbée par les conditions de vie au quotidien qui font que ce quartier, sous bien des aspects — architecturaux, sociaux, économiques —, donne l’image d’une implosion sociale. La précarité du travail exercé souvent de manière illégale (vente ambulante, trafic de produits illicites et de contrebande) a pour conséquence directe la promiscuité extrême dans des logements anciens que les propriétaires eux-mêmes rechignent à rendre simplement dignes : il est ainsi fréquent de rencontrer des familles de dix membres avec des enfants en bas âges, sous-louant une pièce unique, sans salle d’eau dans une ancienne maison à cour sans eau courante. D’autre part, la consommation de produits illicites se banalise chez les jeunes, souvent très tôt déscolarisés et livrés à eux-mêmes dans la rue. Cette accumulation de difficultés contribue à valoriser à l’extrême l’émigration clandestine, de la part des habitants de l’Ancienne Médina : les représentations collectives liées au bonheur domestique associent à l’imagerie du mode de vie européen le cliché de la douceur d’un foyer bien équipé vers lequel le travailleur se dirige après sa journée de travail pour retrouver une famille aimante. Il n’est donc pas étonnant de voir rêver la majorité des jeunes à la clandestinité. Quant aux difficultés à se déplacer, elles sont légion dans cette partie de la ville, à la fois si loin et si proche du centre : la plupart des habitants de l’Ancienne Médina ne connaissent pas réellement la superficie du cimetière qu’ils ne peuvent qu’imaginer en longeant le mur d’enceinte. Et ce mur semble interminable, surtout lorsqu’on pense à la fatigue accumulée lors des trajets qui serpentent à travers ces ruelles encombrées de piétons, de commerçants ambulants et de devantures de boutiques empiétant largement sur l’espace public. Les taxis ont par ailleurs interdiction de pénétrer dans l’Ancienne Médina où peu d’habitants possèdent une voiture. Et lorsqu’il s’agit de mener ses pas hors de l’Ancienne Médina, le nombre encore trop restreint d’autobus et de taxis collectifs5 a tôt fait de décourager dans une ville comptant plus de quatre millions d’habitants6. Par ailleurs, il n’est pas rare d’entendre les habitants de l’Ancienne Médina fustiger la précarité de leurs conditions de vie, fournissant par là même des excuses aux « voleurs [qui] ne sont pas des criminels s’ils ne possèdent rien ». Nous sommes donc loin ici des représentations qui condamnent communément les petits actes d’incivilité envers la salubrité de l’espace public.

Les autorités de la Communauté Juive préfèrent n’avancer aucun lien de cause à effet dans la localisation de l’attentat et ne commentent pas non plus la présence des déchets dans l’Ancien Cimetière. Elles participent de ce fait de la construction de l’ordre public en se plaçant à dessein du côté des habitants de l’Ancienne Médina : le conflit ouvert n’est définitivement pas souhaité. La situation de cohabitation des communautés est, à vrai dire, loin de se résumer à la présence de ces déchets dans l’Ancien Cimetière. La question de la tension entre la cohabitation au sein de l’Ancienne Médina, au tissu dense et à l’équilibre incertain à la fois social et architectural, et la non-émergence d’un conflit d’urbanité s’incarne dans le projet de l’Avenue Royale.

Ce projet de percée haussmannienne qui fournirait à la ville les infrastructures dont elle manque aujourd’hui — Palais des Congrès, Grand Théâtre, logements de standing —, a été envisagé dans le but de valoriser la Grande Mosquée, inaugurée en 1993, en reliant celle-ci au centre-ville. Mais l’ampleur du geste architectural, impliquant entre autres d’importantes démolitions et le relogement de 60.000 habitants7 de quartiers populaires, fit longtemps de ce projet un mythe urbanistique dont on n’a recommencé à parler qu’en 2002. Ses ambitions se sont vues multiplier depuis car, comme le fait remarquer Isabelle Berry-Chikhaoui, il « est simultanément présenté comme une opération de rénovation urbaine qui renforcera le rayonnement international de Casablanca grâce à une action majeure de restructuration de la centralité urbaine et comme un projet social de “salubrité” publique permettant aux habitants de la médina extra-muros d’accéder à des conditions de vie décentes d’une nouvelle cité » (Berry-Chikhaoui, 2004).

La mise en œuvre de l’Avenue Royale complexifie davantage encore le débat qui nous préoccupe ici car le plan du projet fait apparaître le prolongement du boulevard Ziraoui à travers le territoire de l’Ancien Cimetière, tracé qui, par ailleurs, n’a fait l’objet d’aucune concertation des représentants de la Communauté Juive par les concepteurs du projet et la Sonadac8. Ceci fait sans doute écho au contexte urbanistique initial de la Grande Mosquée que décrit Raffaele Cattedra en ces termes : « Dans cette dynamique de réhabilitation cultuelle de la médina et de “requalification confessionnelle” du centre-ville par la construction de lieux de culte musulmans, l’édification récente de la Grande Mosquée Hassan-ii, à proximité de la médina, tout en prévoyant la future démolition des faubourgs nord-ouest extra-muros, s’inscrit dans un processus de revalorisation de la médina : en quête de légitimation, elle semble puiser sa fréquentation, pour l’essentiel, parmi les habitants de cette dernière. Elle se place ainsi dans une perspective concurrentielle avec le “bloc cultuel” des mosquées localisées à l’intérieur de la médina […]. » (Cattedra, 1998, p. 344) Cette exigence de revalorisation cultuelle intervenait dans un contexte à la fois de départ massif de la population juive de l’Ancienne Médina et des quartiers du centre-ville, et de déplacement du culte musulman vers les quartiers éloignés du centre — les Habous et la Nouvelle Médina.

Face à l’émergence de tels projets, on peut avancer que la Communauté Juive ne souhaite faire entendre aucune dissonance identitaire quant au devenir de l’Ancien Cimetière, même si l’heure semble être à la désacralisation du site et au déplacement des ossements que la Communauté Juive ne souhaite commenter.
Pièces jointes:
cimetièreIsrael2.jpg[img]
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MessageSujet: Avenue Royale Casablanca   Mar 26 Jan 2010 - 20:04







J'ai d'autres photos de ce Projet Voisi un lien:



Sonadac récupère ses terrains pour 24 MDH
Ses titres fonciers étaient frappés d’une saisie conservatoire suite à un litige avec son prestataire Nomatrab Elle a été condamnée par la Cour suprême à payer pour avoir la mainlevée 100 ha de terrains seront expropriés à Nassim pour y construire les logements de recasement.
[Sonadac récupère ses terrains pour 24 MDH] Le projet de l’Avenue royale verrait-il le bout du tunnel ? Tout permet aujourd’hui de le croire puisque la Société nationale de développement et d’aménagement communal (Sonadac), en charge du projet, est en passe de faire sauter, l’un après l’autre, les verrous qui bloquaient le chantier.

Après avoir résolu le problème des dettes bancaires (un ancien prêt de 265 millions de DH contracté auprès de deux banques et du Fonds d’équipement communal), Abderrahim El Hassani, le DG de Sonadac, vient de passer un nouveau cap : reprendre le contrôle des nombreux titres fonciers de la société qui étaient grevés d’une saisie conservatoire au profit de Nomatrab.

Cette dernière était chargée de construire des appartements au quartier Nassim pour le compte de la Sonadac qui avait résilié le contrat de manière unilatérale.

D’où le litige.
La société d’aménagement peut donc enfin jouir de ses nombreuses propriétés. Mais à quel prix ? En fait, Sonadac a été condamnée par la Cour suprême à payer 24 millions de DH à Nomatrab. «Nous avons payé les 24 millions pour avoir la mainlevée sur nos titres fonciers car cela nous permettra de reprendre les travaux de construction et de relogement des ménages de l’Avenue royale», souligne M. El Hassani. Le procès, qui durait depuis quelques années déjà, a donc tourné en faveur de la société de construction. «Mais l’essentiel pour nous était de libérer les actifs », analyse M. El Hassani.

Avant le verdict de la Cour suprême, le DG avait en effet proposé une quinzaine de millions de DH à la direction de Nomatrab pour qu’elle libère les actifs de Sonadac, mais celle-ci a refusé. «Par le passé, nous avons commis des erreurs de gestion dans ce dossier et nous ne l’avons pas bien suivi, ce qui nous a valu une condamnation au paiement de 83 MDH par le tribunal administratif. Mais, devant la Cour suprême, nous avons bien préparé notre dossier en démontrant par des preuves matérielles que le montant réclamé par Nomatrab était exagéré», explique M. El Hassani. Philosophe, le DG répète à qui veut l’entendre que les saisies conservatoires ont eu des effets bénéfiques sur le patrimoine de Sonadac.

Comment ? «En décourageant les nombreux courtiers qui se sont, durant plusieurs années, attaqués au patrimoine de la société», rétorque M. El Hassani.
Quoi qu’il en soit, la fin de la saisie conservatoire sur les 362 titres apporte une bouffée d’oxygène à une société qui en avait grand besoin. Car l’aménageur peut maintenant se concentrer sur sa principale mission, qui est avant tout le recasement des ménages de la future Avenue royale.

D’ailleurs, celle-ci est sur la bonne voie. «Nous avons rencontré beaucoup de difficultés lors des premières opérations car nous avons signé des contrats de recasement avec les locataires avant d’acquérir les immeubles de l’ancienne médina. Mais lorsque les locataires évacuaient leurs logements pour se déplacer à Nassim, les propriétaires les relouaient à d’autres familles, ce qui nous ramenait à la case départ», explique-t-on auprès de Sonadac.



Résultat : sur 10 000 foyers initialement recensés dans l’ancienne médina, il reste...
10 000 foyers à reloger ! Et ce, malgré les 3 000 appartements construits et commercialisés. «Actuellement, nous ne discutons pas du logement à Nassim avant d’avoir acquis la propriété dans l’ancienne médina. De cette manière, nous sommes sûrs de ne pas retomber dans le même problème», confie le directeur de Sonadac.

Des problèmes, il n’y en a pas qu’un dans cette société. L’absence de titres fonciers pour plus de 40% des terrains appartenant à des privés dans l’ancienne médina constitue une grande gêne pour Sonadac.

D’ailleurs, celle-ci n’exclut pas le recours à la procédure de l’expropriation pour utilité publique afin de contourner ce blocage. «C’est l’absence de titres fonciers ainsi que tous les problèmes liés à la propriété de plusieurs terrains qui nous poussent à recourir à cette procédure.

Ainsi, nous comptons déposer le montant des indemnisations au tribunal et il appartiendra à toute personne qui s’estime concernée de prouver sa propriété devant la justice pour pouvoir être indemnisée», souligne M. El Hassani.

A Nassim, la société, qui a déjà acquis plus de 200 ha, bataille pour s’en approprier 100 autres. Là aussi, l’expropriation n’est pas exclue et les affaires en justice ne manqueront pas. Décidément, l’Avenue royale n’aura pas été un projet de tout repos.
Naoufal Belghazi
24-10-2008
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MessageSujet: Cimetière Ancien   Mer 27 Jan 2010 - 20:30

Voyer la photo en haut à gauche la Mosquée en bas à droite la Place des Nations, le Cimetière presque au centre, et l'on distingue le tracé de l'avenue Royale avec les terrains dégagés par les Buldozer, les travaux sont arrétés au cimetière Juif pour le moment.

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MessageSujet: Re: VIE JUIVE AU MAROC   Mer 10 Mar 2010 - 17:14

synagogue benarosh rue lusitania casa

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MessageSujet: Re: VIE JUIVE AU MAROC   Mer 10 Mar 2010 - 17:23

temple bet El rue Verlet Hanus a Casablanca 2007
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MessageSujet: Re: VIE JUIVE AU MAROC   Mer 10 Mar 2010 - 17:27

temple a Anfa Casablanca 2007
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MessageSujet: Re: VIE JUIVE AU MAROC   Mer 10 Mar 2010 - 17:28

temple a Anfa Casablanca 2007


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MessageSujet: Re: VIE JUIVE AU MAROC   Mer 10 Mar 2010 - 17:41

temple a Anfa Casablanca 2007
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MessageSujet: Re: VIE JUIVE AU MAROC   Mer 10 Mar 2010 - 19:28



Casablanca a une communauté juive assez importante D. bénisse avec plusieurs synagogues, j'en ai visite que deux, la synagogue Beth El , rue Verlet Hanus, et la synagogue de beth Habad Lubavich au boulevard Ziraoui.
La synagogue Beth El est une des plus grande et des plus belles synagogues de Casablanca et peut-être du Maroc, elle n'a pas pris une ride, remarquable pour ses fenêtres en verre modèle Marc Chagall. La lumière du soleil, teintée par le verre, rebondit comme un lustre en cristal colossal créant des milliers de lumières miroitantes comme un arc-en-ciel sur chaque surface. L'arche, la chose la plus importante dans la synagogue, les sefers torah sont habillés avec des manteaux merveilleux brodés avec des fils d'or sur du velours. Sur les murs inscrits avec des lettres dorées des psoukims de la bible et le plafond est également très très beau, les chaises ont le dos en velours rouge avec la forme des tables de la loi, les deux menorahs de notre enfance sont toujours la. la synagogue Beth El , est a la rue Verlet Hanus, angle boulevard d'Anfa a Casablanca.
le vendredi 23 octobre 2009 j'ai passe deux heures a photographier et a admirer cette beauté unique.

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MessageSujet: Re: VIE JUIVE AU MAROC   Mer 10 Mar 2010 - 20:04



La synagogue se voit du boulevard d'Anfa.


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MessageSujet: Re: VIE JUIVE AU MAROC   Mer 10 Mar 2010 - 20:24




se sont les tables de la loi que l'on voit en haut sur la facade de la synagogue Beth El photographiee avec le zoom


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MessageSujet: Re: VIE JUIVE AU MAROC   Mer 10 Mar 2010 - 20:35



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MessageSujet: Re: VIE JUIVE AU MAROC   Mer 10 Mar 2010 - 21:24



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MessageSujet: Re: VIE JUIVE AU MAROC   Mer 10 Mar 2010 - 21:36

Vitrage style Chagal a la synagogue Beth El a Casablanca avec le nom des 12 tribues

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MessageSujet: Re: VIE JUIVE AU MAROC   Lun 15 Mar 2010 - 20:01

Le fait que les juifs du Maroc restent de nos jours encore, attachés aux pèlerinages sur les tombes des saints, est relier aux prédications des rabbins : le sage est considéré comme le fondement du monde , il prononce sa sentence et D.ieu l'applique. Cette conviction fondamentale profondément ancrée dans le culte et dans le folklore juif marocain, le reportage que j'ai mené au Maroc m' a fait découvrir une culture matérielle et spirituelle insoupçonnée.
Au Maroc, les juifs marocains sont des citoyens à part entière, électeurs et éligibles. L`État marocain leur a même établi un espace juridique conforme aux préceptes du judaïsme. Sur le plan du statut personnel, les Juifs sont régis par la loi « mosaïque », ce qui signifie qu`ils sont justiciables des chambres rabbiniques près des tribunaux réguliers pour tout ce qui touche au mariage, à l`héritage et au droit des mineurs. L`alimentation casher ( viande et vin ) est garantie par les autorités religieuses et communautaires qui, en échange, versent à l`État des taxes spécifiques. La communauté juive au Maroc ne regroupe plus que 3 000 fidèles environ, la majorité vit à Casablanca. La plupart des Juifs marocains ont émigré en Israël, où ils sont 900 000, mais aussi en France, en Espagne et au Canada, au Venezuela et Brésil. Chaque année, des juifs marocains venus du monde entier se retrouvent autour des tombeaux de saints situés à Ouezzane,Essaouira, Alcazarquivir, Marrakech, Azemour, Taroudant..., pour fêter la hiloula d'un saint nous rappelle les fastes du passé et commémore l`attachement à la terre de nos ancêtres.Moi même suis venue pour célébrer la hiloula de rabbi David ou Moshe au village de Agouim près de Ouarzazate.
Dans nombre de synagogues que j'ai visité les mèches des verres et des kandils ont été remplacées par des ampoules électriques ou des lustres d'une beauté incroyable digne du château de Versailles qui restent allumées toute la journée et fournissent une source supplémentaire de lumière à la synagogue.
Les rimonimes (ornements d'orfèvrerie surmontant les sefers torah "rouleaux de la Torah") , appelés aussi tap0ukhimes ( pommes ) au Maroc, sont diffèrent d'une région à l'autre. Au nord, ils se présentent le plus souvent sous forme de tourelles. Au centre, on en trouve en forme de tourelles aussi mais avec des motifs plats en cuivre ciselé très beaux, surmontés d'émail chromé. Plus au sud, les ornements, sont de forme hexagonale mais plus courts que ceux du nord, et sont faits d'un métal argenté de qualité inférieure ils sont décorés de motifs floraux beaucoup plus simples.
Les objets de culte que j'ai découvert au Maroc sont très très beau surtout a fez a la synagogue Even-Danan, et a Meknes au talmud torah, Il faut dire que la grande vague d'immigration des années cinquante s'est faite dans la précipitation et les juifs marocains ne se sont pas souciés d'apporter avec eux dans leur nouvelle patrie les objets de culte auxquels ils étaient restés attachés pendant de longs siècles. Et le peu qui fut amené en Israël repose au Musée d'Israel ou au musée marocain a Jerusalem.
Il y avait une communauté juive séfarade a Anfa jusqu’à sa destruction par les Portugais en 1468. Les Juifs ont mis du temps pour revenir à la ville, mais en 1750 la synagogue Rabbi Élie a été construite comme le premier temple juif à Casablanca. Il a été détruit avec la plus grande partie de la ville dans le tremblement de terre de 1755.

Au début du 20e siècle, Casablanca comptait environ 6.000 Juifs (plus d’un quart de la population)
Depuis le début du 20e siècle, Casablanca a été associée avec le judaïsme, plus que tout autre ville en Afrique du Nord. La population juive a augmenté dans le milieu du 20e siècle, en partie en raison de l’évolution des structures de soutien social juif arrivants et, d’autre part, après l’Holocauste (oui il y avait des juifs ashkénazes a Casablanca).
Entre les années 1940 et 1960, la population juive de Casablanca a été d’environ 70.000. L’émigration vers la France, du Canada, des États-Unis et Israël à partir de Casablanca a été importante.
Soly Anidjar


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MessageSujet: Re: VIE JUIVE AU MAROC   Ven 16 Sep 2011 - 16:54



Cimetiere de mogador



Le mellah du temps des juifs
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MessageSujet: Re: VIE JUIVE AU MAROC   Ven 16 Sep 2011 - 18:38




Entree du mellah annee 50
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MessageSujet: Re: VIE JUIVE AU MAROC   Sam 17 Sep 2011 - 22:07



Le bijoutier du roi (de mogador) a droite Mr Loeub et a gauche Mr look
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MessageSujet: Re: VIE JUIVE AU MAROC   Sam 17 Sep 2011 - 22:14



premiere tombe de Rabbi haim pinto





Rabbi Haim Pinto

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MessageSujet: Re: VIE JUIVE AU MAROC   Mar 6 Nov 2012 - 6:31

Cimetiere de Casablanca



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MessageSujet: Re: VIE JUIVE AU MAROC   Mar 6 Nov 2012 - 6:52





Le Journal du Maroc Application du statut des Juifs loi fahir


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MessageSujet: Re: VIE JUIVE AU MAROC   Lun 30 Mar 2015 - 21:45





Rabbi yaakov Oddiz celebrant  une Bar mitsva Année 60
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MessageSujet: Re: VIE JUIVE AU MAROC   Lun 30 Mar 2015 - 21:48




Slat Attias Année 60
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MessageSujet: Re: VIE JUIVE AU MAROC   Lun 30 Mar 2015 - 21:50



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