HISTOIRE DES JUIFS DU MAROC PAR SOLY ANIDJAR

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 PHOTOS DE GRAND-RABBINS ET TSADIKIM DU MAROC

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MessageSujet: PHOTOS DE GRAND-RABBINS ET TSADIKIM DU MAROC   Mar 24 Jan 2012 - 16:11



En bas à gauche, Ribbi Yossef Memram, au centre de la rangée du fond bien reconnaissable Ribbi Chalom Messas et devant lui à sa gauche Ribbi Mahlouf ben Eliahou Abouhatséra.



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MessageSujet: Re: PHOTOS DE GRAND-RABBINS ET TSADIKIM DU MAROC   Mar 24 Jan 2012 - 16:20



congrès officiel des grands rabbins du Maroc et dirigeants communautaires:
l'avant-dernier à gauche, ( grande taille ) est Rebbi Makhlouf; le second à sa gauche est Rebbi Yedidia Monsonego;
à droite, le second c'est Rebbi Rafael Baroukh Toledano.


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MessageSujet: Re: PHOTOS DE GRAND-RABBINS ET TSADIKIM DU MAROC   Mar 24 Jan 2012 - 16:24




Le tsadik Rabbi Yacob Abouhatsira grand-pere de Baba Sale


Notre saint et Vénéré Maître Rabbi Yaacov Abihssira que son souvenir soit béni est né à Tafilaleth (Maroc) en l’an 5567 (1807). Au moment de sa naissance, une grande clarté illumina la chambre, Rabbi Messod (son père) et toute la Communauté en furent heureux. Ils savaient qu’un enfant prodige venait de voir le jour.

En grandissant, Rabbi Yaacov montra un goût particulier et une aptitude peu commune pour l’étude de la Torah. Son père l’initiait dans les différentes disciplines et le jeune homme témoignait d’une grande capacité de compréhension. Rabbi Yaacov devint bientôt un homme, son amour de la Torah allait en s’accroissant. Il devint bien vite un Cabbaliste et un Hassid renommé pour sa grande piété. Il dormait très peu et passait toute la semaine, nuit et jour, dans le Beith Hamidrach en s’adonnant à l’étude de notre sainte Torah. Il n’en sortait que la veille du Chabbat pour se rendre chez lui. Quand cela était nécessaire, il se déplaçait de ville en ville pour collecter des fonds en faveur des déshérités et des malades. Dérangé même en plein nuit, il ne protestait jamais. C’était un homme généreux, sa maison était ouverte à tout venant. On venait de partout le consulter et il était soucieux de faire régner la paix entre les différents membres de sa Communauté. Il avait un sens aigu de la justice même si, en apparence, ses décisions surprenaient parfois. Ainsi, un Rabbin qui séjourna chez lui une année entière eut l’impression que Rabbi Yaacov jugeait les cas de façon peu conforme au Din (le Loi Juive), et il en était fort étonné. Mais à chaque fois, la vérité éclatait et il s’avérait qu’il avait vu juste dés le premier instant. On dit que la vérité lui était révélée par le Ciel, et que D-ieu lui évitait le moindre désagrément.

Rabbi Yaacov Abihssira était pénétré du Rouah Hakodech, de l’Esprit Saint et avait le pouvoir d’accomplir des miracles. Les exemples en sont nombreux et sont illustrés par les récits authentiques qui se sont perpétués à travers le temps.Son corps, disait-on, était rattaché au sol, tandis que son esprit voguait dans les sphères supérieures.

Rabbi Yaacov Abihssira est l’auteur de douze ouvrages. Certains y trouvent une allusion dans le verset : «Les fils de Yaacob furent au nombre de douze» (Béréchit 35;23). Parmi ses livres: Pitouhé Hotam, Mahsof Halavan et Lévona Zacca (des commentaires sur la Torah), Yorou Michpatékha Léyaacov (Responsa), Dorech Tov (receuil de Drachot), Bigdé Hassérad et Guinzé Hamélèkh (Cabbale). Ils ont tous été imprimés après la mort du Tsaddik.

Un jour, son fils, Rabbi Messod, demanda à son père l’autorisation de publier ses écrits. Rabbi Yaacov lui répondit : «Mon fils ! Tu ne les imprimeras qu’après que j’aie rejoint l’autre monde. Là, je verrai s’ils ont l’agrément de D-ieu et je te le ferai savoir en rêve». Effectivement, après la mort du Tsaddik, Rabbi Messod vit son père dans un songe qui lui demandait de publier ses ouvrages, car il savait maintenant qu’ils étaient agréés par D-ieu.

Son amour pour la Terre Sainte était profond. A plusieurs reprises il manifesta le désir de tout quitter pour s’y rendre mais la Communauté ne voulut jamais se séparer du Tsadik. Quand il eut atteint un âge avancé, il informa son entourage que le moment était venu pour lui de partir. Il se sentait poussé par une force supérieure mais n’était pas sûr de pouvoir réaliser son rêve. Il réussit à parvenir jusqu’en Egypte, dans la ville de Damanhour, prés d’Alexandrie. Cette localité devrait être la dernière étape de son long voyage. Une veille de Chabbat, tandis qu’il s’apprêtait à réciter le Kiddouch, une bougie s’éteignit soudainement, sans raison apparente. Il s’exclama alors : «Bien ! Que l’âme retourne d’où elle est venue et que le corps aille là où il doit aller», Ceux qui entendirent ces propos en restèrent perplexes.

Le lendemain matin, Rabbi Yaacov tomba malade et son état empira tout au long de la semaine, au point que le jeudi suivant il se trouva à l’article de la mort. Mr Saroussi (son hôte) fit venir un médecin, un homme pieux, qui annonça qu’il n’y avait, hélas, plus rien à faire pour lui et que le Rabbi décéderait dans la nuit. Quand le médecin fut parti, Rabbi Yaacov se leva et demanda à son hôte ce qu’avait dit le praticien, mais Mr Saroussi ne voulut pas lui révéler la teneur de ses propos. sur l’insistance du Rabbi il finit par lui dire. «Je dois vivre encore jusqu’après Chabbath, rectifia ce dernier, car j’ai certaines réparations à y effectuer». Vendredi matin, lorsque le médecin revint pour y constater le décès, - car il était convaincu que le Rabbi était déjà mort -, il fut stupéfait de voir le Rabbi, nettement mieux, un livre de Torah à la main.

Dimanche matin, de nombreux commerçants de la ville, se présentèrent pour recevoir sa bénédiction. Il leur dit : «Aujourd’hui, vous n’irez pas à votre commerce, car le moment est venu pour moi de quitter ce monde». Puis il les observa un à un, et appela parmi eux deux Rabbins à qui il demanda s’ils étaient disposés à s’occuper de sa toilette après sa mort. Il les prévint toutefois, qu’ils ne lui survivraient pas longtemps. les deux érudits acceptèrent. Alors le Rabbi commença à réciter le Cantique des Cantique, le Vidouï et d’autres prières, pour implorer le pardon de ses fautes. On lui demanda ensuite s’il souhaitait être enterré à Damanhour et il accepta, à condition que ce soit dans un cimetière juif. Enfin, il récita le Chema et confia son âme à D-ieu. Le Dimanche 20 Téveth 5640 (4 Janvier 1880).

Sur sa pierre tombale fut gravée l’épitaphe suivante:

Stèle tombale

Pierre angulaire de choix

Douleur pour cette splendeur

Qui s’étiole dans la terre

Grand homme venu du Maghreb

Maître exceptionnel

Patriarche légiste

Cabaliste Divin Pieux et Saint

Instruit dans les sciences

Révélées et cachées

Notre Maître, notre Rabbi

Couronne de notre tête

Tiare de notre gloire

Rabbi Yaacov Abihssira

Que le souvenir du Juste et du

Saint soit béni

Que son Mérite nous protège

Convoqué par le Tribunal Céleste

Le 20 Téveth de l’année 5640

Que son âme soit liée au faisceau de l’éternité.





Dernière édition par Soly Anidjar le Mar 24 Jan 2012 - 17:28, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: PHOTOS DE GRAND-RABBINS ET TSADIKIM DU MAROC   Mar 24 Jan 2012 - 16:32





Rabbio Haim Pinto de Casablanca


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MessageSujet: Re: PHOTOS DE GRAND-RABBINS ET TSADIKIM DU MAROC   Mar 24 Jan 2012 - 16:35

Abraham Pinto, le neveu du
célèbre Rabbin Haïm Pinto, s'établit à Londres en 1801 et son fils Henry
Pinto fut le fondateur de la première entreprise de vente de tabac de La
Havane en Angleterre. Le tabac fut la marque de commerce de la famille durant
trois générations. Une partie de la famille Pinto s'est
établie à la Jamaïque, une autre à Montréal. Les sœurs Rosetta Elkin et Annette
Wolfe, toutes deux descendantes de la branche Pinto et historiennes, ont reconstitué une partie importante de
l’histoire des premières familles sépharades de Montréal.
(extrait de: Le fils de Mogador, de david Bensoussan, www.editionsdulys.com)



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MessageSujet: Re: PHOTOS DE GRAND-RABBINS ET TSADIKIM DU MAROC   Mar 24 Jan 2012 - 16:50



Rabbi Raphael Encaoua Grand Rabbin du Maroc (1848-1935)

En 1912, le Maroc fut placé sous protectorat français, et c’était les Français, avec à leur tête le maréchal Lyautey, qui étaient les véritables dirigeants. Ils exigèrent que les juifs nomment un comité représentatif de leur communauté, et à sa première session, il fut décidé de demander au maréchal Lyautey d’établir un poste de Grand Rabbin du Maroc qui représenterait les juifs vis-à-vis du nouveau gouvernement. De plus, on décida que ce poste serait confié à Rabbi Raphaël Encaoua zatsoukal, qui était alors à la tête du tribunal rabbinique de Salé.

Les autorités acquiescèrent à cette demande, et des représentants de la communauté vinrent annoncer sa nomination au Rav Encaoua. Quand il entendit cela, Rabbi Raphaël sursauta et s’écria avec colère : « Et qui donc m’a nommé Grand Rabbin de la communauté, alors qu’il y a Rabbi Chelomo Ben Danan à Fès, et à Marrakech il y a le gaon Untel, et à Meknès le Grand Rabbin Untel, et à Sefrou etc., etc... comment avez-vous osé me choisir de préférence à tous ces grands ? »

Les membres du comité essayèrent de se justifier en disant que c’était le maréchal Lyautey qui l’avait nommé. Mais il se mit à les gronder : « Comment un non-juif peut-il me choisir entre tous ces grands sages ? Seuls des rabbanim sont qualifiés pour choisir le plus éminent d’entre eux, c’est pourquoi dites au maréchal Lyautey que je ne conviens pas », conclut-il avec humilité.

Ils revinrent trouver le maréchal Lyautey pour lui annoncer que le Rav Encaoua n’acceptait pas le poste, et qu’il fallait choisir quelqu’un d’autre. Quand le maréchal entendit ce qu’avait dit Rabbi Raphaël Encaoua, il décida que lui et lui seul serait le grand rabbin qui convenait pour ce poste. Et s’il refusait absolument, il n’y aurait pas de grand rabbinat du Maroc.

Le comité revint trouver Rabbi Raphaël pour lui faire part de la décision du gouverneur, en lui expliquant que ce poste était très important pour les juifs du Maroc et qu’on n’avait pas le droit d’y renoncer. Le Rav demanda quelques jours de réflexion, et au bout d’une semaine il se rendit à Fès pour rencontrer Rabbi Chelomo Ben Danan zatsoukal, qui était à la tête du tribunal rabbinique. Rabbi Chelomo était un décisionnaire extrêmement érudit, et avait rédigé plusieurs ouvrages de halakhah : les responsa « Bikech Chelomo », les responsa « Acher LiChelomo », et d’autres.

Rabbi Raphaël lui raconta qu’on lui avait donné un poste qui ne lui revenait pas, mais qui était plutôt fait pour lui, Rabbi Chelomo, c’est pourquoi il venait le convaincre d’accepter d’être grand rabbin. Il proposait que Rabbi Chelomo soit le premier à signer toutes les décisions qui sortiraient du Grand Tribunal rabbinique. La différence de salaire entre le titre qu’il détenait et celui de grand rabbin lui revenait également, c’est pourquoi tous les mois Rabbi Raphaël lui remettrait cette différence, qu’il recevrait du gouvernement. Vis-à-vis de l’extérieur, Rabbi Raphaël serait le grand rabbin, dans les comptes-rendus des décisions du Tribunal rabbinique qui seraient traduites en français, il signerait donc le premier, et Rabbi Chelomo après lui.

Après des heures de discussion, chacun essayant de convaincre l’autre que lui-même n’était pas le plus grand et que le poste de grand rabbin revenait à son ami, l’avis de Rabbi Raphaël l’emporta à condition que la différence de salaires serve à assumer les dépenses supplémentaires qui seraient causées par le déménagement de Fès à Rabat et autres frais du même genre. C’est ce qui fut conclu.

Au bout de quelques années, on s’aperçut que toutes les décisions qui provenaient de ces deux tsaddikim ne portaient aucune signature. Apparemment, il y avait à chaque fois une discussion pour décider qui devait signer le premier. Quant à l’argent que Rabbi Raphaël apportait à Rabbi Chelomo, celui-ci protestait qu’en réalité, il revenait à Rabbi Raphaël, mais qu’à cause des frais de déménagement etc., il se trouvait obligé de le prendre...

Un témoin oculaire a raconté qu’un jour, Rabbi Raphaël Encaoua zatsoukal alla prier dans une autre synagogue pour honorer de cette façon une famille importante. Naturellement, son arrivée dans cette synagogue représentait un grand honneur, et quand on arriva à la lecture de la Torah, le ‘hazan appela : « Que se lève notre maître et notre Rav, couronne de nos têtes, le gaon et impeccable dayan, l’homme humble et juste... » et autres nombreux qualificatifs.

Le Rav Encaoua ne bougea pas de sa place pour monter à la Torah. Tout le monde crut qu’il n’avait pas entendu l’invitation du ‘hazan, et on lui dit qu’on l’avait appelé à la Torah. Il répondit doucement qu’il avait entendu ce qu’avait dit le ‘hazan, mais qu’il ne s’agissait pas de lui, car le ‘hazan avait parlé de quelqu’un d’autre, et il refusa de monter jusqu’à ce que le ‘hazan revienne sur son appel et invite à monter à la Torah le Rav Raphaël Encaoua, sans qualificatifs.


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MessageSujet: Re: PHOTOS DE GRAND-RABBINS ET TSADIKIM DU MAROC   Mar 24 Jan 2012 - 16:53






Rabbi Haïm Pinto de Casablanca Zatsal

Rabbi Haïm Pinto de Casablanca que l’on dénomme aussi Rabbi Haïm Pinto Hakatane (le petit) pour le distinguer de son Grand-Père, Rabbi Haïm Pinto Hagadol (le Grand), naquit à Essaouira en l’an 5625 (1855) et a quitté ce monde le 15 Hechvan 5698 (20.10.1937). Il est le fils de Rabbi Yéhouda Pinto et le petit-fils de Rabbi Haïm Pinto (Hagadol) qui est enterré à Mogador. La maison qu’il habitait à Casablanca, située au 36 de la rue du Commandant Provost, est devenue un lieu de pèlerinage pour les Juifs qui y viennent y allumer des cierges.

Les deux fils du saint, Rabbi Raphaël Pinto -intitulé Baba Raphaël- et Rabbi Meïr Pinto -intitulé Baba Meyer- jouissaient du prestige familial. Leur assassinat en 1980, frappa de stupeur la population et les fidèles de la famille.

Selon son habitude sacrée... il prélevait de l’argent aux gens pour le distribuer aux pauvres. Après avoir fini de répartir l’argent, il lavait le foulard qui servait à la collecte. Une fois, on lui demanda pourquoi il faisait cela et il répondit qu’il n’y avait rien de plus crasseux au monde que l’argent. - Je lave donc mon foulard pour le purifier de cette saleté ! Certes, il vivait de l’argent que nous donnions, mais il disait toujours : - l’argent c’est sale ! Il avait encore une autre habitude sacrée. Il rentrait chaque jour dans la demeure d’un pauvre et demandait : - Qu’avez vous préparé aujourd’hui à manger ? Je veux goûter à ce que vous avez cuisiné! On sait bien ce que mange un pauvre : des légumes, un bout de pain et c’est tout, ou bien du pain avec du thé et une salade de légumes. Le saint Pinto - qu’il repose en paix - s’asseyait avec eux, mangeait de leur pain, leur apportait de la joie et les quittait en les bénissant. Il n’aimait pas toujours manger à la table des riches. Il disait que la Chékhinah et la bénédiction règnent davantage sur la table des pauvres que sur celle des riches. Il disait que la crainte de D... s’acquiert justement dans l’indigence et la gêne et non dans la prospérité.

Il été réputé pour sa modestie et son don de prophétie comme en témoigne l’histoire suivante:

«Il y a près de soixante dix ans (vers 1924) Rabbi Haïm Pinto faisait la «bénédiction de la lune» (prière que l’on fait mensuellement en plein air, le soir de la pleine lune). Après la bénédiction, il dit à ceux qui l’accompagnaient :

- Qu’avons-nous dit à l’instant dans la bénédiction ? Kéchem Ché Anou Mérakdim... (extrait du rituel : de même que nous bondissons devant toi sans t’atteindre...) Je vous promets que certains d’entre vous mériteront de voir le jour où l’homme s’élèvera jusqu’à la lune et bondira sur elle !

Les fidèles présents lui demandèrent :

- Est-ce possible ?

Il leur répondit :

- Ceci se réalisera !

Sa Hilloula à lieu le 15 Hechvan (que son Mérite nous protège. Amen)


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MessageSujet: Re: PHOTOS DE GRAND-RABBINS ET TSADIKIM DU MAROC   Mar 24 Jan 2012 - 17:01



Rabbi Moché Aaron Pinto Zatsal










Le mercredi 5 Eloul 5746 s’est éteint, à Ashdod, à l’âge de 73 ans après une longue et pénible maladie qui a duré 3 ans, le Tsadik « Lumière et Pilier du Monde », Il était mon voisin et je suis l'amie de sa fille Rachel.

Rabbi Moché Aharon Pinto était le fils du Saint et Vénéré Rabbi Haïm Pinto Hakatane et descendant du grand Tsadik Rabbi Yochiahou Pinto auteur du livre « Le Rif sue Ein Yaacov » et de Rabbi Yaacov Pinto l’auteur du livre sue le Zohar « Mikdach Melekh ».

Rabbi Moché Pinto était parmi les Tsadikim Nistarim (cachés) qui ne voulait pas se manifester, et interdisait aux gens de parler de lui. Mais le jour de son décès, les gens ont témoigné des miracles réalisés grâce aux bénédictions du Tsadik. Ses disciples réunissent ses récits pour en faire un ouvrage. Ses miracles sont innombrables. D’ailleurs même après le décès de Rabbi Moché Pinto des personnes ont pu bénéficier encore. Comme nos Sages le disent : « Les Tsadikim sont vivants même après leur mort ».

Une voisine de Rabbi Moché Pinto, était médicalement reconnue stérile depuis quinze ans. Deux mois et demi avant le décès du Tsadik, elle était venue voir la rabbanite pour la supplier de voir Rabbi Moché dans sa chambre sans lui parler ni le déranger. En entrant, Rabbi Moché Pinto malgré sa maladie et sa souffrance, a esquissé un geste amical en direction de cette femme et lui a souri. Quinze jours plus tard, elle était enceinte. Les médecins n’y comprirent absolument rien.

Rabbi Moché Pinto souffrait de nombreuses maladie. Il avait notamment, la gangrène. Les médecins du célèbre hôpital Hadassah de Jérusalem voulaient lui amputer les deux jambes. Il avait toujours refusé en disant qu’aucun descendant de Rabbi Yochiahou Pinto n’a jamais subi de mutilation. Il rappelait toujours aux médecins « Je suis venu dans ce monde avec deux jambes, avec mes deux jambes je quitterai ce monde ». En disant cela, il levait ses mains vers le ciel et invoquait son arrière grand-père, Rabbi Haïm Pinto Hagadol. Le jour où il devait finalement être opéré, le docteur a dit à la famille du Tsadik qu’il allait essayer un ultime traitement. Si ce traitement échoué, il serait obligé de couper les jambes sinon la vie de Rabbi Moché était en danger. Le miracle s’est réalisé. Le jour même il y eut une amélioration très sensible de la circulation du sang, l’opération ne s’imposait plus. Une fois libéré de la gangrène, il a dit : c’est maintenant que mes souffrances vont commencer !

A partir de là son état s’est tristement aggravé, il perdit l’usage de la parole, de l’ouïe, de la vue et devint sujet à des attaques cardiaques. Chaque fois, il levait les mains vers le ciel et les embrassaient en signe de soumission joyeuse.

Les Admorims et les Rabbanim qui venaient lui rendre visite durant cette période ont remarqué deux choses :

- Chaque fois il touchait sa tête pour s’assurer que sa Kipa était bien en place.

- Chaque fois il faisait un geste c’était pour qu’on lui lave les mains.

Et pourtant médicalement son cerveau ne fonctionnait plus. Malgré tout il baignait dans la lumière de la Kédoucha et son esprit était toujours avec son peuple pour lequel il ne s’arrêtait jamais de prier. Quand ses enfants lui apportaient le Talith et les Téfilines, il les prenait dans sa main droite, les serrait contre son cœur et pleurait doucement. Il pleurait de ne plus être en mesure d’accomplir la Sainte mitsva du Talith et des Téfilines.

D’autres larmes ont coulé quelques instants seulement avant son décès. Non pas des larmes de souffrance physique mais des larmes de l’ultime souffrance morale de n’avoir pu assister de son vivant à la venue du Machiah.

Des profondeurs de la détresse de l’homme, l’espoir est là, que notre bien aimé Rabbi Moché Aharon Pinto avec les légions des Saints d’Israël intercède en notre faveur et précipite la venue du Machiah. Amen Véamen.

En 1983 avant sa maladie, il avait fait deux recommandations à ses enfants :

- Ceux-ci devaient éditer le livre « les lois de la Téchouva » de Harambam, Rabbi Moché Ben Maimon. C’est chose faite et ces livres sont gracieusement mis à la disposition des synagogues, écoles, centres communautaires…

- Que le Sepher Torah du Très grand Tsadik Rabbi Yochiahou Pinto, écrit il y a 360 ans, soit montré dans les communautés juives du monde parce qu’à son avis ce Sepher Torah avait une ségoula de la destruction de la Avoda Zara, ce qui rapprochait la venue du Machiah qu’il avait attendu toute sa vie durant.

Rabbi Moché n’a jamais quitté sa maisons. Nos Sages disent que c’est son père qui lui avait demandé de faire vœu de rester enfermé pendant 40 ans.

Il est resté 30 ans dans sa maison à Mogador et 10 ans à Casablanca.

Il avait créé à l’intérieur de la maison une synagogue et une salle d’études et il recevait des milliers de personnes qui venaient de partout pour recevoir sa bénédiction.

Une fois le vœu accompli, et la période de 40 ans passé, il est allé se recueillir sur al tombe de son vénéré Arrière Grand-Père et lui demander la permission d’aller s’installer en Israël.



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MessageSujet: Re: PHOTOS DE GRAND-RABBINS ET TSADIKIM DU MAROC   Mar 24 Jan 2012 - 17:53


Vivre quasiment centenaire est un privilège que D. accorde parfois à des Tsadikim qui ont de grandes missions à accomplir en ce bas-monde. C’était notamment le cas du Rav Israël Abouhatsira zatsal. Il avait été surnommé Baba Salé par ses disciples. Salé, qui signifie «prières», lui convenait parfaitement: on sait combien ses tefilot soulageaient les milliers de personnes qui venaient tous les jours solliciter une bénédiction.

Le Rav Israël Abouhatsira est né le 1er Tichri 5650 (26 septembre 1889) à Rissani, ville de la province du Tafilalet dans le sud du Maroc. Il était le descendant d’une grande lignée de Rabbins cabalistes. Son père était le Rav Massoud Abouhatsira, fils aîné du Rav Yaakov Abouhatsira, très grand sage vénéré au Maroc et auteur du livre «Abir Yaakov».

Dès sa plus tendre enfance, le Rav Israël Abouhatsira a fait preuve d’une ferveur et d’une intelligence remarquables. Marié très jeune, il a assumé à l’âge de dix-huit ans la direction de la Yeshiva de son père qui venait de décéder. Il a fait une première Alyah dans les années 50 mais a dû retourner au Maroc en raison des difficultés qu’affrontaient les communautés juives sur place. En 5730 (1970) il s’est installé définitivement en Israël, choisissant la ville de Netivot dans le Néguev, où s’est formée au fil des ans une véritable petite colonie autour de lui et de sa famille. Il a également eu une grande influence sur de nombreux Juifs de la région, les incitant à observer la Torah et les Mitsvoth.

Le Rav Israël Abouhatsira s’est éteint le 4 Shevat 5744 (1984). Sa disparition a été durement ressentie par ses disciples et tous ceux qui venaient régulièrement recevoir ses bénédictions. Des milliers de personnes, accourues de tout le pays, ont assisté à ses obsèques à Netivot. Et aujourd’hui, vingt-huit ans après sa mort, nombreux sont ceux qui se déplacent encore chaque année à l’occasion de sa Hiloula, pour se recueillir sur sa tombe.

Son gendre, le Rav David Bussu, a indiqué que dans sa jeunesse au Maroc, le Rav Israël Abouhatsira s’était retiré du monde pendant cinq ans pour se consacrer uniquement à l’étude de la Torah avec son frère aîné, le Rav David Abouhatsira, mort tragiquement quelques années plus tard en sauvant sa communauté. Il a ajouté que Baba Salé, qui s’astreignait très souvent au jeûne, avait accompli parfois de grands miracles chez des personnes venues le consulter.

L’une des filles du Rav Israël Abouhatsira, Madame Harel, qui vit à Bayit Vegan, nous a confié que son père avait un amour profond pour tout Israël. «Lorsque j’étais déjà mariée, a-t-elle raconté, il m’est arrivé de lui amener des amies qui avaient des problèmes. Il ne recevait pas les femmes dans son bureau mais lorsqu’il entendait leurs histoires, il pleurait à chaudes larmes par compassion pour leurs malheurs». «Lorsque nous étions petits, a-t-elle ajouté, nous savions que notre père était un grand homme. Mais à aucun moment nous ne l’avons ressenti en sa présence et il consacrait du temps à ses enfants». Et elle conclut: «Il a toujours fait preuve d’une abnégation totale, tant sur le plan matériel que spirituel, pour le bien du peuple d’Israël».

Naissance du Tsadik:

Il naquit en 5650 (1890), le jour de Roch-Hachana, dans le sud marocain, plus précisément à Rissani dans la région du Tafilalet. Son père, le Tsaddik Rabbi Massoud, était d'ailleurs le Rabbin du village de Rissani.

Rabbi Israël Abou'hatséra, Baba Salé, était le petit fils de Rabbi Ya'akov Abou'hatséra, qui signifie en arabe marocain "le père de la natte", nom rappelant le miracle d'une natte qui s'était changée en bateau. Ainsi, à l’origine, la famille portait le nom de Élbaz.


Rabbi Israël Abouhassira naquit le jour de Rosh Hachana 5650. Son père était le Tsaddik Rabbi Massoud, Rabbin du village de Rissani, aux environs de Tafilalet.

Depuis son jeune âge, Rabbi Israël avait coutume de se lever aux aurores, et après s’être trempé au Mikvé de purification, il se dépêchait d’aller à la synagogue pour l’office du matin, au Nets Hahama (Lever du soleil).

Il priait avec une grande ferveur, et une grande concentration. Après la prière, il étudiait avec une extraordinaire persévérance.

Le douze Iyar 5668, Rabbi Massoud (son père) quitta ce monde. Lors de son décès, Rabbi Israël était alors âgé de dix-huit ans. Cependant, il était déjà un Gaon, dont la crainte dépassait la sagesse. Les juifs de Tafilalet le supplièrent d’accepter, malgré son jeune âge, le poste de Rabbin, et d’être le dirigeant spirituel de la Yéchiva. Rabbi Israël, très modeste essaya d’esquiver les charges qu’ils voulaient lui imposer. Mais les juifs de Tafilalet savaient qu’il leur serait difficile de trouver un autre saint homme tel que lui. Ils insistèrent tant qu’il accepta de remplir les fonctions à la place de son père.

Ainsi, outre le poste de Roch Yéchiva, Rabbi Israël reçut la direction de la Rabbanout. Les juifs de Tafilalet observaient scrupuleusement ses instructions, et ses paroles étaient pour eux, le Saint des Saints, les paroles de l’oracle.

En l’an 5681, à l’âge de trente et un ans, Rabbi Israël vint visiter la Terre Sainte. Tous les Guéonim et les rabbins du pays allèrent à sa rencontre avec crainte et respect, et l’accueillirent avec de grands honneurs. Son nom était célébre et connu : Le saint homme, qui accomplissait des miracles et dont les bénédictions étaient toujours exhaussées. Tous les habitants de Jérusalem affluèrent à son domicile afin de recevoir sa bénédiction.

Rabbi Israël voyagea à Safed, afin de se recueillir sur les tombes des Tzadikim, et prier pour la précipitation de la délivrance finale. Le coeur tremblant, il s’approcha de la tombe du Saint Ari, et une heure durant, il se prosterna sur celle-ci en pleurant. Puis, après s’être trempé dans les eaux froides de la source du Ari, il demanda à visiter la synagogue où ce dernier avait l’habitude de prier.

A sa grande surprise, l’accès lui fut refusé. Le juif gardien de la synagogue, et qui en possédait les clefs lui répondit que cela faisait déjà plusieurs années qu’elle était verrouillée, et que personne n’osait y pénétrer.

«Ceux qui ont osé le faire, n’en sont pas sortis vivants.» Ajouta -t-il pour conclure.

Rabbi Israël le rassura, et lui demanda de bien vouloir lui remettre quand même les clefs.

Tremblants de peur, le gardien lui remit les clefs, tout en essayant de le persuader qu’il valait mieux renoncer à ce projet.

Une foule nombreuse se groupa autour de la synagogue du Ari, désirant assister à l’événement. Tendus et craintifs, ils suivaient des yeux la scène. Rabbi Israël prit les clefs et les enfonça dans la serrure de la porte de la synagogue.

La porte, qui était restée fermée de nombreuses années, s’ouvrit avec un grincement strident. La crainte des assistants augmenta. Rabbi Israël se tourna vers son serviteur et lui dit : «Attrape mon manteau et suis-moi; tant que tu le saisiras, il ne t’arrivera aucun mal...»

Le Tsaddik pénétra à l’intérieur avec une grande émotion, suivit de son serviteur qui n’osait lâcher les pans de son manteau. Rabbi Israël se dirigea vers l’Arche sainte, tira le voile bigarré, et ouvrit les portes de l’Arche. Il sortit le Séfer Torah qui s’y trouvait, le déposa sur la table, et commença à lire. Le coeur du serviteur s’arrêta de battre quelques instants, ne sachant s’il rêvait ou s’il était éveillé. La synagogue se remplit alors d’une grande lumière éclatante et pure. Rabbi Israël se tourna vers son serviteur et lui dit :

«Maintenant, tu peux lâcher mon manteau, il ne t’arrivera rien. A partir d’aujourd’hui, tout le monde pourra entrer dans cette synagogue sans aucune crainte.»

Tous les juifs qui attendaient dehors furent transportés de joie, lorsqu’il virent le Tsaddik ressortir vivant de la synagogue. Ils avaient été témoins de la grande sainteté de Rabbi Israël. L’un après l’autre, s’approchèrent du Tsaddik pour embrasser les pans de son manteau et recevoir sa bénédiction.

Rabbi Israël eut beaucoup de difficultés à quitter la Terre Sainte, pour laquelle il gardait une grande nostalgie. Et malgré son désir ardent d’y rester, il décida de retourner à Tafilalet, au Maroc, pour diriger sa Communauté, restée tel un troupeau sans berger.

La Maison de Rabbi Israël était devenue un pôle d’attraction pour les juifs de Tafilalet. Jour et nuit, on venait frapper à sa porte; les pauvres pour demander de l’aide, les malades pour recevoir sa bénédiction pour guérir et celui qui était en conflit avec son prochain, venait se faire juger par le Tsaddik.

Une fois, pendant la nuit du Chabbat, Rabbi Israël étudiait des secrets de la Torah, sondant les mystères du monde. Il était tellement absorbé par son étude, qu’il ne remarqua pas que l’une des bougies du Chabbat était tombée sur le tapis qui prenait feu. Un membre de la famille, s’aperçut du début de l’incendie, il courut aussitôt Vers Rabbi Israël pour l’avertir du danger. Toute la maison pouvait prendre feu...

Rabbi Israël prit son bâton, et s’approcha du feu qui se propageait. Il fit un signe dans l’air avec le bâton et dit :

«Maître du monde ! que le feu s’arrête là !...»

Lorsque les flammes atteignirent l’endroit désigné par le Tsaddik, Subitement, le feu s’éteignit tout seul.

En l’an 5724, Rabbi Israël décida de réaliser son projet le plus cher : s’installer en Terre Sainte. La plupart des juifs du Maroc avaient alors quitté la pauvre Gola, et étaient montés en Terre d’Israël. Ce grand capitaine, ce berger fidèle, ne fut pas le premier à partir. Il n’accepta de quitter le Maroc que lorsque la majorité des juifs furent déjà installés en Israël pour chérir son sol.

La nouvelle de l’arrivée de Rabbénou en Terre Sainte, se répandit rapidement, et des centaines de gens vinrent l’accueillir au port et parmi eux, des grands Rabbins et des personnalités importantes.

Rabbénou apporta avec lui, du Maroc, tous les livres et manuscrits, en sa possession; il n’était prêt à renoncer à aucun d’entre eux. Pendant trois jours, ses proches travaillèrent à emballer ses livres, qui remplirent plus de trente grandes caisses, et furent transportés difficilement dans un camion jusqu’au port. Cette immense bibliothèque comportait toutes sortes de livres : commentaires simples et secrets, de livres anciens et nouveaux. Il y avait aussi des livres de grandes valeurs, et des manuscrits de grands Rabbins et de Rabbins de la famille. Les manuscrits de Rabbi Israël, à eux seuls, comportaient plus de mille pages de commentaires sur la Thora.

Rabbi Israël, un génie dans la Thora dévoilée et secrète, était d’une grande modestie. Malgré sa grande érudition, il ne se considérait jamais comme assez méritant de tous les honneurs qu’on lui faisait. Il parlait des grands Maîtres de la génération, avec une entière soumission, tel un nain devant des géants. Chaque fois qu’un Talmid-Hakham venait lui rendre visite, il se levait en son honneur, et avait l’habitude de s’excuser : «Pardonne-moi, si je t’ai pas reçu avec tout le respect que je te dois».

Un jour, son gendre le trouva assis par terre en train de se lamenter : «les gens pensent que j’ai quelque chose, ou une qualité spéciale, mais je me connais bien, je n’ai rien de tout cela. Je crains, que l’on me donne dans ce monde-ci tout mon salaire du monde futur, c’est pour cela que je me lamente».

Toute la vie de Rabbénou fut imprégnée de cette terrible douleur et de cette souffrance profonde qui suivirent la destruction du Saint Temple, et sur l’exil de la Chékhina. Toujours, il ramenait, en tête de chapitre : «Et la Chékhina, que dit-elle, ils m’ont déshonorée...».

Au coeur de la nuit, lorsque toute la création était enveloppée d’un silence profond, Rabbénou, assis sur le plancher, se lamentait du plus profond de son être, sur l’exil de la Chékhina, sur le peuple juif bafoué et opprimé.

Le dimanche vingt Téveth 5744, Rabbénou tomba malade de sa dernière maladie. Il agonisa durant deux semaines. Toutes les maison d’Israël imploraient, Celui qui réside dans les cieux pour sa guérison complète. Mais les portes de Cieux restèrent fermées, et le dimanche quatre Chevat 5744, Rabbénou fut rappelé devant le Tribunal Céleste....

La terrible nouvelle de la disparition du Tsaddik se répandit très vite. Toutes les communautés d’Israël furent affligés et en deuil. Des milliers de juifs pleurèrent amèrement la perte de ce grand pilier, qui n’était plus...

A partir de jour, il ne sera plus possible d’accéder au Saint, a cet extraordinaire Tsaddik dont la majesté et la splendeur ont rayonné sur le monde entier.

Que son mérite nous protège. Amen.


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MessageSujet: Re: PHOTOS DE GRAND-RABBINS ET TSADIKIM DU MAROC   Mar 24 Jan 2012 - 18:00





Rabbins de Tetouan




[b]D. ABRAHAM BENGUALID -- RAV. SAMUEL BARCHILON -- RAV. YUDAH JALFON -- D. JACOB JALFON -D. SALOMON GARZON -- RAV. SAMUEL BARCHILON


cortesia de Dña. Esther Benmaman. B.Aires)





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MessageSujet: Re: PHOTOS DE GRAND-RABBINS ET TSADIKIM DU MAROC   

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