HISTOIRE DES JUIFS DU MAROC PAR SOLY ANIDJAR

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 ECOLES DE L'ALLIANCE ISRAELITE UNIVERSELLE DANS LE MONDE

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MessageSujet: ECOLES DE L'ALLIANCE ISRAELITE UNIVERSELLE DANS LE MONDE   Ven 20 Jan 2012 - 13:21

ECOLES DE L'ALLIANCE ISRAELITE UNIVERSELLE DANS LE MONDE


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MessageSujet: Re: ECOLES DE L'ALLIANCE ISRAELITE UNIVERSELLE DANS LE MONDE   Ven 20 Jan 2012 - 13:22

Téhéran, Iran: La première école à Téhéran était le projet phare de l’Alliance en Iran. Le soutien financier de deux familles baghdadies; les Kadoories et les Shahmuns a été essentiel à l’ouverture de l’école. Le 15 avril 1898, moins de six ans après sa fondation, des écoles de l’Alliance avaient ouvert à Hamadan, Espahan et Shiraz. Au bout de 50 ans, l’Alliance s’était étendue à 17 écoles à Téhéran et à une dizaine de plus à travers le pays.


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MessageSujet: Re: ECOLES DE L'ALLIANCE ISRAELITE UNIVERSELLE DANS LE MONDE   Ven 20 Jan 2012 - 13:23

Akka, Maroc: L’alliance n’a pas atteint Akka, celle-ci était située sur le territoire marocain d’Al Siba, une terre accidentée au delà de toute administration dans le Sud Amazigh (Berbère), jusqu’à la fin des années 40. Une seule école mixte avait été ouverte et aurait eu en 1956, 26 élèves dont 8 étaient des filles


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MessageSujet: Re: ECOLES DE L'ALLIANCE ISRAELITE UNIVERSELLE DANS LE MONDE   Ven 20 Jan 2012 - 13:25

Tripol, Libye: La première école de l’Alliance à Tripoli à ouvert le premier Octobre 1896 avec 100 élèves. Après avoir enduré leur fermeture durant la seconde guerre mondiale, les écoles de la ville ont connu un regain d’intérêt en s’étendant à 3 écoles employant 25 enseignants pour 1 765 élèves.Cependant, cette apogée à été de courte durée. Le 2 avril 1960, le gouvernement libyen a fermé par force toutes les écoles de l’Alliance, mettant ainsi fin à plus de 70 ans d’exploit d’enseignement.


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MessageSujet: Re: ECOLES DE L'ALLIANCE ISRAELITE UNIVERSELLE DANS LE MONDE   Ven 20 Jan 2012 - 13:26

Sylvain Lévi, Fes, Maroc: Après avoir été confronté à des difficultés initiales externes (émeute tribale), et internes (une résistance à l’éducation des filles), une école pour garçon a été ouverte en 1883 pour être suivie d’une école pour fille 16 ans plus tard en 1899. Le nombre total des élèves a graduellement augmenté de quelques centaines d’élèves chaque année pour atteindre plus de 2000 élèves au début des années 50.


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MessageSujet: Re: ECOLES DE L'ALLIANCE ISRAELITE UNIVERSELLE DANS LE MONDE   Ven 20 Jan 2012 - 13:27

Taroudant, Maroc: La ville située au sud du Maroc fût en un temps servie par deux écoles de l’Alliance . Cette vidéo est d’une visite au campus original inauguré en 1929, situé juste en dehors du cimetière juif dans le secteur sud-ouest de la ville en muraille. Un campus plus large a été construit des décennies plus tard dans une autre zone. Les deux bâtiments servent aujourd’hui d’écoles publiques après leur fermeture par l’Alliance en 1964 en suite a la quasi-disparition des communautés qu’elles servirent.


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MessageSujet: Re: ECOLES DE L'ALLIANCE ISRAELITE UNIVERSELLE DANS LE MONDE   Ven 20 Jan 2012 - 14:01



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MessageSujet: Re: ECOLES DE L'ALLIANCE ISRAELITE UNIVERSELLE DANS LE MONDE   Ven 20 Jan 2012 - 14:06

ÈCOLE DE L'ALLIANCE ISRAELITE UNIVERSELLE - LES DÉBUTS

Joseph DADIA, Président-fondateur de l'Association des Juifs de Marrakech, nous fait l'amitié de partager avec nous ses recherches historiques sur les débuts de l'ÉCOLE de l'A.I.U. à Marrakech. Cette étude intéressera non seulement les membres de la communauté juive désireux de retrouver leurs racines, mais également les autres communautés de Marrakech soucieuses de mieux comprendre l'originalité, les apports et les difficultés d'une communauté qu'ils cotoyaient quotidiennemrnt mais qui différait de la leur et avec qui des amitiés se sont liées. L'histoire de l'École de l'Alliance rejoint souvent dans ces pages la Grande Histoire du Maroc.

L’école de l’Alliance de Marrakech


En cette année du cent cinquantième anniversaire de l’Alliance israélite universelle, il me paraît naturel, avant d’aborder ma scolarité à l’école Yéshoua Corcos, de faire un bref historique de l’école de l’Alliance de Marrakech. Ce n’est pas simple, ayant peu de documentation à ma disposition. C’est un sujet intéressant auquel je pense depuis longtemps. En tant qu’ancien élève de l’Alliance, cela sera ma modeste contribution à la mémoire de celles et de ceux, qui ont fait de nous ce que nous sommes dans la vie et dans la cité.

Les premiers pas des bâtisseurs, 1900-1925

Grâce à l’autorité du président Yéshoua Corcos qui a su calmer les inquiétudes de ses coreligionnaires et l’opposition des rabbins, qui voyaient d’un mauvais œil cette yéshiba d’un nouveau genre, où l’on va enseigner un langage de chrétien, la première école de l’Alliance au mellah de Marrakech ouvrit ses portes en décembre 1900. Sa volonté formelle avait été indispensable pour imposer cet établissement, car les rumeurs les plus fantastiques circulaient au mellah. Et dire que le bon président Yéshoua Corcos a été traité de misonéiste !

Pour Aïemy Hazan, l’école s’installa rue du Commerce,[1] connue par les cartophiles sous le nom de « Rue des balcons ». Pour Monsieur Alfred Goldenberg, c’est dans une rue parallèle à cette dernière que la première école ouvrit ses portes : rue des Ecoles, derb scouella. De commune renommée, il a bel et bien existé, dans cette rue, une école. Son premier directeur fut M. Moïse Lévy, rejoint par la suite par Mlle Messody Coriat pour l’école des filles. Ils sont en charge de trois classes. Il y a là cent seize garçons et soixante et une filles.[2] Cependant, le directeur et la directrice de l’école indiquent, dans un rapport officiel, les chiffres suivants : A- cent cinquante garçons répartis en trois éléments : 1- une vingtaine de garçons de 15 à 18 ans, fils de commerçants, qui quittèrent l’école au bout de trois mois ; 2- 60 enfants environ de 10 à 12 ans, fils de familles aisées ; 3- le restant de l’effectif vient de la partie la plus miséreuse de la communauté. Grâce à la soupe chaude de midi et à la promesse d’un vêtement, ces élèves restèrent à l’école.



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MessageSujet: Re: ECOLES DE L'ALLIANCE ISRAELITE UNIVERSELLE DANS LE MONDE   Ven 20 Jan 2012 - 14:08

B- soixante-seize écolières, filles des plus riches, presque toutes payantes. Les pauvres n’ont pas les moyens de l’instruction ; mais la promesse d’habiller les enfants les plus indigents vaudra sans doute quelques recrues.

En 1902, recrudescence de la misère au mellah ; à la même époque, une épidémie de variole éclata. En vaccinant de force un grand nombre d’enfants, M. Lévy les sauva d’une mort certaine. Par lettre du 15 février 1904, Moïse Lévy alerta le Président du Comité Central de l’Alliance sur la situation des juifs de Marrakech, suite à une crise monétaire. La famine pour le mellah et la médina. Une escouade de soldats campait aux portes du mellah. Le 20 janvier de la même année, la population arabe, armée de bâtons, se dirigea vers le quartier juif aux cris de « Naklou el mellah », « Nous mangerons les juifs du mellah ». La garde aux portes du mellah, prise au dépourvu, a eu à peine le temps d’en fermer les portes. A l’école, plusieurs mamans réclamèrent leurs enfants. M. Souessia ne perdit pas son sang froid, encouragea le personnel et calma les élèves. Le directeur Moïse Lévy se trouvait au moment de ces évènements au petit village El Yéhoudia à 4 heures de Marrakech.




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MessageSujet: Re: ECOLES DE L'ALLIANCE ISRAELITE UNIVERSELLE DANS LE MONDE   Ven 20 Jan 2012 - 14:09

Paul Lemoine, de passage à Marrakech en automne 1904, visita l’école de l’Alliance. On y apprend à parler, à lire et à écrire le français, avec des rudiments de calcul. Quelques rabbins, rémunérés par l’Alliance, donnent l’instruction religieuse et hébraïque aux jeunes enfants. M. et Mme Lévy partirent diriger les écoles de Tétouan. M. Souessia est l’unique instituteur. Si dévoué qu’il soit, il ne peut suffire à sa tâche. Il a 250 élèves, répartis en cinq classes, présents de huit heures du matin à cinq heures du soir. Il doit leur donner, non seulement l’enseignement, mais encore la nourriture de midi, œuvre créée par la baronne Hirsch. Un directeur, accompagné de sa jeune femme, une parisienne, qui va ouvrir une école de filles, vient cependant d’arriver ; sa présence était bien nécessaire. Il s’agit de M. Nissim Falcon, de Smyrne, et de son épouse. M. Souessia, originaire de Mogador, devient son adjoint.

Le géologue Louis Gentil a connu M. Falcon sur le bateau entre Tanger et Mogador, alors qu’il se rendait avec sa famille à Marrakech, pour y prendre ses fonctions. Il avoue avoir éprouvé chaque fois un vrai plaisir dans ses visites aux écoles du mellah de Marrakech, et il remercie M. Falcon et son adjoint, M. Souessia, de l’en avoir si obligeamment facilité l’accès.



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MessageSujet: Re: ECOLES DE L'ALLIANCE ISRAELITE UNIVERSELLE DANS LE MONDE   Ven 20 Jan 2012 - 14:12

C’était le 11 janvier 1905. Un nouvel adjoint a été donné à M. Falcon et une maîtresse de couture viendra en aide à la directrice de l’école des filles. Louis Gentil a constaté qu’on voit moins chez les filles ce désir de s’instruire ; mais par contre, elles sont avides d’être initiées à la couture et à tous les travaux spéciaux à la femme. Ce qui l’a le plus frappé, c’est de voir aux cours d’adultes des hommes de trente, quarante ans et plus, qui après une journée de labeur fatigant, venaient, ne sachant pas un seul mot de français, apprendre à lire, à écrire et à parler en français. Au bout de quelques mois de ce travail du soir, ils parvenaient à écrire une lettre d’une clarté et d’une précision déjà suffisantes.

José Bénech indique dans son livre des renseignements que M. Falcon lui a communiqués : « Il était fort difficile, en cette période de transition, d’exiger une fréquentation régulière. En 1904, le nombre des élèves très élastique variait entre 250 et 350 pour les garçons, 150 à 175 pour les filles. Ces dernières se montraient plus assidues, plus constantes dans leurs efforts, car elles n’avaient point à subir l’attrait de la rue. Elles délaissaient volontiers la maison pour l’école où l’on n’exigeait point d’elles les travaux pénibles du ménage. »

José Bénech nous livre ce témoignage poignant : « En 1906, au cours d’une famine restée légendaire, tandis que musulmans et juifs tombaient d’inanition dans les rues de la ville, l’Alliance prenait à sa charge la nourriture de tous les enfants du mellah. En ces temps héroïques, son délégué, en liaison étroite avec les notables, prend fréquemment part à leurs délibérations et les aide de ses conseils. »
En octobre 1907 à Marrakech, Christian Houel constate qu’à part « quelques commerçants aisés, la population juive était affreusement misérable. Quinze mille Juifs s’entassaient dans des habitations sordides. Hommes, femmes, enfants, couchaient côte à côte sur de mauvais grabats. Des monticules d’ordures ménagères obstruaient les ruelles étroites. Ils empestaient sous la chaleur du soleil, s’écoulaient sous les pluies en immondes cloaques. Contre cette lamentable existence de leurs coreligionnaires, c’est en vain que les plus dignes et les plus éclairés tentaient de réagir. Les édits chérifiens les enfermaient dans un réseau de telles interdictions que tout redressement était rendu impossible. »


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MessageSujet: Re: ECOLES DE L'ALLIANCE ISRAELITE UNIVERSELLE DANS LE MONDE   Ven 20 Jan 2012 - 14:14

Après quelques jours passés au domicile de M. Firbach dans la médina, M. Jacob Hazan, receveur de la poste française, le reçoit avec amitié et la plus généreuse hospitalité dans sa maison au mellah. Son neveu, Abraham Corcos, un jeune homme de 18 ans, l’un des plus brillants parmi les anciens élèves de l’école, est un agréable compagnon. Un matin, il conduit M. Houel à l’école de l’Alliance où professe M. Falcon ; il avait enseigné à Tanger, Tétouan, Mogador et Casablanca, avant d’arriver à Marrakech.

L’école comptait alors 300 garçons répartis en plusieurs classes, et l’école des filles comptait près de 200 fillettes. M. Houel raconte : « Je sens, à la poignée de mains de M. Falcon, le plaisir qu’il a d’accueillir un compatriote. A mon entrée, les jeunes élèves se sont levés. Ce geste me rappelle le temps où, assis comme eux sur des bancs d’école, mes camarades et moi nous nous levions à l’entrée d’un étranger dans la classe. - Vous allez assister à ma leçon, me dit M. Falcon. Un petit garçon se lève et, sans se troubler de notre silencieuse attention, récite une fable de La Fontaine : « Le Loup et l’Agneau ». Je suis soudain saisi d’une émotion que rien ne peut exprimer. Ces phrases si simples dites par ce jeune enfant dans cette cité d’où suinte de toutes ses murailles la haine de ce qui est français, ont, au fond de moi, une telle résonance, que je sens mes yeux s’embuer de larmes. J’écoute ces mots familiers dits par ces jeunes lèvres. Il me semble que leurs sons aimés se prolongent jusqu’au cœur de la ville rouge pour y répandre leur douceur, leur harmonie, leurs promesses. Aujourd’hui, cet épisode n’a plus que la valeur d’un vieux souvenir. Des milliers d’autres enfants récitent les fables de La Fontaine. Dans les demeures les plus pauvres, comme les plus riches, s’épanouit la langue française. Mais en ces temps, dans cette ville, il fallait que maîtres et enfants eussent du courage. Je ne sais si le Protectorat s’est souvenu de ces précurseurs quand il n’a plus eu besoin d’eux. Le certain, c’est qu’après le meurtre du docteur Mauchamp, le Gouvernement décora de la Légion d’honneur l’explorateur Louis Gentil et M. Falcon… des palmes académiques ! »

En dépit du bouillonnement populaire, suite à l’assassinat du docteur Emile Mauchamp à Marrakech le 19 mars 1907, les maîtres restent à leur poste malgré les dangers auxquels, en ces temps troubles, un Français peut se trouver exposé, M. Falcon est français par naturalisation, sa femme par la naissance, et une hostilité incoercible aux chrétiens qui menacent l’islam. Mais les évènements vont s’accélérer, et Casablanca va être occupée par les troupes françaises en représailles de l’assassinat le 30 juillet 1907 de 9 ouvriers européens dont 6 français, massacrés par le peuple de la ville et les tribus voisines. Un navire de guerre est envoyé à Casablanca suivi de deux autres croiseurs et le « quartier arabe » est bombardé le 5 août suivant. Sur le plan politique interne, c’est la confusion totale au Maroc : le sultan Moulay Abd-el-Aziz (1894-1908) est à Fès, son règne est contesté ; son frère Moulay Hafid est son khalifat à Marrakech, il entend le détrôner ; des agitateurs insurrectionnels se dressent contre le pouvoir en place, appuyés par de nombreuses tribus : le rogui Bou Hamara au Nord-Est, le théologien bandit Ahmed el- Raissouni terrorise Tanger et Tétouan, et le marabout Ma el-Aïnin en Mauritanie. Les écoles de l’Alliance ferment provisoirement. M. Falcon quitte Marrakech et s’en va ouvrir une école à Safi pour ne pas rester inactif.


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MessageSujet: Re: ECOLES DE L'ALLIANCE ISRAELITE UNIVERSELLE DANS LE MONDE   Ven 20 Jan 2012 - 14:14

Le 16 août, Moulay Hafid est proclamé sultan à Marrakech. La beï’a lui est accordée le 4 janvier 1908. En août 1909, il devient sultan du Maroc, reconnu à Fès. « Si Madani el Glaoui, écrit José Bénech, seigneur de Telouet, devient premier Ministre [Grand Vizir de Sa Majesté Chérifienne]. Au cours d’un séjour de ce dernier à Marrakech (Janvier 1908), l’Alliance, à l’instigation de M. Falcon, lui dépêche un émissaire. Si Madani accueille favorablement la demande de l’Alliance et envoie à Safi une escorte chargée de ramener à Marrakech M. Falcon, qui y parvient après un voyage mouvementé. Toutefois ce fut seulement après plusieurs entrevues que le Glaoui consentit à l’ouverture des écoles en les prenant sous sa protection efficace. »

Monsieur Moïse Lévy a quitté Marrakech en 1904, après les désordres au mellah (une cinquantaine de blessés) engendrés par une crise monétaire; il en est de même de Monsieur Nessim Falcon en 1908, suite à l’agitation arabe, spécialement dans la tribu des Rehamna qui terrorisent le mellah (mai et août 1907) et les évènements politiques de 1908.

M. Falcon est nommé directeur de l’école de Safi. Il est remplacé en 1909 à Marrakech par M. Raphaël Danon qui vient de Larache. « M. Danon, écrit Alfred Goldenberg, est d’origine roumaine. Il est marié avec une demoiselle Rosenbaum… Beaucoup d’enfants refusent de venir à l’école ; M. Danon emploie des moyens énergiques : le gardien de l’école, un « moghazni », va les chercher, portant un sac vide de toile de jute. Quand il réussit à trouver un écolier récalcitrant, soit dans la rue, soit à son domicile, il le fourre dans le sac, met le sac sur son dos et l’apporte à l’école. »

De son côté, M. Danon écrit : « Quant aux fillettes, les parents ne les envoient à l’école que peu de temps. Aussitôt qu’elles peuvent apporter une aide à la famille, on les retire de l’école et elles s’emploient comme bonnes, ou deviennent apprenties brodeuses de babouches à 10 centimes par jour. Tous nos efforts : lettres lues dans les synagogues, gratuité de l’instruction, nourriture, vêtements, pour les ramener à l’école ont donné peu de résultats… Il faudrait instituer un atelier de couture. »

En 1911, aux côtés de M. Danon, il y avait M. Benoudiz son adjoint, 3 professeurs d’hébreu, 2 professeurs d’arabe, 2 moniteurs, 2 domestiques. Le nombre des élèves est 289, 71 payants et 218 gratuits, sur une population de 17 500 âmes.



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MessageSujet: Re: ECOLES DE L'ALLIANCE ISRAELITE UNIVERSELLE DANS LE MONDE   Ven 20 Jan 2012 - 14:15

M. Danon écrira plusieurs lettres au Comité central de l’A.I.U. où il décrit la misère dans toute son horreur de la majorité des juifs du mellah de Marrakech, loqueteux et sales. Il dénonce en même temps la ladrerie d’Y. Corcos à l’égard des établissements scolaires de l’Alliance qu’il tolère mais ne fera rien pour leur installation. « Des gens tels que Y. Corcos, écrit-il le 19 janvier 1911, millionnaire dit-on, président de la Communauté et pouvant payer au moins 20 francs pour son fils unique ne paye que la modique somme de 3 frs 60 ». Dans ce même message à l’A.I.U., Danon se lamente et vitupère contre l’autoritarisme intransigeant dans la conduite des affaires du mellah : « Ce qui est à déplorer dans notre ville, c’est la mauvaise organisation de la Communauté. Aucun contrôle n’intervient dans son administration et le maître qui est encore M. Josué Corcos fait ce que bon lui semble ».

Voici quelques détails de sa lettre : "Les belles et grandes maisons du mellah, bien bâties, appartiennent à quelques notables. M. Corcos est propriétaire de toutes les maisons formant deux rues assez longues. Les autres juifs habitent dans une chambre louée de 2 à 3 frs par mois. Là s’entasse une famille le plus souvent nombreuse, avec des enfants en bas âge à peine couverts, croquant en pleurant un morceau de pain sec. Dans les rues à chaque pas, on rencontre des tas d’ordures d’où s’en dégagent des odeurs nauséabondes. Des mendiants juifs parcourent le mellah toute la journée. L’école est située dans la rue « des riches », le spectacle de cette misère est souvent offert au regard du directeur. Le vendredi, c’est une procession sans fin. Le samedi matin, des femmes en groupe de vingt à trente vont de maisons en maisons et avec des cris assourdissants réclament le « hobbs dé sebbss », le pain du samedi. La même misère règne à l’école. Par suite du retard mis à l’envoi des fonds pour l’habillement des enfants nécessiteux, il y a dans les petites classes des enfants à peine couverts d’une chemise. Ils sont autorisés à s’absenter un jour par semaine pour la faire laver parce que cette chemise est leur unique pièce d’habillement."

De nouveaux évènements politiques vont troubler la marche de l’école et elle sera fermée encore une fois. Le fils du marabout Ma el-Aïnin, Ahmed el-Hiba, surnommé le sultan bleu, se fait reconnaître sultan à Tiznit. Il entre à Marrakech avec ses guerriers berbères le 18 août 1912 et s’y fait proclamer sultan. Les troupes d’el-Hiba sont dispersées par les soldats français, qui entrent à Marrakech le 7 septembre. Le colonel Mangin et sa colonne sont accueillis sur la place Djemaa el Fna par les élèves de l’école de l’Alliance qui chantent « La Marseillaise », malgré l’absence du Directeur, réfugié à Tanger.


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MessageSujet: Re: ECOLES DE L'ALLIANCE ISRAELITE UNIVERSELLE DANS LE MONDE   Ven 20 Jan 2012 - 14:17

En octobre 1912, le général Lyautey entre au mellah. L’école de l’Alliance est toujours fermée. Le président Corcos, accompagné des notables, ouvre l’école pour la circonstance et convoque les élèves. Le directeur n’est pas encore rentré. En son absence, c’est Mardochée Amzallag, le meilleur élève de l’école, qui reçoit les visiteurs et récite un compliment au général.

En 1912, un petit noyau des élèves de l’Alliance fournit un contingent de secrétaires, d’employés, de comptables et d’interprètes. Ils furent les aides précieux de la pénétration française au Maroc.

En 1913, il y avait 309 élèves à l’école, dont 100 payants.

La guerre de 1914 éclate. En 1915, M. Danon est muté à Safi. Le nouveau Directeur de l’école est M. Isaac Soussana, originaire de Mogador. La Directrice est sa belle-sœur, Mme Wanda Soussana. En 1918, l’école ferme pour des raisons financières et les directeurs quittent Marrakech faute de maîtres suffisants. De plus, il est devenu très difficile de communiquer avec Paris en raison de la guerre.

En 1920, écrit M. Alfred Goldenberg, l’école s’installe pour la première fois à l’extérieur du mellah, près de la place des ferblantiers dans une maison appartenant à M. Meïr Amzallag, négociant. M. Falcon est revenu ; il est veuf, sa fille France Falcon est son adjointe.

En 1922, l’école retourne au mellah rue Fracisco ou Francisco. C’est le nom d’un commerçant qui habite la rue. Elle s’appelle en réalité derb Attias. Jacob Attias, grand bienfaiteur de ses frères, est décédé le 15 septembre 1933 le jour de Rosh Hashana. Il entretenait des relations d’affaires et d’amitié avec le pacha de Marrakech. Ma mère, encore petite, a rencontré le pacha grâce à son proche parent, le distingué Jacob Attias. L’école est une formation Franco-Israélite installée dans la maison de M. Jacob Benhaïm, rabbin de l’école de 1901. Cette maison est carrée à un étage, dont la galerie surplombe le patio. Elle est conçue selon les mêmes principes que les écoles franco-arabes : enseignement primaire donné par des instituteurs français, l’instruction religieuse étant dispensée par un rabbin. Le protectorat envoie des instituteurs à Marrakech : M. et Mme Dubascoux, M. et Mme Callandry, Mme Deschaseaux, Mlle Aymard qui, mariée, s’appellera Mme Prabis, et enfin Mme Durand. Cette école pouvait recevoir 450 élèves, selon le chiffre donné par José Bénech.

Il m’est impossible, en l’état de mes investigations, d’établir la date exacte de l’installation de l’école de l’Alliance à l’extérieur du mellah. Mais je sais depuis longtemps, par d’anciens élèves, que cette école était bel et bien installée du côté de la place des Ferblantiers.


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MessageSujet: Re: ECOLES DE L'ALLIANCE ISRAELITE UNIVERSELLE DANS LE MONDE   Ven 20 Jan 2012 - 14:23

Je sais aussi que l’école a bien occupé une maison de derb Francisco. Je connais bien cette maison située au début de la rue Francisco, juste en face de derb Bensimhon. La maison qui abrite l’école est sur une pente qui décroît doucement. Ce qui fait que la maison est surélevée par rapport au restant de la rue, donnant l’impression qu’elle est le plus haut bâtiment du mellah. Juste en face de cette maison-école se trouvait, dans les années 1940, le local des Bnei-Akiva que je fréquentais, tant pour les activités que ce mouvement organisait, que pour l’office du vendredi soir et de l‘oneg shabbat de samedi après-midi. A quel moment l’école de la place des Ferblantiers a fixé ses classes à derb Francisco, il y a des dates qui se contredisent. Me référant à un témoignage indirect, l’école de derb Francisco existait déjà en 1919, au plus tard début 1920. Les frères Tharaud dans « Marrakech ou les seigneurs de l’Atlas » consacrent le chapitre VII de leur livre au « Ghetto marocain ». Ils décrivent leur rencontre, dans sa propre maison, avec « Le patriarche de cet enfer hébraïque (qui) est le bonhomme Ischoua Corcos, l’argentier des Sultans, le millionnaire du Mellah ». En l’occurrence, c’est la suite de leur récit qui nous intéresse : « Par la fenêtre, arrivent d’une école voisine où l’on enseigne le français, des phrases qui entraînent l’esprit dans un rêve dément, et que répètent, comme un verset de la Loi, les enfants du Mellah : « Nos ancêtres les Gaulois » ou bien encore : « Mon père, ce héros au sourire si doux… ». Alors tout danse devant moi, les deux Lions de Juda, l’arbre de Jessé sur le mur, et la fausse pendule peinte et sa clef peinte elle aussi, pendue à un clou imaginaire. Je n’écoute plus le père Corcos. Je n’entends plus ni le piano, ni la machine à coudre, ni les cris du poulet. Je n’ai d’oreilles que pour ces phrases folles, qui résonnent d’une façon tout à fait extravagantes dans ce ghetto saharien. »

La première édition de ce livre date de 1920. L’on peut présumer que la rencontre entre l’écrivain et le président Corcos a eu lieu en 1919. La distance, à vol d’oiseau, de la maison du patriarche à celle de l’école est de 50 mètres environ. Je précise que la maison Corcos est en contrebas par rapport à celle de l’école.

En 1922, trois classes quittent l’école de la rue Francisco et s’installent dans les locaux d’une nouvelle école appelée à s’agrandir en quelques années. Cette nouvelle école est établie sur une parcelle de Jnan el Afia, dans le voisinage de derb el Bhira. Ces classes sont tenues par M. et Mme Dubascoux et par une monitrice, Mlle Rachel Benaïm. En 1924 arrive à Marrakech en tant qu’instituteur, âgé de 18 ans, M. Nessim Lévy, originaire d’Edrine/Andrinople (Turquie). Seuls, le directeur Falcon et lui sont juifs à l’école Francisco. En 1925, les autres enseignants appartenant au cadre métropolitain de l’Education Nationale s’en vont ; c’est toute l’école de la rue Francisco qui est transférée à Jnan el Afia. M. Falcon est le directeur de ce nouveau groupe scolaire, aidé par M. Nissim Lévy et des moniteurs : Mlle Sété Coriat, M. Nessim Sabbah et M. Boujo.[2]Dans la classe du Brevet, il y avait des élèves du même âge que Nessim Lévy, aussi grands de taille que lui. En cette même année 1925, une grave épidémie de typhus s’était déclarée au mellah. M. Falcon et les élèves les plus âgés de l’école, faisant preuve d’héroïsme et bravant la contagion, ont jugulé le mal, sur les indications des médecins, en pénétrant dans les maisons pour dépister les cas douteux et épurer les centres d’infection. Leur action courageuse a sauvé le mellah et la ville d’une immense catastrophe.


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MessageSujet: Re: ECOLES DE L'ALLIANCE ISRAELITE UNIVERSELLE DANS LE MONDE   Ven 20 Jan 2012 - 14:23

Nissim Levy avait été désigné par le grand Directeur de l’A.I.U. Mr Jacques Bigart pour aller à Fez ; mais le poste intéressait un autre candidat ; un échange fut proposé avec celui de Marrakech et Jacques Bigart accepta cette dérogation.

« Le dernier jour de classe le professeur d’Histoire, Mr Kahn, m’ayant interrogé, se tourna vers la classe et dit : « Lévy est mûr pour l’enseignement ». Aucun éloge ne pouvait me faire plus de plaisir. Mais j’étais cependant inquiet à la pensée de devoir affronter le monde de l’enfance.

Me voici donc à Marrakech à l’École Franco-Israélite. Seuls, le Directeur Mr Falcon et moi étions juifs ; les autres enseignants appartenaient au cadre métropolitain de l’Éducation Nationale. Une charmante collègue me dit : « le matin, méfiez vous en mettant vos pantoufles, il peut y avoir un scorpion ! » Je le notai dans mon esprit. Je ne revis plus ces collègues là. Cela dura juste un an.

L’école fut aménagée au Mellah, pas loin de la porte d’entrée, dans une maison carrée à un étage, dont la galerie surplombait le patio.

Finalement l’École s’installa dans un bâtiment ad-hoc à proximité du cimetière. Le Directeur était M. Bibasse. Mme Bibasse qui avait une machine à écrire donnait des leçons de dactylographie.»

« J’ai quitté Marrakech en juillet 1927, j’avais 21 ans, il me restait beaucoup à apprendre. »

En bicyclette à Marrakech et ailleurs

« L’Alliance Israélite m’a nommé (à Marrakech) en 1924, alors que j’avais 18 ans. Il y avait des élèves presque de mon âge dans la classe du Brevet.

En fermant les yeux, je retrouve tout ce monde que j’ai connu ainsi que la ville elle-même ; Riad Zitoun Djedid et Riad Zitoun Kedim qui aboutissent au Café de paris, où M. Falcon, mon premier directeur, venait s’installer le soir…..

« Ma bicyclette était une Lydie, du nom de la fille de M. Razon, le propriétaire de ce commerce.

Monsieur le Docteur Madelaine était le Président de l’Association sportive. Il invité les deux plus grands sprinters de France, Achille Souchard et Francis Pélissier à venir disputer une Américaine de 5O kms au Vélodrome Octave Lapize. Mon partenaire était un arabe Bihi, qui tenait une boutique de vélos. Nous déployames toute notre énergie et finîmes classés seconds, après les parisiens, donc premiers des équipes locales, au nombre de 4. »

« J’ai eu des milliers d’élèves, les derniers à Casablanca, à l’école Moïse Nahon, je leur suis profondément attaché. Et j’eusse espéré qu’ils ont conservé de leur maître un certain souvenir dans leur âme. Y en a-t-il à Marrakech qui se souviennent de cette randonnée épique (cela aussi était du sport) que je fis avec ma classe. Surpris par la nuit, (l’hospitalité marocaine n’est pas un mythe), nous fumes accueillis et bien traités par un notable du village. J’aimerais bien les revoir encore, voir leurs écritures !...

Un dernier mot pour vous dire ce qui m’a paru l’essentiel de mon travail : Instruire et Éduquer bien sûr. Mais, aussi et surtout faire comprendre qu’il faut assumer sa qualité de juif, coûte que coûte, avec courage et dignité. »



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MessageSujet: Re: ECOLES DE L'ALLIANCE ISRAELITE UNIVERSELLE DANS LE MONDE   Ven 20 Jan 2012 - 14:32

La première école de l'Alliance s'ouvre à Tétouan dans le Nord du Maroc, le 23 décembre 1862. Le projet avait été imaginé par les fondateurs de l'Alliance dès 1860. Il fut aussitôt soutenu par le Vice-Consul de France à Tétouan, Menahem Nahon, lui-même originaire de cette ville et par la plupart des dirigeants de la Communauté, notamment M. Lévy Cazès, maire juif de l'Ayuntamiento mixte de Tétouan pendant la période de l'occupation espagnole (1860-1862) puis Président de la Junta. Dix-huit mois plus tard, le 4 juillet 1864, s'ouvrait, toujours à Tétouan, la première école de filles de l'Alliance, montrant ainsi l'ouverture de la communauté locale à une certaine forme de modernité . David Cazès, fils de Lévy Cazès, formé à l'école de Tétouan, puis à Paris, sera, par la suite, l'un des principaux directeurs des écoles de l'AIU, d'abord en Thessalie sous administration ottomane, puis en Tunisie, où il jouera un rôle important dans les relations entre la communauté juive et l'administration française après l'instauration du Protectorat en 1881


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MessageSujet: Re: ECOLES DE L'ALLIANCE ISRAELITE UNIVERSELLE DANS LE MONDE   Ven 20 Jan 2012 - 14:34



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MessageSujet: Re: ECOLES DE L'ALLIANCE ISRAELITE UNIVERSELLE DANS LE MONDE   Dim 2 Sep 2012 - 4:24

École de l'Alliance Israelite Universelle a Mogador

Essouira, une ville marocaine de l’ouest située sur la côte de l’océan Atlantique anciennement connu comme Mogador, a été fondée en 1765. L’école d’origine était fermé en 1869 après seulement trois ans d’existence troublée, notamment une épidémie de choléra dans sa deuxième année qui a dissuadé les étudiants d’y assister.. Opposition par les rabbins traditionnels, l’indifférence des notables juifs, ainsi qu’une période de famine et les épidémies ont conspiré pour provoquer la réouverture du deuxième école, en 1875, à s’essouffler. 13 ans plus tard, cependant, une 3ème tentative a été faite et a réussi. Aujourd’hui, non plus une école de l’Alliance, le bâtiment reste le même, avec sa cour ouvert, des escaliers étroits, et vue sur le toit de l’océan Atlantique.





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MessageSujet: Re: ECOLES DE L'ALLIANCE ISRAELITE UNIVERSELLE DANS LE MONDE   Dim 2 Sep 2012 - 4:24

École Israelite Universelle d’Alliance El Jadida
Une des écoles établis dès le départ par l’Alliance Israélite Universelle, fondée par Adolphe Crémieu, un homme d’État français dans le milieu du 19e siècle, l’Alliance El Jadida a été un important centre d’éducation pour les jeunes juifs dans une ville dont les occupants juifs ont laissé une marque indélébile sur son histoire.



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MessageSujet: Re: ECOLES DE L'ALLIANCE ISRAELITE UNIVERSELLE DANS LE MONDE   Dim 2 Sep 2012 - 4:29

École Israelite Universelle d’Alliance, Safi

Une école de garçons a ouvert en 1872 avec 15 élèves. Fermée pendant la meme année, l’Alliance a reouvert en 1907, avec une école de 148 étudiants garçons et une école de 66 filles.



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MessageSujet: Re: ECOLES DE L'ALLIANCE ISRAELITE UNIVERSELLE DANS LE MONDE   Aujourd'hui à 19:00

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