HISTOIRE DES JUIFS DU MAROC PAR SOLY ANIDJAR

HISTOIRE DES JUIFS DU MAROC-CASABLANCA-RABAT-MAZAGAN-MOGADOR-AGADIR-FES-MEKNES-MARRAKECH-LARACHE-ALCAZARQUIVIR-KENITRA-TETOUAN-TANGER-ARCILA-IFRANE-OUARZAZAT-BENI MELLAL-OUEZANE
 
AccueilAccueil  CalendrierCalendrier  FAQFAQ  MembresMembres  S'enregistrerS'enregistrer  ConnexionConnexion  

Partagez | 
 

 LA SIDRA DE BERECHIT

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage
Soly Anidjar
WEBMASTER
WEBMASTER
avatar

Nombre de messages : 40818
Age : 65
Date d'inscription : 13/07/2006

MessageSujet: LA SIDRA DE BERECHIT   Mar 11 Oct 2011 - 15:40





LA SIDRA DE BERECHIT
La création de l’homme constitue, le sujet le plus mystérieux et le plus ardu de la doctrine juive. De ce fait, nos Sages se sont penchés sur ce chapitre et l’on abondamment commenté. Rabbi Néhémia (Aboth dé Rabbi Nathan, chapitre, 31) écrit : « D’où savons-nous qu’un seul homme équivaut à toute la création ? Il a été dit en effet : « C’est le livre de l’histoire de l’homme »(Genèse 5,1) Autrement dit, ce livre de la Genèse qui parle de la création du monde est le livre de l’histoire de l’homme. Celui-ci est par conséquent le couronnement de la création. Il a été dit encore (Genèse1, 27) : « A l’image se D. il l’a créé » Il a été dit davantage encore en ce qui concerne la création de l’homme : « Tu l’as fait de peu inférieur à ceux qui sont de condition divine » (Ps. 8,6)

Comment expliquer dans ce cas, que l’homme se comporte mal, aime la guerre, vole, tue, massacre, détériore la nature ? A ces interrogation, le Judaïsme répond : « Que Dieu a créé l’homme avec un libre arbitre, mais pour le rendre responsable, et pouvoir juger sa conduite, Il a mis en lui des forces pulsionnelles, l’attirance pour le plaisir et l’attachement à tout ce qui matériel. En effet, l’homme a été crée de la terre, du matériau le plus bas possible. Ceci est la cause de sa tendance naturelle à dévier de la voie droite et à devenir mauvais.

Chaque être humain mène une guerre intérieure. Sous-tendue par sa composition ontologique à partir du spirituel et du matériel. Le premier nécessite l’effort, et la maîtrise de soi, le second dispose d’une force d’attraction considérable qui attire l’homme vers la satisfaction et le plaisir. Cette guerre est implacable parce qu’elle n’est pas extérieur à l’homme. Elle l’habite en permanence. Il est, en effet, infiniment plus aisé de tromper autrui que soi même.

A cet homme tiraillé par deux forces contraires, la Torah a donné la liberté de choisir sa voie. Il peut donc choisir le mal, la facilité, la haine, la course aux plaisirs. Mais il peut aussi opter pour la volonté, le respect d’autrui, la loyauté, l’honnêteté etc. Certaines doctrines reconnaissent que l’homme est habité par le mal et le bien, mais ne lui reconnaisse pas la liberté, et la conscience de choisir en toute connaissance de cause. Pour ces doctrines, toute action humaine est déjà décidée à sa création. Il existe par conséquent une fatalité implacable qui poursuit l’homme subissant le sort qui lui a été destiné. La civilisation grecque, qui régit l’occident, est de cela. Le Judaïsme ne peut accepter cette conception de la vie. Pour lui, l’homme est libre, parce qu’il n’y a pas de responsabilité sans liberté. Si l’homme est l’objet d’une destinée qui lui échappe, comment peut-il être jugé ?

Deux images ont été avancées par le Judaïsme pour illustrer sa conception. La première image est celle qui compare l’homme à un arbre. Celui-ci a des racines dans la terre, mais ses branches se dressent vers le ciel. Il est en ai de même pour l’homme. Certes, il a été créé de la terre, il est bien ancré dans le matériel. Mais cela ne doit pas l’empêcher, à l’instar de l’arbre, de regarder vers le ciel.

La deuxième image, est celle de l’échelle du rêve de Jacob. La Torah dit ; « L’échelle reposait sur la terre, et son sommet atteignait le ciel » D’où on a conclu que la seule aspiration de l’homme sur cette terre est de s’élever vers le spirituel.

Le moyen que préconise le judaïsme pour parvenir à un haut degré de spiritualité, est l’étude. En effet, l’étude de la Torah, dit le talmud (Sanhédrine 26b) réduite à néant la force des pulsions négatives ? Celles qui l’attirent vers le matériel, de la domination, de la richesse, du plaisir, et de l’oubli de soi. Le but final est de faire en sorte que le matériel soit soumis au spirituel et non l’inverse. La lumière de la Torah chasse l’obscurité l’ignorance. C’est dit le Midrach (Béréchith Rabba 8,1) « Si l’homme possède le mérite de l’étude de la Torah, on lui dit tu as précédé les Anges divins et de peu tu es inférieur à ceux qui sont de condition divine, et s’il n’a aucun mérite on lui dira un moustique est mieux que toi » C’est d’ailleurs ce que l’on peut lire dans l’Ecclésiaste (3,19) « La supériorité de l’homme sur l’animal est nulle »

La Sidra de Béréchith constitue la quintessence de toute doctrine juive concernant le but de l’homme dans ce monde. Un homme peut faire de sa vie une succession de plaisirs et de satisfactions éphémères, mais sa vie passera comme une ombre sans laisser la moindre trace. Ce qui fixe le temps et donne la conscience de soi et de l’existence c’est la recherche de l’effort et la spiritualisation permanence de tout ce qui matériel.








Revenir en haut Aller en bas
http://solyanidjar.superforum.fr
 
LA SIDRA DE BERECHIT
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
HISTOIRE DES JUIFS DU MAROC PAR SOLY ANIDJAR :: GENEALOGIE, A LA RECHERCHE DE NOS ORIGINES :: FETES ET LOIS JUIVES-
Sauter vers:  
Créer un forum | © phpBB | Forum gratuit d'entraide | Contact | Signaler un abus | Forumactif.com