HISTOIRE DES JUIFS DU MAROC PAR SOLY ANIDJAR

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 TOUT SAVOIR SUR SOUCCOTH (la fete des cabanes)

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Soly Anidjar
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MessageSujet: TOUT SAVOIR SUR SOUCCOTH (la fete des cabanes)   Mar 11 Oct 2011 - 15:00

SAVOIR TOUT SUR SOUCCOTH

Souccot est la fête des Cabanes est l’une des fêtes les plus joyeuses de la tradition juive ; elle est d’ailleurs appelée Époque du Réjouissement dans la prière. La fête de Souccot débute le 15 du mois juif de Tishri (octobre) et dure sept jours, dont les deux premiers sont chômés. Elle est immédiatement suivie par la fête de Chemini Atseret.

Elle rappelle : La protection particulière que l’Eternel accorda pendant quarante ans aux enfants d’Israël, depuis leur sortie d’Egypte jusqu’à l’arrivée en terre promise.

Les cabanes que construisirent les Hébreux dans le désert.
Ces deux explications soulignent à la fois la protection générale qui s’exerce sur Israël, en tant que peuple témoin de la Révélation divine, et la valeur de chaque maison d’Israël au sens propre, comme au sens des différences approches identitaires.

Lors de leur traversée du désert, après la sortie d’Égypte, les Hébreux étaient protégés en permanence par D... sous la forme de colonnes de feu la nuit et de nuées le jour. Ils pouvaient et devaient s’en remettre entièrement à lui de façon sincère et confiante, ce qui était en fait la condition pour que Dieu leur fournisse cette protection tandis qu’ils étaient vulnérables.

Dès lors, il a institué la fête de Souccot, Fête des Cabanes, qui est la proclamation de l’abandon de soi à Dieu par la reconnaissance que la vie terrestre n’est qu’un épisode de l’âme, et que les biens matériels ne sont accordés que par le Créateur.

Aussi, pendant les sept jours de la fête, la Torah prescrit d’habiter dans des cabanes construites de feuillages et de bois, en signe de confiance en Dieu et d’indifférence au confort matériel. Toutefois la Halakha (loi) préconise de prendre les repas dans la Soucca, mais de n’y passer plus de temps que si le climat le permet, afin de ne pas dénaturer l’esprit de joie et de fête qui doit présider pendant cette semaine. Pendant Souccot, à l’époque du Temple, on offrait 70 taureaux pour faire expiation des fautes des 70 traditionnelles nations de la terre. Une manière d’associer l’humanité au jour de Kippour d’Israël.

Les symboles de Souccot : la Soucca et le Loulav

Aussitôt après le Yom Kippour, toute la famille commence dans un esprit de réjouissance la construction de la Soucca, dans le jardin, sur le balcon ou dans tout autre lieu décent à ciel ouvert.


La Soucca doit être construite selon des règles et des proportions précises, et le toît en est l’élément le plus important. A défaut, une caravane sera utilisée. Il est de coutume de décorer la Soucca, en y accrochant des fruits par exemple et en l’arrangeant de manière à la considérer comme un lieu d’habitation.

Le deuxième point clé de la fête de Souccot est le Loulav, ou rituel des Quatre Espèces (arba minim) : le saule, la myrte, la palme de dattier et le cédrat.

Il est ordonné de prendre en main ces quatre végétaux et de les utiliser pour se réjouir devant Dieu chaque jour de la fête (sauf le Shabbat), c’est-à-dire de les agiter dans les quatre directions et vers le haut et le bas, en symbole de l’omniprésence de Dieu. Les quatre espèces représentent les quatre caractères de l’ensemble des membres du Peuple d’Israël :

· le palmier, sans parfum mais aux fruits savoureux ;

· la myrte, odorante mais sans fruit ;

· le saule, sans odeur ni fruit ;

· le cédrat ou étrog, fruit savoureux au parfum délicieux,


où les fruits symbolisent l’étude de la Torah, dont le goût est dit comparable à celui du miel, et le parfum fait allusion à l’observance des mitzvot, dont l’odeur est agréable à l’Éternel (dixit la Thorah). Elle dit aussi de réunir ensemble ces quatre espèces dans un élan de solidarité et d’unité complète du peuple d’Israël pour déclarer son attachement à Dieu.

De plus, ces quatre espèces évoquent les membres du corps humain : le cédrat, étrog, rappelle le cœur lieu de l’intellect (pour la Bible, c’est le cœur, et non le cerveau, qui est le siège des pensées) afin de mettre l’intelligence au service du Créateur, qu’Il soit béni ; la branche de palmier évoque la colonne vertébrale qui soutient l’homme, afin que l’homme tende toujours vers Son service, béni soit-Il ; le myrte ressemble aux yeux, pour signifier de ne pas s’égarer après les désirs de son regard au moment des festivités ; quant au saule, il symbolise les lèvres, car par la bouche l’homme pose la touche finale à son action, d’où la nécessité de mettre une bride pour ne pas se laisser aller au moment de la joie. »

Quelques principes fondamentaux

On a l’obligation de manger dans la Soucca chaque fois qu’on prend un repas ou une collation constitué de céréales cuits (à l’exception des fruits et des boissons).

En accomplissant cette Mitsva, la personne doit réciter la bénédiction appropriée : " leychev bassoucca " : " Bénis sois tu , Eternel roi de l’Univers qui nous a sanctifiés par ses commandements et nous a donné l’ordre de nous asseoir dans la Soucca ".

Chacun de nous a l’obligation de manger du pain dans la Soucca le premier soir de la fête. Il faut qu’il y ait au moins Kebetsa de pain ; environ 30 grammes. On doit aussi s’efforcer d’y étudier la Thora chaque jour et de dormir uniquement dans la Soucca même si on ne fait que somnoler.

LES EXCEPTIONS

La loi étant que " la Soucca est comme notre propre maison ", il est des cas où on sera dispensé d’habiter dans la Soucca. Par exemple, une personne légèrement souffrante n’a pas besoin de dormir dans une Soucca. En effet, une telle personne n’aurait pas envie de rester dans sa propre maison si un endroit plus confortable lui était proposé. (O.H 640 :3, MB640 :6)

De la même manière, une personne incommodée par le froid ne doit pas dormir dans la Soucca. (Rama O.H 639 :2) On appliquera des mesures analogues aux autres inconforts tels que des insectes, une mauvaise odeur, bien qu’à priori il ne faille pas construire une Soucca dans un endroit où cela est susceptible d’arriver. (M.B 639 :31, O.H 640 :4)

La question qui se pose le plus fréquemment est : que faire s’il pleut pendant Souccot ?

Tant que la personne n’aurait pas quitté son propre domicile si la pluie y pénétrait, elle ne quittera pas non plus sa Soucca (Rama O.H 639 :5)

Toutefois la pluie, quelle qu’en soit la quantité, dispense de la Mitsva de dormir dans la Soucca car même un léger écoulement d’eau agace celui qui cherche à se reposer. A ce propos, une personne qui est à priori dispensée par la Hala’ha de rester dans la Soucca et y reste malgré tout n’accomplit aucune Mitsva et ne reçoit par conséquent aucune récompense. Elle est plutôt considéré comme un sot (Rama O.H 639 :7) Les prières

KIDDOUCH du 1er soir de SOUCCOT

Ele moade Ado-naï mikrae kodech acher tikreou otame bemoadame.
Savri maranane.

Baroukh Ata Ado-naï elo-hénou melekh haolam bore peri haguefen.
Baroukh Ata Ado-naï elo-hénou melekh haolam acher ba’har banou mikol am veromemanou mikol lachone vekidechanou bemitsvotav. vatitene lanou Ado-naï elo-hénou moadime lesim’ha ‘haguime lessassone ett hag hassouccot haze veete yom tov mikra kodech haze zmane sim’hatenou mikra kodech zekher litsiat mitsraim, ki vanou ba’harta veotanou kidachta mikol aamim, oumoade kodchekha besim’ha ouvessassone hin’haltanou. 
 Baroukh Ata Ado-naï mekadech israel vehazemanime.

(si on mange dans la souccah, on dira : Baroukh Ata Ado-naï elo-hénou melekh haolam acher kidechanou bemitvotav vetsivanou lechev bassouccah.)

Baroukh Ata Ado-naï elo-hénou melekh haolam chee’heyanou vekiyemanou vehiguianou lizmane hazé.

Nétilat yadaïm :

on se lave les mains en se versant trois fois de l’eau sur toute la main droite, puis trois fois sur toute la gauche. on dit la bénédiction avant de les essuyer.

Baroukh Ata Ado-naï élo-hénou mélèkh haolam achèr kidéchanou bémitsvotav vétsivanou al nétilat yadaïm.
motsi :

le chef de famille dit la bénédiction avant de couper le pain et le distribue à l’assistance. chaque personne présente répond amen. on trempe le pain dans le miel avant de le manger.
Baroukh Ata Ado-naï élo-hénou mélèkh haolam hamotsi lé’hèm min haarèts.

Souccah :

Pendant les sept jours de la fête, on se doit de ne prendre ses repas que dans la souccah. Si l’on consomme plus de 30g de pain ou de gâteau, on dira avant de s’y asseoir la bénédiction :
Baroukh Ata Ado-naï élo-hénou mélèkh haolam achèr kidéchanou bémitsvotav vétsivanou lechève bassouccah.

Loulav : Pendant toute la semaine de Souccot, sauf Chabbat, chaque homme, femme et enfant s’efforcera d’accomplir cette Mitsvah exceptionnelle. On doit chaque jour agiter les "quatre espèces" ensemble durant la journée. On récite la bénédiction suivante. La première fois on dira également la prière de Chéhé’héyanou.
Bénédictions du Loulav : Baroukh Ata Ado-naï élo-hénou mélèkh haolam achèr kidéchanou bémitsvotav vétsivanou al netilat loulav.Baroukh Ata Ado-naï élo-hénou mélèkh haolam chéhé’héyanou vékiyémanou véhiguianou lizmane hazé.

Sim’hat Torah

Sim’hat Torah est l’aboutissement d’un mois qui a enrichi toutes les dimensions de notre être. Nous nous sommes tenus dans la crainte, devant le Roi de l’univers et nous avons accepté Sa souveraineté. Nous avons reçu Son pardon et nous avons été purifiés par l’effet de Sa miséricorde. Nous avons alors éprouvé la joie de l’union avec la Divinité dans l’accomplissement de Ses Commandements.

Maintenant, c’est avec Sa Torah que nous nous réjouissons. Il est dit que la Torah elle-même se réjouit lorsque nous prenons dans nos bras les rouleaux sacrés et qu’avec eux nous dansons, l’érudit comme l’ignorant, ensemble, sans distinction aucune. Et pendant la danse, les rouleaux demeurent dans leur enveloppe de tissu traditionnelle. Car le temps alors n’est pas à l’étude.

La joie de Sim’hat Torah est bien au-delà de celle que nous pourrions retirer d’une compréhension intellectuelle. Ici encore, nous éprouvons le niveau sublime qu’atteint notre âme juive lorsque, réunis tous ensemble, nous ne faisons qu’un.

Le 7ème jour de Souccot est Hoshana Raba. 
Le lendemain le peuple juif célèbre la fête de Shmini Atseret.
Shmini Atseret et Simha Thora ont lieu le même jour en Israel, mais en diaspora elles sont l’une après l’autre. Shmini atseret est le 8ème jour de clôture.

QUELQUES LOIS :

Chemini Atsérèt (hors d’Israel), nous prenons encore nos repas dans la Souccah, mais sans prononcer la bénédiction "Léchèv Bassoucah".

Sim’hat Torah, nous ne mangeons plus dans la Souccah mais dans nos maisons.

Le soir de Sim’hat Torah, nous accomplissons sept tours de la synagogue en dansant et chantant autour de la Bimah (table) avec les rouleaux de la Torah.

Le matin de Sim’hat Torah, on achève la lecture du cycle annuel de la Torah. Alors, immédiatement, est lue la première section, Béréchit, qui inaugure le cycle de la nouvelle année. Ainsi, demeurons-nous attachés de tout notre être à l’infinie sagesse de la Torah de D.ieu, la force éternelle qui nous porte depuis plus des milliers d’années.

source : Rav Yehoshua Ra’hamim Dufour, Wikimédia, Site du Consistoire de Paris, Ministère des Affaires Etrangères d’Israel.


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MessageSujet: Re: TOUT SAVOIR SUR SOUCCOTH (la fete des cabanes)   Mar 11 Oct 2011 - 15:01

« Dans des Souccot, vous habiterez durant sept jours... afin que vos générations sachent que c'est dans des Souccot que J'ai fait habiter les enfants d'Israël lorsque Je les ai faits sortir du pays d'Égypte. »
Chaque Juif prend ses repas dans une Souccah, une cabane recouverte de branchages, depuis le premier soir de la fête jusqu'à Chémini-Atséret inclus. On essaiera d'habituer les petits garçons à prendre aussi leurs repas dans la Souccah. Les femmes ne sont pas astreintes à ce commandement, mais elles peuvent bien entendu l'accomplir. Il est recommandé d'avoir des invités dans la Souccah.
Avant d'y manger du pain ou du gâteau, ou d'y boire du vin, on dira la bénédiction adéquate suivie de la bénédiction :
«Barou'h Ata Ado-naï Elo-hénou Mélè'h Haolam Achère Kidéchanou Bémitsvotav Vetsivanou Léchève Bassoucca»
«Béni sois-Tu Eternel, notre D.ieu, Roi du monde, qui nous a sanctifiés par Ses commandements et nous a ordonné de résider dans la Souccah»
Les bougies de la fête
La veille de la fête, cette année vendredi soir 2 octobre 2009, après avoir mis quelques pièces à la Tsédaka (charité), les femmes mariées allument à l'heure indiquée sur le calendrier au moins deux bougies avec les bénédictions suivantes :
1) « Barou'h Ata Ado-naï Elo-hénou Mélè'h Haolam Achère Kidéchanou Bémitsvotav Vetsivanou Lehadlik Ner Chèl Chabbat Véchel Yom Tov »
« Béni sois-Tu Eternel, notre D.ieu, Roi du monde, qui nous a sanctifiés par Ses commandements et nous a ordonné d’allumer la lumière du Chabbat et de la fête »
2) « Barou'h Ata Ado-naï Elo-hénou Mélè'h Haolam Chéhé'héyanou Vékiyemanou Vehiguianou Lizmane Hazé »
« Béni sois-Tu Éternel, notre D.ieu, Roi du monde, qui nous a fait vivre et exister et parvenir à cette époque »
Le second soir de la fête, samedi soir à la sortie du Chabbat à l'heure indiquée sur le calendrier, elles allument les bougies à partir d’une flamme existante (par exemple une bougie de 48 heures allumée avant la fête) avec les bénédictions suivantes :

1) « Barou'h Ata Ado-naï Elo-hénou Mélè'h Haolam Achère Kidéchanou Bémitsvotav Vetsivanou Lehadlik Ner Chèl Yom Tov »
« Béni sois-Tu Éternel, notre D.ieu, Roi du monde, qui nous a sanctifiés par Ses commandements et nous a ordonné d’allumer les lumières de la fête »
2) « Barou'h Ata Ado-naï Elo-hénou Mélè'h Haolam Chéhé'héyanou Vékiyemanou Vehiguianou Lizmane Hazé »
« Béni sois-Tu Éternel, notre D.ieu, Roi du monde, qui nous a fait vivre et exister et parvenir à cette époque »
Les Quatre Espèces

Cette année, le premier jour de Souccot tombe un Chabbat. On commencera donc la mitsva des Quatre Espèces (cédrat, branche de palmier, feuilles de myrte et feuilles de saule) à partir du second jour de Souccot. On récite au préalable la bénédiction suivante :

1) « Barou'h Ata Ado-naï Elo-hénou Mélè'h Haolam Achère Kidéchanou Bémitsvotav Vetsivanou Al Netilat Loulav »
« Béni sois-Tu Eternel, notre D.ieu, Roi du monde, qui nous a sanctifiés par Ses commandements et nous a ordonné de prendre le Loulav »
La première fois, on ajoute :

2) « Barou'h Ata Ado-naï Elo-hénou Mélè'h Haolam Chéhé'héyanou Vékiyemanou Vehigianou Lizmane Hazé »
« Béni sois-Tu Eternel, notre D.ieu, Roi du monde, qui nous a fait vivre et exister et parvenir à cette époque »


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MessageSujet: Re: TOUT SAVOIR SUR SOUCCOTH (la fete des cabanes)   Mar 11 Oct 2011 - 15:39



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Simon Cazablan



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MessageSujet: Re: TOUT SAVOIR SUR SOUCCOTH (la fete des cabanes)   Mar 11 Oct 2011 - 21:59

La Tora ordonne «vous demeurerez dans des cabanes sept jours durant » (Lévit. 23, 42); nos Sages ont donné à l’expression « techévou» (vous demeurerez) l’interprétation suivante vous résiderez dans la Soucca de la même manière que vous habitez votre maison « téchevou kéêne tadourou ». On prendra donc tous ses repas dans la Soucca, on y recevra ses amis, on y dormira aussi. De même toute prière qu’on ne fait pas avec la communauté, on la fera dans la Soucca ; il en est de même pour ses occupations profanes. Toutefois, par respect pour le caractère sacré de celle-ci, on fera en sorte que le meilleur de son temps soit consacré à l’étude de la Tora, notamment des prescriptions concernant la fête.

Il y a obligation de prendre dans la Soucca tout repas régulier. En principe, il s’agit de tout repas comportant du pain (le volume d’un oeuf au moins) où à son défaut du gâteau ou d’autres farineux. De même lorsqu’on boit en compagnie d’autres personnes du vin ou d’autres boissons, que cela soit dans la Soucca. Par contre on est dispensé de consommer dans la Soucca une simple collation (ce qu’on appelle «séoudat Araï »). Cependant nous avons pris l’habitude d’aller dans la Soucca même dans ce cas; et celui qui refuse de prendre hors de la Soucca ne fût-ce qu’un verre d’eau (ou de café) mérite la bénédiction du ciel

Le premier soir de la fête (et dans la gola, le deuxième soir aussi) le repas dans la Soucca est obligatoire, et il n’est pas concevable que l’on déclare ne rien vouloir manger plutôt que de s’asseoir dans la Soucca! Même si le séjour dans la Soucca devait incommoder (personne souffrante, de santé fragile, incommodée par le froid, les insectes, le mauvais temps) on doit se dominer lorsqu’il s’agit du premier soir de la fête! En tous cas, le repas du premier soir doit être pris après la tombée de la nuit.

En cas de pluie, si l’on estime que la pluie peut s’arrêter après une heure ou deux, on attendra pour se mettre à table que la pluie ait cessé. Si au contraire on a l’impression qu’elle durera jusqu’à une heure tardive, il vaut mieux aller faire kiddouch dans la Soucca, y consommer un peu plus que le volume d’une olive de pain quitte à achever le repas dans la maison. (On aura dit « Chehé’héyanou au Kiddouch, mais non la bénédiction « léchèv baSoucca »). Si la pluie s’arrête avant la fin du repas, on doit retourner dans la Soucca, y consommer un peu plus que le volume d’une olive de pain en disant.la bénédiction « léchèv baSoucca », puis le Birkat hamazon. Enfin si la pluie a cessé alors qu’il est encore levé, il retournera dans la Soucca, fera Môtsi une deuxième fois, dira la bénédiction « léché baSoucca » et consommera un volume minimum de pain (volume d’un oeuf). On récitera une deuxième fois Birkat hamazon, dans la Soucca.

Pendant le reste de la fête, le séjour dans la Soucca n’est obligatoire que pour un repas régulier (voir plus haut), mais un tel repas n’est pas obligatoire, sauf le chabbat. Pourtant certains de nos maîtres ont recommandé de prendre 14 repas dans la Soucca pendant les sept jours de la fête. En cas de pluie, on est dispensé de manger dans la Soucca, sauf le premier soir bien entendu.

L’obligation de dormir dans la Soucca est plus stricte que celle d’y manger en effet, même un léger somme de quelques minutes on doit le faire dans la Soucca, alors que pour une simple collation, cela n’est pas nécessaire (il s’agit d’une quantité de pain inférieure au volume d’un oeuf, de fruits, légumes, viande, etc.). En principe, on doit y dormir toutes les nuits. Il est recommandé à celui qui en a les moyens d’aménager sa Soucca pour qu’il puisse y dormir, lui et sa famille, selon le principe qu’on a vu précédemment (téchévou kéène tadourou). Un malade est dispensé de la Soucca, ainsi que ceux qui doivent s’occuper de lui, la nuit.

Les femmes sont en principe dispensées de séjourner dans la Soucca. Pour ce qui est de la bénédiction « léché baSoucca », lorsqu’une femme y prend ses repas (avec son mari et ses enfants), les avis sont partagés. Les enfants éga­lement, jusqu’à leur majorité religieuse, en sont dispensés. Mais le père doit éduquer son fils pour qu’il mange dans la Soucca dès l’âge où l’enfant n’a plus besoin de sa mère (à partir de 5 ans par exemple).

Le premier soir de la fête, on allumera les lumières dans la Soucca, en disant deux bénédictions celle sur les lumières, et Chéhé ‘héyanou. Si le premier jour est un chabbat, on aura soin d’allumer, comme tous les vendredis, avant le coucher du soleil, et de mentionner dans la bénédiction chabbat et Yom tov. Si la Soucca est exposée au vent, on aura soin, aussitôt après allumage des bougies, de ramener les chande­liers dans la maison (la femme qui vient d’allumer ne peut plus déplacer les chandeliers, le chabbat, parce qu’ils sont mouktsé pour elle. Les mêmes prescriptions s’appliquent au deuxième soir, dans la gola. Pour les lumières du huitième jour, on lesallumera dans la maison.
Notre comportement, à nous qui appartenons au peuple de l’Éternel, est bien différent de celui des autres hommes!

En général l’homme se sent en sécurité dans sa maison à l’abri des intempéries mais aussi des intrus et des voleurs; sa confiance est moins grande lorsqu’il n’est plus sous cette protection. Nous autres juifs, au contraire, sommes inquiets et peu sûrs toute l’année dans nos demeures mais arrive la fête de Souccot, nous quittons nos demeures pour aller habiter la fragile Soucca ; et voici que nos coeurs s’emplissent de joie et de confiance en l’Éternel! Nous ne sommes pas à l’abri d’un toit, mais nous sommes sous la protection de l’Éternel, qui nous garde sa fidélité pourvu que nous la méritions. Aucune crainte n’habite plus nos coeurs!

A ce propos, nos Sages ont fait la comparaison suivante Un homme tremble devant les bandits qui rodent dans les alentours de sa maison, même les portes verrouillées ne lui donnent pas le sentiment d’être en sécurité; qui sait Si les bandits n’arrivent pas à forcer les serrures? Mais voici qu’il entend le cortège royal qui s’approche de sa demeure, le Roi entouré de ses fidèles, et que le Roi lui-même l’appelle au dehors il quitte aussitôt sa maison pour se porter à la rencontre du Roi, dans un sentiment de parfaite sécurité! Cet homme, c’est la communauté d’Israél, le Roi, c’est l’Éternel; béni soit-Il; l’entourage du Roi, ce sont les sept fidèles bergers de notre histoire Abraham, Isaac, Jacob, Moïse, Aron, Joseph, David; l’appel du Roi, c’est celui de la Tora qui nous invite à quitter nos demeures pour séjourner, pendant sept jours, dans la Soucca, sous la protection de l’Éternel!

Alors que pendant toute l’année, le juif ne se sent pas en sécurité parfaite, que sa prudence lui enseigne d’être toujours soucieux lorsqu’arrive Souccot, que lui conseille la Tora? « tu seras tout à la joie»! (Deut. 16, 15). Car le séjour dans la frêle cabane lui rappelle le souvenir de la sortie d’Égypte, dont parle le prophète Jérémie (2,2). «Je te garde le souvenir de l’affection de ta jeunesse, de ton amour au temps de tes fiançailles, quand tu me suivais dans le désert, dans une région inculte... » A cette heure où nous entrons dans la Soucca, nous réalisons que le seul espoir pour Israel, c’est de s’en remettre à la protection de son Dieu et Roi, de Celui qui a créé le monde!

Il est dit dans le « zohar » lorsque le juif quitte sa demeure et vient habiter la soucca, selon la mitsva de la Tora, il est digne de recevoir la « ché’hina », la majesté divine, et les sept bergers fidèles (voir plus haut) quitteront le Gan Eden pour l’honorer de leur présence, être en quelque sorte ses invités d’honneur. Chacun des jours de Souccot aura son invité, le dernier. David, sera l’invité du septième jour (Hochana Rabba), symbole du Messie qui ne tardera pas à venir!
Chaque homme en Israèl se réjouit de recevoir les ancêtres illustres dans sa soucca; de leur côté, les invités se réjouissent (si l’on peut dire) de voir leurs lointains descendants suivre l’exemple qu’ils ont donné il y a des milliers d’années!
Qu’est-il dit au sujet d’Abraham? « Éloigne-toi de ton pays, de ton lieu natal, de ta maison paternelle et va au pays que je t’indiquerai» (Gen. 12, 1). A son exemple, ses descendants quittent leur demeure, chaque année, pour habiter la soucca.(et pour habiter Israel !!!)
Isaac, le deuxième invité d’honneur, quitte sa résidence au moment de la famine (Gen. 26, 1) pour aller s’exiler chez Abimélec, à Gherar sur l’ordre de l’Éternel, il séjourne en cette ville, véritable exil pour lui! Comme lui, ses descendants seront obligés d’aller d’un pays à l’autre, d’un exil à l’autre, et accepteront sans murmure la décision de Dieu. Et au moment où ils séjournent en paix dans leur demeure, ils l’abandonnent sur l’ordre de l’Éternel pour aller habiter la soucca.
Jacob, le troisième des patriarches, ayant reçu de son père la bénédiction lui assurant l’héritage d’Abraham, n’en tirera aucun avantage, mais partira en exil dans le territoire d’Aram, auprès de Laban, frère de sa mère, dont il sera le serviteur 20 ans durant. Ses descendants, à Souccot, chaque année, quitteront leurs maisons remplies de récoltes abondantes pour habiter la soucca selon la volonté de Dieu.
Joseph, Moïse, Aron. David auront connu eux aussi une vie de privations, de périgrinations, mais surmonteront toutes les épreuves grâce à leur confiance totale en Dieu.
Quelle satisfaction pour tous ces bergers fidèles de voir leurs descendants marcher dans la voie ordonnée par Dieu! Les Sefardim ont l’habitude de préparer dans la Soucca un siège recouvert d’une nappe blanche et de livres sacrés; c’est le siège des « invités d’honneur ».

Puisque la Soucca est le lieu de rencontre de ces hôtes célestes appelés dans le langage de nos Sages les « Ouchpizin », il est particulièrement recommandé de recevoir également, en l’honneur de la fête, des invités en chair et en os, et tout particulièrement des pauvres, pour participer à notre joie. Si l’on ne trouve pas de pauvre à inviter à sa table, que l’on envoie à des familles nécessiteuses tout ce qu’il faut pour fêter dignement Souccot.

Pendant toute l’année, le pauvre, qui ne possède pas lui-même de terres à exploiter, voit les autres réussir dans leurs efforts. Lorsqu’ arrive la fête de Souccot, et que les autres rentrent de riches récoltes, le pauvre contemple sa maison vide et sent davantage encore son dénuement ! Alors l’Éternel demande à ses serviteurs fidèles quand vous aurez rentré les récoltes de la terre, vous fêterez la fête des cabanes, vous quitterez vos demeures et vous serez tous, riches et pauvres, mes invités dans Ma Soucca ! Il n’y aura plus de différences entre les uns et les autres une frêle cabane, trois murs et un toit couvert de feuillages, ce sera la demeure de chacun de vous! qu’il soit fortuné ou non!

Parmi les nombreux passages de la Tora qui nous invitent à la générosité envers les déshérités, celui qui est dit à propos de Souccot est particulièrement significatif! A propos de la joie commune qui caractérise cette fête, il est dit (Deut. 16, 14) « tu te réjouiras pendant la fête, et avec toi, ton fils, ta fille, ton esclave, ta servante », ce sont là, dit l’Éternel, les membres de ta maison, ceux envers qui tu as des obligations. N’oublie pas, cependant, que j’en ai quatre, moi aussi le lévite, l’étranger, la veuve, l’orphelin du même verset). Si tu veilles sur mes pupilles, ceux qui ne peuvent espérer qu’en Moi, je veillerai moi aussi à ce que tu sois comblé, et ta joie sera complète!



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Soly Anidjar
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MessageSujet: Re: TOUT SAVOIR SUR SOUCCOTH (la fete des cabanes)   Mar 11 Oct 2011 - 22:20

A l’époque du Temple, chaque holocauste, chaque sacrifice rémunératoire, qu’il s’agisse d’une offrande volontaire ou obligatoire y compris les sacrifices publics, devait être accompagné d’une min ‘ha (composée de farine et d’huile) et d’une libation de vin, la min ‘ha était brûlée entièrement sur l’autel, la libation était versée sur l’autel.

Pendant les sept jours de Souccot, on offrait de plus une libation d’une autre nature la libation d’eau, « nissou ‘h hamayim ». C’est après le sacrifice perpétuel du matin, donc une fois chaque jour, que cette libation d’eau était versée, en même temps que celle du vin, sur l’autel des sacrifices. A cet effet, on avait placé deux cuvettes en argent dans le coin sud ouest, sur le plateau de l’autel; ces cuvettes étaient munies d’un bec par lequel le vin d’un côté, l’eau de l’autre, se déversaient dans l’orifice d’évacuation aménagé dans le coin du plateau.

Cette libation d’eau n’est mentionnée dans aucun texte relatif aux sacrifices. Mais comme l’expliquent nos Sages dans le Talmud (Chabbat 103 b), la Tora y fait allusion, car dans les passages traitant des sacrifices des sept jours de Souccot (Nombres 29, 12 à 34) il y a trois variantes dans le texte des sacrifices de Soucot , ces trois variantes formant le mot mayim eau. Voir d’ailleurs le commentaire de Rachi sur le verset Nomb. 29, 18.

Cette cérémonie, comme tous les rites observés pendant la fête de Souccot, était empreinte de joie. Car pour la fête de Souccot la Tora emploie deux fois l’expression « se réjouir Samé-a’h» dans les versets 14 et 15, chapitre 16 du Deutéronome, il est dit tu te réjouiras pendant la fête... ; tu fêteras ces sept jours en l’honneur de l’Éternel ton Dieu, dans le lieu qu’il aura choisi... et tu pourras t’abandonner à la joie vehayito a’h samé-a’h. «Tous les mitsvot de cette fête seront autant de manifestations de joie; celle de la libation d’eau, à l’époque du Temple, était le point culminant de la joie, nos Sages s’inspirant du verset d’Isaïe (12, 2) « vous puiserez avec allégresse les eaux de cette source salutaire ». Selon la tradition, il s’agit de la fontaine de Siloé, source salutaire parce que les Rois de la dynastie de David se faisaient consacrer près de cette source!

Pendant chacun des jours de la fête, excepté le premier jour et le chabbat ‘Hol Hamoèd, les manifestations de joie débutaient après le sacrifice du soir, deux heures avant la nuit, et devaient se poursuivre jusqu’à l’aube du jour suivant. C’est ce que la Michna appelle « simhat bet hachoévah » et nos sages déclarent : celui qui n’a pas vu la joie délirante de cette manifestation dans le temple n’a jamais vu une vrai sim’ha.



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MessageSujet: Re: TOUT SAVOIR SUR SOUCCOTH (la fete des cabanes)   Mar 11 Oct 2011 - 22:22

La joie avec laquelle un homme accomplit une mitsva, n’importe quelle mitsva, compte plus aux yeux de l’Eternel que l’acte lui-même! Celui qui fait une mitsva en restant indifférent, sans éprouver de joie, ne l’accomplit pas par amour pour Dieu. mais par crainte, ou par habitude simplement, ou encore pour se faire admirer par les autres.

Et que l’homme ne se dise pas mon rang ne me permet pas de me conduire ainsi. en sautant, en dansant devant la foule, me donnant ainsi en spectacle

Et précisément, lors de la « Simn’hat bei hachoévah », c’étaient les plus hauts dignitaires de la Nation, les plus grands parmi les érudits qui sautaient, dansaient devant l’Eternel, jonglant avec des torches, montrant ainsi à toute la foule comment la joie de la mitsva peut transfigurer ceux qui l’accomplissent! Et pourtant, il s’agit d’une mitsva qui n’est mentionnée que par allusion dans la Tora, et que les Sadducéens ne reconnaissaient pas comme authentique! Car, disent nos Sages dans le talmud, ni la sagesse, ni la dignité, ni la gloire ne doivent compter en face de l’Eternel qui seul est le « Roi de la gloire »!





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MessageSujet: Re: TOUT SAVOIR SUR SOUCCOTH (la fete des cabanes)   Mar 11 Oct 2011 - 22:23

Pourquoi la libation d’eau doit-elle se faire précisément le Souccot? Quel rapport y a-t-il entre cette libation et la joie délirante qu’elle inspira, la plus grande manifestation de joie de l’année, à laquelle participèrent au premier rang les élites de la Nation?

On a cherché le sens de cette joie dans le fait que l’homme juif n’éprouve de joie vraiment pure que lorsqu’il se sent solidaire avec ses origines, avec ses ancêtres, avec la source dont il émane! Le sens de l’existence d’Israél , c’est qu’il est attaché à l’Eternel. Rien ne doit compter pour nous en dehors du Saint béni soit-Il à qui tout appartient et qui seul peut assurer notre bonheur! Et c’est un effet de Sa bonté infinie de nous avoir donné la Tora et les mitsvot, voulant ainsi nous procurer du mérite!

Tant qu’Israel est conscient de cela, il reste attaché à son origine. Mais si, Dieu nous en garde, notre coeur s’enorgueillit et que nous oublions l’Eternel notre Dieu les ignorants parmi nous en disant que c’est leur force, le pouvoir de leur bras qui leur a valu le succès; les gens d’action » en pensant que c’est grâce à leurs mérites qu’ils ont réussi; ceux qui étudient la Tora. en affirmant « grâce à ma sagesse, car je suis intelligent »! S’il en était ainsi, il n’y aurait plus d’espoir pour notre peuple, car il aurait scié imprudemment la branche qui l’attache à la vie! Et à l’heure du danger, ni le mérite d’avoir étudié la Tora ni celui d’avoir accompli les mitsvot ne pourraient nous protéger car tout cela est imprégné d’orgueil, et l’Eternel notre Dieu déteste les orgueilleux! Sans compter que l’orgueil engendre la discorde, la mésentente, et que Dieu hait la discorde et désire l’unité et la bonne entente!

Ainsi pendant toute l’année, le « yétser hara » qui se trouve au fond de chaque homme cherche à l’entraver dans ses efforts de bien faire. Il essaie de faire pénétrer l’orgueil dans le coeur de ceux qui veulent servir Dieu; il risque d’entraîner l’homme au péché, chacun dans le domaine où il est vulnérable. Ainsi la discorde prend naissance dans notre peuple, une barrière s’élève entre nous et notre Créateur!

Mais arrivent les jours de pénitence, arrive le grand jour de Kippour Isra1 en sort purifié, réconcilié avec Dieu, le Yétser hara a perdu son pouvoir sur nous! L’amour de Dieu, la fraternité entre les hommes sont revenus, et aucune barrière ne s’oppose plus entre nous et l’Eternel! Arrive ensuite Souccot! En entrant dans la cabane, le soir de la fête, tout Israèl vient s’abriter sous les ailes de la « Ché’hina ». Le lendemain matin, offrant à notre créateur l’hommage des « Arba Minîm », nous nous sentons tous unis devant Lui les élites de la Nation, ceux qui étudient la Tora, les « hommes d’actions » et les simples fidèles! Tous nous formons un seul faisceau pour accomplir sa volonté avec ardeur! A cette heure unique, le Yétser


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MessageSujet: Re: TOUT SAVOIR SUR SOUCCOTH (la fete des cabanes)   Mar 11 Oct 2011 - 22:25

Quelle différence entre Israèl et les nations du monde! Ces dernières, lorsqu’elles sont au comble de la joie, ne pensent qu’à jouir, à se divertir... Israel, lors de la fête qui est le point culminant de la joie, veut que cette joie répande ses bienfaits sur tous les habitants de la terre!

Il en est ainsi pour la libation d’eau, comme nous venons de le voir. Mais plus encore pour les sacrifices de Moussaf qui, à Souccot, ont un caractère particulier. En effet, ils varient d’un jour à l’autre le nombre de taureaux offerts à cette occasion va en diminuant, du premier au septième jour, de 13 jusqu’à 7, ce qui fait un total de 70. Selon l’explication de nos Sages, ces 70 holocaustes sont offerts au nom des « 70 nations de la terre, celles qui après le déluge sont venues peupler à nouveau toutes les régions habitées du monde (selon Gen. X, 32).

C’est le peuple d’Israél, issu des 70 « enfants d’Israel » arrivés en Egypte (v. Exod. J, 5) qui apportera chaque année 70 taureaux pour le bien-être des nations du monde!

Nos Sages ont rapporté à ce propos le verset du psaume 109,4 «en échange de mon amour, on me traite en ennemi et moi, je ne suis que prière »! La communauté d’Israêl s’écrie devant le Saint béni soit-Il n’avons-nous pas offert devant Toi, en faveur des 70 nations les à la fête de Souccot? Mais au lieu de nous en remercier, ils nous haïssent!

Dans le même esprit, Rabbi Josué ben Lévi dit si les peuples de l’Univers avaient su apprécier ce que le Bet Hamikdach représente pour eux, ils l’auraient entouré de fortifications (pour le préserver de la destruction) Car Dieu leur accorde davantage qu’à nous! Le Roi Salomon, lors de la dédicace du Temple, dans une longue prière, ne dit-il pas (J Rois chap. 8) tu exauceras les voeux que t’adressera l’étranger..., alors que; parlant de la prière d’un croyant, il est dit (Chron. 11, 6, 34) «tu agiras avec clémence, traitant chacun selon sa conduite, selon que Tu connais son coeur»!

(Note voir Rachi sur le passage Gen. 24, 28, bénédiction prononcée par Isaac en faveur de son fils).

Aussi par les sacrifices offerts pendant ces 7 jours, la fête de Souccot prend un caractère universel. Et ce sont les descendants d’Abraham, celui que l’Eternel a appelé à être le père d’une multitude de nations, qui par leurs offrandes assurent le bonheur de toutes ces nations! Nos Sages ont réparti symboliquement ces 70 peuples en deux groupes; la moitié d’entre eux descendent spirituellement d’lsmael, fils d’Abraham, l’autre moitié d’Edom (Esati), le frère de Jacob. Effectivement il y a un midrach, basé sur quelques variantes dans les textes fixant les sacrifices des sept jours de Souccot, (Nomb. 29, 12 à 34) qui attribue 35 taureaux aux nations inspirées par Ismael et 35 à celles inspirées par EsaU. Rappelons que le premier symbolise les croyants professant l’Islam, tandis qu’Edom, dans le langage de nos Sages, est l’empire romain dont est issu le christianisme

TU TE RÉJOUIRAS PENDANT LA FÊTE.’



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MessageSujet: Re: TOUT SAVOIR SUR SOUCCOTH (la fete des cabanes)   Mar 11 Oct 2011 - 22:28



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MessageSujet: Re: TOUT SAVOIR SUR SOUCCOTH (la fete des cabanes)   Mar 11 Oct 2011 - 22:40



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MessageSujet: Re: TOUT SAVOIR SUR SOUCCOTH (la fete des cabanes)   Mar 11 Oct 2011 - 22:41



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MessageSujet: Re: TOUT SAVOIR SUR SOUCCOTH (la fete des cabanes)   Mar 11 Oct 2011 - 22:51



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