HISTOIRE DES JUIFS DU MAROC PAR SOLY ANIDJAR

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 ROSH A CHANNA NOUVELLE ANNEE JUIVE

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MessageSujet: ROSH A CHANNA NOUVELLE ANNEE JUIVE   Mer 21 Sep 2011 - 15:34





Petit lexique des fêtes de Tichrei



Eloul – Dernier mois de l'année hébraïque. Le mois qui nous prépare aux journées solennelles de
Rosh Hachana et Yom Kippour. Durant tout ce mois et jusqu' à la veille de Kippour, dans toutes les synagogues, à partir de 4 heures du matin on lit les Selihot.


Le mot Eloul est composé de quatre lettres dont l'acrostiche est Ani Lédodi Védodi Li (J'appartiens à mon fiancé et mon fiancé m'appartient) ce verset du Cantique des Cantiques symbolise le pacte d'amour qui se noue entre Dieu et son peuple d'Israël.



Sélihot- Textuellement: pardons. Série de textes liturgiques qui se disent et se chantent à la synagogue pendant le mois d'Eloul et les Yamim Noraïm et dans lesquels chacun de nous reconnaît ses fautes et demande à Dieu de lui pardonner et de pardonner au peuple d'Israël.



Yamim Noraïm – Textuellement: Les jours saints, graves et solennels. Roch Hachana et Yom Kippour.



Asséret Yémé Techouva - Textuellement: les dix jours de Téchouva. Ce sont les dix premiers jours de Tichrei premier mois de l'année hébraïque qui débutent par Roch Hachana et se terminent par Yom Kippour. Pendant ces dix jours nous devons faire tous nos efforts pour nous approcher de Dieu.



Roch Hachana – Textuellement: Tête (début) de l'année. Les deux premiers jours de l'année. Pour la Torah, ce jours s'appelle Yom Hazikaron, (textuellement: jour du souvenir) (à l'origine il n y avait qu'un seul jour de Roch Hachana) c'est le jour où notre souvenir vient jusqu'à Dieu. La Michna dit qu'en ce jour nous sommes comme des moutons qui passent devant le berger et celui-ci décide du sort de chacun d'eux. En effet en ces jours nous faisons Téchouva et nous implorons Dieu de nous juger avec clémence.



La Téchouva - La racine du mot contient l’idée de retour. Il s’agit principalement d’un retour vers Dieu et vers nos sources qui doit nous permettre de mieux nous situer par rapport au rôle que nous avons à accomplir en tant que Juifs. Réévaluation de nos relations avec Dieu, avec les autres et avec nous-mêmes.



Le Choffar – La corne de bélier dans laquelle nous soufflons à Roch Hachana à la Synagogue. Les sons du Choffar s'appellent Tékiot. Ils sont en souvenir des Tékiot que la Torah nous a dit d'émettre le jour de Roch Hachana. Le Choffar rappelle Isaac qui accepta d'être sacrifié pour l'amour de Dieu. A Roch Hachana nous demandons à Dieu de nous pardonner pour le mérite de notre père Isaac.



Le repas de la veille de Roch Hachana – Un repas qui commence par plusieurs actes symboliques: Nous mangeons une pomme trempée dans du miel pour avoir une année douce. Nous mangeons des grenades pour demander d'être aussi pleins de Mitsvot qu'une grenade est pleine de graines. Nous mangeons certains fruits ou légumes dont le nom a une consonance qui nous permet d'émettre certains vœux. Nous mangeons de la viande de tête de mouton en souhaitant être la tête et non la queue et pour nous rappeler du Choffar et du presque sacrifice d'Isaac.



Chéhéhiyanou- Textuellement: "qui nous a maintenus en vie". C'est le nom de la bénédiction que nous disons quand nous mangeons un fruit pour la première fois dans l'année ou que nous étrennons un habit neuf ou que nous sommes dans une situation heureuse et nouvelle. A Roch Hachana nous disons cette bénédiction plusieurs fois surtout aux repas du soir. C'est pour cela que nous mettons à table des primeurs.



Tachlikh- Textuellement: Acte de jeter. Après Minha du premier jour de Roch Hachana nous allons au bord de la mer (ou à un autre point d'eau) pour y jeter symboliquement nos pêchés.



Tsom Guédalia - Textuellement: Jeûne de Guédalia. Ce jeûne se pratique le lendemain de Roch Hachana, troisième jour de Tichrei en souvenir de Guédalia Ben Ahikam qui fut assassiné en ce jour. Il était descendant de la maison de David et était à la tête du peuple d'Israël, son assassinat symbolise la fin de l'indépendance de la nation juive en Israël.



Yom Kippour – Le jour du Grand pardon dénommé dans la Torah Chabbat-Chabaton c'est-à-dire le Cahbbat des Chabbat. Et si à Roch Hachana nous avons été jugés à Yom Kippour Dieu rend le verdict de chacun d'entre nous. A Yom Kippour nous jeûnons et passons la journée à réfléchir et à prier.

Nous demandons à Dieu de nous pardonner nos fautes et nos péchés. La Michna dit qu'à Yom Kippour Dieu pardonne aux péchés que nous avons commis envers lui, mais pour être pardonnés de nos péchés envers nos prochains, c'est à eux qu'il faut nous adresser.



Kol Nidré – Textuellement: Tous nos engagements. Texte que nous disons à l'entrée de Kippour pour demander à Dieu de nous dispenser de tous les engagements que nous avons pris au courant de l'année.



Néïla - Textuellement: clôture. C'est la prière qui clôt la journée de Yom Kippour et à laquelle nous chantons avec enthousiasme la chanson: El Nora Alilot – Dieu aux grands exploits.



Souccot - Textuellement: Cabanes. C'est la première fête célébrée par les juifs en souvenir des cabanes dans lesquelles le peuple d'Israël a vécu à sa sortie d'Egypte. La coutume veut qu'on commence à bâtir une Souccah dès la sortie de Yom Kippour pour dire que nous commençons déjà à faire des Mitsvot. La fête dure sept jours.



Loulav– Pendant les sept jours de Souccot nous prions avec un Loulav qui est composé de quatre éléments. Une branche de palmier-Ets Tamar, une branche de saule – Arava, une branche de myrte - Hadass et un cédrat – Etrog. Ces quatre éléments doivent être serrés ensemble en Agouda Ahat pour symboliser l'union d'Israël.



Ouchpizin - De l'araméen: invités. La tradition veut que nous ayons pour invités d'honneur dans notre Souccah, les grandes figures de notre nation. Le premier jour Avraham le deuxième jour Isaac puis dans l'ordre Jacob, Moïse, Aaron, David, Salomon.



Hoshaana - Textuellement: Sauve nous. Pendant Souccot, à la synagogue nous tournons, Loulav en mains, autour de la Téva en louant Dieu et en lui demandant d'accepter notre repentir car nous savons que le verdict final - la signature, la Hatima se fera le septième jour de Souccot nommé Hochaana Rabba.



Chmini Atsérét Textuellement: "Le huitième jour est une assemblée". C'est le lendemain de Hochaana Rabba. Bien qu'il soit le huitième jour de Souccot, il est une fête à part. En ce jour on lisait la Torah devant le peuple assemblé. C'est pour cela que la fête est nommée aussi Simhat Torah - Textuellement: Fête de la Torah.



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MessageSujet: Re: ROSH A CHANNA NOUVELLE ANNEE JUIVE   Mer 21 Sep 2011 - 15:38

A chacun de vous, personnellement,
je vous souhaite la réalisation contenue dans l'expression :
que vous soyiez inscrits dans le livre de la vie
qui est devant Hachém et devant vos yeux,
léchana tova tikatévou



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MessageSujet: Re: ROSH A CHANNA NOUVELLE ANNEE JUIVE   Mer 21 Sep 2011 - 15:39

Roch Hachana s'étend les deux premiers jours du mois hébraïque de Tishri, même en Israël où la plupart des célébrations ne durent qu'un jour.

Le second jour est néanmoins une addition ultérieure, assez tardive (au temps de Rabbi Yohanan ben Zakkaï, on ne fêtait qu'un jour; il semblerait que cela ait encore été le cas à Jérusalem au XIIIe siècle EC) et ne trouve pas sa source dans la lecture littérale du commandement biblique, qui dit que la convocation sainte ne porte que sur le premier jour.
Les deux jours de Roch Hachana sont considérés « Yoma arikhta » (Araméen: « un long jour »). Le Zohar, une œuvre médiévale de Kabbale, insiste sur l'observance universelle des deux jours, enseignant que les deux passages du Livre de Job (1:6 et 2:1), "lorsque les fils de Dieu vinrent se présenter devant le Seigneur," se réfèrent aux premier et second jour de Roch Hachana, observés par le Tribunal Céleste devant le Tout-puissant (Zohar, Pin'has, p. 231a).
Les Juifs orthodoxes et traditionalistes observent deux jours. La raison invoquée est qu'autrefois, la fixation du début d'un nouveau mois dépendait de la déposition de deux témoins affirmant avoir vu la nouvelle lune (d'où le terme de néoménie pour caractériser le début des mois hébraïques) En Diaspora, il y avait un doute quant au moment d'arrivée des témoins. il fut décidé vers la fin du Moyen Âge qu'il en serait de même en terre d'Israël afin de lever tout doute.
Les Juifs adhérant aux mouvements réformé ou reconstructionniste observent un jour ou deux selon le choix de chacun.
Les Karaïtes, Juifs « scripturalistes » ne suivant pas la Loi orale, célèbrent la nouvelle année le 1er Nissan, à l'Aviv, et ne reconnaissent pas ce statut à Roch Hachana. Ils observent toutefois le Yom Terou'a, c'est-à-dire la prescription de sonner du chofar le 1er du mois d'« Ethanim », à une date différente du 1er Tichri, leur calendrier ne suivant pas non plus le calendrier juif, d'institution rabbinique et non biblique.

Roch Hachana se tient 162 jours après le premier jour de Pessa'h. Le calendrier hébraïque étant basé sur un cycle luni-solaire, son échéance dans le calendrier grégorien est variable. Toutefois, elle ne peut jamais tomber avant le 5 septembre, comme ce fut le cas en 1899 et le sera en 2013 (après l'an 2089 du calendrier grégorien, les différences entre celui-ci et le calendrier hébraïque obligeront Roch Hachana à ne pas pouvoir tomber plus tôt que le 6 septembre), ni après le 5 octobre, comme ce fut le cas en 1967 et le sera de nouveau en 2043.

Le calendrier hébraïque est constitué de telle sorte que le premier jour de Roch Hachana ne peut tomber un mercredi, vendredi ou dimanche; un moyen mnémotechnique assez populaire est "lo be-adou rosh" ("Roch [Hachanah] n'est pas en adou"), où a-d-ou a la valeur numérique 1-4-6 (correspondant à la numérotation de jours dans la semaine juive, dont dimanche est, au sens large, le premier jour).


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MessageSujet: Re: ROSH A CHANNA NOUVELLE ANNEE JUIVE   Mer 21 Sep 2011 - 15:40



Roch Hachana est simultanément l'un des jours joyeux et les plus solennels du calendrier juif. Diverses explications sont proposées, et toutes sont acceptées comme justes. Parmi les deux raisons les plus connues :

le jour de la proclamation de la royauté de Dieu sur le monde
le jour du jugement
Roch Hachana est considérée comme un jour où les créatures du monde reconnaissent D.ieu pour Roi. Ceci représente l'une des explications pour la joie du jour autant que la sonnerie du chofar, qui revêtent alors un caractère royal, le hofar annonçant la venue du Roi. C'est pourquoi il convient de revêtir de beaux habits. La source de la terou'ah serait quant à elle la suivante (Talmud de Babylone, Traité R"H 16a) : Rabbi Yehouda a dit au nom de Rabbi Akiva : le Saint, béni soit-Il, a dit : 'Dites devant Moi à Roch Hachana: des glorifications (malkhiot), des remémorances (zikhronot) et des "chofrot"'. Des malkhiot - afin que vous Me fassiez régner sur vous (kedei shetamlikhouni 'aleikhem); des zikhronot - afin que monte devant Moi le souvenir de vous en bien; et comment [effectuer des malkhiot et des zikhronot] ? Au moyen du chofar.

Et ainsi que l'explique le Rav Saadia Gaon, mentionnant l'une des traditions citées dans le Talmud selon laquelle Roch Hachana est le jour où le monde a été créé (la seconde tradition est que le monde a été créé en Nissan) : Comme ce jour [marque]le début de la Création, car c'est en ce jour que le Saint, béni soit-Il a créé le monde et a régné sur lui, on réalise des intronisations au début de leurs règnes, lorsque nous sonnons du "chofar".

Dans la liturgie de Roch Hachana elle-même, on insiste sur le règne de Dieu sur le monde : "Et puisses-Tu rapidement régner, Toi Hashem, notre Dieu , sans partage sur Tes créations, le lieu de Ta résidence sur le mont Sion, et en Jérusalem, ville de Ta sanctification,...", ou encore "Notre Dieu et Dieu e nos pères, règne sur le monde entier dans Ta gloire, et présides au monde dans Ta chèreté, et révèle dans la gloire ta puissance sur toutes les créatures terrestres, et il sera connu à toute œuvre que Tu l'as œuvrée , et toute créature comprendra que Tu es son créateur, et chacun dira en son âme, Hachem est Dieu d'Israël, Roi, et Son règne surpasse tout [autre] règne."



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MessageSujet: Re: ROSH A CHANNA NOUVELLE ANNEE JUIVE   Mer 21 Sep 2011 - 15:42

Roch Hachana est particulièrement caractérisée comme étant le jour du jugement pour l'ensemble des créations du monde, ou, ainsi qu'il est écrit dans la prière du Moussaf : "Aujourd'hui est l'anniversaire de la création du monde, aujourd'hui se tiendra en jugement toutes les créatures des mondes, ceux-là comme des fils, ceux-là comme des esclaves".

Selon le Talmud de Babylone, trois livres sont ouverts à Roch Hachana : un pour les totalement justes, un pour les totalement méchants, et un pour les [cas] intermédiaires. Les justes sont aussitôt inscrits et consignés pour la vie, les méchants pour la mort, les intermédiaires sont en suspens, de Rosh hHashana au Yom HaKippourim. S'ils ont mérité, ils sont inscrits pour la vie, s'ils n'ont pas mérité, ils sont inscrits pour la mort. -- Traité R"H 16b

Cependant, ainsi qu'il est écrit dans le livre d'Ezra, Roch Hachana est un jour de joie. La tradition n'y voit cependant aucun paradoxe : ainsi que le dit le Talmud de Jérusalem : quelle nation est comme cette nation-là ? Alors qu'ordinairement, lorsqu'on sait qu'on va passer en jugement, on se revêt de noir, on s'enveloppe de noir, et on se laisse pousser la barbe, car il ne connaît pas l'issue de son jugement. Mais Israël n'est pas ainsi, ils s'habillent de blanc, s'enveloppent de blanc, rasent leur barbe, mangent, boivent et se réjouissent, car ils savent que le Saint, béni soit Il leur fait des miracles. -- Traité R"H 1

C'est pourquoi, bien qu'on se souhaite, comme dans toutes les cultures une bonne année, le message est autrement plus profond : "Soyez inscrits pour une année douce et sucrée", en d'autres termes, "j'espère que vous n'aurez pas une mauvaise année".
Prononcée avec sincérité, particulièrement envers une personne avec laquelle on n'est pas en bons termes, cette prière est une preuve de Tsedaqa (puisqu'on ne lui souhaite pas ce qu'on ne voudrait pas se voir souhaiter à soi) et de repentance (puisqu'on fait un pas vers lui, on admet forcément sa part de torts dans le différend qui l'oppose à soi).
Prières : à Roch Hachana, on multiplie les prières. Celles-ci sont regroupées dans un livre de prières particulier à Roch Hachana, le Mahzor leRoch Hachana. Les prières de Cha'harit et Moussaf, en particulier, contiennent de nombreuses prières et piyyoutim (poésies liturgiques), que le hazzan (chantre) chante en y mettant toute son énergie et tout son talent. Les piyyoutim sont propres à chaque communauté, ainsi que leurs airs. L'accent est particulièrement mis sur la majesté de Dieu, et sur la crainte du Jugement.
Lecture de la Torah: les Juifs ashkénazes ont pour minhag (coutume) de lire la Torah d'un air particulier, en tremblant; ce minhag n'existe pas chez les Juifs sépharades.
Le premier jour de la fête, on lit les histoires de Hagar et Ismaël (parashiot Lekh Lekha et Vayera), qu'un ange de Dieu sauve de la mort par assoiffement.
Le second jour de fête, on lit le passage de la Ligature d'Isaac. Le souvenir de cet épisode est également plusieurs fois mentionné dans la pière, comme exemple d'expérience dont on demande à Dieu de Se souvenir, dans l'Espoir de susciter Sa miséricorde.
La sonnerie du chofar : elle a lieu avant l'office de Moussaf, et au cours de celui-ci.
Il existe plusieurs sons connus,
la teqi'ah (héb. תקיעה, sonnerie) : une sonnerie longue et ininterrompue,
les shbarim (héb. שברים, brisés), également appelés gueni'hot dans le Talmud : une série de trois petits sons brefs.
la terou'a (héb. תרועה, clameur), également appelée yalelot dans le Talmud : une série de sept sonneries rapides. Le repas de fête (voir la section ci-dessous) est riche en mets symbolisant des occurrences bien définies, suivant les prescriptions du Shoulhan Aroukh. Par exemple, on mange des pommes trempées dans le miel afin que l'âme se réjouisse de la douceur préfigurée de l'année à venir, une tête de poisson afin d'"être à la tête et non à la queue",
des pommes, fruit d'automne rond et "sans bouche", symbolisant le cycle annuel.
des 'hallot de diverses formes, surtout de forme ronde (pour la raison évoquée ci-dessus), parfois en forme d'échelles, en souhaitant que les prières de ces deux jours montent directement au ciel.
des poissons, symboles de leur propension à fructifier et multiplier. Il est également de coutume de manger la tête des poissons, afin d'être « à la tête et non à la queue » (לראש ולא לזנב).
des grenades, qui possèdent selon la tradition juive 613 graines, comme le nombre de mitzvot. Cette symbolique a été assez puissante pour que les Juifs résidant en des pays dans lesquels les grenades ne poussaient pas, s'en soient procuré, souvent à grands frais.
des confitures : dans les communuatés orientales, il est de coutume de goûter des confitures de fruits variés, pour la douceur de la confiture, et des qualités bénéfiques supposément inhérentes à chaque fruit.
http://www.viejuive.com/pdf/seder-feuille-de-miel.pdf



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MessageSujet: Re: ROSH A CHANNA NOUVELLE ANNEE JUIVE   Mer 21 Sep 2011 - 15:44

Halakha du jour : Quelques règles relatives à Roch Hachana
On a l’habitude de manger pour Roch Hachana, de la viande grasse, et des douceurs comme il est écrit dans Nehémia « Allez, mangez de la viande grasse , buvez des douceurs et envoyez des cadeaux, car ce jour est Kadoch pour notre Seigneur. »
On ne jeûnera pas à Roch Hachana ; Néanmoins on ne mangera pas excessivement, pour que la crainte du jour reste sur nous. On a l’habitude chez nous au moment du Motsi, de tremper le pain dans du miel aussi dans le sel, comme à l’accoutumée. On a l’usage de ne pas consommer de noix car le compte numérique de EGOZ (noix) est équivalent à celui de h’et (faute).
Selon la Kabala, on ne mangera pas de raisin noir mais le blanc sera permis voir conseillé car il constitue un bon présage. Chez nous on ne mange pas d’aliments amers, aigres ou piquants ; Ainsi est-il rapporté dans les « Techouvot Hagueonim » (de ne pas manger piquant).
On a l’usage de ne pas faire de sieste à Roch Hachana car il n’est pas décent de dormir quand les livres de la vie et de la mort sont « ouverts ». Dans le Talmud de Jérusalem, il est dit que quiconque dort à Roch Hachana, son « Mazal » dormira pendant l’année. C’est pourquoi, il est bien de se lever les jours de Roch Hachana à l’aube, ou au moins au Netz (lever du soleil) afin de bien se préparer pour les Tephilot du jour. Si l’on ressent une lourde fatigue, il sera permis de dormir après Midi (environ 14h00) ; ainsi a rapporté Rav Haim Vital ז״ל, au nom de son illustre maître, le Ari Hakadoch ז״ל qui dormait l’après midi de Roch Hachana.
Celui qui reste oisif, ou bien « faisant passer le temps » avec des discussions vaines est semblable à celui qui dort ; Les hakhamim disent que dans ce cas, il est plus préférable de dormir ; certains lisent deux fois le livre de Tehilim car celui-ci est composé de 150 chapitres, deux fois cela revient à 300 chapitres : nombre qui correspond à la Guématria de Kaper=expiation.
Le Ben Ich Haï dit que c’est un bon usage d’étudier la Michna de Roch Hachana avec le commentaire du Bartenoura après la Seoudah du soir.
Le Ben Ich Haï a ajouté qu’il faut être très vigilent pour ne pas se mettre en colère pendant Roch Hachana ; bien sûr, cette attitude est à rejeter toute l’année, mais d’avantage à Roch Hachana ; même la colère non expressive est à éviter, car elle ne constitue pas un bon Simane=signe.

CHANA TOVA






Le calendrier hébraïque est un calendrier luni-solaire composé d’années solaires, de mois lunaires, et de semaines de sept jours commençant le dimanche et se terminant le samedi, jour du Chabbat. Il prend pour point de départ le commencement (Beréchit) de la Genèse, premier livre de la Bible, qu’il fait correspondre à l’an -3761 du calendrier grégorien.
5772 (année hébraïque)
En l'an 5772, l'État d'Israël fêtera ses 64 ans d'indépendance.








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MessageSujet: Re: ROSH A CHANNA NOUVELLE ANNEE JUIVE   Mer 21 Sep 2011 - 15:49

Je souhaite longue vie à tous les membres de Maroc-Amitie, une année feconde,
Puisse cette année apporter à tout les peuples la paix, une existence sereine et harmonieuse,et qu’advienne la fin de tous les malheurs.
Puisse cette année commencer par les bénédictions, l'abondance, la sante, la joie, la prosperite la chance l'amour et beaucoup beaucoup de miel amen, bisous.


Soly Anidjar






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MessageSujet: Re: ROSH A CHANNA NOUVELLE ANNEE JUIVE   Mer 21 Sep 2011 - 15:50



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MessageSujet: Re: ROSH A CHANNA NOUVELLE ANNEE JUIVE   Mer 21 Sep 2011 - 15:53



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MessageSujet: Re: ROSH A CHANNA NOUVELLE ANNEE JUIVE   Mer 21 Sep 2011 - 15:54



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MessageSujet: Re: ROSH A CHANNA NOUVELLE ANNEE JUIVE   Mer 21 Sep 2011 - 16:00

Le miracle de Rosh Achanna:
Le titre déjà de mon conte vous fait sourire ? Soit. C'est le seul tout de même qui convienne. Je vous avouerai que je suis de ceux qui croient encore aux miracles, mais, bien entendu, je me garderai de m'engager avec vous dans une discussion philosophique. Fort des données des sciences exactes, vous me démontreriez aisément que ma croyance est erronée. Prenez mon histoire telle que je vous la donne, et ensuite seulement dites-moi qui de nous a raison, vous ou moi.

Elle se passe, l'histoire, dans un de ces petits villages d'Alsace, peu en importe le nom, dont les nids de cigognes font comme une auréole aux toits; des vignes aux chauds reflets dorés grimpent le long des galeries en bois des maisons, et la petite synagogue se cache, loin de la rue, à l'ombre des noyers silencieux.

C'est dans son village et dans son bijou de maisonnette que vivait Sprinz (Espérance), seule, toute seule, malgré son grand âge. Sa confiance en Dieu était inaltérable autant que la bonté de son coeur. Elle prenait part à tout ce qui se passait dans la "Qehila", et quiconque s'adressait à elle trouvait appui et réconfort. En vain ses enfants l'avaient sollicitée de venir vivre avec eux. Jamais elle n'eût consenti à quitter son foyer, son village. Et pourtant, elle n'aurait eu qu'à choisir, car, Dieu merci, elle avait beaucoup d'enfants, et tous la chérissaient, tous se seraient trouvés heureux de l'accueillir afin de lui rendre la vieillesse moins solitaire. Sollicitations, prières, supplications, rien n'y faisait. Sprinz voulait rester là où elle avait toujours vécu. Certes, à deux exceptions près, elle allait chaque année passer quelques jours chez l'un de ses enfants et se réjouissait de l'amour qu'ils lui prodiguaient et des cajoleries dont la comblaient ses petits-enfants. Mais, ces visites faites, elle s'en retournait à son village. Et à l'époque des jours redoutables et saints de Roch Hachana et de Yom Kippour, là surtout, elle n'eût jamais voulu manquer de s'y trouver. Car c'était là aussi l'époque du miracle qui se reproduisait annuellement et qui, elle le savait, continuerait à se reproduire chaque année.

Ce miracle était en relation étroite avec les deux exceptions dont je vous ai parlé plus haut. Deux des enfants de Sprinz, Sophie, l'aînée des filles, et Isaac, son fils aîné, habitaient l'Amérique, tout au loin, par-delà les pays et les mers. Sophie s'était mariée à San-Francisco, et Isaac vivait avec sa famille à Rio de Janeiro. Sprinz avait mis du temps à saisir que le frère et la soeur se trouvaient à des distances énormes l'un de l'autre, car pour elle, l'Amérique c'était l'Amérique, simplement.

Et maintenant voici quel était le miracle. A Roch-Hachana, le premier jour, à l'office du matin, Sprinz s'asseyait à sa place à la tribune des dames. Vêtue de blanc, elle portait sa robe en soie de mariée et une coiffe claire comme neige; elle était plus belle qu'une reine. A l'heure où le Hazan commençait sa prière, elle ouvrait son Mahzor en cuir, aux feuillets jaunis. Elle suivait la lecture de la Thora qu'on module ce jour sur la mélodie si vénérable et admirable que vous connaissez et puis elle écoutait le son poignant du Chofar. Et alors, quand les rouleaux de la Loi se trouvaient réinstallés dans l' Arche, alors elle rentrait chez elle à jeûn, comme les saints préceptes le prescrivent, non pas pour manger, mais pour assister à l'accomplissement du miracle. Quand elle ouvrait sa porte, elle trouvait sur le palier des lettres de tous ceux qu'elle aimait et, parmi elles, deux lettres d'Amérique. Le miracle! Une lettre de San-Francisco et une lettre de Rio de Janeiro. Elles étaient là, à l'heure, chaque année, vingt-deux années durant. S'il n'en fut plus de même les années suivantes, ni Sprinz, ni ses enfants n'en étaient responsables. Un autre, Tout-Puissant, l'avait voulu ainsi.

Comment, est-ce tout? me direz-vous. Quoi d'étonnant si des enfants écrivent à leur mère pour Roch-Hachana? Et tout de même, je vous l'ai dit, c'était un miracle pour Sprinz. Songez donc, voici deux lettres qui partent, l'une du Nord, l'autre du Sud de l'Amérique, et elles arrivent toutes deux au village de Sprinz, en Alsace, le matin du premier jour de Roch Hachana, ensemble. Vingt-deux années durant, le matin du premier jour de Roch Hachana, et jamais autrement. Voyons, les lettres n'avaient-elles pas à faire un long, long voyage! Le navire ne pouvait-il subir des retards par suite de tempètes ou d'autres circonstances! Un retard sur terre ferme ne pouvait-il se produire de surcroît ! Mais si, mais si ! Et pourtant, elles arrivaient toujours comme elles le devaient. Pour Sprinz, c'était là un miracle, son miracle.

Je vous entends. Vous voulez une explication rationnelle. Je ne vous la cèlerai point, encore qu'elle ne puisse diminuer le miracle en quoi que ce soit.

Le vieux Pierre, le facteur du village, recevait chaque année de deux points de l'Amérique une gratification de dix dollars. Moyennant quoi, il retenait les lettres de San Francisco et de Rio de Janeiro qui arrivaient souvent avant terme, et les glissait sous la porte de Sprinz le matin du premier jour du nouvel An juif. Sophie, de San Francisco, écrivait à sa mère en caractères judéo-alsaciens, les seuls que Sprinz pût lire. lsaac en faisait de même aussi longtemps qu'il fut en vie. Sa femme avait appris à imiter son écriture de façon si parfaite que, longtemps après la mort de son fils, Sprinz continua à recevoir la lettre de Roch-Hachana de Rio de Janeiro, comme le voulait le miracle. Et quand ce fut à son tour de mourir, Sprinz s'endormit paisiblement, sans avoir eu à pleurer la mort d'un de ses enfants, dans la croyance sereine à son miracle.

Tout cela, savez-vous d'où j'en ai connaissance? Sprinz, que Dieu ait son âme, était ma mère.

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