HISTOIRE DES JUIFS DU MAROC PAR SOLY ANIDJAR

HISTOIRE DES JUIFS DU MAROC-CASABLANCA-RABAT-MAZAGAN-MOGADOR-AGADIR-FES-MEKNES-MARRAKECH-LARACHE-ALCAZARQUIVIR-KENITRA-TETOUAN-TANGER-ARCILA-IFRANE-OUARZAZAT-BENI MELLAL-OUEZANE
 
AccueilAccueil  CalendrierCalendrier  FAQFAQ  MembresMembres  S'enregistrerS'enregistrer  ConnexionConnexion  

Partagez | 
 

 COCKTAIL PASTIS

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage
Soly Anidjar
WEBMASTER
WEBMASTER
avatar

Nombre de messages : 40818
Age : 65
Date d'inscription : 13/07/2006

MessageSujet: COCKTAIL PASTIS   Dim 19 Juin 2011 - 18:31

Le pastis (de l'occitan provençal pastís: « pâté » ou « mélange ») est le nom donné à des boissons alcoolisées parfumées à l'anis et à la réglisse.


Revenir en haut Aller en bas
http://solyanidjar.superforum.fr
Soly Anidjar
WEBMASTER
WEBMASTER
avatar

Nombre de messages : 40818
Age : 65
Date d'inscription : 13/07/2006

MessageSujet: Re: COCKTAIL PASTIS   Dim 19 Juin 2011 - 18:32

Selon la réglementation européenne, le pastis est le résultat de l'aromatisation d'alcool neutre d'origine agricole avec des extraits d'anis vert, d'anis étoilé, de fenouil, ou de toute autre plante contenant le même constituant aromatique principal, ainsi que par des extraits naturels issus du bois de réglisse. Cette aromatisation peut être obtenue par trois procédés (ou une combinaison des trois) : macération et/ou distillation, redistillation de l'alcool en présence de ces plantes, ou adjonction d'extraits naturels distillés de plantes anisées.


Revenir en haut Aller en bas
http://solyanidjar.superforum.fr
Soly Anidjar
WEBMASTER
WEBMASTER
avatar

Nombre de messages : 40818
Age : 65
Date d'inscription : 13/07/2006

MessageSujet: Re: COCKTAIL PASTIS   Dim 19 Juin 2011 - 18:34

Pour avoir droit à l'appellation « Pastis de Marseille », le pastis doit avoir un titre alcoolique de 45% et une concentration d'anéthol de 2 g/L. Il se boit en apéritif, complété avec de l'eau. On ajoute généralement de cinq à sept volumes d'eau fraîche pour un volume de pastis. Mais libre à chacun de le boire plus ou moins léger, selon ses goûts et la température extérieure.

Lorsque l'on fait le mélange en versant l'eau, on passe alors d'une couleur ambrée assez transparente à un jaune trouble un peu laiteux. Ce trouble provient de la précipitation de l'anéthol, peu soluble dans l'eau ; si l'on attend quelques heures, le précipité disparaît. Ce phénomène apparaît aussi lors de la réfrigération du pastis pur (on dit alors que le pastis « paillette »).

La couleur jaune du pastis est due à un colorant, souvent du caramel. Il existe des pastis blancs sans colorant. Certains producteurs (Janot, etc.) ont même créé des pastis bleus.


Revenir en haut Aller en bas
http://solyanidjar.superforum.fr
Soly Anidjar
WEBMASTER
WEBMASTER
avatar

Nombre de messages : 40818
Age : 65
Date d'inscription : 13/07/2006

MessageSujet: Re: COCKTAIL PASTIS   Dim 19 Juin 2011 - 18:38

Les Romains buvaient déjà du vin d'anis mélangé à des plantes.

En 1915, survient l'interdiction de l'absinthe et des boissons similaires en France. Très floue, la loi laisse des doutes et la production des boissons à base d'anis chute. En 1920, l'État autorise à nouveau la production et rétablit l'autorisation des consommations anisées dont le degré d'alcool est inférieur à 30°. Puis, en 1922, le degré est relevé à 40°. Une véritable frénésie s'empare alors de la Provence où il est présent dans tous les bars. Chaque marque personnalise ses recettes en ajoutant à l'anis d'autres plantes aromatiques telles que le fenouil, l'anis vert, la réglisse, etc. C'est en 1932 que le mot pastis apparaît.

En 1938, on autorise la production et la vente de pastis et boissons anisées titrant 45°.

Paul Ricard fait preuve d'innovation en élaborant une recette incluant de l'anis étoilé, de l'anis vert et de la réglisse. Son slogan, « Ricard, le vrai pastis de Marseille ». C'est la première fois que le mot pastis apparaît sur l'étiquette d'un apéritif anisé. Un très large réseau de distribution permet à ses ventes de décoller et il devient le premier vendeur de pastis.

Jusqu'à leur fusion en 1975, les sociétés Ricard et Pernod se livrent une concurrence rude sur le marché des boissons anisées qui atteint son apogée dans les années 60. Le groupe Pernod Ricard domine aujourd'hui le marché mondial du pastis avec les marques Ricard et 51 (qui fut d'abord commercialisé en 1951 sous la marque Pernod 51, puis Pastis 51 de 1954 à 1999). Le Pernod du même groupe est une boisson anisée, et non un pastis.

D'autres marques de pastis se partagent le reste du marché, notamment les Marseillais Duval et Casanis (tous deux la propriété du groupe Boisset et produits dans la même distillerie) et Berger (deux pastis, un blanc, Berger blanc et un jaune, Berger pastis de la société Gemaco de la maison Marie Brizard, détenue par le groupe Belvédère). La distillerie Janot, à Aubagne, produit différents pastis, surtout distribués en région PACA. Certaines productions artisanales, comme Eyguebelle ou Henri Bardouin, visent le marché haut de gamme.

Depuis les années 90, les marques dites « économiques » se sont approprié près de 40% du marché français.
parmi lesquelles Cigalis, la marque des hypermarchés Cora, ou la marque du maxidiscompteur Leader Price.

Selon la société Pernod-Ricard, la consommation de pastis en France représente quelque 130 millions de litres par an, soit plus de 2 litres par habitant.

Le pastis est aussi appelé un jaune ou un flai (et non "fly") dans le sud de la France. Il peut s'appeler aussi fenouil, voire yaourt, pommade ou encore flan si la proportion d'eau est faible. On dit aussi pastaga dans le sud-est de la France, surtout du côté de Marseille. Il est aussi courant de demander "un ricard" du nom de la société historique ayant réussi à lier le nom de sa marque à cette boisson dans l'esprit collectif.

La momie ou mominette est un pastis servi dans un petit verre. Dans certaines régions, c'est de plus une « demi-dose ». Un Gainsbourg (une de ses boissons préférées) est un double pastis 51, c'est-à-dire un 102.


Revenir en haut Aller en bas
http://solyanidjar.superforum.fr
Soly Anidjar
WEBMASTER
WEBMASTER
avatar

Nombre de messages : 40818
Age : 65
Date d'inscription : 13/07/2006

MessageSujet: Re: COCKTAIL PASTIS   Dim 19 Juin 2011 - 18:40

Dans le pourtour méditerranéen, on trouve d'autres boissons aromatisées à l'anis (en général de couleur blanche) :
au Maroc : la mahia ou eau de vie
en Tunisie : la boukha
en Algérie : l'anisette et le cristal
en Grèce : l'ouzo
en Bulgarie : la мastika
en Turquie, Kosovo : le rakı
au Liban : l'arak
en Italie : la sambuca
en Espagne : l'aguardiente, l'anis, le chinchon et la cazalla.
en Israel l'arak


Revenir en haut Aller en bas
http://solyanidjar.superforum.fr
Soly Anidjar
WEBMASTER
WEBMASTER
avatar

Nombre de messages : 40818
Age : 65
Date d'inscription : 13/07/2006

MessageSujet: Re: COCKTAIL PASTIS   Dim 19 Juin 2011 - 18:48

Quelques fabricants de pastis

Pernod Ricard
51
Henri Bardouin
Pastis Dami, le pastis Corse

D'autres variétés de boissons anisées

Absinthe
Anisette
Arak
Mastika
Ouzo
Pontarlier
Rakı


Revenir en haut Aller en bas
http://solyanidjar.superforum.fr
Soly Anidjar
WEBMASTER
WEBMASTER
avatar

Nombre de messages : 40818
Age : 65
Date d'inscription : 13/07/2006

MessageSujet: Re: COCKTAIL PASTIS   Dim 19 Juin 2011 - 18:48




Revenir en haut Aller en bas
http://solyanidjar.superforum.fr
Soly Anidjar
WEBMASTER
WEBMASTER
avatar

Nombre de messages : 40818
Age : 65
Date d'inscription : 13/07/2006

MessageSujet: Re: COCKTAIL PASTIS   Dim 19 Juin 2011 - 18:52

Petite histoire du pastis ( Joëlle Bouana )

Si aujourd'hui le mot "apéritif" évoque le plaisir et la convivialité, il a pendant des siècles désigné un produit uniquement médicinal - au même titre que tisane ou potion - destiné à ouvrir l'appétit, à soigner les troubles de l'estomac et à favoriser la digestion. Vin, alcool, macération, distillation n'étant que des moyens pour arracher aux plantes leurs vertus et les
conserver. Consommé à jeun et avant le repas, et de façon parcimonieuse, il donnait déjà du plaisir, celui de se sentir bien, d'avoir bon appétit et d'assimiler sans douleur les aliments.

Parmi les plantes médicinales, l'anis vert, la badiane et le fenouil étaient prescrits pour leurs vertus stimulantes et stomachiques. Bien avant la célèbre absinthe ( utilisée depuis l'antiquité pour soigner les maladies de l'estomac et du foie), le vinum silatum, liqueur au fenouil et à l'absinthe était consommé en apéritif, tout autour de la Méditerranée, il y a 25 siècles.

Outre ses vertus thérapeutiques, l'anis est depuis toujours prisé par les Méditerranéens pour son fort pouvoir désaltérant. Sous le soleil éclatant du midi, quoi de plus naturel que d'allier l'apéritif anisé (remède ) à la boisson désoiffante, en y ajoutant simplement quelques volumes d'eau fraîche. L'apéritif potion se transforme alors aisément en apéritif-plaisir que l'on savoure entre amis chez soi ou aux terrasses des cafés.

Si l'anis est typiquement méditerranéen, les montagnards des Alpes et du jura ont une prédilection pour l'absinthe. L'alliance de ces deux plantes fut imaginée en Suisse, mais c'est Henri-Louis Pernod distillateur venu s'installer à Pontarlier (dans le Doubs) en 1805, qui lança en France la grande vogue de l'absinthe.

En 1830, les soldats français alors à la conquête des territoires africains, souffrent de dysenterie. On leur conseille de rajouter à l'eau qu'ils boivent avec quelques gouttes de liqueur d'absinthe destinées à l'assainir et à apaiser leurs dérangements digestifs. Sous le soleil brûlant d'Algérie, cette boisson amère et anisée leur apporte à la fois santé et désaltèrement. Ils y prennent goût et de retour en France continuent à la consommer.

Les bourgeois, en admiration devant les soldats-héros, s'intéressent alors à ce breuvage qui les séduit par se fraîcheur et par le cérémonial qu'il nécessite. Servir l'absinthe est un art nécessitant du savoir-faire et des ustensiles spécifiques aussitôt créés : la cuillère trouée où l'on pose le sucre, la fontaine à eau qui dispensera le liquide au rythme voulu, les verres de cristal.
L'absinthe fait désormais partie du rituel social.

A partir de 1860, elle gagne les milieux ouvriers et est promue "boisson nationale". Les artistes ne sont pas en reste, séduits par ce breuvage vert et trouble qui exalte leur créativité, ils se retrouvent dans les cafés pour le consommer ensemble lors de soirées mouvementées où l'on déclame des vers, où l'on montre ses toiles. L'absinthe est devenue muse, elle inspire les
poètes et les peintres : Verlaine, Rimbaud, Van Gogh, Manet, Degas, Picasso, Toulouse-Lautrec...

Mais l'absinthe titre 72° d'alcool et ne peut être consommée aussi facilement qu'un petit verre de vin. L'alcoolisme fait une progression alarmante en France. La fée verte, après avoir séduit, puis enthousiasmé, effraie et se voit qualifiée de péril vert par les ligues antialcooliques qui se mobilisent contre elle et exigent son interdiction.

En 1915, la loi de la prohibition est votée. Pendant cinq ans, elle touche non seulement l'absinthe, mais aussi tous les alcools similaires. Puis en 1920, sous la pression des distillateurs, la loi autorise les apéritifs anisés à condition qu'ils ne contiennent pas d'absinthe, que leur couleur ne soir pas verte et que l'alcool ne dépasse pas 30°. Mais ce dosage trop faible ne permet pas une dissolution des essences suffisante pour une bonne qualité gustative et dès 1922 une nouvelle loi augmente la teneur autorisée à 40°; c'est un peu mieux mais encore en dessous de l'idéal.

Il faudra attendre 1938 pour que la loi autorise un dosage d'alcool de 45°. Les saveurs de l'anis peuvent enfin s'exprimer et toutes es grandes marques mettent au point leur recette. C'est à ce moment que Paul Ricard lance sa formule "Ricard, le vrai pastis de Marseille". Ce terme à la consonance typiquement méridionale remporte un tel succès qu'à dater de ce jour les apéritifs anisés jusque là appelés "anis" ne seront plus désignés que par ce mot ou par leur nom de marque.

EN 1940 une nouvelle interdiction frappe le pastis : accusé de ramollir les soldats face à l'ennemi on le rend responsable de la défaite française ! Un réseau de contrebande d'essences anisées s'installe. Les amateurs ne se laissent pas décourager, et fabriquent un pastis maison en diluant les essences dans l'alcool.

EN 1951, les apéritifs anisés sont de nouveau autorisés, définitivement cette fois. Malgré une sévère réglementation, ils peuvent enfin conquérir la France.

Joëlle Bouana - " Petite histoire du pastis " La Gazette des Jardins - juillet 1998


La création du Pastis

Henri Louis Pernod installe à PONTARLIER (Doubs) une des toutes premières distilleries à base d’absinthe et la préparation perd rapidement sa réputation thérapeutique pour devenir une boisson rafraîchissante malgré son taux d’alcool de 72 degrés.
Cette boisson devient rapidement un phénomène national, et un problème majeur de santé publique, ce qui conduit à son interdiction en 1915. A partir de 1920 une législation mise en place réglemente le degré d’alcool à 30° puis à 40°. ’est un Marseillais Paul RICARD qui en 1932 alors âgé de 23 ans, crée l’apéritif que nous connaissons aujourd’hui . Celui-ci fils d’un marchand de vins de Sainte-Marthe, quartier de Marseille va bâtir un empire grâce au "pastis" ( qui en provençal veut dire "embrouille, mélange" ). Cette liqueur est un mélange très particulier à base d’anis étoilé, de réglisse et de diverses plantes aromatiques.
Les Marseillais adoptent rapidement cette boisson "née in the country of the mistral" et au cours des années lui donnent ses lettres de noblesse. Malgré diverses péripéties législatives, la boisson reste malgré tout très fabriquée à titre privé et chacun y va de sa recette

Aujourd’hui le pastis, ou le "jaune" ou le "fenouil" reste l’apéritif synonyme de soleil, détente, vacances, cigales et jeux de boules, ce qui peut expliquer qu’il est statistiquement plus consommé dans le Nord


Revenir en haut Aller en bas
http://solyanidjar.superforum.fr
Soly Anidjar
WEBMASTER
WEBMASTER
avatar

Nombre de messages : 40818
Age : 65
Date d'inscription : 13/07/2006

MessageSujet: Re: COCKTAIL PASTIS   Dim 19 Juin 2011 - 18:54

La vraie histoire du pastis (par The (virtual) Baguette )

Depuis la nuit des temps, l’homme s’évertue à utiliser les plantes qui poussent dans son environnement. On retrouve dans les écritures de l’empire babylonien des renseignements qui laissent penser que l’anis était déjà utilisé dans diverses préparations médicamenteuses.

De même chez les Chinois l’anis était considéré comme une plante pleine de vertus et entrait dans la composition de certaines potions, d’ailleurs pas toujours très efficaces.

En France en 1263, les anysetiers sont regroupés en confrérie et détiennent pratiquement le monopole de son utilisation et cela à des fins très hétéroclites telles que onguents, élixirs, liqueurs, huiles, etc..
On ne connaît pas très bien l’évolution de cette confrérie mais près de sept siècles plus tard une nouvelle organisation apparaît sous le nom de Ordre International des Anysetiers. Un autre plante, l’absinthe était elle aussi à une certaine époque considérée comme susceptible de guérir en particulier les maux d’estomac.
Le Pastis, la boisson couleur soleil, le sud, Marseille, les parties de pétanque et les bobs Ricard. Un style de vie, un mythe, une ode à la France profonde, l'odeur de l'anis et les accents qui roulent des "R". En exclusivité grâce à The (virtual) Baguette, la vraie histoire de la boisson qui fait rire.

L E P A S T I S

Au départ... les Babyloniens
A la base du Pastis, une plante: l'anis. Cultivé sur les rives sud de la Méditerranée on pense que l'usage de l'anis était connu aux temps les plus reculés de la civilisation égyptienne pour ses capacités à guérir de multiples maladies. L'utilisation de cette plante se répand à partir du XVème siècle avant J.C. en Grèce, puis à Rome et même en Chine où on l'utilise pour soigner les maladies des voies urinaires, améliorer la digestion et même pour arrêter le hoquet ( ce qui, nous le verrons plus tard, contraste quelque peu avec l'utilisation actuelle de l'anis dans le Pastis, qui aurait plutôt tendance à le déclencher, le hoquet).
C'est avec les invasions Mauresques et plus tard les croisades que l'anis pénètre en France par Marseille, port parmi les ports de la "MareNostrum". Avec le temps la plante est adaptée, raffinée et donne naissance à l'ancêtre du Pastis: l'Absinthe.

L'Absinthe, ancêtre du Pastis

A la fin du XIXème siècle, l'Absinthe, une boisson à base d'anis est très populaire en France.
Malheureusement elle fait des ravages sur la population car elle a pour particularité de rendre fou ses consommateurs les plus assidus. En 1915, alarmés par les ravages que provoque cette boisson les pouvoirs publics décident d'interdire la fabrication, la vente et la consommation de l'Absinthe et avec elle de toutes les boissons anisées. Grave confusion, car si l'Absinthe est dangereuse, les autres boissons anisées comme le Pastis que l'on consomme déjà à l'époque, ne le sont pas. Cette loi provoque un dessèchement des gorges françaises et entraîne, comme toute interdiction, la naissance d'un trafic de contrebande, où les taverniers marseillais vendent sous le comptoir des boissons anisées frelatées.
C'est en 1922 qu'un décret réglementant la vente des liqueurs anisées ouvre officiellement au Pastis la voie des bars. C'est l'explosion de joie à Marseille et dans le sud de la France. Les consommateurs se précipitent dans les cafés pour goûter aux joies enfin retrouvées de la beuverie autorisée. C'est ce que plus tard les historiens appelèrent "la ruée vers l'or", à cause de la couleur du Pastis qui rappelle celle du métal précieux.

Il est intéressant de noter que c'est aussi à cette époque que fut inventé "le Pastis au mètre", qui consiste à aligner des verres de Pastis sur une distance d'un mètre avant de les boire.

La grande guerre

Durant prés de deux décennies le Pastis fait la joie des familles ( surtout des pères et moins des mères ), anime les conversations et donne du coeur à l'ouvrage aux travailleurs.
En 1939, c'est la guerre et le Pastis, boisson gauloise donc résistante, est interdite par les envahisseurs aux accents gutturaux. A la libération, c'est une nouvelle occasion de trinquer et le Pastis revient en force dans le panier de la ménagère.




Revenir en haut Aller en bas
http://solyanidjar.superforum.fr
Soly Anidjar
WEBMASTER
WEBMASTER
avatar

Nombre de messages : 40818
Age : 65
Date d'inscription : 13/07/2006

MessageSujet: Re: COCKTAIL PASTIS   Dim 19 Juin 2011 - 18:58



Revenir en haut Aller en bas
http://solyanidjar.superforum.fr
Contenu sponsorisé




MessageSujet: Re: COCKTAIL PASTIS   

Revenir en haut Aller en bas
 
COCKTAIL PASTIS
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1
 Sujets similaires
-
» Pastis landais
» JetSki sur la barrière - Samedi 27 novembre 2010
» ARMES ,TRAFIC et RAISON D'ETAT
» Bonne Jeudi
» Anniversaire Claudius

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
HISTOIRE DES JUIFS DU MAROC PAR SOLY ANIDJAR :: LA CUISINE MAROCAINE-LE COIN DES GOURMANDS :: LES BOISSONS POUR COCKTAILS DE MAROC-AMITIE-
Sauter vers:  
Créer un forum | © phpBB | Forum gratuit d'entraide | Contact | Signaler un abus | Forumactif.com