HISTOIRE DES JUIFS DU MAROC PAR SOLY ANIDJAR

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 Rabbi Avraham Azoulay Auteur du “Hessed Lé Avraham”

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Soly Anidjar
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MessageSujet: Rabbi Avraham Azoulay Auteur du “Hessed Lé Avraham”   Jeu 11 Nov 2010 - 7:30

Rabbi Avraham Azoulay • Auteur du “Hessed Lé Avraham”

Rabbi Avraham Azoulay est né dans la ville de Fès au Maroc en 5330 (1569). Son père, Rabbi Mordékhai descendait d’une grande lignée de juifs parmi les sages d’Espagne. La famille Azoulay était l’une des familles les plus dignes et honorables d’Espagne. Rabbi Avraham, l’Ancien, le père de Rabbi Mordékhai, fut l’un des plus grands rabbins d’Espagne.

Ses parents et grands-parents quittèrent l’Espagne pendant l’Inquisition, le 9 Av 5252 (1492). Le Gaon Rabbi Avraham Azoulay, l’Ancien, se trouvait parmi les juifs expulsés. Il s’embarqua avec toute sa famille vers le Maroc. A cette époque le Roi du Maroc se montra bienveillant et indulgent envers les juifs. Il les accueillit avec joie, sachant que ceux-ci seraient efficaces pour l’expansion de son pays et que leur vraie richesse était en eux. Leurs dons innés pour le commerce, les sciences et l’artisanat, leurs connais-sances dans de nombreux domaines et leur sagesse seraient utilisés à bon escient. De nombreux exilés s’installèrent au Maroc et contribuèrent à l’expansion du pays. Certains furent d’éminents médecins, d’autres furent des conseillers à la Cour ou des envoyés du Maroc dans les pays étrangers, tels que la Turquie, la Hollande, l’Angleterre et bien d’autres. Grâce à leurs talents polyglottes et leurs compétences en matière politique, les juifs furent appelés à exercer les fonctions d’ambassadeur du Maroc à l’étranger.

Rabbi Avraham s’installa avec toute sa famille à Fès au Maroc. Tous les habitants de la ville, juifs et non-juifs, le vénéraient non seulement pour sa grande érudition dans la Torah dévoilée et ésotérique, mais aussi pour sa réputation de faiseur de miracles qui suivaient toujours ses bénédictions.

Le petit fils de Rabbi Avraham l’Ancien, également nommé Avraham sur le nom de son grand-père, se distingua des enfants de son âge par sa grande intelligence. Tous voyaient en lui en enfant prodige qui exploita ses dons extraordinaires uniquement pour l’étude de la sainte Torah. Sa réputation de Gaon dans la Torah dévoilée et cachée se répandit dans toute la ville et ses alentours. Malgré sa grande renommée, sa conduite était pleine d’humilité. Il s’adressait à chacun d’égal à égal et ne se sentait jamais assez reconnaissant envers son prochain.

En 5360 (1599), la situation des juifs du Maroc se détériora, Rabbi Avraham était âgé alors de trente ans. La ville de Fès où il demeurait et qui connu des jours paisibles et calmes, se transforma en ville de destruction. De plus la famine et la peste ajoutées aux guerres civiles avaient fait de nombreux ravages parmi les juifs. Face à toutes ces souffrances, Rabbi Avraham décida de quitter le Maroc et de s’installer en Israël. Il espérait pouvoir s’adonner à l’étude de la Torah, trouver refuge auprès des saints Rabbins, les sages disciples du Saint Ari.

Rabbi Avraham arriva en terre d’Israël en 5370 (1609) et s’installa à Hévron. Il aspirait à vivre en paix, mais le Ciel en avait décidé autrement. A peine arrivé à Hévron, une épidémie se déclara et Rabbi Avraham était obligé de quitter la ville et de s’installer à Jérusalem puis à Gaza. Dans l’introduction de son livre «Hessed LéAvraham», il décrit ses malheurs et ses errances.

C’est dans la ville de Gaza que Rabbi Avraham va rédiger son commentaire sur le Tanakh, selon le Pchat et la Kabala, intitulé «Baal Brit Avraham» et le livre «Hessed LéAvraham».

Un mystère entoure le mort du Tsaddik et voici ce que l’on raconte.

Un jour, le grand vizir de Constantinople décida de venir péleriner à Méarat Hamahpéla, à Hévron, connue pour être aussi un lieu saint pour les musulmans. Lorsque le vizir arriva à l’entrée de la grotte, il s’agenouilla et son épée tomba au fond de la grotte. Il ordonna à l’un de ses serviteurs d’entré dans la grotte et de lui ramener son épée. On attacha le serviteur à une corde et on le fit descendre; lorsqu’on hissa la corde pour le remonter, il n’était plus en vie. Le vizir ordonna à un d’autres serviteurs de descendre; l’un après l’autre et tous furent remontés morts. Le vizir furieux décida d’appeler le Rabbin de Hévron, Rabbi Eliézer Arha et lui dit: «Je te donne vint quatre heures pour récupérer mon épée au fond de la grotte et si elle ne m’est pas rendue, j’ordonnerai l’exécution de tous les juifs de la ville».

Tous les juifs de la ville se rassemblèrent dans les synagogues et récitèrent des prières de pénitence et de lamentation, suppliant le Créateur du Monde de les sauver de ce malheur. Rabbi Eliézer décida de faire un tirage au sort et celui qui sera choisi descendra dans la grotte des Patriarches pour rapporter l’épée du vizir…

Aussitôt après les prières du matin, Rabbi Eliézer procéda au tirage au sort devant toute la communauté, et le nom de Rabbi Avraham Azoulay apparaît.

Rabbi Avraham se prépara immédiate-ment dans un grand et profond respect. Il se trempa dans le Mikvé, revêtit des vêtements blancs, et se mit à étudier les secrets de la Torah. Les mékoubalim de la ville accompagnèrent Rabbi Avraham Azoulay à l’entrée de la grotte et le bénisse pour que Hachem le fasse réussir dans son entreprise et qu’aucun mal ne lui arrive. Dans les synagogues de Hévron, les juifs se réunirent et des prières, des cris et des plaintes déchirèrent le Ciel.

On fit descendre Rabbi Avraham Azoulay avec une corde, quelques minutes après l’épée du vizir surgit attachée à la corde mais pas Rabbi Avraham Azoulay. Plusieurs heures s’écoulèrent, puis on entendait la voix de Rabbi Avraham Azoulay. On le fit monter et la grotte, son visage rayonnant d’une joie extrême.

«J’ai rencontré les Patriarches» murmura-t-il tout ému à ses proches et il ajouta aussi, qu’on lui avait dévoilé que son heure de quitter ce monde était venue et le lendemain il devra rendre son âme à son Créateur.

Durant la nuit, il enseigna à ses élèves et ses amis les secrets de la Torah. Il avait l’apparence d’un ange de D.

Dés l’apparition de l’aube, il s’immergea dans le Mikvé et s’habilla tout en blanc. Après la prière, il récita le Chéma Israël. Son visage rayonnait d’une clarté qui n’appartenait déjà plus à ce monde. Une heure plus tard, il rendit son âme à son Créateur. C’était la veille de Chabbat, 24 Hechvan de l’an 5404 (1643).

Rabbi Avraham laissa après lui un fils et deux filles. Son fils, Rabbi Itshak, qui fut aussi un grand maître de la génération était le père du Gaon Rabbi Haïm Yossef David Azoulay, auteur du «Chem Haguedolim» et célèbre sous le nom du Hida.

Dans son livre, le Hida évoque son grand-père, Rabbi Avraham avec beaucoup de crainte et de respect. Jusqu’à nos jours, le nom de Rabbi Avraham Azoulay est glorifié par tous ceux qui ont le mérite de goûter à la délicate saveur qui se dégage de ses saints livres.


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