HISTOIRE DES JUIFS DU MAROC PAR SOLY ANIDJAR

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 Henna de juifs djerbiens a Ashdod

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Soly Anidjar
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MessageSujet: Henna de juifs djerbiens a Ashdod   Mar 25 Mai 2010 - 8:32

C'est à DJERBA, après la destruction du premier Temple par Nabuchodonosor en 586, que quelques milliers juifs trouvèrent refuge, ils avaient suivi le prophète Jérémie qui lui allait se diriger vers Eléphantine en Haute Egypte, ces juifs ont traversé la Cyrénaique et la Tripolitaine, La majorité d'entre eux serait composée de Cohen (Cohanim) qui auraient même apporté avec eux des pierres du Temple édifié par Salomon, les autres juifs surtout l'élite et les Hauts Fonctionnaires ayant été massivement déportés à Babylone.
On pense que la Synagogue dite de la Ghriba date de cette époque. Cependant, ces juifs auraient rejoint d'autres familles qui avaient suivi les Phéniciens et avaient contribué à l'édification de Carthage pour fonder leur première diaspora.

Il existe 11 synagogues dans l'île, de Djerba et on dénombre en 1999 une population de plus de mille juifs vivant dans deux quartiers que l'on appelle "Hara Kebira" et "Hara Sghira" avec leurs maisons décorées avec des mains, des dessins d'yeux, des poissons et des étoiles de David.

Au premier, puis au second siècle, après la destruction du second Temple, d'autres juifs viennent rejoindre leurs frères. En effet, plusieurs centaines de milliers de juifs sont massacrés ou déportés par les romains (Titus et Trajan au 1er siècle puis Hadrien au 2ème siècle) dans toute la Méditerranée. A Gamarth, près de Tunis, on a découvert une nécropole juive datant de cette époque. On est à peu près certain de l'époque, les juifs vivants après le second Temple parlaient l'araméen.

Ils sont nombreux, arrivent même par le sud, venant du Yémen, passant par le Soudan, et le Sahara, si nombreux qu'ils font du prosélytisme, et convertissent des tribus Berbères; à l'époque on trouve des juifs dans le Sahara, dans le Hoggar, au Mali à Tombouctou, et au Niger, ces derniers venaient de l'Empire juif du Touat situé plus au nord, (d'où sont issus les noms de Touitou, Touati,).
Le Talmud raconte qu'au II ème siècle, Rabbi Akiba fit un séjour dans cette province appelée alors "Césarienne", il venait de Judée, pour consolider l'instruction et la culture juive, et contrer celle imposée par les Romains.

Les juifs sont nombreux lorsque s'écroule l'Empire romain, ils voient passer de nombreux conquérants : Les Vandales tolérants (vers 430), les Grecs de Byzance qui imposent la conversion et les répriment durement, ils assistent aux débuts officiels du catholicisme (St Augustin, d'origine Berbère vit à Hippone, l'actuelle Anaba).
D'autres juifs viennent alors enrichir les "autochtones" ils suivent les troupes arabes et viennent de Perse et d'Irak (Bagdad est la ville-phare de cette époque), plus instruits, ces juifs contribuent à la construction de Kairouan, et à son resplendissement. Kairouan devient la nouvelle capitale de l'Ifrikya Ces juifs apportent avec eux le Talmud et les commentaires rabbiniques jusque là inconnus dans cette contrée.
En Tunisie, on assiste à une ghettoisation des communautés, avec un regroupement des juifs dans les "haras", c'était pour des raisons de sécurité, mais aussi pour des raisons sociologiques et religieuses.
ils sont considérés comme citoyens de seconde zone, néanmoins « protégés » par les gouvernants, et plus tard par le Bey, sous la domination Ottomane, lequel nommait un Caid parmi ses sujets juifs, on peut citer les COHEN-TANOUDJI et les SCEMAMA. Jamais persécutés, les juifs qui se comptent par dizaine de milliers, peuplent de nombreuses villes : Bizerte, Tunis, Hamam Lif (cité de Naro, où on a trouvé les restes d'une synagogue en 1883), Gabès, Tozeur, Hadrumète, Gafsa, Sfax, Sousse, des communautés nomades vivent sous la tente dans le sud tunisien, d'autres dans des maisons troglodytes à Tataouine et à Matmata, mais ceux de Djerba gardent jalousement le secret de leur identité.
A Kairouan, Jacob ben Nissim ben Josias, fonda une Yéshiva réputée, au IX éme siècle, à la fin du X éme siècle, un esclave Huchiel ben Elhanan devint l'autorité spirituelle du judaisme en Afrique du Nord, deux grandes autres sommités s'illustrèrent dans cette ville : Issac ben Amram Hamoussalem et Isaac Israëli, médecins réputés. Au XI ème siècle, Kairouan fut décrétée ville sainte de l'Islam, et fut interdite aux juifs. Ces derniers quittent la ville; ils n'y sont jamais retournés.
Les siècles passent, l'Espagne est devenue musulmane depuis 711. Dans la péninsule ibérique, les trois religions cohabitent, la civilisation resplendit et éblouit le monde par l'éclat des découvertes scientifiques et philosophiques.

En 1239, une colonie de Juifs de Jerba s'établit en Sicile, ou ils obtinrent les concessions de cultiver le Henne, l'Indigo (Tekhelet) et les palmeraies royales. C'était courant pour les hommes juifs de la population de Jerba de chercher à vivre à l'étranger, mais ils revenaient toujours sur l'ile ou leurs familles étaient restées.

L'échange de marchandises entre Malte et l'Italie était dans les mains des juifs, qui cultivaient les produits et procédaient eux mêmes à leur exportation.

Maimonides, dans une lettre qu'il écrivit à son fils, exprima sa basse opinion concernant leurs superstitions et capacité spirituelle, mais les loua pour leur foi.

Mais après la "Reconquista" (1492) voulue et orchestrée par Isabelle la Catholique, fuyant l'inquisition, les juifs s'éparpillent dans le bassin méditerranéen, certains gardent la langue judéo espagnole, le Ladino, on les retrouve à Alexandrie, à Smyrne, à Salonique. D'autres se rendent au Maroc surtout à Fès puis à Meknès, quelques rares familles se réfugient en Tunisie.

Aux 19ème et 20ème siécles, les Yeshivot de Jerba produirent beaucoup de rabbins et scribes et ainsi fournirent des rabbins pour les communautés de toute l'Afrique du nord.

David Idan établit une imprimerie en Hébreu à Jerba en 1904 et beaucoup de livres, principalement les "Hagaddot" de Pessah et autres articles liturgiques, étaient imprimes dans cette imprimerie jusqu'en 1960.

En 1946, il y avait encore quelques 4.900 juifs a Jerba, établis à Hara Al-sghira, Al-Hara Al-Kabira, et Houmt-Souk, la ville principale de l'ile.

A la fin des années 60, il ne restait plus que 1.500 d'entre eux, la majorité émigrant en Israël et s'installant dans les Moshavs (la plupart étaient au Moshav Eitan). Ceux qui resterent sur l'ile, continuèrent à travailler dans le commerce.


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MessageSujet: Re: Henna de juifs djerbiens a Ashdod   Mar 25 Mai 2010 - 8:34

Djerba, parfois orthographiée Jerba (arabe : جربة), est une île de 514 km2 (25 kilomètres sur 20 et 150 kilomètres de côtes) située dans le golfe de Gabès[2] au sud-est de la Tunisie. Il s'agit de la plus grande île des côtes d'Afrique du Nord. Sa principale ville, Houmt Souk, compte à elle seule 44 555 habitants.

Ulysse l'aurait traversée, les Carthaginois y ont fondé plusieurs comptoirs et, aux alentours de 587 av. J.-C., l'île accueille des réfugiés juifs après la destruction du Temple de Jérusalem. Les Romains y construisent plusieurs villes et y développent l'agriculture et des ports commerciaux. Chrétienne, vandale, byzantine puis arabe, Djerba est depuis les années 1960 une destination touristique populaire. Il s'agit de l'une des dernières régions de Tunisie où une langue berbère est encore parlée.


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MessageSujet: Re: Henna de juifs djerbiens a Ashdod   Mar 25 Mai 2010 - 8:35

C'est vers la fin de la période romaine qu'on rencontre pour la première fois le nom de Gerba ou Girba, donné à une ville située sur l'emplacement actuel de Houmt Souk (capitale de l'île). Auparavant, au second siècle ap. J.-C., Ptolémée avait déjà mentionné le nom de Gerra, sans doute lapsus calami de Gerba. C'est en fait Aurelius Victor qui le premier parle de Girba lorsqu'il nous apprend que cette ville a eu l'honneur de donner le jour à deux empereurs romains. Jusque-là, l'île avait connu bien d'autres noms au cours de l'Antiquité.


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MessageSujet: Re: Henna de juifs djerbiens a Ashdod   Mar 25 Mai 2010 - 8:37

L'île, qui dépend administrativement du gouvernorat de Médenine, est située entre 480 et 530 kilomètres de Tunis par la route et à plus de 100 kilomètres de Gabès. Elle très proche du continent par deux avancées de part et d'autre de Jorf et Ajim à l'ouest et de Zarzis et El Kantara à l'est. Par ailleurs, l'extension de la plage de Mezraya (Sidi Mahrez) forme une presqu'île, Ras R'mal, qui est l'un des importants sites touristiques de l'île.


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MessageSujet: Re: Henna de juifs djerbiens a Ashdod   Mar 25 Mai 2010 - 8:54

Ma belle fille est nee a Djerba dans la ville de Bengarden, et depuis 1996 qu'elle a connu mon fils, ma belle fille a fait la henna djerbienne pour la veille du mariage, des diadèmes, colliers composites, boucles d'oreilles et bracelets caractérisés par leur finesse et leur recherche esthétique car comportant diverses incrustations. Certaines parures ne sont portées qu'à l'occasion du mariage, pour la premiere fois de ma vie j'ai vu des juifs de Djerba en 1966, lorsque je suis arrivee a Ashdod, du Maroc.
Leurs habits rouges, leurs boucles d'oreilles enormes et le foulard rouge sur la tete chez les femmes et le seroual et le tarbouche chez les hommes, etaient nouveaux pour moi.


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MessageSujet: Re: Henna de juifs djerbiens a Ashdod   Mar 25 Mai 2010 - 9:01

De novembre 1942 à avril 1943, la Tunisie, alors sous protectorat français, est occupée par l'Allemagne nazie. Pendant cette période, les Juifs tunisiens sont persécutés par l'envahisseur, avec la complicité des autorités françaises du régime de Vichy. Les membres de la communauté juive de Tunisie, déjà discriminés et humiliés par les lois antisémites du gouvernement Pétain depuis 1940, sont alors raflés, triés puis forcés au travail dans des camps situés loin du reste de la population à El Aouina, au Belvédère - ou plus au nord, au port de Bizerte ou à Mateur (STO : Service de travail obligatoire).
Il faut savoir qu'une forte censure de la presse a été mise en place dès novembre 1942, date qui correspond à l'arrivée dans ce protectorat français du représentant du maréchal Pétain, Georges Guilbaud.
Tous les journaux sont interdits, pour ne publier plus qu'un seul quotidien en français « Tunis Journal » qui n'a qu'un objectif : faire la propagande du succès tant politique que militaire des forces du IIIe Reich.

Autre élément - et non des moindres - qui permet d'expliquer la carence d'ouvrages sur la Shoah et les Juifs de Tunisie dans l'historiographie réside dans la propre ignorance de ces derniers du sort de leurs coreligionnaires européens. En effet, quand en 1945 la communauté juive de Tunisie prend conscience du génocide des Juifs d'Europe et de la Solution finale, elle a le réflexe de taire ses propres souffrances devant l'étendue de l'horreur qui s'est déroulée en Europe de l'Est car elle estime, en comparaison, avoir été préservée.


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MessageSujet: Re: Henna de juifs djerbiens a Ashdod   Mar 25 Mai 2010 - 9:05

De novembre 1942 à avril 1943, la Tunisie, alors sous protectorat français, est occupée par l'Allemagne nazie. Pendant cette période, les Juifs tunisiens sont persécutés par l'envahisseur, avec la complicité des autorités françaises du régime de Vichy. Les membres de la communauté juive de Tunisie, déjà discriminés et humiliés par les lois antisémites du gouvernement Pétain depuis 1940, sont alors raflés, triés puis forcés au travail dans des camps situés loin du reste de la population à El Aouina, au Belvédère - ou plus au nord, au port de Bizerte ou à Mateur (STO : Service de travail obligatoire).
Il faut savoir qu'une forte censure de la presse a été mise en place dès novembre 1942, date qui correspond à l'arrivée dans ce protectorat français du représentant du maréchal Pétain, Georges Guilbaud.
Tous les journaux sont interdits, pour ne publier plus qu'un seul quotidien en français « Tunis Journal » qui n'a qu'un objectif : faire la propagande du succès tant politique que militaire des forces du IIIe Reich.

Autre élément - et non des moindres - qui permet d'expliquer la carence d'ouvrages sur la Shoah et les Juifs de Tunisie dans l'historiographie réside dans la propre ignorance de ces derniers du sort de leurs coreligionnaires européens. En effet, quand en 1945 la communauté juive de Tunisie prend conscience du génocide des Juifs d'Europe et de la Solution finale, elle a le réflexe de taire ses propres souffrances devant l'étendue de l'horreur qui s'est déroulée en Europe de l'Est car elle estime, en comparaison, avoir été préservée.Dix-sept personnes n'en sont jamais revenues. Parmi elles l'idole de la jeunesse tunisienne, Young Pérès, champion du monde de boxe en catégorie poids mouche.


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