HISTOIRE DES JUIFS DU MAROC PAR SOLY ANIDJAR

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 LES ANCIENS DE MARRAKECH

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Soly Anidjar
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MessageSujet: LES ANCIENS DE MARRAKECH   Dim 16 Juil 2006 - 7:39

Rappel du premier message :

RESTAURANT CACHER A MARRAKECH





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Soly Anidjar
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MessageSujet: Re: LES ANCIENS DE MARRAKECH   Jeu 16 Nov 2006 - 20:05

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MessageSujet: Re: LES ANCIENS DE MARRAKECH   Jeu 16 Nov 2006 - 20:05

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MessageSujet: Re: LES ANCIENS DE MARRAKECH   Jeu 16 Nov 2006 - 20:06

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MessageSujet: Re: LES ANCIENS DE MARRAKECH   Jeu 16 Nov 2006 - 20:07

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MessageSujet: Re: LES ANCIENS DE MARRAKECH   Jeu 16 Nov 2006 - 20:08

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MessageSujet: Re: LES ANCIENS DE MARRAKECH   Jeu 16 Nov 2006 - 20:09

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MessageSujet: Re: LES ANCIENS DE MARRAKECH   Jeu 16 Nov 2006 - 20:10

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MessageSujet: Re: LES ANCIENS DE MARRAKECH   Jeu 16 Nov 2006 - 20:10

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MessageSujet: Re: LES ANCIENS DE MARRAKECH   Jeu 16 Nov 2006 - 20:11

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MessageSujet: Re: LES ANCIENS DE MARRAKECH   Jeu 16 Nov 2006 - 20:12



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MessageSujet: Re: LES ANCIENS DE MARRAKECH   Jeu 16 Nov 2006 - 20:13



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MessageSujet: Re: LES ANCIENS DE MARRAKECH   Sam 6 Jan 2007 - 19:44



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Raphael Ohayon



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MessageSujet: Re: LES ANCIENS DE MARRAKECH   Mar 12 Juin 2007 - 21:52

Chere SOLY,
Emerveille par les photos de marrakech, je soumets a ton
luxueux Site
mon texte sur l'hospitalite legendaire des Marocains, et surtout celle deMarrakech.
Si tu le juges utile, cela me "flatterait" de le voir figurer a la
suite du magnifique reportage.
Avec ma sympathie et mes encouragements pour tout ce que tu fais pour le Maroc, pour lequel nous témoignons tant de respect.
Raphael Ohayon de Marrakech.
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Raphael Ohayon



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MessageSujet: Re: LES ANCIENS DE MARRAKECH   Mar 12 Juin 2007 - 21:58

A Marrakech: "L'HEURE du THE"

Si, chez les Anglais est toujours sacrée l'heure du THE
Au Maroc celui-ci, offert, est une marque d'HOSPITALITE
Que toute personne arrivant, s'empresse d'ACCEPTER
Sans jamais ressentir ou exprimer de CONTRARIETE
A toute heure, chez soi et partout, il y en a à VOLONTE
Si vous êtes de passage ou inconnu, il y en a votre PORTEE
Matin, midi ou soir, pour les enfants c'est la GAITE
Accompagné de pâtisserie ou de baignés dont ils sont GATES
Jamais rassasiées ni de l'amour de Dieu, des parents et celui du THE
Loin de l'alcool et de ses méfaits, on peut en boire à SATIETE
Autour d'un beau plateau on se détend en se servant sans s'AGITER
Quel que soit le niveau de ses moyens, on n'en souffre pas de RARETE
Pendant que l'eau chante dans la bouilloire, il faut PATIENTER
Car, que ce soit au cours de l'automne, l'hiver, le printemps ou l'ETE
Pour se réunir en amis, c'est agréable de se retrouver en toute SIMPLICITE
C'est toujours profitable et réjouissant, car il se boit en toute SOBRIETE
A la mode Marocaine, parfumé de menthe fraîche dont il est AGREMENTE
En résumé, qu'à tout instant, il n'y a rien de plus convivial qu'un verre de THE.

Laissant le ciel gris et ses CONTRARIETES,
A tire d'aile d'avion, vous êtes PORTES
Vers ciel et soleil d'une unique CLARTE
Vous prodiguant, repos, bonheur et SANTE,
Là ou, accueil, sourire et amitié font "PIETE"
Bien sûr, c'est à Marrakech et son verre de THE.
Je dédie ce témoignage à ma Ville natale, à laquelle,
malgré les distances, je reste attaché. Et d’AJOUTER :
Pour les admirateurs et les amis de cette magique CITE,
Où le froids, l'hivers et le soleil cohabitent sans HESITER,
Avec les couleurs, les valeurs et l'ambiance, tout est VERITE
Et, qu'un seul regret on ressent, au moment de la QUITTER
VERSAILLES 21 Avril 2004

78OOO VERSAILLES

Je soussigné, Raphaël Ohayon, autorise toute publication de ce texte, susceptible d'être
profitable à ma ville natale.

FAX. 33 1 46 87 27 O4
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Raphael Ohayon



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MessageSujet: Re: LES ANCIENS DE MARRAKECH   Mar 12 Juin 2007 - 22:04

Chere SOLY,
Je fais suite au merveilleux reportage en photos de
Marrakech.
J'y ai remarque l'enseigne du "PALMIER CLUB" Restaurant Cacher.
A son sujet, j'ai ecrit le "poeme" dedie a sa creatrice et animatrice,
Jacqueline, a lire en pieces jointes, que je souhaite voir
figurer sur ton Site.

Raphael Ohayon de Marrakech.
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Raphael Ohayon



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MessageSujet: Re: LES ANCIENS DE MARRAKECH   Mar 12 Juin 2007 - 22:06

Chers Amis

Si vous désirez vivre des heures divines
Dans un cadre authentique et d’origine
Qui reste fidèle au charme de ses racines
Dont la qualité et la perfection,on ne devine
Restant loin des industries et leurs machines
Pour déguster des mets rares et des Tajines
Tout en étant typiques, sont Cacher Bet Dine
Avec un service que rarement on imagine
Et des variétés qui font oublier la routine….

Venez donc vous régaler chez Jacqueline
Pour y découvrir convivialité charme et Zine

Où cela ?
Au « PALMIER CLUB »
Restaurant Cacher
N° 4 Rue Allal Ben Ahmed
MARRAKECH-Guéliz
Tél. 00212 44 4 2 25 37
Fax. :44 43 91 58
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danièle jolivet



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MessageSujet: daniele jolivet   Mer 5 Sep 2007 - 21:12

Bonsoir,

Merci pour les jolies photos du restaurant cacher "La palmier Club" de Marrakech : elles ont enchanté mes amis qui viennent d'Israël et qui m'ont demandé de réserver pour eux la soirée de Rosh Hashana.
Mais, oh surprise (et déception) malgré les renseignements de Raphaël Ohayon (qui ne sont pas si vieux que ça !) impossible à trouver ce fameux restaurant ! rien aux renseignements; rien sur internet et le numéro de Raphaël est bidon car l'indicatif de Marrakech est 024 suivi de 43......... et bien, je suis dans la panade.
SOS.. qu'est-ce-que je fais maintenant ?
Danièle
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Micheline Waknine
J'ecris peu mais je lis tout
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MessageSujet: Re: LES ANCIENS DE MARRAKECH   Lun 10 Sep 2007 - 12:15

Chere Daniele!

Je voulais t'informer que le restaurant Le Palmier a ferme

definitivement ses portes,donc il n'y a pas de restaurant

cacher a Marrakech. Laisse mois savoir si tu as trouve une

solution!

Micheline.
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danièle jolivet



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MessageSujet: restaurant cacher à Marrakech   Lun 10 Sep 2007 - 12:21

Merci Micheline,
Mes amis sont partis ce matin à Marrakech .... faute d'informations : ils verront sur place.
Encore merci et bonnes fêtes.
Danièle.
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Soly Anidjar
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MessageSujet: Re: LES ANCIENS DE MARRAKECH   Mar 11 Sep 2007 - 11:28

Notre cher Jacky Kadosh president de la communite juive de Marrakech a donne un numero de telephone pour que le groupe Israelien puisse manger cacher pedant leur sejour a Marrakech, merci a ma Micheline qui a telephone a son oncle a Marrakech, merci a mon ami Jacky Kadosh et merci a toi Daniele Jolivet la rbatia, d'etre membre de Maroc-Amitie.


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judithM



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MessageSujet: Re: LES ANCIENS DE MARRAKECH   Dim 30 Mar 2008 - 15:26

pourriez vous m'indiquer l'adresse exact de ce restaurant il me semble connaitre les anciens propriétaires de cette ancienne villa.si je me souviens bien elle s'appelait "villa Nador".
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Le Rbati
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MessageSujet: Re: LES ANCIENS DE MARRAKECH   Mer 18 Juin 2008 - 15:30

L'histoire de Marrakech

En 461 HEG. ( 1068-1069), les habitants de la ville d’Aghmat désignent au prince Almoravide ABOU BAKR IBN OMAR le site où sera construite la future capitale : « Nous t’avons désigné un lieu désert ou seules courent les gazelles et les autruches et ou ne pousse que le jujubier; ils lui désignent ce lieu de sorte que l’Oued N’fis soit son verger, les DOUKKALA son grenier et que les rênes de l’Atlas se trouvent tenues entre les mains de son Prince ».
Accompagné de ses armées et des chefs des tribus, le prince se rendit sur le site encore inhabité de Marrakech. Là, ils lui dirent : «c’est ici que tu dois construire la ville »

Marrakech, dont le sens demeure énigmatique, est utilisé depuis des siècles pour designer l’ensemble du pays. La maroquinerie, qui dérive de ce nom, rappelle l’importance de cette activité artisanale dans la vie économique de la cité. Ville « sainte » aux innombrables mausolées encore objet d’une fervente foi populaire, Marrakech est aussi désignée sous le nom de « MADINAT SAB’ATOURIJAL », la vile des sept saints protecteurs. Oasis de main d’hommes, créée pour le loisir et la subsistance des hommes, elle a enfin reçu le nom imagé de « AL-BAHJA », la ville qui réjouit le cœur.

Carrefour de plusieurs voies de circulation, Marrakech a un double rôle historique de place d’échanges et de ville–entrepôt. Les pistes caravanières, partant des lointaines rives du Niger, traversent l’Atlas après les relais des oasis pré-sahariennes et convergent à Marrakech d’où elles se déploient en direction des ports atlantiques et méditerranéens. Les fluctuations de ces courants d’échanges ponctuent ces phases d’expansion ou de régression. Sa prospérité dépendait à la fois de sa fonction de capitale et de contrôle qu’elle pouvait exercer historiquement sur ce système commercial à grand rayon. Pour cela, son histoire se présente plutôt en ligne brisée ou se distinguent trois périodes d’expansion remarquables : de la fin du 11 ème au milieu du 13 éme S., avec les Almoravides et les Almohades ; le 16ème et le début du 17ème S. avec les Sa’adiens ; enfin , à partir du milieu du 18ème S., nouvelle expansion avec les Alaouites. Le 20ème S. a bouleversé ces données historiques traditionnelles ...
Ce n’est donc pas un pur hasard si des sahariens, les Almoravides, fondent vers 1070 le premier noyau de cette cité appelée à devenir en l’espace d’une génération, la métropole d’un empire. Au début du 12ème S., Ali IBN YOUSSOUF, 3ème souverain Almoravide, urbanise le site par l’adduction d’eau, le pavage des rues et la construction de la mosquée qui porte toujours son nom et qui devient le principale pôle urbain de l’agglomération. En 1127, il entoure sa capitale d’un rempart de 9 km qui subsiste encore.

Avec les Almohades, Marrakech, doublée de la Qasbah, véritable ville fortifiée , devient la cité la plus importante de l’Occident musulman. Sa population à la fin du 12ème S. a été estimée à une centaine de milliers d’habitants. Capitale d’un empire englobant tout le Maghreb et l’Espagne musulmane, elle doit sa prospérité notamment au fructueux commerce trans-saharien dont elle domine les axes et redistribue les produits. C’est aussi une capitale intellectuelle qui attire les esprits les plus éminents de l’époque ; IBN TOFAYL, IBN ZOHR, IBN ROCHD etc.… y diffusent leur savoir.

Après les Almohades , Marrakech abandonnée comme capitale, entre dans une phase de régression urbaine dont elle ne se relève qu’au milieu du 16ème S. . La reprise du commerce trans-saharien et le développement des relations atlantiques avec l’Europe créent une conjoncture favorable à la ville, redevenue capitale avec les Sa’adiens. Sa renaissance se traduit par la remise en état du réseau d’alimentation en eau, le développement et l’apparition de quartiers nouveaux dotés de l’infrastructure nécessaire, la création du Mellah destiné à l’importante communauté juive, le réaménagement de la Qasbah autour du palais AL-BADII…

A partir de 1669, Marrakech est appelée à assumer, avec Fez, le rôle de capitale et de résidence des souveraines Alaouites. Le règne de Sidi Mohamed IBN ABDELLAH (1757-1790) est fondamental pour la réanimation de la ville. L’intérêt particulier qu’il lui porte et son activité sans relâche, marquent définitivement le site urbain d’une empreinte artistique spécifique. Les textes historiques le décrivent, campant au milieu de la Qasbah ruinée, et dirigeant personnellement les travaux de restauration. Palais, jardins, méchouars, fortifications, mosquées et madraça y surgissent. Cet effort remarquable intéresse également l’ancienne médina de sorte qu’il n’est point d’édifice public ou l’on ne relève l’empreinte de ce grand souverain bâtisseur. En outre, il trace la voie à ses successeurs. Parmi eux, Sidi Mohamed BEN ABDERRAHMAN mérite une mention particulière. Marrakech lui doit la replantation des grands jardins de l’Agdal et de la Ménara, la construction des charmants pavillons de plaisance dans ces même jardins, la restauration des anciens bassins et la création des premières usines modernes pour affronter l’expansion économique européenne du 19ème siècle.

( D’après un texte de H. Triki)


Le nom de Maroc vient de Marrakech. Les anciens historiens arabes ont employé le nom de Marrakech Mraksch (la ville) et ce nom s’est transformé petit à petit en Moroco, MaRueco…) et fut ainsi utilisé dans tout le pays. Vers l’an 1000 avant j.C Marrakech n’était autre qu’un camp de caravaniers et ce, jusqu’à ce que le leader Almoravide le prenne comme campement pour ses armées. En 1062, Youssef Ibn Tachfin y construit la première mosquée et par la suite tout un ensemble de mosquées. C’est de cette époque que date la plantation de la palmeraie. Et Marrakech fut choisi comme capitale du royaume.

Après sa mort et après les Almoravides, les Almoahades ne laissèrent que peu de monuments historiques : les remparts, le Minaret et la Koutoubia.
Les Mérinides prirent Fès comme capitale. Les Saadiens rendirent à Marrakech tout son faste et son prestige au seizième siècle. Les tombeaux saadiens qui datent de cette époque ne furent découverts qu’en 1917. fuant au palais de la Bahia, qui date de l’époque Alaouite

Lors de l’installation du colonialisme français au Maroc en 1917, Marrakech fut gouverné par le Pacha El Glaoui qui était un grand ami du pouvoir français. El Glaoui, aidé par les français étendit son pouvoir sur toutes les tribus berbères de la région. Il fut l’un des plus grands et des plus riches gouverneurs à cette époque. En 1956, et avec l’arrivée de l’indépendance, on lui retira tout ses biens. Il mourut 3 ans plus tard. Le visiteur peut avoir accès au palais Glaoui dans la Médina de Marrakech.
Lorsque les Saadiens arrivèrent au pouvoir sous Ahmed El Arj au 16ème siècle, Marrakech redevint Capitale. Les tombeaux Saadiens de grande valeur font partie des nombreuses constructions Saadiennes de cette époque. Ils furent seulement redécouverts en 1917, car sur l’ordre du sultan Alouite Moulay Ismaël l’entrée avait été murée.
De l’époque des Alouites ne reste que le Palais Bahia. Il donne une très bonne impression de la vie luxueuse du souverain de l’époque.

Après l’entrée des français en 1917, le Maroc fut dirigé par le Pacha sympathisant des français : El Glaoui. Il se procura grâce à cette collaboration beaucoup d’avantages. Avec leur aide, il réprima les insurrections des tribus berbères. Il devint un des hommes les plus riches et plus remplis d’influence du Maroc.

Lorsque le roi Mohammed V. monta sur le trône en 1956, sa puissance pris fin. 3 ans plus tard le pacha délaissé mourut et ses richesses furent confisquées par l’Etat. De lui datent encore de nombreux bâtiments connus, par exemple le Dar Glaoui à Telouet, d’où était origine la tribu des Glaoui. On y a une bonne impression de la puissance de ce Pacha.
Les souks de Marrakech se situent dans les étroites ruelles de la Médina. Là, les artisans traditionnels fabriquent les lampadaires, les plateaux, les théières…
Les bazars regorgent de produits de l’artisanat Marrakchi. Dans ces souks sont exposés toutes sortes de gâteaux traditionnels tel que Kaab El Ghzal… Bon nombre d’hommes revêtus de djellabas sont là pour déguster le thé à la menthe. Une bonne odeur d’encens ou des différentes épices émane des boutiques des parfumeurs ou des vendeurs d’épices. A l’entrée du souk sabbarine, le visiteur est ébloui par les couleurs éclatantes des produits exposés.

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Le Rbati
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MessageSujet: Re: LES ANCIENS DE MARRAKECH   Mer 18 Juin 2008 - 15:32

La Place Jamaa Elfna
Jam’a el Fna est un ‘monument’ vivant qui n’a jamais eu besoin d’un cadre architectural pour l’animer. Zône-tampon entre la Médina et la Qasba, c’est une place de réjouissances populaires ou règne un grand marché ambulant et vers où convergent les voies et les hommes depuis des siècles.
Mentionnée pour la première fois au début du 17ème siècle, son nom, dont les explications relèvent toutes de l’hypothèse, semble être davantage lié aux ruines d’une mosquée construite par le Saadien Ahmed al-Mansour . Il Signifierait alors ‘la place de la Mosquée anéantie’. Les usagers préfèrent la nommer la place de la prospérité. Mais qu’importe le nom par rapport aux hommes qui animent cette place. Ces hommes refluent de tout horizon : des montagnes et des plaines, des oasis du Sud et du Sahara, du Sous et des villes atlantiques… ils échangent dans la place les produits de leur région et surtout y exhibent leur art. L’art populaire par excellence : celui du conteur, du mime, du musicien, du danseur, de l’acrobate, du prestidigitateur, du guérisseur..
La scène est une ‘halqa’, cercle symboliquement tracé par l’acteur, béni par l’eau et par l’invocation d’un saint au nom duquel les aumônes sont offertes. A Jamaa el Fna, le spectacle n’est pas le monopole d’un acteur malgré une répartition géographique assez rigoureuse des troupes selon leur région d’origine ou l’art qu’elles exercent. Le spectateur participe à l’action, entraîné souvent par l’acteur lui-même. C’est un spectacle intégré ou une relation subtile entre acteurs et spectateurs crée une ambiance de jeux en apparence spontanée. En fait, il y a une mise en scène imperceptible, fruit d’une confrontation psychologique, et qui est peut-être à la base du maintien du spectacle dans ce milieu actuellement en pleine mutation.
« … oui vraiment, une place «étrange, sur laquelle les montagnes, accourues du fond de l’horizon, penchent leur tête neigeuse pour regarder ce qui se passe. Toute l’âme du Sud est là, dans ces cercles de curieux qui, du matin au soir, se font et se défont autour de quelque bateleur, … »

D’après un texte de H. Triki
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Le Rbati
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MessageSujet: Re: LES ANCIENS DE MARRAKECH   Mer 18 Juin 2008 - 15:33

La Mosquée de la Koutoubia
La grande mosquée AL-KOUTBYYINE, couramment appelé Koutoubia, doit son nom à une centaine de boutiques de libraires et calligraphes installées dans ses abords sous les Almohades (12-13ème siècles) et abandonnées par la suite. Le nom désigne à la fois la mosquée et le minaret. Edifiée sur l’emplacement du Palais des Almoravides, elle fut inaugurée par l’Almohade Abdelmoumen Ibn Ali en 1158 et achevée, minaret compris, en 1196 par son petit-fils Ya’qoub al-Mansour. Avec une superficie de 5.300 m2 , 17 nefs principales et coupoles, la Koutoubia est l’un des plus important sanctuaires du Maghreb. Mosquée de prestige , elle ne réussit pas à jouer le rôle du pôle urbanisant comme ce fut le cas de sa rivale Ibn Yousouf. En effet, sa situation est excentrée par rapport aux deux agglomérations principales de la cité : la médina au nord et la Qasbah au sud. Aucun quartier important ne s’est greffé autour de ce monument, et ce splendide isolement ne fait qu’accentuer sa beauté.
Les dimensions de son fameux minaret sont peu communes : largeur 12.80, hauteur jusqu’au sommet du lanternon 69 m. Dans le lanternon est plantée un « Jamour », épi en métal ou sont enfilées 3 boules en cuivre doré . Le noyau central est constitué par des rampes qui conduisent à des salles superposées coiffées de coupoles dont la sixième, la plus riche, est un dôme à 16 nervures avec trompes et arcatures à stalactites.
Le décor des façades du minaret, distribué à des niveaux différents sur chaque face, combine arcatures à lambrequins, arcs festonnés, réseaux d’entrelacs sculptés et ornements floraux peints sur enduit. Les parties hautes du minaret et du lanternon sont agrémentées d’une marqueterie de céramique émaillée d’un bleu turquoise extrêmement rare .
Plus large que profonde, la salle de prière de la Koutoubia est conçue suivant un plan en T marqué par la largeur plus grande des nefs nobles (nef axiale et travée de la qibla) encadrées par des arcs soigneusement ouvragés et couronnées d’une parure de coupoles à mouqarnas. Si le décor est concentré autour du Mihrab, le recours systématique à l’arc brisé et lisse manifeste de la part du constructeur la volonté de réaliser une œuvre ou prédominent l’ampleur du volume et la pureté des lignes.

D’après un texte de H. Triki
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Le Rbati
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MessageSujet: Re: LES ANCIENS DE MARRAKECH   Mer 18 Juin 2008 - 15:37

La Qasba de Marrakech

Le souverain Almohade Yousouf fit construire au sud de la ville une forteresse achevée de nos jours par son successeur le Calife ( Yacqoub al-Mansour)… Il y avait là d’immenses vergers qui furent transformés en palais, mosquée, cathédrale, souks et caravansérails. Des commerçants furent attirés dans la grande ‘qaysaria’ qui n’a point son pareil dans aucune autre ville du monde musulman. A la fin de L’année 585 Hég. (1190 J.C), le Calife ordonna qu’on la peuplât.
La Qasba est une cité impériale fortifiée située au sud de la médina et dont la fondation remonte à l’époque Almohade, à la fin du 12ème siècle. De cette cité grandiose, il ne subsiste aujourd’hui que la mosquée avec son minaret, les portes principales de Bab Agnaou et Bab Robb, les grands bassins du jardin Agdal et des éléments de la muraille. Partiellement abandonnée après le 13ème siècle, la Qasba retrouve au 16ème siècle avec les Saadiens sa fonction de résidence royale qu’elle conserve depuis. A partir du milieu du 18ème siècle de grands travaux d’aménagement y sont entrepris par le souverain Alaouite Sidi Mohamed Ben Abdallâh et ses successeurs. A la fin du 19ème siècle s’élèvent de riches demeures privées hors l’enceinte de la Qasba, au nord : Les palais de la Bahia et Dar Si Said ; ce dernier, aménagé en musée, abrite d’importantes collections d’arts traditionnels du sud marocain.
De ces demeures un contemporains a écrit : « Il faut me contenter de dire que chacun de ces palais est indépendant, qu’il a ses habitants, ses jardins, son bain, ses écuries, ses eaux etc. Les maîtres du logis n’achètent rien de leur nourriture au marché. Les enfants n’étudient point à une école extérieure. Le maître sort de sa porte à cheval et nul œil étranger ne saurait le voir à pied. »
Bab Agnaou>
Œuvre de Yaqoub Al- Mansour ( fin 12ème siècle), Bab Agnaou, au nom énigmatique, est la porte intérieure principale de la Qasba Almohade. Située dans l’axe de la Grande Mosquée de même époque, cette porte, à l’allure monumentale, était destinée au grand public et avait pour cela une fonction plus décorative que défensive.
L’appareil de pierre et de brique est revêtu d’un décor à la fois rigoureux et recherché, sculpté dans un grés aux rares tons gris bleus : des festons à entrelacs soulignent les arcs successifs ; dans le champ des écoinçons se déploie autour de deux coquilles, un ample décor floral encadré par une très belle inscription coranique en caractères coufiques, qui invite les visiteurs à pénétrer dans ce siége du Pouvoir en tout quiétude : ‘Entrez-y avec le salut, paisibles…’
Les palmes, élément par excellence du décor Almohade, sculptées sur pierre sont ici groupées de part et d’autre d’un axe constitué par la tige. L’ensemble rappelle le vieux thème de l’arbre de vie.
La Mosquée de la Qasba
Construite entre 1185 et 1190, la mosquée de la Qasba était destinée à devenir le sanctuaire principal de la cité impériale. D’importantes restaurations au 16ème siècle l’ayant transformée, il est difficile de reconstituer les dispositions primitives et de retrouve le décor initial. Ses proportions demeurent cependant relativement importantes : 70.90 m x 77.50 m. Le plan présente des particularités originales que reflète notamment un rapport disproportionné entre une salle de prière peu profonde constituée de trois travées seulement et une cour très vaste subdivisée elle-même en une cour centrale et quatre cours latérales séparées par des arcades. Cette disposition particulière de la cour s’explique peut-être par le fait que la mosquée était le siége de cérémonies officielles nécessitant une organisation relevant d’un protocole spécial.
Le Mihrab dont l’encadrement est particulièrement ouvragé comporte en outre des colonnettes de jaspe couronnées de chapiteaux omeyyades.
Le minaret dont la structure et le fond du décor remontent au 12ème siècle à été à son tour totalement restauré. Son décor de réseaux d’entrelacs en relief ornés de faïence a servi de modèle à bien d’autres minarets tant à Marrakech que dans le reste du pays. Ses proportions équilibrées sont conformes à une très ancienne norme qui établit un rapport de 1 à 4 entre la base et la hauteur.
Le Mausolée des Saadiens
Ce somptueux monument est un mausolée royal attenant à la mosquée de la qasba et achevé à la fin du 16ème siècle par le sultan Saadien Ahmed al-Mansour. La partie principale se compose de trois salles communicantes entre elles : la salle du mihrab (lieu de prière), la salle dite des douze colonnes abritant la tombe d’Al Mansour et ses descendants, une troisième salle abritant trois niches finement décorées. Cette partie est dans son intégralité l’œuvre d’al-Mansour. Dans la cour se dresse, isolée du reste, la coupole de Lalla Mas’ouda, mère de ce souverain t où se trouve également la tombe du fondateur de la dynastie, Mohamed ech-Cheikh et celle de son fils Abdellah al-Ghalib Billah. C’est la partie la plus ancienne de l’ensemble ; elle a été cependant retouchée par Al-Mansour qui l’agrandit de deux loggias dont le linteau de cèdre ouvragé est porté par deux colonnes de marbre hautes et fines.
La salle du mihrab ou un parti pris de simplicité est manifeste, est recouverte de sept voûtes d’arêtes supportées par quatre colonnes de marbre. Le Mihrab et l’arc se trouvant dans son axe sont par contre remarquablement décorés, mais ce n’est qu’un prélude à l’exubérante richesse de décor de la salle des douze colonnes. Cette dernière, bâtie sur plan carré de 10 m de côté, est une coupole de cèdre sculpté portée par douze colonnes de marbre blanc italien et dont la répartition par trois à chaque angle engendre des arcs aux fines ciselures en stalactites. Les parties latérales de la salle sont recouvertes de plafonds ouvragés et dorés dont les caissons évoquent le style de la Renaissance italienne. Cette note italianisante ne saurait étonner ici car Al-Mansour, avant sa proclamation, avait passé plusieurs années en exil sur les rives méditerranéennes. Par ailleurs, en tant que souverain, il n’hésitait pas à faire appel aux artistes européens. Néanmoins, le mausolée des Saadiens demeure un chef-d’œuvre qui reflète la réalité historique de l’art marocain au 16ème siècle, réalité ou les traditions nationales se combinent avec l’apport des Morisques qui ont quitté l’Espagne pour le Maroc, celui des Ottomans et enfin l’apport européen. Le Palais Al-Badii Plus de cinq cents colonnes de marbre carrare, une vingtaine de coupoles, une multitude de vasques au sol et à l’étage, un pavage en marqueterie de céramique, des broderies et tentures de soie aux franges calligraphiées de fil d’or, etc. Ainsi fut décrit le palais Badi (l’Incomparable) par les chroniqueurs marocains et les diplomates et voyageurs européens qui l’ont visité à la fin du 16ème siècle.
Ses vestiges représentent seulement la partie de réception d’un ensemble plus vaste édifié entre 1578 et 1594 sur ordre du sultan Saadien Ahmed al-Mansour. Cette partie, entièrement construite sur des galeries souterraines apparemment pour des raisons de circulation d’eau, présentait une ordonnance symétrique marquée par quatre pavillons principaux.
Le tout était disposé dans une cour immense de 135 m x 110 m. Le pavillon le plus haut, dont il reste d’imposants vestiges, attirait l’attention de Fichtali, historiographe d’al-Mansour, du fait qu’il n’était porté par aucune colonne ! D’après les descriptions très détaillées du même auteur, on peut imaginer sans peine que l’art déployé au Badii ne le cédait en rien à celui que l’on peut encore admirer au mausolée des Saadiens, également œuvre d’al-Mansour. Dans ses lignes générales, le plan semble avoir été une réplique grandiose de « la cour des lions » à l’Alhambra; mais la disposition des cinq bassins et des parterres fleuris est par contre originale. Original étaient aussi les dalles portées par des colonnes et qui permettaient d’accéder aux jets d’eau.
« L’eau courante, froide et chaude, est conduite du Hammam… par deux tuyaux principaux ( en cuivre rouge), l’un pour l’eau froide, l’autre pour l’eau chaude. Ils sont dotés de ‘ robinets’ qui, en un tour, livrent à volonté l’eau froide, chaude ou tiède… »
« Ce palais… est tapissé d’étoffes de soie de couleurs multiples… Des rideaux, des tentures et des tapisseries brodées d’or pendent…Les parois des qoubbas ( pavillons) reposent sur des colonnes de marbre veiné, dont les chapiteaux sont enduits d’or fondu. Le sol est pavé de dalles de marbre blanc… dont les joints sont artistiquement passés en noir. L’intérieur des qoubba est orné de dessins qui sont le plus souvent rehaussés d’or… »
« Al Mansour avait invité le peuple à venir dans son palais fortuné… on servait d’abord une première série de mets variés dans des plats de Malaga et de Valence et dans de la vaisselle admirable venant de la Turquie et de l’Inde… On apporta des aiguières et des bassins… avec des serviettes de lin brodées… des coupes d’or et d’argent étaient remplies d’eau de rose et d’eau de fleurs d’oranger, on y trempait de fraîches branches de myrtes avec lesquelles on aspergeait abondamment les convives »

D’après un texte de H. Triki
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MessageSujet: Re: LES ANCIENS DE MARRAKECH   Mer 18 Juin 2008 - 15:40


Les Glaouis

« Dynastie » de caids qui a « régné » sur une partie plus ou moins étendue du sud du Maroc probablement depuis le début du XVIIIè.siècle [2] jusqu’à l’indépendance du Maroc en 1956 [3] .

Madani Glaoui a été grand vizir (premier ministre) de Moulay Hafid depuis l’intronisation de celui-ci (dont Madani fut le principal artisan) en 1908 jusqu’à 1911. Son cadet Thami fut pacha de Marrakech (sorte de vice-roi pour la moitié sud du Maroc) de 1912 jusqu’à l’indépendance.

L’origine des Glaoui reste obscure; ils se sont même attribué, après coup, une ascendance cherifienne.

Thèse crédible : Fuyant les Doukkalas (région de l'actuelle El Jadida) l’ancêtre des Glaouis se serait placé sous la protection d’un marabout local, aurait épousé la fille de ce dernier et hérité, à sa mort de sa baraka (aura de sainteté, grâce divine), de la Zaouia et des biens affectés à son entretien notamment des salines sur l’oued Mellah. L’agurram (santon) devient ensuite amghar (chef séculier désigné par ses contribules pour les representer auprès du Makhzen) et fait entériner sa position par Moulay Ismael qui le nomme à la tête des Glaouia (tribu du versant sud de l’Atlas) où il établit un souk (Khemis de Telouet) et un caravansérail. Il contrôle alors le passage des caravanes venant du Tafilalt et du Sahara (qui lui versent un droit de passage) et perçoit des taxes sur tous les produits vendus au souk et les revenus du caravanserail. En 1856 le commandement de ses successeurs est augmenté par Moulay Abderrahmane d’une tribu du versant nord de l’Atlas où il établit un second souk (El Had Zraqten, non loin de Telouet).

Une deuxième date importante dans l’histoire des Glaouis se situe en 1893, lors du passage par le col de Telouet, du sultan Moulay Hassan de retour d’une Harka dans le Souss et qui laisse à Madani Glaoui un canon Krupp pour le remercier de l’accueil ( et du long séjour) fastueux qu’il lui a reservé à lui et à ses troupes affamées. A cette occasion le commandement des Glaoui est aggrandi de deux autres tribus [4] .

Plus tard, en 1907, Madani est à la tête du complot hafidiste [5] qui chassa Moulay Abdelaziz du pouvoir (sous le pretexte de sa molesse vis à vis de la menace étrangère). En remerciement, il est nommé grand Vizir (premier ministre). Entre temps son empire s’était aggrandi de trois nouvelles tribus [6] .

L’apothéose de la dynastie fut atteinte en 1912 lorsque la France mit sous le commandement des Glaouis (Madani et Thami) la quasi-totalité des tribus de l’Atlas [7] et de la plaine du Haouz autour de Marrakech.


_____________
[1] Ouvrage de référence : El Glaoui dernier seigneur de l’Atlas. Gavin Maxwell

[2] . Dans une lettre adressée au sultan en 1932 Thami Glaoui fait état de son origine des Doukkalas et de la nomination de son ancêtre à la tête de la tribu des Glaouia par My Ismael ( début 18 è.)

[3] Jusqu’à la fin du 19è.s. l’autorité des Glaoui était limitée à la tribu des Glaouia qui contrôlait un des cols qui permettait la traversée de l’Atlas. Après l’occupation coloniale et le pacte conclu entre Madani Glaoui et la France, l’ « empire » du Glaoui couvrait la quasi totalité de l’Atlas (versants nord et sud depuis l’oued Rdat jusqu’à l’oued N’fis)

[4] Ghoujdama et Tuggana [5] partisan de Moulay Hafid frère du sultan Moulay Abdelaziz. [6] Mesfioua, Ultama et Fetwaka [7] à l’exception des Sektana, Goundafa, Mtugga, Gedmioua et Ulad B. Sbaa.
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MessageSujet: Re: LES ANCIENS DE MARRAKECH   Mer 18 Juin 2008 - 15:44


Mosquée et Madrassa Ben Youssouf
Ce complexe monumental, situé au cœur de la Médina, témoigne de l’importance de cette zone dans le développement de la cité à travers huit siècles.

Le noyau initial est constitué par la mosquée de Ali Ibn Yousouf ( début du 12ème siècle) dont seule subsiste le nom, fatalement collé au lieu, bien que le beau sanctuaire actuel soit l’œuvre du souverain alaouite Moulay Soulaymane ( début du 19ème siècle). Par contre, la magnifique coupole, appelée Qoubbat Al-Bou’diyyne, qui fut une annexe de la mosquée Almoravide (construite au début du 12ème siècle), a été dégagée par les fouilles vers 1950 et entièrement restaurée. L’admirable madrasa sa’adienne ( 16ème siècle), en grande partie intacte, constitue le troisième élément du complexe. A cause de sa relation fonctionnelle avec la mosquée ben Youssef, elle en porte également le nom.
Par delà la beauté de ces édifices et leur importance dans l’histoire de l’art et de l’architecture à Marrakech, leur rôle sur le plan religieux et culturel a été fondamental. Durant des siècles, la mosquée-université et la Madraça Ibn Yousouf ont été les plus importants centres de diffusion de la culture pour tout le Sud Marocain.
1.La Qoubba Almoravide
Cette coupole, qualifié par L. Golvin de ‘chef d’œuvre de science, de technique et de bon goût’ est d’autant plus saisissante qu’elle est l’unique représentant de l’art Almoravide dans leur propre capitale.
C’est un kiosque de plan rectangulaire d’environ 7.30 sur 5.50 m et 12 m de hauteur, qui abritait un bassin d’ablutions. L’appareil combine lits de pierre et de brique, la brique étant également utilisée en saillie comme support du décor extérieur. Ce décor est fait d’entrecroisements d’arcs brisés au-dessus desquels se déploient des rosaces rayonnantes qui se succèdent en un mouvement optique dynamique pour atteindre le sommet.
Cette rigueur géométrique à l’extérieur contraste volontairement avec la richesse et le foisonnement de l’ornementation florale sculptée sur le plâtre qui règnent à l’intérieur de la qoubba. Le décor est apparenté ici à celui des coupoles de Cordoue et Tlemcen de même époque.
Le regard saisit à travers les deux tendances opposées et pourtant consignées dans la même coupole, les prémices de l’art dit « hispano-mauresque »
2. La Mosquée
La Grande- Mosquée Ibn Youssouf doit son nom à l’émir Almoravide Ali Ibn Yousouf qui a fondé le premier sanctuaire sur le site, au début du 12ème siècle. Abandonnée et partiellement détruite sur l’ordre de Abdelmoumen Ibn Ali au milieu du 12ème siècle, elle fut restaurée par le Calife Almohade Al-Murtada au 13ème siècle. La construction au 16ème siècle de la Madraça voisine lui restitue son rôle culturel. A la fin du 18ème siècle, le souverain Alaouite Moulay Soulayman la fait reconstruire entièrement dans les limites d’un carré de 65 m de côté. Restaurée par feu Hassan II, elle conserve dans son état actuel, le plan, la structure et le décor du 18ème siècle. On peut y admirer encore les toitures de bois à double pente typique de l’architecture religieuse Alaouite. Son beau minaret du 18ème siècle domine le centre de la vieille ville de ses 4 0 m de hauteur. Ses façades, très simples, sont égayées par des bandeaux de céramique verte et des petites baies jumelées. L’original parapet à balustres qui borde la baise d’une façade témoigne de l’ouverture du Maroc au 18ème siècle à certaines formes de l’architecture européenne.
Siége de l’université traditionnelle depuis des siècles, la mosquée Ibn Yousouf doit également sa renommée à son important fonds de manuscrits légués par des souverains ou des particuliers. Certaines manuscrits, d’une rare valeur scientifique ou artistique, datent du 12ème siècle.
Enfin, c’est autour d cette mosquée que s’est constitué le premier noyau de la médina sur lequel se sont greffés les édifices publics : la Madraça, les Hammams, les citernes et fontaines, la Qaysarya et les Fondouks… 3.La Madraça
Probablement de fondation Mérinide (14ème siècle), la Madraça Ibn Yousouf, dans sa structure actuelle, est incontestablement l’œuvre du Sultan Sa’adien Abdallah Al-Ghalib Billah comme l’attestent plusieurs inscriptions dont une datée de 972 Hég.( 1564-65). Son plan, d’une grande ampleur ( 40m x 43 m) révèle par sa parfaite symétrie, la marque d’un seul maître d’œuvre. Avec environ 140 chambres d’étudiants c’est l’une des plus grandes « cités universitaires » traditionnelle du Maroc.
L’ensemble de l’édifice s’ordonne harmonieusement autour d’une cour qui baigne dans une lumière qui reflète le rose pâle émanant des stucs couvrant les murs. Encadrée par deux galeries latérales aux piliers robustes, cette cour est rythmée suivant son axe par un bassin de marbre blanc et par l’arc de la salle de prière. Au fond de cette salle se détache dans la pénombre l’arc du Mihrab et son encadrement sculpté dans le plâtre qui reçoit la lumière discrète de petites claustra. L’étage est occupé par les chambres distribuées autour de courettes bordées de balustrades en bois de cèdre ajouré. Comparée à la richesse décorative de la cour, les cellules d’étudiants sont d’une simplicité remarquable ; cependant, d’une manière générale, la tendance au décor couvrant qui frappe dans les madraça mérinides du 14ème siècle se trouve ici atténuée par l’ampleur des proportions qui a permis de sculpter sur la céramique, le plâtre, le marbre et le cèdre, des motifs plus large, plus aérés.
Avec ses atouts, la Madraça Ibn Yousouf demeure l’un des principaux chefs d’œuvre d’art à Marrakech.
« J’ai été édifiée pour les sciences et la prière par le prince des croyants. Le descendant du sceau des prophètes Abdallâh, le plus glorieux des créatures. Pries pour lui, ô toi qui franchit ma porte, afin qu ses espérances les plus hautes soient réalisées » ( vers gravés sur le linteau de la porte principale.)
La richesse décorative de la Madraça Ibn Yousouf a inspiré au peuple la version anecdotique suivante qui fut rapportée par le chroniqueur Al-Ifrani ( 17ème siècle) : « Le bruit courut que le Sultan Al- Ghalib aurait construit cette Madraça en ayant recours à l’Alchimie qui lui aurait été enseigné par le saint Sidi Ahmed ou Moussa, le maître spirituel du sultan. Ayant été informé de cette prétention, le saint répondit : sachez que les lettres de l’Alchimie sont au nombre de 5. C’est exactement le nombre des doigts de la main. Si vous voulez trouve l’Alchimie, ô Frère, il faut cultiver la terre. C’est assurément cela l’Alchimie des hommes ; non celle du plomb et du cuivre ! »

D’après un texte de H. Triki
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MessageSujet: Re: LES ANCIENS DE MARRAKECH   Mer 18 Juin 2008 - 15:47

Monuments d’Epoque Alaouite

Les Mechouars
Durant le seconde moitié du 18ème siècle, Marrakech, ruinée (après la défaite des Saadiens face aux Alaouites au milieu du 17ème siècle), fut entièrement restaurée par le souverain Alaouite Sidi Mohamed Ben Abdallah.
Rares sont les édifices civils, militaires ou religieux qui ne portent de nos jours encore l’empreinte de ce grand souverain bâtisseur. Nous retiendrons ici Le grand Méchouar et la Mosquée Berrima en tant qu’œuvre représentative de l’époque.
Le grand Méchouar est une vaste esplanade de 360 m x 180 m qui a été conçue pour les cérémonies d’allégeance et la réception solennelle des délégations nationales et étrangères. Au sud, dans l’axe de l’esplanade, s’élève la ‘Qoubbat Essaouira’, pavillon typique de l’architecture du 18ème siècle avec sa loggia à balustres encadrée par un arc surbaissé qui rappellent l’ouverture du Maroc à certaines forme de l’art européen du 18ème siècle. Le grand Méchouar a été restauré et réaménagé par feu Hassan II.
« Le pavillon que le dernier empereur(Sidi Mohamed Ben Abdallah) a nommé Mogador ( Essaouira) à cause de la prédilection qu’il avait pour cette ville, a un certain air de grandeur et de magnificence… on y voit plusieurs beaux appartements. Il y en a un fort grand, pavé en tuiles bleues et blanches et arrangées en échiquier. Le plafond qui est de bois peint est très singulièrement sculpté. Les murs de cet appartement sont en stuc ; on les a ornés de grands miroirs et de pendules placées avec symétrie dans des châssis de glace. Sidi Mohamed manifestait son goût pour ce pavillon, en s’y retirant souvent, soit pour ses plaisirs, soit pour y expédier ses affaires. »
La Mosquée Berrima
La Mosquée Berrima, oratoire officiel du Palais royal au 18ème siècle, est également l’œuvre de Sidi Mohamed ben Abdallah ; mais elle semble avoir été construite à l’époque où le futur souverain était khalifa (vice-roi) de Marrakech (1746-1757). Elle est le centre d’un complexe qui comportait en outre deux salles d’attente, une madraça, des latrines, etc. L’étonnante disposition de son plan qui, selon G.Deverdun « bouleverse toutes les données de la hiérarchie architecturale des mosquées », s’expliquerait par le fait qu’il s’agit d’un sanctuaire initial remanié et agrandi. Cette hypothèse est celle de H.Belarbi auquel nous empruntons l’explication suivante : « Il est vrai que cette mosquée revêt une forme particulière du fait de la disposition d’une salle de prière petite par rapport à une cour beaucoup plus vaste. Elle se singularise également par la structure intérieure de sa salle de prière. Ce n’est plus en effet, une répartition en un certain nombre de nefs disposées traditionnellement par rapport au mur de la qibla, mais en fait, un espace carré surmonté d’une grande coupole et entouré d’une galerie sur chacun de ses côtés. L’ensemble précède un vaisseau relativement large, parallèle au Mihrab »
La Zaouïa de Sidi Bel Abbas
« Grâce te soit rendue, ô Seigneur, pour l’esprit que Tu as redressé, l’intelligence que Tu as assistée ; pour l’assistance que tu as prêtée, je te rend grâce encore. Ta Magnanimité chaque jour renouvelée est débordante. Purifiés, Tes dons demeurent intarissables… Etonnantes ces mains fermées sur les biens que Tu leur a octroyés. Que ne se montrent-elles généreuses de Tes bienfaits ! » ( Extrait de l’oraison de Sidi Bel Abbas.)
La Zaouia de Sidi Bel Abbas est l’exemple le plus éloquent de la politique d’urbanisation des souverains Alaouites. Le quartier Sidi Bel Abbas s’articule autour du Mausolée. Cela reflète, au niveau de la cité, l’évolution des mentalités religieuses sur lesquelles l’emprise des confréries est devenue plus forte. En outre, l’ensemble de Sidi bel Abbas comporte des établissements d’assistance publique en rapport avec l’enseignement du saint. En effet Sidi bel Abbas, saint de la charité, ami des déshérités et des handicapés, n’a cessé depuis sa mort (en 1205) d’être l’objet d’une vénération de la part de toutes les catégories sociales. Son intégration officielle aux 17ème siècle au fameux pèlerinage des Sept Patrons protecteurs de la cité consacre un culte déjà fort ancien. Au début du 17ème siècle un embryon de quartier apparaît autour de sa tombe ; mais il faut attendre l’époque de Sidi Mohamed ben Abdellah (18ème siècle) pour que ce quartier prenne forme en s’ordonnant autour de la magistrale coupole du saint et de la mosquée voisine. A partir du milieu du 19ème siècle, les souverains Alaouites portent un intérêt particulier à l’aménagement de la Zaouia en la dotant d’édifices monumentaux d’une grande richesse décorative : Le souk des passementiers à l’entrée de la Zaouia…(1850) et la magnifique fontaine face au mausolée (1870). L’étude des éléments constituants l’ensemble n’a pas été systématiquement faite. Elle présenterait un très grand intérêt pour une meilleure connaissance de l’architecture et de l’art alaouites aux 18ème et 19ème siècles.
Le Menzeh.
Le Menzeh est un pavillon de plaisance érigé au milieu d’un jardin et comportant souvent un plan d’eau. Il se caractérise par une structure inversée par rapport au Riad ou maison traditionnelle : le patio intérieur y est remplacé par une salle couverte généralement voûtée, les galeries habituelles de l’intérieur se transforment en portiques à l’extérieur, les façades, tout en recevant un décor particulier, sont animées de loggia, de portes, de baies et parfois d’arcatures en bois ouvragé… Historiquement, ce type de Menzeh se développe à Marrakech au 19ème siècle. Celui de la Mènara, fondé en 1870, par le souverain Alaouite Sidi Mohamed ben Abderrahman, est un exemple caractéristique du genre. Placé au milieu d’une oliveraie, dans un site naturel d’une rare beauté, la Ménara est bordée au nord par le vaste bassin d’époque Almohade (12ème siècle) et jouit, côté sud, d’une vue exceptionnelle sur le Haut-Atlas. Ses façades sont ornées de motifs peints en ocre rouge sur enduit jaune suivant une technique et un style caractéristiques de Marrakech depuis sa fondation, mais très utilisé à partir du 18ème siècle. Le décor intérieur et le revêtement du sol sont sobres dans ce pavillon plutôt rustique.
Palais de la Bahia
« La grâce, la fantaisie, le hasard semblent avoir été les seuls architectes de ce lieu. C’est un dédale, une suite tout à fait désordonnée de cours de marbre et de jardins autour desquelles s’ouvrent des chambres d’un luxe céleste, angélique, avec de hautes portes qui montent jusqu’au toit, toutes peintes de fleurs, d’étoiles, d’arabesques… Des plafonds tantôt arrondis en dôme, tantôt en forme de carène, tantôt creusés de grottes d’ou descendent des stalactites d’or, d’azur, de vermillon, tantôt plats, traversés de cent poutrelles menues, toujours juchées de mille fleurs, merveilleux parterres aériens, qui ne connaissent pas de saison, et placés là-haut pour distraire une rêverie sans pensée. »
Une soixantaine d’immeubles volontairement groupés, semble-il, en une espèce de labyrinthe furent aménagés en palais, à la fin du 19ème siècle, par le chambellan (de Moulay Hassan et Moulay Abdelaziz) Ahmed ben Moussa dit ‘Ba Ahmed’. Sans plan pré-établi, la Bahia a eu pourtant deux ‘architectes’ : son fondateur pour la conception générale et les appartements privés et secrets ; les parties de réception ont été confiées à Mohamed al-Mekki surnommé ‘al-Mouhandis’ parce qu’il avait appris à établir des plans auprès d’un officier français. Les parties les plus remarquables sont : le Grand Riad construit en 1878 par le père du chambellan et remanié par ce dernier. Une très belle alcôve aux tons vieil or se trouve dans le salon principal de ce Riad ; la grande cour de marbre, encadrée par une colonnade en bois de style ‘italianisant’ renferme le plus important salon de réception du palais. Le petit Riad dit de la ‘Favorite’ (1898) est un véritable joyau par la finesse de sa décoration. Une ambiance d’intimité y règne, accentuée par une coupole vitrée et des claustras aux verres coloriés. Deux beaux salons en bois de cèdre peint s’intercalent entre les Ryad.
Sur le plan décoratif, les peintures sur bois qui illuminent les portes, les plafonds et les fenêtres occupent une place de choix dans l’art marocain du 19ème.
En voici une description par un visiteur turc du début du 20ème siècle : « L’hôtel de l’Effendi, ou premier ministre, était un des plus beaux de Marrakech (au sens de Maroc). Il avait deux étages, contre l’usage du pays, les appartements étaient arrangés avec goût… Les bains chauds et froids de cet hôtel réunissaient tout ce que l’on pouvait souhaiter en commodités et en agréments… Dans les jardins de L’Effendi, il y avait un grand pavillon ou l’on allait à couvert.. Le fond du pavillon était tout de glaces. Tous les appartements dont je viens de parler avaient des tapis superbes, beaucoup de glaces et des pendules d’un grand prix. »

D’après un texte de H. Triki
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MessageSujet: Re: LES ANCIENS DE MARRAKECH   Mer 18 Juin 2008 - 15:50

Le Complexe Mouassine


Vers le milieu du 16ème siècle, Marrakech redevenue capitale du royaume avec les Saadiens, connaît une expansion remarquable dont témoigne l’espagnol Marmol : « La ville est aujourd’hui fort peuplée, écrit-il, et s’embellit tous les jours par la faveur du Roy (Abdellah al- Ghalib Billah) ». Le complexe socioculturel et religieux de Mouassine, œuvre d’al-Ghalib, figure parmi les réalisations les plus significatives du 16ème siècle. Il s’agit d’un ensemble monumental conçu d’un seul jet comportant une mosquée à prône, une fontaine-abreuvoir, un hammam, des latrines, une madraça etc.…Oeuvre de restructuration de ce quartier anciennement habité par la communauté juive, Mouassine semble avoir atteint son but comme le constate un chroniqueur marocain du 17ème siècle : « Cette mosquée est devenue, dit-il, le centre autour duquel tourne la médina. » Oeuvre modèle également dans la mesure ou d’autres souverains créeront par la suite des ensembles comparables dans les quartiers de Bab Doukkala ( fin 16ème siècle) ou d’Aboul-Abbas as-Sabti ( 17ème & 19ème Siècle).

D’après un texte de H. Triki
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MessageSujet: Re: LES ANCIENS DE MARRAKECH   Mer 18 Juin 2008 - 15:53


Aghmat

Aghmat, grande cité caravanière est signalée par les chroniqueurs dès le VIIème siècle.
« En réalité, deux aglomérations portaient ce nom : Aghmat Aïlane belle riche et exclusivement peuplée de juifs à l’époque d’El Idrissi (XIIè.s.) et Aghmat Warika, à quelques kilomètres… »(Laoust).
Laquelle des deux se trouvait à l’emplacement d’Aghmat d’aujourd’hui. Probablement Warika à en croire P. Pascon qui situe Aïlane sur le plateau, tout proche, de Tasghimout
Quand Ibn Toumert, quitta Marrakech (après y avoir interpellé en public l’Emir Almoravide Ali Ibn Youssef) pour échapper à la menace d’arrestation qui pesait sur lui il s’arrêta à Aghmat à une trentaine de km au sud vers la montagne et Tinmel.
Aghmat, que les Almoravides avaient enlevé aux Maghraouia et dont il firent leur capitale avant la fondation de Marrakech, était àlors « le point de départ des caravanes qui se rendent dans le pays des Noirs avec un grand nombre de chameaux chargés de cuivre rouge et colorié….de vêtements de laine…de toutes sortes de colliers et de chapelets en verre, en coquilles…de différentes drogues et parfums . Aghmat était aussi une ville savante où de nombreux théologiens, fakihs et ascètes marocains, andalous, maghrébins tenaient école. Plusieurs d’entre eux avaient pris position contre la condamnation du livre d’Al Ghazali [2].
Ibn Toumert s’y installa avec les quatre compagnons venus avec lui d’Orient pour y poursuivre ses prêches religieux et ses imprécations contre les Almoravides. Il recruta sur place un cinquième disciple qui l’avisa de l’arrivée imminente des agents Almoravides lancés à sa poursuite en lui demandant de commenter le verset coranique suivant : « Moïse, le conseil délibère sur toi pour te mettre à mort. Sors du pays. C’est un bon avis que je te donne ». Le maître comprit le message et quitta Aghmat avec ses compagnons devenus cinq.

Aghmat fut aussi le lieu d’exil et la prison du prince Andalous et brillant poète (Al Mu’tamid) que l’Emir Y. Ben Tachfine y' avait fait enfermer après avoir sauvé son royaume (Séville) de la reconquête chretienne. Un sobre mais beau mausolée couvert d’une coupole de style Almoravide y abrite le tombeau où il gît aux côtés de sa femme. Les murs couverts de ses poèmes de captivité, dont voici un extrait :

«l’ennemi veut ravir mon royaume ?
Et mes troupes m’abadonnent ?
Mon cœur est encore dans mes flancs
Et jamais mes flancs ne livreront mon cœur »
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Le Rbati
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MessageSujet: Re: LES ANCIENS DE MARRAKECH   Mer 18 Juin 2008 - 15:56


Naissance de l'empire Almoravide


Dans l'article qu'on lira ci-après la naissance des Almoravides est vue sous l'angle du rôle considérable joué par les zaouias dans l'Histoire du Maroc.

Au XI ème siècle, un pèlerin berbère (Yahia Ben Brahim El Gedali) Sanhaja du Sahara ( Les Senhadja avaient, grâce au chameau introduit en Afrique du Nord au IIIème siècle conquis le Sahara jusqu'aux bords du Sénégal et du Niger), de retour de la Mecque s’arrêta à Kerouan pour s’initier au mysticisme d’un soufi de Bagdad (Abu Kassem El Jounaïd) auprès d’un savant (originaire de Fez). Son initiation terminée, le pèlerin invita son maître à rentrer au Maroc avec lui propager son enseignement parmi les tribus berbères. Le savant déclina l’offre et recommanda son élève à l'un de ses disciples chef d’une petite Zaouia de l’oued N’Fis (Dar El Mrabtine). Ce dernier accepta de lui céder un de ses disciples (Abdallah ben Yassine) qui l’accompagna au Sahara ou il fonda un Ribat (sur une île au large du Sahara?) pour y délivrer son enseignement. Ses adeptes (les mourabitines) entreprirent la conversion (par les armes) des hérétiques à l’islam orthodoxe de rite malékite s’attaquant d’abord à tous les objets d’« égarement » (instruments de musique, lieu de fabrication de boissons fermentées..). Ils accrurent ainsi leur prestige et le nombre de leurs adeptes. Quand ils se sentirent assez forts, ils entreprirent la conquête du pays enlevant d’abord Aghmat capitale des Marghaoua, après avoir soumis les Masmouda de l’Atlas. Ensuite ils s’attaquèrent aux Berghouatas du Tamesna (A. Ben yassine devait perdre la vie au cours de cette campagne contre les Berghouatas) qu’ils vainquirent sans les anéantir totalement. Abou Bekr Ben Omar qui avait succédé à Yahia Ben Brahim remit le flambeau de la lutte à Youssef ben Tachfine et se retira au Sahara, où semble-t-il, les différentes tribus berbères Sanhadja, fidèles à leurs traditions, s’étaient remises à guerroyer les unes contre les autres.
Youssef Ben Tachfine (YBT), prince, dévot et admirable guerrier est le premier empereur Almoravide et le fondateur de Marrakech, en 1062. Il paracheva la conquête de la majeure partie du Maroc actuel et de l’Est de l’Algérie et organisa l’administration de cet immense empire. Les chroniqueurs rapportent qu’il fut, en cela, efficacement secondé et conseillé par son épouse, Zaïnab Annafzaouia, qui avait été l’épouse du prince Maghraoua d’Aghmat (battu par YBT) et du prédécesseur de Y. Ben Tachfine (Abou Bekr Ben Omar) à la tête des combattants Almoravides.
En 1086, Youssef Ben Tachfine se porta au secours des principautés musulmanes d’Andalousie (nées de l’effritement de l’empire Omeyyade d’Espagne), menacées de reconquête par les chrétiens. Il écrasa ces derniers à Zellaqa (près de Badajoz). Après quoi il annexa à son empire les états de ses protégés et exila (à Aghmat) le plus brillant d’entre eux : Al Mu'tamid, roi de Séville et célèbre poète.
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MessageSujet: Re: LES ANCIENS DE MARRAKECH   Mer 18 Juin 2008 - 16:01


L'epopee Almohade

On ne sait pas avec certitude si la Montagne fût jamais totalement soumise aux Almoravides.Peut être que, solidement contenue grâce à une série de forteresses établies par les Almoravides le long du piémont (dont celle de Tasghimout qui était la plus importante), attendait-elle les premiers signes de faiblesse de ces derniers pour leur disputer le pouvoir.

Ce fut d’une façon incroyablement identique à celle avec laquelle les Almoravides se hissèrent au pouvoir que les Almohades le leur ravirent moins d’un siècle plus tard.

Un berbère, Ibn Toumert, (Masmouda du Souss), après un long séjour en Orient revint au Maroc en compagnie de son disciple (Abdelmoumen, rencontré à Bougie en Algérie) et établit son Ribat à Tinmel (1121) dans la haute vallée du N’Fis . Il commença ses attaques contre les Almoravides sur le plan religieux (leur reprochant publiquement leur mode de vie marqué par l’Andalousie et son raffinement), élargit ainsi le cercle de ses adeptes avant que son lieutenant Abdelmoumen, ne lançât ses attaques guerrières contre les Almoravides. En 1146, le Maroc entier était aux mains des Almohades. La conquête s’étendit ensuite à l’Andalousie, à l’Algérie et à la Tunisie qui tomba entre les mains d’ Abdel Moumen
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MessageSujet: Re: LES ANCIENS DE MARRAKECH   Mer 18 Juin 2008 - 16:04


Abdel Moumen Ibn Ali

La légende et l’histoire de ce personnage exceptionnel est indissociable de celles du Mahdi Ibn Toumert que nous évoquons ailleurs et qu’il faut avoir présent à l’esprit pour éclairer le présent article.
Rappelons qu’Ibn Toumert, dans ses prêches annonçait l’apparition prochaine d’un Mahdi, purificateur des mœurs (corrompues, selon lui, qui sévissaient partout dans l’Empire des Almoravides). Le Mahdi serait accompagné d’un disciple et tous deux entameraient leur œuvre rédemptrice en quelque lieu mystérieux du Maghreb Occidental.
La prédication devint réalité le jour où il rencontra Abdelmoumen (qu’il identifia tout de suite comme étant le disciple) et qu’il reçut deux mystérieux envoyés en provenance de Tinmel. Sans tarder ils se mirent en route vers cette destination ; dès lors les jours des Almoravides étaient comptés.
La rencontre entre Ibn Toumert et Abdelmoumen eut lieu en 1118 à Mellala (non loin de Bougie, Algérie) dans les circonstances suivantes : Ce jour là alors qu’il était assis sous le même caroubier que les jours précédents, murmurant les mêmes prières, il se leva soudain et s’exclama : « Allah soit loué ! Il a accompli sa promesse et assisté son serviteur. Son ordre est exécuté ». Il pénétra ensuite dans la mosquée, y effectua deux prosternations et déclara à ses compagnons : « … voici qu’est arrivé le moment de la Victoire et il n’est de Victoire que celle qu’accorde Allah…Demain un Taleb arrivera vers vous ; heureux ceux qui le reconnaîtront, malheur à ceux qui le renieront ! » (Al Baydaq, cité par H. Triki).
Un témoin (Al Baydaq) de la rencontre entre le maître et son disciple en a fait la relation suivante : « Quand le soir tomba, l’Imam Impeccable prit la main du futur calife et tous deux se mirent à marcher. Au milieu de la nuit, l’Impeccable m’appela : - Donne moi le livre qui se trouve dans l’étui rouge…. Allume nous une lampe
…et pendant que je tenais la lampe je l’entendis qui disait :
- …la religion ne triomphera que par Abdelmoumin Ben Ali, le flambeau des Almohades ! Entendant ces paroles le futur Calife se mit à pleurer et dit :
- O Fakih, je ne suis nullement qualifié pour ce rôle ; je ne suis qu’un homme qui recherche ce qui pourrait le purifier de ses péchés !
- Ce qui te purifiera de tes péchés, ce sera le rôle que tu joueras dans la réforme de ce bas monde….Heureux les hommes dont tu seras le chef et malheur à ceux qui s’opposeront à toi… Répartit l’Impeccable en lui remettant le livre. » (traduction de Levi-Provençal, cité par Triki).
Le futur Souverain du plus grand Empire Marocain de tous les temps prit ce soir le chemin qui le conduisit vers une prodigieuse destinée. Quelques années plus tard, les lettres officielles portant le cachet d’Abdelmoumen Ibn Ali, Calife, Commandeur des croyants, sont expédiées en Espagne et au Maghreb de la « Sublime Residence », Tinmel (H.Triki).
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MessageSujet: Re: LES ANCIENS DE MARRAKECH   Mer 18 Juin 2008 - 16:09





Les jardins d’Agdal



Le plus ancien jardin de Marrakech est encore parfaitement entretenu
Situé au Sud du palais Dar El Mahkzen et conçus au 12° siècle sous le règne d’Abd el-Moumen, un souverain almohade, les jardins d’Agdal ont trouvé leur forme actuelle et leur mur d’enceinte au 19° siècle. Ces jardins tirent littéralement leur nom du « jardin », Agdal qui signifiant justement ce mot. L’irrigation des oliviers, orangers ou grenadiers du jardin se fait grâce à un judicieux système d’irrigation qui s’appuie sur plusieurs réservoirs alimentés par les eaux du haut Atlas.
La terrasse panoramique du Dar el Hana, situé au bord du plus grand bassin du jardin (l’Es Sala), offre une fabuleuse vue sur les montagnes de la chaîne du Haut Atlas. En été, ce véritable paradis terrestre permet de jouir de la fraîcheur et du cliquetis du bruit de l’eau ruisselante mêlés aux douces effluves provenant du feuillage des abricotiers et oliviers. Un rafraîchissement qui vaut toutes les piscines au Monde. Au fil de sa promenade bucolique, on appréciera également le kiosque à colonnes au plafond richement décoré et dont les tuiles turquoises offrent un contraste saisissant avec le ciel bleu de Marrakech.
L’irrigation des oliviers, orangers ou grenadiers du jardin est un témoignage du génie technologique des Almohades. Elle se fait grâce à un judicieux système d’irrigation (les khettaras) sui s’appuie sur plusieurs réservoirs alimentés par les eaux du haut Atlas. A l’origine, les bassins des jardins de l’Agdal ainsi que celui de la Ménara constituaient d’immenses réservoirs qui assuraient l’irrigation en eau des jardins mais servaient également à réguler le flux des khettaras et des seguias.

Informations pratiques
Les bassins des jardins de l'Agdal sont ouverts au public tous les vendredi et dimanche.

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MessageSujet: Re: LES ANCIENS DE MARRAKECH   Mer 18 Juin 2008 - 16:12

JARDIN MAJORELLE


Créé dans les années 1920 par le peintre français Jacques Majorelle, le jardin de Majorelle s’articule autours d’un petit atelier Art Déco peint d’un bleu vif. Un bleu qui porte d’ailleurs désormais le nom déposé de « bleu majorelle ». L'atelier abrite désormais les collections d'Art Islamiques léguées par Yves Saint Laurent et Pierre Bergé à la fondation qui gère désormais le domaine.
Amoureux des couleurs et du Maroc, Majorelle fit planter des essences rares ramenées des quatre coins de la planète. Bougainvillées, palmiers, cocotiers, bananiers et bambous peuplent le jardin également agrémenté d’autres plantes exotiques rares. Structuré par un long bassin central, le jardin offre un choix d'ambiances variées et propose de nombreux lieux propices à la méditation ou à une discussion ombragée.
Les jardins sont ouverts au public depuis 1947, leur gloire grandissante doit toutefois beaucoup à Yves Saint Laurent et Pierre Bergé. Après être tombé à l’abandon depuis la mort de son créateur, le jardin de Majorelle a été entièrement rénové à l’initiative de ce duo de la mode. La touche artistique d’Yves Saint Laurent a contribué à rendre tout son charme et son mystère à cet îlot de calme et de fraîcheur en plein cœur de Marrakech.
Informations pratiques
JARDIN MAJORELLE
Avenue Yacoub el Mansour
Gueliz
Marrakech
Tél. : +212 (0) 24 30 18 52
Fax : +212 (0) 24 30 18 94
Horaire d’été : 9h à 12h et de 15h à 19h. Fermé le lundi et en août.
Horaire d’hiver : 9h à 12h et de 14h à 17h. Fermé le lundi.
Entrée : 30 DH
Accès au musée : 15 DH
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MessageSujet: Re: LES ANCIENS DE MARRAKECH   Mer 18 Juin 2008 - 16:14

La palmeraie
Le poumon vert quasiment millénaire de Marrakech




Plantée sous la dynastie des Almoravides, la célèbre palmeraie de Marrakech est couverte avec exubérance de plus de 100 000 arbres sur 13 000 hectares. Elle est également au cœur d’une urbanisation haut de gamme constituée de résidences de luxe, de clubs sportifs et de golfs ou d’hôtels 5*. Cette ruée est essentiellement due aux caractères uniques de la palmeraie de Marrakech : millénaire, magique et somptueuse.La visite de la palmeraie se fait en voiture ou en fiacre. Il s’agit généralement d’un circuit pré établit qui ne permet que de toucher de loin la magnificence de ce lieu. Les personnes souhaitant goûter au luxe qu’offre désormais la palmeraie pourront aller se rafraîchir à la fabuleuse piscine de la palmeraie ou prendre l’apéritif sur la terrasse du bar du Golf. C'est également l'un des moyens les plus surs de goûter à ce que pus être ce vaste lieu lors de sa splendeur. Une vision toutefois assez idyllique et éloignée de la réalité de l'époque, la palmeraie était en effet un vaste jardin potager. Outre la production de dattes, les palmiers ont notamment comme particularité d'apporter un ombrage qui abrite les cultures du redoutable soleil de Marrakech. A l'époque de sa création, la palmeraie était irriguée grâce au remarquable système des Khettarras.
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MessageSujet: Re: LES ANCIENS DE MARRAKECH   Mer 18 Juin 2008 - 16:16

La Menara
Le bassin central et son pavillon attenant exultent le romantisme de la « perle du Sud »

Plantés d’oliviers souvent centenaires, le jardin de la Ménara concentre son charme dans sa partie centrale. Son vaste bassin central fut creusé au 12° siècle à l’époque Almohade. A l’une de ses extrémités trône un harmonieux pavillon saâdien qui fut construit à la fin du 19° siècle. On raconte que le jardin de la Ménara fut le lieu des rendez-vous galants des sultans.

Une anecdote peu étonnante, la tranquillité et la relative fraîcheur du jardin de la Ménara en font en effet un des lieux de promenade les plus agréable et romantique de Marrakech. Un romantisme accentué si l’on s’y rend un peu avant le coucher du soleil …


Informations pratiques

LA MENARA
Avenue de la Ménara
Hivernage
Marrakech

Ouvert tous les jours de 8h30 à 18h
Entrée gratuite
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MessageSujet: Re: LES ANCIENS DE MARRAKECH   Mer 18 Juin 2008 - 16:20

Jardin bio-aromatique de l’Ourika
Le premier Jardin Biologique de Plantes Aromatiques et Médicinales du Maroc.




35 km de Marrakech en pleine vallée de l’Ourika, le jardin bio-aromatique de l’Ourika propose une occasion unique de découvrir la richesse botanique de la région. Ce jardin d’un hectare est planté de 45 variétés de plantes aromatiques et médicinales ainsi que de nombreuses plantes ornementales. Ce cadre naturel exceptionnel donnera à tous les amoureux de la nature l’occasion d’admirer les plantes, de les reconnaître, de sentir leurs subtils parfums mais aussi de goûter leurs saveurs dans des préparations culinaires typiques ou sous forme d’infusions. Joliment agencé, ce jardin propose différentes zones de détentes. Lors de ces moments de détente, on laissera nos 5 sens s’extasier dans une ambiance aux senteurs inégalées.

Un extase de 2 heures ou d’une journée ?

Le jardin bio-aromatique de l’Ourika propose à ses visiteurs deux programmes de découverte de la région de la vallée de l’Ourika à travers la culture de ses plantes. La visite « Elwarde », d’une durée de 2 heures, a été pensée pour faire découvrir les 45 espèces de plantes du jardin, leurs différentes utilisations traditionnelles et contemporaines ainsi que les senteurs de leurs huiles essentielles. Elle permet notamment de redécouvrir les nombreuses vertues thérapeutiques des plantes que nous tendons à oublier en occident. Longue d’une journée, la visite « Meskallil » a pour but de vous faire mieux comprendre l’univers des produits de bien être. Outre la visite du jardin, vous participerez à des activités de sensibilisation sur l’olfaction et apprendrez à reconnaître des odeurs. On vous y enseignera de plus des notions de bases sur l’élaboration des produits de bien être.

Visite libre : 15 dirhams

Comment s'y rendre ?
Prendre la route de la vallée de l'Ourika. Une fois arrivé à Tnine Ourika, passer le ville et prendre le premier embranchement sur la gauche. Continuer sur 1,5 km environ avant de prendre une petite piste sur la gauche au milieu du village et avant l'oued Ourika. Attention que cet embranchement soit balisé, la pancarte n'est pas très visible. Poursuivre sur un à deux kilomètres.
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MessageSujet: Re: LES ANCIENS DE MARRAKECH   Mer 18 Juin 2008 - 16:22

Jardin de Timalizene
Installé au pied de l’oued Ourika, le jardin de Timalizene propose une halte poétique et initiatique à la découverte de la faune et de la flore du pays berbère.

Tous les jours des centaines amateurs de beautés naturels et d’authenticité apprivoisé passent sans le savoir devant l’un des plus beaux jardins de la région de Marrakech. Encore méconnu, le jardin de Timalizene s’offre pourtant à eux à quelques dizaines de mètres de la route nationale après le passage parfois délicat de l’oued Ourika.

Ouvert depuis l’été 2002, ce jardin tout en terrasses permet une découverte approfondie des espèces endémiques du haut atlas dans un cadre à couper le souffle. Installé à flanc de collines, le visiteur découvre différentes atmosphères rythmées par la nature du terrain. De terrasse en terrasse, sa flânerie le mène au travers d’une végétation allant de roseaux et de peupliers à de simples cactées survivant péniblement à la lisière d’une forêt à l’aspect de garrigue sauvage.

Tel un véritable chemin initiatique, le jardin de Timalizene nous promène dans différents jardins thématiques pensés autours de nos différentes interprétations sensorielles. Espaces de fraîcheurs, jardins aromatiques, terrasses arides, parcours de senteurs, nous invitent à discerner les subtiles informations reçues par nos 5 sens. Alternance de jardins clos et de jardins ouverts sur la vallée permettent de mieux ressentir l’espace et son implication sur notre psychologie. Ambiances islamiques, médiévales, andalouses ou à l’anglaises illustrent l’importance de l’architecture des jardins sur notre perception de la nature. De terrasse en terrasse, nous regardons, nous sentons, nous percevons les choses différemment et nous comprenons l’extrême difficulté qu’il y a à apprivoiser ces terres montagnardes hostiles. Au terme de notre visite, nous dégustons avec un plaisir nouveau les subtilités du thé berbère aromatisé aux herbes du jardin et nous palabrons sans fin.


Informations pratiques | Jardin de Timalizene

Comment s’y rendre ? En partant de Marrakech, prendre la route de la vallée de l'Ourika en direction de Setti Fatma. Après environ 40 km, rechercher sur le côté gauche de la chaussée le petit panneau indiquant la piste d'accès au jardin.
Où manger ? La table d'hôtes du jardin de Timalizene propose une excellente cuisine créative préparée par le chef autodidacte Mustapha. Le menu complet coûte 20 euros par personne et il est impératif de réserver à l'avance.

Ouvert de 10 h au coucher du soleil
Entrée exclusivement sur réservation : 200 DH pour un groupe de 5 personnes
Contacts : 024 43 99 09, 063 56 46 56 (Rémi)
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MessageSujet: Re: LES ANCIENS DE MARRAKECH   Sam 21 Juin 2008 - 7:17

Chers amies de marrakech,

Je veux bien voir et avoir des photos de mon ecole
a "Archet el Maaach" pendant les annees 1959-1961

Merci,

David
badsl03@barak.net.il
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MessageSujet: Re: LES ANCIENS DE MARRAKECH   Lun 6 Juin 2011 - 7:09

La place Jaama El Fna

Ancienne grande étape caravanière fut depuis le début de son histoire une grande place commerciale.. Les souks qui s'étalent sur une vingtaine d'hectares entre la place Jemaa EL Fna et le quartier Ben Youssef, ou se tenait la plupart des grands Caravanserails (foundouks) en sont la preuve vivante.. Entre la célèbre place Jemaa EL Fna et les ruelles dans lesquelles plus de 10 000 artisans vous invitent, laissez vous aller parmi cette foule bigarrée qui vous happe, vous retient ou vous ignore: berbères de l'Atlas, Noirs du Sahara, femmes en jellabah, Fassi a l'européenne, et touristes de tous pays, perdus ou en colonne rangée derrière leur guide...
Boutique d'épices, Mellah
Il y a des conteurs, des danseurs, des bonimenteurs, des narrateurs, des amuseurs, des dîneurs, des spectateurs, des vendeurs, des dresseurs, il y a des odeurs, des senteurs, des cireurs, des crieurs, des négociateurs, des promeneurs.Il y a Aicha, le soir, derrière son étal de toutes les couleurs, il y Hassan, qui sert religieusement sa soupe aux escargots, et Mustapha qui harangue les passants, et celui-ci qui étale ses poudres pharmaceutiques, et le Chibani, silencieux, qui contemple la foule en allumant sa cigarette.

A la nuit, Jemaa El Fna s'illumine d'appels, de musiques, de fumées et de lumières. L'histoire et les traditions renaissent, remontent le temps, les cultures se mêlent. Tous se retrouvent assis sur les mêmes bancs fragiles d'une même table et partagent les recettes immuables d'Aicha.

Les souks

Il faut prendre goût à une navigation guidée par le hasard, la couleur, l'odeur, la flânerie au milieu des ruelles jamais désertes, il faut savoir se perdre sans risques , pour découvrir un univers, plus austère, fait de bruits de marteaux, de rires, de négociations, et d'invitations tranquilles, témoignage pour les touristes des anciens métiers de menuisiers, tanneurs, forgerons et d'autres artisans qui continuent à employer les outils et les techniques ancestrales.
Sous un tamis de roseaux qui filtrent la lumière, de la Medersa Ben Youssef vers Jemaa El Fna, et le Mellah, les souks de Marrakech s'étendent, se croisent, s'entremêlent, faux labyrinthe de ruelles, de venelles, de culs de sacs et de portes cochères. Criée aux tapis du souk Joutia Zrabi, marché de la dinanderie dans le souk Attatine, quartier des teinturiers vers Sebbaghine, échoppes de babouches vers le souk Smata, univers des forgerons, des ferronniers et des ferblantiers du souk Haddadine et du mellah.. De toutes ces corporations qui régissaient jadis les souks, il ne reste surtout que les noms, et quelques artisans et maâlems (maîtres) officient encore au milieu de quantités d'échoppes de toutes les couleurs, bric à brac désordonné, ou des marchands de tout âge interpellent les passants, pour le plaisir des yeux.
A l'origine, le souk (marché) permettait aux différentes tribus de se rencontrer en terrain neutre. Important lieu de relations sociales, c'est au souk que se règlaient les litiges, les emprunts, et aussi les projets de mariages.


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MessageSujet: Re: LES ANCIENS DE MARRAKECH   Jeu 28 Juil 2011 - 23:31

MARRAKECH
Marrakech signifierait le "pays des fils de Kouch". Située dans la plaine du Haouz, au pied du Haut Atlas, tournée vers la montagne et reliée par les cols du Tizi-n-Testet du Tizi-n-Tichka aux régions pré-sahariennes, Marrakech, est un lieu d'échanges avec les régions montagneuses, le Sahara et même l'Afrique tropicale.
Peuplée de 600 000 habitants, la ville est enserrée par une imposante enceinte en pisé d'argile. Le cœur de la cité est la place Jemaa el-fna, qui constitue un vaste espace d'échanges où s'expriment diverses formes du patrimoine oral marocain. Grand centre touristique, lieu de congrès nationaux et internationaux, Marrakech est aussi réputée pour ses activités artistiques et artisanales (maroquinerie et bijouterie).








C'est vers 1070 que le berbère almoravide Abou Bakr, à la tête d'une puissante armée, installe son campement dans la plaine du Haouz et y construit une kasba, le Qasr el Hajar. C'est son cousin, Youssef ben Tachfin, qui fait de Marrakech la capitale almoravide et le centre d'un empire s'étendant du Tafilalet à l'Ebre, de l'océan Atlantique à Alger. La communauté juive s'installe dans la ville et contribue à son développement. Les Almohades occupent Marrackech en 1147; les Juifs expulsés par le sultan Abdel Moumen ben Ali (1106-43) ne sont autorisés à entrer dans la ville que de jour pour leurs activités et doivent passer la nuit à Aghmat-Ailan. La ville, qui comprend des monuments prestigieux comme la Koutoubia ainsi que les magnifiques jardins de la Ménara,devient un centre d'études philosophiques arabes. Après la mort de Yaacoub el Mansour en 1199, la ville perd de son influence au profit de Fès qui a la préférence des Mérinides. En 1232, La communauté juive se reconstitue et en 1269, Yéhoudah Djan de Jaén en assure la direction. Deux siècles plus tard, une vague de réfugiés juifs en provenance du Portugal et d'Espagne vient renforcer le noyau de la communauté des Juifs de l'Atlas. Marrakech est alors un centre de reconversion pour les marranes. Les émigrés d'Espagne et du Portugal prennent le contrôle de la communauté entraînant la séparation des autochtones qui résident dans le quartier de Mawasin et les megorashim.

Cette prospérité prend fin avec la chute de la dynastie saadienne. Marrakech est conquise par l'Alaouite Moulay al-Rachid, en 1669 mais son successeur Moulay Ismaël, choisit Meknès comme capitale. Les réactions contre l'oeuvre de la dynastie antérieure et la reprise en main du pays sont souvent douloureuses.
Mais au XVIIIe siècle, Mohammed ben Abdallah s'efforce d'améliorer la condition des Juifs. Le favori du roi, Samuel Sunbal, fait progresser les études cabbalistiques. Avec la multiplication des yéchivot,des talmudistes célèbres s'installent à Marrakech, comme Abraham Corcos, Abraham Pinto et le cabbaliste Cohen de Lara.
Mais la prise du pouvoir par Moulay Yazid relance les exactions contre les populations dont souffrent surtout les Juifs, de sorte qu'à la fin du XVIIIe siècle, les effectifs de la communauté diminuent de façon notable même si des immigrants juifs continuer d'affluer de l'Atlas.


L'instauration du Protectorat a pour effet d'ôter à Marrakech son rôle de capitale traditionnelle du Sud marocain. La communauté juive qui habite dans un des mellahs les plus importants du Maroc jusqu'à la Seconde Guerre Mondiale, et qui compte près de 20 000 personnes, connaît des difficultés socio-économiques assez aigües. Les yechivot ont cependant des maîtres de grande valeur, comme Abraham Azoulay, Abraham Zrihen, Jacob Atlan, Abraham Pinto et Elazar Halévy. Les écoles de l'AIU, fondées en 1899, ainsi qu'une école Otzar Ha Torah, une institution Habad et l'école de l'ORT permettent de scolariser de nombreux enfants. Si en 1951, on trouvait dans la ville 19 392 Juifs, il n'en restait que la moitié en 1960, puis quelques centaines en 1986. Le mellah, devenu le Hay es Salam ou Quartier de la Paix, n'abrite de nos jours que quelques familles. Une des synagogues fonctionne, tandis que les pèlerinages attirent de nombreux touristes.
Parmi les figures qui ont marqué l'histoire de la communauté juive de Marrakech, on peut citer : Salomon Amar, le rabbin Jacob Atlan, le rabbin Abraham Azoulay, le rabbin Shalom Buzaglo, le rabbin Abraham Corcos, Yéochouah Corcos, Yéhudah Djan de Jaén, les rabbins Elazar Halévy, Abraham Pinto, Samuel Sunbal et Abraham Zrihen.

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MessageSujet: Re: LES ANCIENS DE MARRAKECH   Dim 21 Oct 2012 - 13:51

Avec une médina ceinte de remparts en terre, un climat chaud et une atmosphère détendue, Marrakech est la plus africaine des villes marocaines.


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MessageSujet: Re: LES ANCIENS DE MARRAKECH   Aujourd'hui à 14:48

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