HISTOIRE DES JUIFS DU MAROC PAR SOLY ANIDJAR

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 COLLECTION DE JOSE MARIA MORIDO L’HIDALGO DU MAARIF 2

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Soly Anidjar
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MessageSujet: COLLECTION DE JOSE MARIA MORIDO L’HIDALGO DU MAARIF 2   Mer 18 Juin 2008 - 17:39



Le cinéma LINX Photo Georges SAUBAUX
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MessageSujet: Re: COLLECTION DE JOSE MARIA MORIDO L’HIDALGO DU MAARIF 2   Mer 18 Juin 2008 - 17:45




Le Cinema EDEN. (photo Georges SAUBAUX)
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MessageSujet: Re: COLLECTION DE JOSE MARIA MORIDO L’HIDALGO DU MAARIF 2   Mer 18 Juin 2008 - 17:49

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MessageSujet: Re: COLLECTION DE JOSE MARIA MORIDO L’HIDALGO DU MAARIF 2   Mer 18 Juin 2008 - 17:50

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MessageSujet: Re: COLLECTION DE JOSE MARIA MORIDO L’HIDALGO DU MAARIF 2   Mer 18 Juin 2008 - 17:50

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MessageSujet: Re: COLLECTION DE JOSE MARIA MORIDO L’HIDALGO DU MAARIF 2   Mer 18 Juin 2008 - 17:51

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MessageSujet: Re: COLLECTION DE JOSE MARIA MORIDO L’HIDALGO DU MAARIF 2   Mer 18 Juin 2008 - 17:53

MAROC 1951
Pierre Boyer de Latour
Le 15 février 1951 je m’embarquai à Orly pour le Maroc où le général Juin voulait me confier les fonctions de secrétaire général des Affaires politiques et militaires, fonctions analogues à celles qu’avait occupées le général Nogués, avant la guerre : Lucien saint étant alors Résident général.
J’arrivai à Rabat en plaine crise. Les rapports avec le Sultan et la Résidence étaient tendus à un point extrême et l’incident qui avait mis aux prises le jour de l’Aïd, le souverain et Si el Hadj Thami Glaoui, pacha de Marrakech avait crée dans le pays un grand trouble dans les esprits.
Cet incident très violant avait eu lieu au Palais alors que le Pacha présentait ses vœux à Mohammed V. Le vieux chef avait reproché au Sultan de soutenir le parti de l’Istiplal composé de jeunes fanatiques anti-français car il pensait que cette attitude du monarque pouvait conduire le pays à l’anarchie, Ce dernier avait mal pris la chose et mis le Pacha à la porte. Le Glaoui ulcéré, blessé dans son orgueil de grand chef berbère de sud, avait repris les nombreux présents qu’il portait au Sultan. Il avait aussitôt crée dans le pays et principalement chez les chefs marocains un mouvement contre le Souverain
Morido
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MessageSujet: Re: COLLECTION DE JOSE MARIA MORIDO L’HIDALGO DU MAARIF 2   Mer 18 Juin 2008 - 17:55


Très chers amis, j’ai retrouvé un livre très intéressant sur l’Histoire de l’abondon du Maroc, il est écrit en 1956, par PIERRE BOYER DE LATOUR, ancien résident général de France au Maroc, éditions LIBRERIE PLON PARIS.
« VÉRITÉS sur L’AFRIQUE DU NORD »
Ce titre est très subjectif, et quand à l’auteur, aucune suspicion, aussi dans les prochains jours je sélectionnerai des chapitres pour vous les faire lire, en 1956, nous étions tous plus ou moins encore au Maroc, et certains sans se douter, que notre avenir était en jeux, sans que notre humble avis nous fusse consulté, une grande braderie, un jeux à qui perd gagne, des intrigues de palais, des marchandage de marchands de tapis, et sauve qui peut, le dernier la paille au cul, un scandale.







Morido
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HMIMOU
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MessageSujet: maroc en 1955   Mer 18 Juin 2008 - 18:19

bonjour
chere soly t'es formidable je ne sais pas comment t'es arrivé a trouvé un tel trésor j'ai lu ses pages que tu as mis a la disposition des mebre de maroc amitié j'aimerai bien lire d'autres pages de ce livre
merci chére soly et bravo pour tes invistigations
allah yaounek a lala
benzakour
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MessageSujet: Re: COLLECTION DE JOSE MARIA MORIDO L’HIDALGO DU MAARIF 2   Mer 18 Juin 2008 - 20:34

benzakour, bonjour mon frere pourquoi tu entres en invite?

cette rubrique et la rubrique numero 1 appartiennent a notre Jose Maria Morido le plus grand collectionneurs de cartes postales, photos, histoires du Maroc, vas voir l'autre rubrique et tu verras sa collection, merci Jose Maria amigo.
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MessageSujet: Re: COLLECTION DE JOSE MARIA MORIDO L’HIDALGO DU MAARIF 2   Mer 18 Juin 2008 - 20:34

Une ville très hiérarchisée

Avec l’édification de la ville nouvelle de Casablanca, de nouvelles différenciations spatiales, sociales et culturelles apparaissent au sein d’une population qui de 63 000 habitants, passe à 120 000 habitants, entre 1916 et 1927. Les quartiers de la ville sont structurés par appartenance religieuse, ethnique ou par pays d’origine. Ils sont aussi définis par classe sociale et niveau économique. Les Français fraîchement débarqués s’installent d’abord prudemment dans les petits appartements du centre. Enrichis, ils construisent des villas dans les beaux quartiers tels que, Mers-Sultan ou le boulevard d’Anfa. Les groupes sociaux favorisés apprécient très vite les beaux panoramas de la colline d’Anfa et s’y installent dès 1920. On retrouve une certaine mixité dans les quartiers du centre. Les commerçants occupent de grands appartements à proximité. Les Marocains musulmans s’installent loin de leurs commerces, dans les différents quartiers qui leur sont réservés. La classe moyenne européenne investit des petits pavillons à Beauséjour ou à Beaulieu. Les Européens et les Juifs fortunés s’installent à Anfa et les Marocains aisés, au Polo. Les plus modestes habitent la nouvelle médina ou Ain Chock. Les familles européennes les plus pauvres (surtout Françaises et Italiennes) choisissent des quartiers plus éloignés, comme celui des Roches-Noires. Enfin, le quartier populaire du Maârif regroupe les Espagnols et les Italiens les plus pauvres, qui valorisent leur savoir-faire en mécanique. Ils dominent comme petits entrepreneurs et ouvriers du bâtiment. Les Espagnols forment à cette époque, la population étrangère la plus nombreuse après les Français. Ils jouent un rôle important dans la ville. Spécialisés dans le bâtiment, la pêche ou la réparation automobile, beaucoup d’entre eux sont tentés par l’assimilation, surtout après la guerre civile que connaît leur pays. Les Italiens quant à eux, très actifs dans le bâtiment et les travaux publics, vaudront au quartier le surnom de “petite Sicile”.

Bouchra Bensaber
12 - 06 - 2006
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MessageSujet: Re: COLLECTION DE JOSE MARIA MORIDO L’HIDALGO DU MAARIF 2   Mer 18 Juin 2008 - 20:39

la photo de la clique du Maarif dirigée par Mr Raymond Arrigoni date de 1944/45. En arrière plan il y a un monument hélas tronqué. C'est le symbole de la fraternité d'arme franco-marocaine. Sur un haut socle se dressent face à face, deux cavaliers militaires, un marocain et un français se serrant la main. A la base des extraits gravés de citations des généraux Joffre, Foch et Lyautey remémorant la bravoure et l'abnégation des troupes d'Afrique du Nord pendant la guerre de 1914/1918. Erigé à Casablanca en 1924 ce monument fut ramené en France en 1961 et inauguré en 1965 à Senlis dans l'Oise où j'ai eu la chance de le revoir il y a quelques années. C'est une page de l'histoire du Maroc liée à celle de mon père incorporé en 1914 dans un régiment d'Algérie ayant participé bravement aux campagnes de France avec ses compagnons d'armes. L'histoire s'est répété en 1939/45 souvent avec les enfants de ces mêmes combattants de la 1ère guerre mondiale





photo Sanchez Robert
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MessageSujet: Re: COLLECTION DE JOSE MARIA MORIDO L’HIDALGO DU MAARIF 2   Mer 18 Juin 2008 - 20:45

Que d'eau ...

«Dans un ravin au sol imperméable, les eaux de pluies séjournent de longs mois. Si l’eau manque au Maroc, ce n’est certes pas au Maârif, la «Venise casablancaise», où l’on se déplace en bottes d’égoutier dans des rues auxquelles l’administration, par une charmante ironie, a donné des noms de montagnes : Mont Blanc, Mont Cenis, Mont Cinto…» écrit Jean Marc en 1930 (dans «l’œuvre française au Maroc : Casablanca la nouvelle». Ce primitif douar Maarif était une ferme, entourée de murs d´enceinte en terre. Pour les fondations, il fallait chercher la terre ferme très profondément. L´eau inondait les puits constamment et les infiltrations de l´oued Bouskoura étaient difficiles à sécher. Le Maârif était donc bien un marais insalubre au moment des pluies. Certains terrains n’étaient pas encore assainis. Un petit lac permettait aux habitants du quartier de se baigner. Plus d´un s´y noya. D´autres y attrapèrent la fièvre typhoïde... Les Américains y faisaient des manoeuvres de débarquement avec des péniches pneumatiques, des pontons... Ils invitaient les gens à se promener en bateau. Le site était magnifique et accueillait de nombreux promeneurs. Fidèle à ses origines, le quartier du Maârif garde un cœur, grand comme ça ! Il reste ouvert à tous sans exception. Il fut longtemps un lieu de brassage, de solidarité, de tolérance et d’entraide entre différentes populations. Seraient-ce ces mêmes qualités qui en font aujourd’hui, un des lieux les plus fréquentés de Casablanca ? Sans aucun doute ! Il n’en demeure pas moins que ce quartier aimé de tous, est résolument tourné vers l’avenir. Certaines valeurs sont éternelles…

Le Maârif du début du siècle dernier est considéré comme une zone d’insécurité (30 juillet 1907 : massacre d´Européens à Casablanca). Ceux qui y habitent sont à la merci des pilleurs. Ils ne possèdent qu´un lopin de terre pour planter des légumes et une baraque en bois. Le lieu est un faubourg de Casablanca, à environ 2km 500 du centre ville. En 1911, des négociants anglais, Murdoch et Buttler, y achètent, des terrains cinquante fois moins chers que ceux du centre. Le tout est acquis à une fraction de la tribu berbère des Maârroufis, issue du village de Ben Ahmed (El Maarif-Regada existe encore aujourd'hui dans la région de Ben Ahmed)*. La revente des terrains sur plan, par lots, débute vers 1915/1916. L’acquéreur est une société immobilière qui les revendra à son tour. Pour ce, elle accroche une annonce devant le « grand café du commerce » dans l’ancienne médina. Le lieu est une véritable foire aux terrains. Tous les courtiers s’y retrouvent. Vu la crise du logement, le prix d’un lot au Maârif s’élève parfois à 10 000 anciens Francs (pour des salaires de 10 à 15 Francs/ jour). La maison en préfabriqué coûte 100 à 120 Francs le m2. Les prix sont en Peseta Hassani (1Fr : 1,25 P.H.). Par ses origines, le Maârif est un vrai village dans la ville. Il n´était d’ailleurs pas inclus dans le Plan Prost (1er plan d´urbanisme de la ville). Et pour échapper à la spéculation, les petites bourses recherchent des terrains hors périmètre. C’est ainsi que dès 1912, des petites gens s’installent pêle-mêle, dans des baraquements en bois. Les briques et le ciment sont encore importés d´Espagne à prix d´or. Et la première briqueterie ne sera construite à Fédala que quelques années plus tard. Le moindre coût de ce quartier attire les nombreux immigrants espagnols et italiens à faibles capitaux. Des Grecs, des Portugais, des Arméniens et d´autres ressortissants des Pays de l'Est y élisent aussi domicile (en très petit nombre). Cette tour de Babel parle en Français (très peu maîtrisent la langue arabe). Et c’est cette population d’ouvriers et de petits employés européens, qui assure le succès du lotissement du Maârif. Le quartier est assez éloigné du centre. Et il a tous les aspects des faubourgs populaires des villes côtières espagnoles. Les lacunes du plan Prost en matière d’habitat modeste apparaissent très vite. Le tracé de ces quartiers, basé sur un quadrillage trop rigoureux, ne tolérait aucun espace public. Les terrains sont sans voirie. Les rues sont tracées en damier, sans eau et sans lumière. Dès1916, l´assainissement de ce nouveau quartier devient nécessaire. Le Maarif est un marais insalubre. Et faire des égouts, avec une nappe phréatique si peu profonde, est hors de prix. Le Maarif fait donc à lui seul, l´objet d´un plan d´urbanisme et d’assainissement. Et paradoxalement, c’est en pleine crise financière mondiale (1929), que la construction du quartier prend un grand essor. Entre 1927 et 1933, le Maârif a déjà son aspect actuel.Le 11 novembre 1942, les Américains débarquent et délivrent le Maroc en bombardant Casablanca. Au Maârif, une bombe tombe sur le terrain mitoyen à l´école, une autre dans la villa des Torres, place du Nid d´Iris.

L´église du Maârif est édifiée entre 1917-1918 par les Pères de la Mission Franciscaine. Elle est bâtie par le père Bonaventure Cordonnier. La Population du quartier est à 90% catholique. Beaucoup sont pratiquants. Les fêtes religieuses sont célébrées en grande pompe. Les feux de la Saint Jean (forte population d´origine d’Alicante) et les Processions du 15 Août pour Notre Dame de Trapani (population Sicilienne) sont des rituels incontournables. Ils sont l’occasion de grandes festivités dans les rues. Certains se souviennent des marmites de fèves au cumin, des chants des grandes processions où l´on sortait la Vierge avec clairons et fanfares…

Bouchra Bensaber
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MessageSujet: Re: COLLECTION DE JOSE MARIA MORIDO L’HIDALGO DU MAARIF 2   Mer 18 Juin 2008 - 20:53



Photo Charly
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MessageSujet: Re: COLLECTION DE JOSE MARIA MORIDO L’HIDALGO DU MAARIF 2   Mer 18 Juin 2008 - 21:05



BMCI
Photo Jacques Salerno mon petit camarade du quartier Lafonciere
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MessageSujet: Re: COLLECTION DE JOSE MARIA MORIDO L’HIDALGO DU MAARIF 2   Mer 18 Juin 2008 - 21:20

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MessageSujet: Re: COLLECTION DE JOSE MARIA MORIDO L’HIDALGO DU MAARIF 2   Mer 18 Juin 2008 - 21:50

Un petit mot sur les Arabes du Maroc ceux-ci ont conquis ce pays en l’an 681, soit 30 ans avant leur débarquement en Espagne, à leurs arrivé au Maroc il y avait, les autochtones Amazighen (pluriel d’amazigh) que les romains appelaient Berbères (de barbares), ils avaient leur religion et leurs idoles, mais aussi parmi eux des Juif et des Chrétiens, ce peuple se convertit à l’Islam en très peu de temps, si bien qu’au moment de l’invasion de l’Espagne grand nombre de guerriers étaient Amazighen, actuellement sur Internet l’on trouve une multitude de sites traitants sur la culture, la langue, et la tradition de ce peuple qui exige aujourd’hui du gouvernement Marocain, la reconnaissance et la renaissance de cet héritage culturel. MORIDO
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MessageSujet: Re: COLLECTION DE JOSE MARIA MORIDO L’HIDALGO DU MAARIF 2   Mer 18 Juin 2008 - 21:51

Le traité de Fès ou du Protectorat du 30 Mars 1912, entre la France et le Sultan Moulay Abdellhafid, ne fit qu’entériner, une situation de fait, en réalité la France, par l’habilité de son représentant, M. Regnault gagnât de vitesse aux autres Légations étrangères qui depuis Tanger se disputaient le partage du Maroc, l’Espagne et l’Allemagne,avant 1908 avait misé sur Moulay Abdelaziz, et avait un préaccord avec lui. La France jouait un double jeux, d’une part elle se battait contre le nouveau Sultan et refusait la reconnaissance de ce dernier, comme la plus part des puissances signataires de l’acte d’Algesiras, et d’autre part sachant que le nouveau Sultan avait été intronisé légalement, par l’assemblée des Oulémas et le Grand Vizir, négociait avec lui, c’est ainsi que monsieur M. Regnault (représentant du gouvernement français), arrivât à Fès, le 24 mars 1912, le Sultan lui renouvela son intention d’abdiquer, après la signature du traité, et se répandit en récriminations violentes contre l’autorité militaire Française; on comprend maintenant pourquoi... Regnault, trouvât le terrain si bien préparé qu’il n’eut aucune difficulté à se poser en sauveur aux yeux de Moulay Abdellhafid avec une sournoiserie mal contenue.
La signature du traité de Fès instaure l'installation d'un protectorat français au Maroc, le sultan Moulay Abdellhafid s'engage à ne conclure aucune alliance avec un autre pays que la France et à ne contracter aucun emprunt auprès d'une autre puissance. De son côté la France promet de respecter le sultan et la religion musulmane. Les pouvoirs du gouvernement français au Maroc seront détenus par un commissaire général de la République le général Lyautey sera le premier à remplir cette fonction.
L’Espagne se sentant lèsée, n’acceptât pas ces accords d’un premier abord, car sur le plan territorial, la France avait grignoté sa part, mais n’étant pas en mesure de réclamer par d’autres moyens, se fît une raison, et vue les troubles intérieures que la guerre du Maroc suscités, avec l’opposition du peuple espagnol à cette intervention, (par le traité Franco-allemand du 4 novembre 1911, la France cédât à l’Allemagne le Togo en échange d’avoir les mains libres au Maroc), aussi l’Espagne finit par contresigner et accepter le 27 Novembre 1912 c'est-à-dire sept mois après ce traité entre la France et le Sultan.
Je n’ai malheureusement pas trouvé, le texte intégral du Traité de Fès, mais les informations que j’ai pu retrouver sur ce sujet, me font dire que les clauses et la rédaction finale, ne sont que la retranscription de l’acte d’Algesiras de 1906, avec des précisions territoriales qui délimitent la zone à influence Française de celle Espagnole.
Voici donc, dans la mesure de mes informations ce que je puis dire sur le protectorat, la désignation du Sultan Moulay Youssef en 1912, un troisième et dernier fils de Hassan I, par Lyautey, et le transfert de la capitale du Maroc à Rabat dont la raison est, d’éloigner le sultan de la zone des tribues Berbères qui entourent Fès, très belliqueuses et dangereuses d’autre part pour l’intégrité du Sultan.
MORIDO
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MessageSujet: Re: COLLECTION DE JOSE MARIA MORIDO L’HIDALGO DU MAARIF 2   Mer 18 Juin 2008 - 21:52

Moulay Abdelhafid 1908-1912.
Ce Sultan fût le Sultan du DJIHAD, né en 1876, il succède à son frère, par abdication de ce dernier qui se retire à Tanger et n'accepte pas l'acte d'Algeciras, une énorme espérance fût déposée sur lui, et le peuple l’accueillit comme un libérateur, les légations étrangères par contre s’affrontèrent aussitôt à ce sultan qui prétendait leur faire accepter une beiaa (jurement de fidélité) et l’abrogation du traité d’Algeciras, ainsi que la libération d’Oujda et de la Chaouia occupées par les Français, de plus il demandait l’annulation des dettes de son frére Moulay Abdelaziz, ainsi que l’accord préalable du peuple Marocain, à la tutelle des puissances étrangères.
Il est évident que les puissances étrangères n’allaient pas accepter ces exigences, trop prétentieuses après le débarquement et les succès militaires de la France et l’Espagne, depuis un an, aussi les illusions s’évanouiront, et les appuis intérieurs de ses partisans fonderont comme neige au soleil, néanmoins je recueille, sur le livre de Hubert Jacques de 1926, Les Journées Sanglantes de Fez 17-18-19 avril 1912, après l’acceptation de Protectorat le 30 mars 1912 par Moulay Abdelhafid (Imprimeries Réunies Casablanca) pas mal de renseignements précis.
La participation de Mr Regnault à la signature du traité de Fès (Protectorat)est décisive.
Moulay Abdelhafid, à l’arrivée de Mr Regnault (Chef de la Légation française à Tanger) à Fès, se plaignait vivement du Général Moinier, (commandant en chef des troupes de débarquement), avec un ressentiment profond, le traitant de soudard maladroit. Le Sultan se trouvait à Marrakech en 1908, et voici ses paroles : « je demandais simplement en 1908, à traverser la Chaouia, pour me rendre à Fès, on m’en a empêché, et l’on m’a obligé à me battre pour entrer à Fès, oui, je le répète encore parce que cela me tient à cœur, j’ai pu être appelé momentanément à combattre la France ouvertement, dans les conditions que je viens d’indiquer, mais les Français n’ont-ils pas l’habitude d’estimer davantage un adversaire qui lutte à visage découvert pour défendre son pays… »
Bien, il est bien dommage que je ne puisse ici transcrire totalement ce livre, qui fût l’objet de plus de 15 Éditions et qui sûrement plusieurs d’entre vous avez lus.
Mais pour aujourd’hui je crois que vous en avez assez.
La première partie de mon plan de travail est presque finie, dans un prochain chapitre qui va jusqu’en 1912, la fin avec la description du traité de Fès.
MORIDO
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MessageSujet: Re: COLLECTION DE JOSE MARIA MORIDO L’HIDALGO DU MAARIF 2   Mer 18 Juin 2008 - 21:53

Encore sur Moulay Abdelaziz, ce sultan du fait que les décident ne payaient pas d’impôts, se vit obligé à emprunter auprès des banques étrangères, Anglaises, Françaises, et Espagnoles, avidement en ce temps il n’existait pas de Fond Monnnaitaire international, et les créanciers appliquaient, des taux abusifs, si bien que le Maroc fit Banqueroute, le premier de ces prêts en 1902 accordé par Banque de Paris et des Pays Bas, à échéance le Maroc n’avait pas les moyens de payer, aussi en 1903 un second prêt auprès des banques Anglaise et Espagnoles pour payer le premier, puis un troisième en 1904, si bien que la dette extérieure, était supérieure au revenu intérieur brut total du Pays, ce dernier prêt auprès des banques françaises avec des conditions draconiennes, qui équivalaient pratiquement à une main mise sur le Maroc, et l’institution d’un protectorat de fait, ainsi que la prise en charge de toute l’administration financière du Maroc, l’enlèvement de l’Américain d’origine grecque, Ion Perdicaris, du journaliste Walter Harris, et de l’instructeur Mac Lean par le tristement mémorable et célèbre Raissouni, fit que l’escadre Américaine intervienne directement sur Tanger, pour la libération de ses ressortissants, à l’est de Fez Jilali Zerhouni, le fameux et mystérieux Boujamara, organisât une sérieuse sédition.
A partir de 1905, la situation s’aggravât, et les puissances occidentales et coloniales, ne dissimulaient plus leurs ambitions, et se partagèrent le Maroc, aussi avec la coïncidence de la chute de l’empire Ottomant en 1905, les transactions entre l’Angleterre et la France, pour se partager, les morceaux et débris de cet Empire à l’Est de la méditerranée, et le Maghreb, à l’Ouest, les Allemands, Italiens et Espagnoles, tous voulaient leurs part du festin, et avec la participation de 13 puissances étrangères toutes réunis à Algeciras en Espagne, le 16 Janvier 1906 commençait une conférence internationale, le texte intégral des accords est disponible sur mon Site :

En 1907 une Armée franco espagnole d’occupation, avec un « casus belli », de l’assassinat du Docteur Mauchant à Marrakech, ainsi que de quelques ouvriers qui s’employaient à la construction du port de Casa, envahissait le pays, avec un débarquement à Casablanca, et dans l’oriental la prise d’Oujda. (Le traité du protectorat de 1912 viendrait, après cinq ans de guerre et de résistance, la chute et l’abdication du Sultan Moulay Abdelaziz, en 1908).

MORIDO
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fanny
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MessageSujet: collection de jose   Mer 18 Juin 2008 - 21:57

chere soly
javai lage 8 ans lorsque en alles jouyes dans le parque de jeu pre de guiniole cete a caza
je me rapelle de cette photo de les 2 cavaliers militaires qui ser les mains.

javai peure de les voir. de toute facon ses belles photos de jose me fai rapelle les souvenir de mon enfance merci amitie fanny
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MessageSujet: Re: COLLECTION DE JOSE MARIA MORIDO L’HIDALGO DU MAARIF 2   Mer 18 Juin 2008 - 22:01

Texte du télégramme adressé le 4 juin 1928
au ministère français des Affaires étrangères par Théodore Steeg, (successeur de Lyautey à la Residence Génerale de France au Maroc, au sujet d'une convertion d'un musulman Marocain):

"Mohamed Ben Abd el-Jalil, étudiant marocain d'origine fassie, envoyé à Paris avec une subvention du protectorat pour y suivre des cours, notamment à l'Ecole nationale des langues orientales, vient de se convertir au catholicisme. Sa conversion a revêtu un éclat tout particulier : il fut baptisé par l'archevêque de Paris en personne, puis à l'occasion de sa première communion il aurait reçu du Pape lui-même un missel et un chapelet.

"L'acte, si grave pour un Marocain, que vient d'accomplir ce jeune homme, paraît bien être le résultat d'une longue évolution morale et intellectuelle, mais cette évolution n'a pas été, semble-t-il, purement spontanée. Depuis deux ans, ce jeune homme a été spécialement entouré et dirigé dans les milieux catholiques : Ben Abd el-Jalil était en pension à Rabat, il y a deux ans, à l'Institution franciscaine "de Foucauld" pendant qu'il suivait les cours de l'Institut des hautes études marocaines. C'est par les soins de cette Institution qu'il habita ensuite à Paris un hôtel de la rue Sarrette qui relève des Franciscains. De là, il serait allé vivre à Viroflay dans la famille du directeur de l'Institution de Foucauld. Mais l'influence d'un de ses professeurs parisiens, M. Massignon, paraît surtout avoir été déterminante, si l'on en croit les camarades de ce jeune homme: la douzaine de jeunes Marocains qui font des études à Paris a décidé de s'abstenir de suivre les cours de M. Massignon en signe de protestation.

"Ce fait est connu au Maroc où il a provoqué, dans tous les milieux indigènes, surtout à Fès, une émotion d'autant plus vive que le sujet converti est plus brillant et que ses succès universitaires énorgueillissaient la jeune génération élevée dans nos écoles. La famille est très affectée et se croit déshonorée. Elle est entretenue dans cette idée par l'indignation des vieux savants de Fès qui, voyant la jeunesse déserter Karaouyine et se presser dans nos écoles et nos collèges, sont trop heureux d'exploiter l'événement pour miner la confiance qui venait à nous et ramener les étudiants à la culture traditionnelle. Aussi la consternation règne-t-elle dans le cercle des jeunes gens avides de se moderniser : ils sentent leurs aspirations menacées dans l'esprit même de leurs familles (…)
"[L'événement] restera peut-être sans portée sociale et politique profonde. Mais nous le devons uniquement à la volonté, chez les Marocains, de nier le fait qui les choque. Le jour où de nouvelles conversions les obligeraient de se rendre à l'évidence, la situation serait tout autre. La propagande religieuse qui s'est exercée ne saurait se prolonger sans dangers réels et graves pour nos rapports avec les peuples d'Islam. Avec de telles maladresses nous détournerions les jeunes musulmans de nos écoles ou universités. Déjà, à Fès, plusieurs notables qui devaient envoyer leurs fils en France renoncent à leurs projets. Mais ils ne renonceront pas à leur désir de les instruire et nous risquons de voir s'évader les jeunes Marocains vers Le Caire, où ils subiront les plus dangereuses influences.

"En outre un événement de cet ordre ranime les méfiances religieuses qui s'étaient assoupies. En se multipliant il fournirait aux zélateurs de la loi musulmane un argument facile pour réveiller le fanatisme agressif de nos indigènes. Notre intérêt, et je dirais même notre honneur, sont en jeu : la France a, de tout temps, promis à ce pays le respect de ses traditions et de sa religion. Je n'ai pas manqué une occasion de renouveler solennellement ces promesses. Le jour où nous paraîtrons les violer c'est toute notre action au Maroc qui peut en être ébranlée. Il convient donc d'envisager les moyens de parer à toute suspicion de prosélytisme, ici comme à Paris".
Toute une thèse sur la politique de la France au Maroc, qui fut reconduite aussitôt, heureusement...
Morido L'Hidalgo du Maarif


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MessageSujet: Re: COLLECTION DE JOSE MARIA MORIDO L’HIDALGO DU MAARIF 2   Mer 18 Juin 2008 - 22:03

Fanny bonsoir, Jose Maria Morido est un grand monsieur, il a mis tout son site a mon entiere disposition pour tous les marocains de la planete lui et Rigallor aussi se sont 2 membres de notre Maroc-Amitie.
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MessageSujet: Re: COLLECTION DE JOSE MARIA MORIDO L’HIDALGO DU MAARIF 2   Mer 18 Juin 2008 - 22:07

Pendant la Guerre 1939-45, alors que j´allais à l´école du Maarif en 1942-43 j´étais en 5éme de primaire, ma maîtresse Mme Loveci, d´origine Corse? le Directeur Mr Dumas, d´autres instituteurs: Mr Maréchal, Mr Masella, Melle Muñoz, Melle Llobregat etc...
A cette époque avant la classe le salut au drapeau obligatoire, nous chantions: Marechal nous voilà.....le sauveur de la France, avec le salut Romain en pourboire, (ironie du sort, je vous rappele que mon Père était Republicain Espagnol).
Le resident général de France le Général Noguès à la T.S.F. nous ordonnait de respecter la commision d´armistice, et les Allemands étaient à Anfa, et rue de l´Aviation Française, chez FIAT où ils avaient leur Q.G., (les Français n´avaient pas le droit de faire le service militaire, ils faisaient un service social substitutif sans armes, comme des Boys Scouts)
Mais bientôt on emporta mon Père en camp de concentration, Azemour puis Ouedzem, c´est là que j´ai pris le train pour la première fois, avec Maman et ma Soeur Aurore Papa était déprimé et avec une dissenterie carabinée.
Heureusement un beaujour, le 11 Nov 1942 les Américains vont débarquer et délivrer le Maroc fachiste,ils bombardent Casa et le Maârif, une bombe tombe dans le terrain mitoyen adjacent à l´école, une autre dans la villa des Torres, place du Nid d´Iris, le Jean Bart (bateau de guerre) a beau riposter, les Français de Vichy se rendent, quelle joie, le Bd de la gare et la Place de France étaient une marée humaine, les Américains nous jetaient des chewing-gommes et des bonbons.
VOICI UN TANK AMÉRICAIN AU PIED DE LA TOUR DE L´HORLOGE 1942. (voir plus bas)




Les Avions avec les ailes repliées passaient par le Maarif pour se rendre au Camp Caze (Terrain d´aviation)par le Bd Guerrero, mais aussi à la Source en face de l´école, des terrains encore pas assainis, il y avait un reste de lac où nous nous baignions et où plus d´un s´y est noyé, d´autres son morts de fièvre typhoïde...et ici les Americains font des manoeuvres de débarquement avec des péniches pneumatiques et des pontons etc...ils nous invitent à nous promener en bateau, quelle merveille, ce site brouille de curieux, et de l´autre côté du Bd d´Anton les cordeliers sont dérangés dans leurs besognes le long du terrain du Galia Sport Maarifien, bien de choses changent pour nous. Papa revient un des premiers, car l´inspecteur Mr Morales de la Police Centrale qui habitait rue des Fauçilles, est un client de Maman, elle brode les draps du trousseau de sa fille, depuis que Papa fût pris Maman, sans le sou, avait vendu tous ses bijoux pour nous nourrir, mais ensuite elle exerçat le métier de brodeuse qu´elle avait appris dans sa jeunesse, (fille de riches paysans Espagnols, dans son village d´Extremadure)
Un Ami de Papa est embauché par les Americains à l´Hôtel Suisse d´Anfa et comme il n´a pas de famille, il nous comblait de nourriture, margarine salée, cornedboeuf etc...fini le rationnement, les queues pour des oeufs pourris et pour les patates, c´était ma corvée, car Maman ne pouvait pas perdre son temps.
Plus de marché Noir, (pendans la Guerre il y avait des gens, qui ne manquaient de rien).

Morido L'Hidalgo du Maarif

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MessageSujet: Re: COLLECTION DE JOSE MARIA MORIDO L’HIDALGO DU MAARIF 2   Mer 18 Juin 2008 - 22:13

L’INDÉPENDANCE.

L ’Histoire n’est que la mémoire des peuples, les peuples qui oublient leur Histoire sont condamnés à la revivre, dans cet esprit certains faits historiques servent souvent de leçon, c’est ainsi que l’Espagne a été stigmatisée par l’invasion Napoléonienne, la France par Sedan en 1870, et par l’armistice avec l’ Allemagne d’Hitler en 1940, le Maroc l’a été également par la faillite économique et par le protectorat en 1912.
Dans ce sens là les Monarchies dynastiques ont un avantage certain sur les Républiques, la monarchie Alaouite, vieille de plusieurs siècles a cet avantage et une mémoire Historique fortement instituée, par ailleurs les Républiques démocratiques Européennes avec l’alternance du pouvoir ne font que faire et défaire.
Bien ne croyez pas pour autant que je suis Monarchiste, mais ce préambule sert à expliquer en quelque sorte, ce que Mohamed V et son fils Hassan II ont fait pour la continuité et le redressement de la dynastie, (après les exactions des deux sultans Moulay Abdelaziz, et Moulay Abdelhafid au début du XX éme), au contraire que le conte de Chambord, Duc de Bordeaux Henri de Bourbon , prétendant légitimiste au trône de France, qui ne voulut pas sauver la Monarchie en 1871 pour une Histoire de drapeau, alors que la restauration était plus que possible… (petit Larousse illustré)Mohamed V et Hassan II ont repris le dessus et par ce fait rendu l’indépendance au Pays.
Non seulement, et grâce à la France, Mohamed V est revenu de Madagascar avec une auréole de Héros national, il instituât la révolution du Peuple et du Roi, mais après sa disparition par une mort subite, son fils Hassan II (lire le Défi) s’affrontât aussitôt à la reconstruction du pays, difficile et compliquée après un régime colonial.
Certaines réalisations sont discutables, telles que l’emprise de l’économie par le pouvoir Royal des deux tiers de l’économie nationale, par le biais de Holdings, super puissants, mais n’est ce pas là aussi une autoprotection de la Monarchie ? La mémoire des pénuries de la dynastie qui conduirent au protectorat, l’affaire "Ben Barka" fait aussi ombrage à cette Monarchie entre autres…

Une Monarchie de Droit Divin qui plus est avec un monarque sacralisé religieusement, sans un pouvoir financier important, ne se soutiendrait pas longtemps.

Saviez vous que l'Empire Chérifien est le premier pays du monde à reconnaître l'independance des États Unis d'Amérique, un prêté pour un rendu, à la conférence d'Anfa Charles de Gaulle et Henri Giraud en 1943 se regardaient en chien de faïence, pendant que Mohamed V et Roosevelt se faisaient des yeux doux.

Aussi je vais « planter une lance en Flandre » (expression très Castillane), en faveur de cette Monarchie qui malgré ses vicissitudes et l’obstination de ses détracteurs dans plusieurs attentats régicides qui obligèrent Hassan II à endurcir son régime, s’avance lentement vers une Monarchie parlementaire, cette réalisation devrait attendre la maturité du peuple, n’oublions pas que l’analphabétisme est encore très significatif au Maroc.
Je m’exprime ici comme certains journalistes du Paris MATCH, mais réellement je ne suis pas sur cette ligne de pensée mon credo et convictions sont pour l’humanisme chrétien, et une convivialité pacifique entre les peuples autant que possible.
Nous arriverons à décrire plus exactement les événements qui conduirent à l’indépendance, mais d’or et déjà, je ne suis pas tout à fait d’accord sur la prépondérance des mouvements nationalistes intérieurs,(l'Isticlal, j'en parlerais après) bien que non négligeables, j’insisterais sur le contexte international du moment.
Néanmoins il est plus facile pour moi de faire du « couper coller », sur la version officielle, que de m’exprimer si ouvertement dans mon opinion personnelle, c’est pourquoi maintenant que nous arrivons au terme de l’Histoire contemporaine du Maroc que beaucoup d’entre vous avez vécu, j’aimerais pouvoir contraster avec d’autres opinions, merci

Morido L'Hidalgo du Maarif
le 05 Novembre 2004.
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MessageSujet: Re: COLLECTION DE JOSE MARIA MORIDO L’HIDALGO DU MAARIF 2   Mer 18 Juin 2008 - 22:16

1909 voit la capture du Rogui (Boujamara)qui, transporté dans une cage de fer, est mis à mort à Fez, dans des conditions particulièrement barbares. Tous les consuls protestent... L'anarchie est toujours là et... les Européens aussi. Le sultan est pris dans une spirale infernale : il lui faut de l'argent pour payer et réorganiser son armée, mais les Etats européens se font tirer l'oreille (la France entre autres) pour lui consentir des prêts. Alors il lève de nouveaux impôts, y compris dans les tribus « guich » (Soldats Arabes) qui, jusque-là, en étaient dispensées.
Début 1911, les tribus, en particulier les Arabes guich des Cherarda, au nord-ouest de Fez, qui sont littéralement pillées par le ministre de la Guerre de l'époque,(le Glaoui)commencent à s'énerver: elles refusent l'impôt et entrent en rébellion ouverte.


Morido L'Hidalgo du Maarif

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MessageSujet: Re: COLLECTION DE JOSE MARIA MORIDO L’HIDALGO DU MAARIF 2   Mer 18 Juin 2008 - 22:21

L´Administration de l´instruction publique était différente pour les sujets Marocains Indigènes que pour les Européens, les écoles coraniques "Msid" étaient tenues par le Marghzem (Administration Indigène, pour la province de la Chaouia, les Bureaux étaient très près du Maarif, il y avait des Mokhaznis, gendarmes, devant la porte), avec supervision des Habous, Mokaddems ou Meuftis (autorités religieuses musulmanes) sans crédits suffisants; ces Écoles n´ avaient pas de pupitres, les élèves accroupis à même le sol, un seul livre etc... Elles enseignaient à lire et écrire l´Arabe, celà handicapait beaucoup dès le départ, les jeunes musulmans, mais c´était une clause du traité du Protectorat, que les Français respectaient sans mot dire.

Les Européens par contre, avaient un enseignement moderne et une formation accélérée, (de qualité supérieure à celle qui se donnait en métropole, dans l´instruction publique) pour pouvoir subvenir aux besoins de l´industrie et du commerce, de façon à encadrer les ouvriers Marocains avec des cadres intermédiaires européens, les cadres superieurs étant Français bien entendu.


Morido
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MessageSujet: Re: COLLECTION DE JOSE MARIA MORIDO L’HIDALGO DU MAARIF 2   Mer 18 Juin 2008 - 22:22

Après la recherche laborieuse d’un compromis, la déclaration de La Celle-Saint-Cloud, le 6 novembre 1955, annonce des « négociations destinées à faire accéder le Maroc au statut d’État indépendant uni à la France par des liens permanents d’une interdépendance librement consentie et définie ». Les négociations furent rapidement menées et aboutirent, le 2 mars 1956, à un accord qui considérait comme caduc le traité de Fès du 30 mars 1912 et reconnaissait l’indépendance du Maroc.
L’Espagne dut aligner son attitude sur celle de la France et mit fin à son pouvoir sur la zone nord (déclaration commune de Madrid, 6 avril 1956, accord du 7 avril 1956). Le sort de Tanger, enfin, fut réglé par la Conférence qui se tint à Fedala du 8 au 29 octobre 1956. Le Maroc était, à la fin de 1956, redevenu indépendant et unifié.

De multiples tâches attendaient le « nouvel » État. Il lui fallait se dégager des influences administratives étrangères, rallier une fraction réticente de l’armée de libération, créer des institutions. Il lui fallait aussi retrouver le sens de son évolution historique.
La lutte pour l’indépendance semblait se poursuivre par la reconquête d’un passé qui paraissait avoir été doublement confisqué : d’une part dans sa gestion, d’autre part dans son écriture dont on supposait qu’elle avait été systématiquement déformée par la vision « coloniale ». La redécouverte de leur passé par les Marocains et le renouvellement de l’historiographie dominent ainsi la vie culturelle du Maroc depuis les années 1960.
Au vrai, le protectorat, s’il avait fourni des instruments de travail en publiant des sources européennes (Les Sources inédites de l’histoire du Maroc , 30 vol.), des monographies (Villes et Tribus , 13 vol.) et des revues d’un haut niveau scientifique (Archives berbères , 1915-1920 ; Archives marocaines , 1904-1936 ; Hespéris, depuis 1922), avait surtout encouragé les travaux archéologiques.
Les premières années de l’indépendance sont marquées par un manichéisme aux valeurs inversées, ainsi que par la recherche de la spécificité de l’histoire marocaine dans des interprétations générales souvent d’inspiration marxiste.
Le renouvellement se fait dans les années 1980 seulement. Il est dû conjointement à la relève de jeunes historiens marocains et à l’accès à de nouvelles sources.
Au Maroc, la direction des Archives royales a commencé de publier, à partir de 1972, les documents du Makhzen (El Wuatiq, 7 volumes parus), puis a ouvert aux chercheurs, précautionneusement, puis assez largement, les fonds royaux. La multiplication des universités (13 en 1992) a décentralisé la recherche, accru le nombre des départements d’histoire avec leurs congrès, leurs revues, leurs instituts de recherche.
Une partie croissante de la production historique est publiée en arabe. Elle demeure peu connue hors du Maroc à cause des difficultés de diffusion des livres et des revues. La plupart des nombreuses thèses universitaires, en grande partie exemptes des travers de la période précédente, utilisent de manière scientifique des sources multiples.

À la fin de 1988, l’ouverture des Archives françaises rapatriées du Maroc et conservées dans le dépôt des Archives diplomatiques de Nantes a donné un nouvel élan à la recherche.
Mission accomplie.


l'Hidalgo du Maarif
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MessageSujet: Re: COLLECTION DE JOSE MARIA MORIDO L’HIDALGO DU MAARIF 2   Mer 18 Juin 2008 - 22:28



La Population du Maarif était à 90% Catholique, et plus des 2/3 pratiquante, les fêtes religieuses, Nöel, Pâques etc... étaient trés pompeusement célébrées, mais surtout la Saint Jean (Population d´origine Alicantine), et Notre Dame de Trapani 15 Août (Population Siciliène) les feux de Saint Jean et les Processions du 15 Août au Maarif méritent à elles seule un chapitre complet pour les décrires.Les Maarifiens se souvienent certainement des marmites de fèves au camun, et des feux de Saint Jean où la joie et les débordements battaient tous les records. Les fagots de chardons étaient cueillis dès le debut du mois de Mai et bien gardés, il y avait rivalité entre une rue et une autre. Mais aussi les chants des grandes processions où l´on sortait la Vierge avec clairons et fonfares, enfants de coeur et pénitents qui suivent, des trottoirs bondés de monde pas une seule discordance. Les Prêtres étaient des Autorités notables, avec leurs soutanes noires, bien reçus et respectés, bien que dans l´après guerre les troubles sociaux firent progresser quelques groupes d´athés, et certains plaisantins les taquinaient en sifflant le fer à leurs passage, "pitaferro" expression italienne.

Jose Maria Morido


Cher Jose Maria Morido J'ai beaucoup apprécié
tes histoires, que je ne connaissais rien du Maarif , mon oncle Isaque Anidjar y vivait il etait taxiste et travaillait sur son taxi, mon oncle etait espagnol de nationalite car il s'est porte volontaire pour la guerre d'Espagne.
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MessageSujet: Re: COLLECTION DE JOSE MARIA MORIDO L’HIDALGO DU MAARIF 2   Mer 18 Juin 2008 - 22:44

L e 11 janvier 1944, le Parti de l'Istiqlal nouvellement créé, présentait à S.M. le Sultan Sidi Mohammed Ben Youssef un texte intitulé «Ouaathikat Al Istiqlal », le Manifeste de l'indépendance, dont voici la teneur.

Le Parti de l'Istiqlal (Parti de l'Indépendance) qui englobe les membres de l'ex-Parti national et des personnalités indépendantes :
1. Considérant que le Maroc a toujours constitué un Etat libre et souverain et qu'il a conservé son indépendance pendant treize siècles jusqu'au moment où, dans des circonstances particulières, un régime de protectorat lui a été imposé.
2. Considérant que ce régime avait pour fin et pour raison d'être de doter le Maroc d'un ensemble de réformes administratives, financières et militaires, sans toucher à la souveraineté traditionnelle du peuple marocain sous l'égide de son Roi.

3. Considérant qu'à ce régime les autorités du protectorat ont substitué un régime d'administration directe et d'arbitraire au profit de la colonie française, dont un fonctionnaire pléthorique et en grande partie superflu, et qu'elles n'ont pas tenté de concilier les divers intérêts en présence.
4. Considérant que c'est grâce à ce système que la colonie française a pu accaparer tous les pouvoirs et se rendre maîtresse des ressources vives du pays au détriment des autochtones.

5. Considérant que le régime ainsi établi a tenté de briser par des moyens divers, l'unité du peuple marocain, a empêché les Marocains de participer de façon effective au gouvernement de leur pays et les a privés de toutes les libertés publiques individuelles.
6. Considérant que le monde traverse actuellement des circonstances autres que celles dans lesquelles le protectorat a été institué.

7. Considérant que le Maroc a participé de façon effective aux guerres mondiales aux côtés des Alliés, que ses troupes viennent d'accomplir des exploits qui ont suscité l'admiration de tous aussi bien en France qu'en Tunisie, en Corse, en Sicile et en Italie et qu'on attend d'elles une participation plus étendue sur d'autres champs de bataille, notamment pour aider à la libération de la France.
8. Considérant que les Alliés qui versent leur sang pour la cause de la liberté ont reconnu, dans la Charte de l'Atlantique, le droit des peuples à disposer d'eux-mêmes et qu'ils ont récemment, à la Conférence de Téhéran, proclamé leur réprobation de la doctrine qui prétend que le fort doit dominer le faible.

9. Considérant que les Alliés ont manifesté à différentes reprises leur sympathie à l'égard des peuples musulmans et qu'ils ont accordé l'indépendance à d'autres peuples dont le patrimoine historique est moins riche que le nôtre et dont le degré de civilisation est d'un niveau inférieur à celui du Maroc.

10. Considérant enfin que le Maroc constitue une unité homogène, qui, sous la Haute direction du Souverain prend conscience de ses droits et de ses devoirs, tant dans le domaine interne que dans le domaine international et sait apprécier les bienfaits des libertés démocratiques qui sont conformes aux principes de notre religion et qui ont servi de fondement à la constitution de tous les pays musulmans.

A) En ce qui concerne la politique générale décide de:
1. Revendiquer l'indépendance du Maroc dans son intégrité territoriale sous l'égide de Sa Majesté Sidi Mohammed Ben Youssef, que Dieu Le glorifie.
2. Solliciter de Sa Majesté d'entreprendre avec les nations intéressées des négociations ayant pour objet la reconnaissance et la garantie de cette indépendance, ainsi que la détermination dans le cadre de la souveraineté nationale, des intérêts légitimes des étrangers au Maroc.
3. Demander l'adhésion du Maroc à la Charte de l'Atlantique et sa participation à la Conférence de la Paix.

B) En ce qui concerne la politique intérieure décide de:
4.Solliciter de Sa Majesté de prendre sous Sa Haute direction le mouvement de réforme qui s'impose pour assurer la bonne marche du pays, de laisser à Sa Majesté le soin d'établir un régime démocratique comparable au régime du gouvernement adopté par les pays musulmans d'Orient, garantissant les droits de tous les éléments et de toutes les classes de la société marocaine et définissant les devoirs de chacun.

Fait à Rabat le 15 Moharram 1363
(11 Janvier 1944)


Jose Maria Morido
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MessageSujet: Re: COLLECTION DE JOSE MARIA MORIDO L’HIDALGO DU MAARIF 2   Mer 18 Juin 2008 - 22:47

MANIFESTE DU 11 JANVIER 1944 (fête nationale du Maroc)

1944
• Présentation du manifeste de l’indépendance, le 11 janvier 1944, dont Abderrahim Bouabid est l’un des principaux architectes et l’un des signataires les plus jeunes.
• Le 28 Janvier, les autorités coloniales procèdent à l’arrestation du Secrétaire Général du Parti de l’Istiqlal, Ahmed Balafrej, et de son adjoint, Mohamed El Yazidi. De grandes manifestations de protestation se déclenchent à Rabat, Salé, Fès, et dans d’autres villes du pays. Abderrahim Bouabid conduit la manifestation populaire de Salé. La manifestation est réprimée dans le sang et Abderrahim Bouabid est arrêté et transféré à la prison de Laâlou à Rabat.
1945
• Libération de Abderrahim Bouabid.
• Réunions entre feu Mohamed V et les leaders de l’Istiqlal, qui ont recouvré leur liberté, dont Abderrahim Bouabid.
• Abderrahim Bouabid s’inscrit à l’Institut d’Etudes Politiques à Paris après avoir obtenu une licence en droit. Il déploie une grande activité pour l’élargissement de l’implantation du Parti de l’Istiqlal et des idéaux nationalistes au sein de l’émigration ouvrière et estudiantine marocaine en France et en Belgique. Il noue, également, de larges relations avec les personnalités françaises.
1948
• Mehdi Ben Barka rejoint Abderrahim Bouabid à Paris pour préparer conjointement un rapport sur la situation au Maroc et le soumettre aux délégations devant participer aux travaux de l’Assemblée Générale de l’O.N.U.
1949
• Abderrahim Bouabid rentre au Maroc, s’inscrit au Barreau de Rabat et devient l’un des plus jeunes membres de la direction du Parti de l’Istiqlal.
• Les rapports entre Mohamed V et Abderrahim Bouabid se consolident.
• Abderrahim Bouabid publie l’hebdomadaire « L’indépendance ».
1952
• Par le biais d’un cuisinier marocain qui travaillait à la Résidence générale et lui fournissait les ébauches de documents qu’il récupérait des poubelles de bureau, Abderrahim Bouabid prend connaissance de la nouvelle politique que les autorités coloniales veulent instaurer au Maroc et organise la riposte du mouvement national à cette politique.
• Le 8 décembre, à la suite de l’assassinat du leader syndicaliste tunisien Ferhat Hachade, Abderrahim Bouabid procède à l’organisation d’une grève générale en solidarité avec la classe ouvrière tunisienne. Les autorités coloniales répriment avec violence le mouvement, arrêtent Abderrahim Bouabid et le transfèrent devant le tribunal militaire.
1953
• Exil de Mohamed V
1954
• Le Cabinet de Pierre Mendès France remplace, à la Résidence Générale, le Général Guillaume par F. Lacoste.
• Libération de Abderrahim Bouabid en octobre.
• A F. Lacoste qui demandait aux leaders nationalistes quelles étaient leurs revendications, Abderrahim Bouabid répond : « Un passeport ! ».
• Départ de Abderrahim Bouabid à Paris pour oeuvrer à la solution de la question marocaine.
1955
• Abderrahim Bouabid se réunit avec Edgar Faure qui aura remplacé Pierre Mendès France à la tête du gouvernement français.
• Abderrahim Bouabid assiste, à Madrid, à la réunion élargie de la direction du Parti de l’Istiqlal qui prépare les négociations d’Aix-Les-Bains qui auront lieu en Août. Abderrahim Bouabid fait partie de la délégation qui assiste aux dites négociations.
• En septembre, une délégation du Parti de l’Istiqlal composée de Abderrahim Bouabid et Omar Ben Abdeljalil se rend à Madagascar pour rencontrer Mohamed V.
• Au palais de Henry IV à Saint-Germain-en-Laye où réside Mohamed V depuis le 1er novembre, le Prince Héritier Moulay Hassan et Abderrahim Bouabid étudient, le 5 novembre, les propositions du Quai d’Orsay et élaborent un texte de contre-propositions qui sera signé par Mohamed V et le Ministre français des Affaires Etrangères le lendemain (déclaration de la Celle Saint-Cloud).
• Mercredi 16 novembre, retour de Mohamed V au Maroc.
• Abderrahim Bouabid présente le 2 décembre, le rapport politique du Congrès Extraordinaire du Parti de l’Istiqlal. Le rapport contient les propositions du Parti sur les différentes questions nationales et notamment l’indépendance du pays, les rapports avec la France et la participation au Gouvernement M’barek El Bekkay au sein duquel Abderrahim Bouabid occupera le poste de Ministre d’Etat chargé des négociations.
• Abderrahim Bouabid fait partie de la délégation qui négocie avec le gouvernement de Guy Mollet les accords qui seront signés le 2 mars 1956 et qui consacreront l’abrogation du Traité du protectorat.

je cherche un document ou "manifeste des 200" de conscience française, plusieurs signataires sont de mes Amis.
Morido l'Hidalgo

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MessageSujet: Re: COLLECTION DE JOSE MARIA MORIDO L’HIDALGO DU MAARIF 2   Mer 18 Juin 2008 - 22:57

En ce qui concerne les Aït.Amar, il s’agit d’une tribu Amazigh, qui occupe la région entre Khouribga el Oued-Zem, les carnages subit par les Européens lors des émeutes, je crois le 20/08/1955, vers la fin du protectorat Français furent les plus sanglantes 49 morts.
La lâcheté et le barbarisme dans leurs paroxysme, des tueurs qui s’attaquèrent sauvagement sur des victimes sans défenses, dans des hôpitaux, aux malades femmes et enfants ont une ressemblance à celles des Serbes dans le génocide aux bosniaques tout ressemant, il y a un film sur ces actes à déconseiller aux personnes sensibles, une horreur sans précédant au Maroc.
Entre l’intransigeance de Guillaume et les mauvaises compréhensions, de Grandval la France quelques jours après entre le 22 et le 27 août entreprend des pourparlers avec les Marocains à Aix les bains.

Imazighen du Maroc et la ligue arabe

Vers la fin des années quarante, la France et l’Espagne avaient réussi finalement à refouler par une série de chocs répétés la résistance du peuple Amazigh marocain dans les montagnes et les déserts.
Au début des années cinquante, elles assuraient la relève à une horde d’orientalistes ménagée pour cette mission auparavant dans des centres spécialisés au Caire en Égypte. Les occidentaux passaient la main des institutions du Maroc au fur et à mesure à leurs serviteurs et bons élèves dans la sauvegarde de leurs intérêts économiques et stratégiques. Entre les deux parties, tout le mode trouvait satisfaction à ses comptes, partant soit-il comme l’arrivant. Le peuple du pays, lui, n’était pour eux qu’un gibier de potence.
En 1958, le pays est enlisé déjà dans la ligue arabe créée en 1947 à Alexandrie en Egypte. C’est une organisation purement ethnique qui regroupe la race arabe. Elle a pour but d’afficher son identité et sauvegarder les terres conquises. Pour elle, tout est arabe surtout ce qui ne l’est pas ! Elle est symbolisée par une chaîne en forme de croissant- chaque maille tient de sa précédente sœur - et une couleur presque verte pour signifier l’islam. Le peuple Amazigh encore traumatisé à l’époque s’est tût. Ce qui a fait dire à un de ses leaders à Ajdir : « Le fait qu’ils nous enveloppent dans un monde qui n’est pas le nôtre ne nous tuera pas, mais sachez qu’il n’y a pas de quoi non plus en sourire car le mal à venir ne sortira plus des canons ! ».
Sa naïveté le poussait à faire des concessions pour éventuellement voir, avec les autres, l’avenir dans des lunettes roses. Mais c’était mal compté sur une idéologie dévastatrice et inhumaine qu’il était entrain d’importer dans son propre fief. Il est vrai qu’à cette époque là, il était lassé par une colonisation sanglante et pleurait encore sa fierté perdue. Même si je n’étais pas présent, tout laisse à croire qu’il était préoccupé surtout à sa survie quotidienne et à sa sécurité. Tout le monde sait qu’il était soigneusement mais sauvagement appauvrit et dépossédé des richesses de sa propre terre ! La politique politicienne ne figurait toujours pas dans la liste de ses préoccupations premières. L’essoufflement et la stabilité d’abord pensait-il ? Après l’effondrement de sa vraie élite et de ses forces dans des diverses régions, bien entendu séparées les unes des autres, il faudrait du temps pour espérer un regroupement digne et un retour en soit. Or, ce manque à gagner très critique ne pouvant être dissimulé à personne, il était bien perçu par les faucons détracteurs.
L’enjeu était évidement de taille : "la main mise sur le Maroc !". C’était ici que le peuple Amazigh est pris de vitesse. On annonçait alors au monde que le Maroc fait partie des pays arabes ! Un pays qui n’avait toujours pas de constitution faisait siège à part entière de la ligue des états arabes. La fuite en avant est belle et bien amorcée pour un fait accompli..
Les différentes parties du peuple amazigh n’avaient ni les moyens de communication ni les médias susceptibles de porter sa voix devant la scène de l’intérieur comme de l’extérieur. Elles n’avaient alors que la voix de ses poètes qui étaient toujours ses porte-parole. Le poète SAKKOU en disait justement en 1959 dans un de ses poèmes réveilles de consciences de ses concitoyens :
« ..Ddan ayet lhizeb ar sgillin timizar
ar d-ismuttur tibettanin d imendi
ur ikki lhal am sbeâ chur, ibbey uhidus
alin ayet Rrif gin ttura ghef ighwenba
issutey-assen ljic d lqqewwa izzayed iwujilen
setta alef n bandem ayed yudern g imezdagh
iwa han lafut tamezwarut s agh-bdan.
Ifafa-d Âellal han Rrif ifesta beâda..
Iddu s ayet lhizeb ixataren isiwel digh,
Inna-yasen : « han aryaz -lligh nna numen ighder-agh,
Idda kullu mayed nellem yaghul tilezda. »
A wi han lxamis digh issen is utten aghwujdim
Igher-as I Lhasan n ayet wazzan s lmeglis
Inna-yas :- mani lhizeb mani g tin-tgid ?
Inna-yas :-ku yan digsen ad iâayed I wedghar.
Hat idda-nn Âellal s lmeglis iwwet ahezzam,
Inna-yak :-lehkam win ifasiyen ayed gan !
...Dinnagh ayed tengha chatt zzur awed ssebyan .. ! »
Au début des années soixante, le peuple va faire le payer aux victimes de la constitution de 1962 unique en son genre dans les anales de l’histoire de la civilisation universelle. Une minorité allait en effet se donner mandat pour élaborer la constitution du Maroc dont elle fait fi de la majorité ! Cette dernière stipule que notre pays hérite d’une langue, unique, étrangère mais officielle, je nomme pour vous la langue arabe. L’islam en est la religion de l’état. Les dés alors se sont jetés et rien ne va plus ! Elle est présentée comme une première et sacrée constitution car elle est votée un certain vendredi. Le religieux se mêle au politique : « -Notre destin est écrit, il en est ainsi, notre bon dieu l’a bien voulu ainsi. »Tels étaient les arguments lancés à l’encontre des Imazighens proches de Rabat et de Fès. Les autres mordaient les doigts, eux, à qui on demandait tout simplement de dire : « Oui » à la liberté et à la prospérité du Maroc ! Les textes des lois de la dite constitution n’étant bien entendue pas diffusées dans les autres cotés du territoire du triangle d’or. Même s’il en était le cas, elle était rédigée dans une langue parlée par un pourcentage quasi nul de la population. La supercherie était en flagrant délit, mais le fait accompli s’est mis en place. Pour le monde, la constitution marocaine est officielle et approuvée par sa population à 99,99% des vois. ..
Lors d’une de ses réunions à Rabat, la compagnie de Allal, manifestait sa satisfaction de sa « réussite » historique. Ce qui a fait dire au « leader » la déclaration suivante : « -Oui, c’est une réussite historique, mais ne vous réjouissez pas trop avant qu’un petit berbère, rentrant chez lui de l’école, ne comprenne plus son père et vis versa, c’est maintenant que la tache difficile doit commencer. Il doit falloir tout arabisé : le passé, le présent et le futur ! »
Une directive mise en application à la lettre les années qui ont suivi ! Les premières leçons d’histoire qu’un enfant marocain « apprend » à l’école en sont la meilleur des démonstrations de l’absurdité dans le monde. Comment peut-il être imaginable, pour un être humain convenablement constitué, d’apprendre aux petits enfants innocents des mensonges sur leurs propres ancêtres et sur leurs propres origines ?
Comment est l’état de la conscience d’un instituteur de la cinquième année scolaire (ancienne CM2), de dire à un enfant, dans son premier contacte avec les leçons de l’histoire que son origine est soit de la tribu des « BANI KOULEIB » soit d’une tribu Nord africaine sauvage et non civilisée ! Les premières leçons d’histoire en effet stipulent ce qui suit :
1-La première leçon d’histoire porte sur : La" ville" et la tribu arabe avant l’islam. Intitulée par une carte d’orient de KOREICH.
2-La tribu des BANI KOLEIB :.
3-Fondation de la nation ARABE : 622-632 avec l’arbre généalogique des RACHIDIS.
4-L’Afrique du Nord : Elle est ARABE et MUSULMANE depuis l’an 643 c’est à dire 23 ans seulement après l’apparition de l’islam ! Intitulée par une carte montrant qu’il n’y avait au Maroc de Tafilalet à Ceuta qu’une tribu non organisée appelée : SENHAJA ! !
En 1840, un certain lord anglais, DURHAM disait : -« Un peuple qui veut demeurer sans histoire, se fait un devoir d’évacuer le passé. Il s’assure ainsi de n’avoir aucun avenir ! ».
Mon père ! Dieu ait ton âme, toi qui n’avais jamais prononcé (je dis bien jamais) un seul mot d’arabe, toi disparu en 1999 ! Sache que je t’ai toujours compris et mes enfants me comprendront en Amazighs pour tout le temps malgré l’absurdité des programmes de l’école marocaine !
« ...Je rêvais un jour d’avoir vu une source d’eau fraîche, j’ai tendu mes paumes jointes ( idakalen) pour boire, je me suis réveillé avec une grande soif ! » :Il parlait d’une fausse indépendance !
Maintenant, nous voilà dans une situation ou nos forces, nos valeurs et nos richesses à tous sont dévastées. Toutes les institutions du pays souffrent de la contamination de la très mauvaise vision des choses due au monde made in « SOUK Âokkad ». La richesse s’est plutôt transformée en pure pauvreté car un pays comme le Maroc est pourtant voué à une donne plus meilleure. Cet état des choses n’est envié dans la réalité par personne, ni par ceux qui ont fait et font toujours le malin ni par un peuple naïf mais aussi docile.
Des qualités en fait qui constituent un champ bien fertile pour la manipulation et pour la magouille. Dans ces conditions, l’élaboration des assises non sérieuses se construit sur le mensonge et sur les dérives haineuses. Leur prolongement dans le temps ne donnera à la longue qu’un seul et unique fruit : la mascarade. C’est donc ici le cas de le dire. Le Maroc, un pays africain et méditerranéen se distingue par ses particularités identitaires, historiques, géographiques et économiques. La politique qui le régit l’aligne pourtant sur la ligue arabe dont les caractéristiques ne lui sont surtout pas similaires. L’agressivité et la haine ne sont pas marocaines, le terrorisme n’est pas marocain, les puits du pétrole à flore même la terre ne sont pas marocains non plus. Le tourisme lui, principale marchandise marocaine et l’échange entre les peuples et les civilisations ne figurent pas dans les objectifs de la ligue arabe. L’Est est en toute logique déphasé par rapport à l’ouest. Quelles seraient alors les raisons qui motivent encore le Maroc dit « démocratique » à siéger parmi des états arabes, si ce n’est sur des calcules mal sains et non dits ? Envelopper un peuple diversifié dans un cadre qui n’est pas le sien, n’est-il pas un acte immonde et barbare ?
Quand je pense aux générations qui ont passé toutes leurs vies dans les marges, dans les privations et jetées aux couffins des oubliettes pour un seul et unique tort : c’est d’être Amazigh et fier de l’être... ! En guise de conclusion, je me réfère, ici encore , au grand poète Amazigh Sakkou qui a dit en 1967 à Tinejdad, dans un ver chanté dans un rythme (anya), le moins que je puisse en dire est spirituel !
Jose Maria Morido
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MessageSujet: Re: COLLECTION DE JOSE MARIA MORIDO L’HIDALGO DU MAARIF 2   Mer 18 Juin 2008 - 23:02

L'assassinat de Mr Jacques Lemaigre Dubreuil, patron de Maroc Presse le 11 Juin 1955:
La Main Rouge était un escadron de la mort créé par les services secrets français en 1952, sous l'autorité du colonel Marcel-André Mercier, pour éliminer le terrorisme au Maghreb, qu'il soit indépendantiste ou colonialiste. Elle s'illustra d'abord en Tunisie, puis au Maroc et en Algérie. Elle n'hésita pas à poursuivre ses cibles en Belgique, Allemagne, Italie, Suisse et aux Pays-Bas. On lui prête plus de trois cents meurtres. Elle était liée aux services "stay behind" de l'OTAN.

Jacques Lemaigre-Dubreuil, époux de Simone Lesieur, héritière des huiles Lesieur. Il fut, à la fin des années trente, l'un des financiers du CSAR, un puissant complot d'extrême droite connu sous le nom de "La Cagoule". Pendant la Seconde Guerre mondiale, il développa son entreprise en négociant avec les deux camps. Dans les années cinquante, il évolua vers la droite libérale. Propriétaire de Maroc-Presse, il fut assassiné par la Main Rouge le 11 juin 1955, probablement sur ordre du président du Conseil, Edgar Faure.
Mais si vous lisez cet article complet qui est un Interview de Mr Ali Bourequat,propos recueillis par Thierry Meyssan, vous serez surpris du nombre de personnalités actuelles impliquées. Interview à Mr Ali Bourecat incroyable,impossible d'ajouter foi, insolite, fantastique. inouï.
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MessageSujet: Re: COLLECTION DE JOSE MARIA MORIDO L’HIDALGO DU MAARIF 2   Mer 18 Juin 2008 - 23:06

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MessageSujet: Re: COLLECTION DE JOSE MARIA MORIDO L’HIDALGO DU MAARIF 2   Mer 18 Juin 2008 - 23:08

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MessageSujet: Re: COLLECTION DE JOSE MARIA MORIDO L’HIDALGO DU MAARIF 2   Mer 18 Juin 2008 - 23:09

Le Caid de Casablanca Prisonier à bord du Galilee


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MessageSujet: Re: COLLECTION DE JOSE MARIA MORIDO L’HIDALGO DU MAARIF 2   Mer 18 Juin 2008 - 23:11

Voici, des transports publics entre 1910-1912 à Casablanca:









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MessageSujet: Re: COLLECTION DE JOSE MARIA MORIDO L’HIDALGO DU MAARIF 2   Mer 18 Juin 2008 - 23:12




LES ALLEMANDS À CASABLANCA

1906 L’empereur d'Allemagne Guillaume II visite Tanger. 1906 -16-1/7-4, le Sultan Moulay Abd Al Aziz (fils d’Hassan 1er) espère se libérer de la pression des Français et Espagnols avec sa protection (l'Allemagne avait l'Alsace et la Lorraine depuis Sedan 1870)
1908 l'Allemagne, opposée à l'intervention Franco Espagnole de 1907 à Casablanca, envoie devant Agadir le Panther (bateau de guerre) pour s’allier à Moulay Abd Al-Hafid.(frère du prècédant sultan qui abdicat à la suite du traité d'Algeciras 1906)
1909 -4-11 traité de Berlin, l'Allemagne reconnaît le protectorat français, mais reçoit une partie du Congo, ce qui fait dire aujourd'hui aux Marocains que les Allemands les ont inter changés contre des nègres, ce qui est vexant.
1914-1918, les résidents Allemands aux Maroc sont fusillés, Karl Finck, Mannesmann, et autres, le cimetière Allemand de Casablanca existe encore aujourd’hui et est bien entretenu les tombes portent leurs noms.
1940-1942 Après la défaite de la France et l’armistice honteux, Casablanca est pris en charge par la commission d’armistice, heureusement c’est un diplomate du nom de Auer qui est nommé par Berlin il affichait alors des idées défavorables aux nazis et adoptait volontiers un franc-parler, sans doute pour montrer qu’il était bien informé, néanmoins les effectifs de SS étaient nombreux quoi que discrets, mais les Italiens Mussoliniens agaçants qui se joignaient à eux avec une grande propagande arrogante, je me souviens alors des chansons fascistes que nous apprenions après avoir chanté, au salut du drapeau Français « Maréchal nous voilà… » Tous les matins à l’école du Maarif.
Mais les Allemands disparurent comme par enchantement et sans faire de bruit le 8 novembre 1942, mon premier jour de classe le 1er Octobre 1941 je ne les ai supportés que pendant un an, mais mes aînés trois.

l'Hidalgo du Maarif




Cimetière Militaire Ben M'Sik à Casablanca

120 soldats allemands ont péri au Maroc durant la première guerre mondiale, tandis que 224 autres soldats allemands y sont tombés au cours de la deuxième guerre mondiale. Leurs corps reposaient dans 20 localités différentes, situées entre autres à Casablanca/Ben M'sik, Rabat, Meknes et Marrakech. Au fil des années, la concession perpétuelle des tombes de ces 344 soldats disparus à la guerre ne paraissant plus assurée en raison de la dissémination de leurs tombes à travers le Maroc, la Fondation allemande pour l'entretien des cimetières militaires a décidé de regrouper ces tombes en un seul site, créant ainsi les conditions requises pour leur entretien et leur préservation. Pour ce faire, un carré militaire clos, situé dans le cimetière européen de Casablanca/Ben M'sik, était disponible, sachant que ce cimetière avait déjà accueilli auparavant de tels carrés et que sa surface permettait des transferts supplémentaires.
Les premiers contacts entre la Fondation allemande pour l'entretien des cimetières militaires et les autorités marocaines remontent à 1967, mais sont demeurés dans un premier temps sans succès. A la suite d'efforts continus et de longue haleine, la question du regroupement des Allemands morts durant la guerre a finalement pu être éclaircie.
Un échange de notes entre les gouvernements des deux pays, datant du mois de juillet 1978, constituait la base juridique des travaux. A l'automne 1978, débutait le transfert des tombes de 155 soldats morts au front, pour la plupart inhumés sur place.
Après l'achèvement de ces transferts au mois de décembre 1978, commençait alors au début de l'année 1979 le nouvel aménagement du jardin du cimetière, dont la superficie est de 1400 m². Le carré militaire allemand a été entouré de pierres carrées et bordé de gazon. Les chemins existant de même que l'accès ont été réhabilités et renforcés et la végétation en bordure retouchée.
Outre les palmiers dattiers des îles canaries et des figuiers qui se trouvent sur le site, les eucalyptus plantés ainsi que les bosquets florissantes, végétation caractéristique de la Méditerranée, confèrent au cimetière une touche particulière. Le sol a été recouvert de lierre, de lavande, de plantes grimpantes comme le bougainvillier ainsi que d'un grand nombre d'arbustes tels que des pistachiers, des lauriers roses, des lauriers, des groseilliers et des palmiers nains.
Par la suite, des croix en pierre naturelle où figurait sur chacune d'entre-elles l'inscription d'un ou deux noms ont été déposées sur les tombes des 344 soldats allemands morts à la guerre. A l'entrée du carré militaire se dresse une pierre commémorative en langues allemande, française et arabe portant l'épitaphe :

DANS CE CIMETIERE REPOSENT 344 SOLDATS ALLEMANDS
1914-1918
1939-1945
Après l'achèvement définitif de son aménagement au printemps 1979, le carré militaire allemand a été inauguré le 30 mai 1979.
Outre les 344 soldats allemands, des soldats français et britanniques morts au front ainsi que des civils européens sont inhumés au cimetière Ben M'sik à Casablanca.
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MessageSujet: Re: COLLECTION DE JOSE MARIA MORIDO L’HIDALGO DU MAARIF 2   Mer 18 Juin 2008 - 23:16

Bousbir

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MessageSujet: Re: COLLECTION DE JOSE MARIA MORIDO L’HIDALGO DU MAARIF 2   

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