HISTOIRE DES JUIFS DU MAROC PAR SOLY ANIDJAR

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 RABBI RAPHAEL ENCAOUA

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Soly Anidjar
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MessageSujet: RABBI RAPHAEL ENCAOUA   Sam 1 Déc 2007 - 19:53

Rabbi Raphael Encaoua

RABBI RAPHAEL ENCAOUA Grand Rabbin du Maroc (1848-1935)



En 1912, le Maroc fut placé sous protectorat français, et c’était les Français, avec à leur tête le maréchal Lyautey, qui étaient les véritables dirigeants. Ils exigèrent que les juifs nomment un comité représentatif de leur communauté, et à sa première session, il fut décidé de demander au maréchal Lyautey d’établir un poste de Grand Rabbin du Maroc qui représenterait les juifs vis-à-vis du nouveau gouvernement. De plus, on décida que ce poste serait confié à Rabbi Raphaël Encaoua zatsoukal, qui était alors à la tête du tribunal rabbinique de Salé.

Les autorités acquiescèrent à cette demande, et des représentants de la communauté vinrent annoncer sa nomination au Rav Encaoua. Quand il entendit cela, Rabbi Raphaël sursauta et s’écria avec colère : « Et qui donc m’a nommé Grand Rabbin de la communauté, alors qu’il y a Rabbi Chelomo Ben Danan à Fès, et à Marrakech il y a le gaon Untel, et à Meknès le Grand Rabbin Untel, et à Sefrou etc., etc... comment avez-vous osé me choisir de préférence à tous ces grands ? »

Les membres du comité essayèrent de se justifier en disant que c’était le maréchal Lyautey qui l’avait nommé. Mais il se mit à les gronder : « Comment un non-juif peut-il me choisir entre tous ces grands sages ? Seuls des rabbanim sont qualifiés pour choisir le plus éminent d’entre eux, c’est pourquoi dites au maréchal Lyautey que je ne conviens pas », conclut-il avec humilité.

Ils revinrent trouver le maréchal Lyautey pour lui annoncer que le Rav Encaoua n’acceptait pas le poste, et qu’il fallait choisir quelqu’un d’autre. Quand le maréchal entendit ce qu’avait dit Rabbi Raphaël Encaoua, il décida que lui et lui seul serait le grand rabbin qui convenait pour ce poste. Et s’il refusait absolument, il n’y aurait pas de grand rabbinat du Maroc.

Le comité revint trouver Rabbi Raphaël pour lui faire part de la décision du gouverneur, en lui expliquant que ce poste était très important pour les juifs du Maroc et qu’on n’avait pas le droit d’y renoncer. Le Rav demanda quelques jours de réflexion, et au bout d’une semaine il se rendit à Fès pour rencontrer Rabbi Chelomo Ben Danan zatsoukal, qui était à la tête du tribunal rabbinique. Rabbi Chelomo était un décisionnaire extrêmement érudit, et avait rédigé plusieurs ouvrages de halakhah : les responsa « Bikech Chelomo », les responsa « Acher LiChelomo », et d’autres.

Rabbi Raphaël lui raconta qu’on lui avait donné un poste qui ne lui revenait pas, mais qui était plutôt fait pour lui, Rabbi Chelomo, c’est pourquoi il venait le convaincre d’accepter d’être grand rabbin. Il proposait que Rabbi Chelomo soit le premier à signer toutes les décisions qui sortiraient du Grand Tribunal rabbinique. La différence de salaire entre le titre qu’il détenait et celui de grand rabbin lui revenait également, c’est pourquoi tous les mois Rabbi Raphaël lui remettrait cette différence, qu’il recevrait du gouvernement. Vis-à-vis de l’extérieur, Rabbi Raphaël serait le grand rabbin, dans les comptes-rendus des décisions du Tribunal rabbinique qui seraient traduites en français, il signerait donc le premier, et Rabbi Chelomo après lui.

Après des heures de discussion, chacun essayant de convaincre l’autre que lui-même n’était pas le plus grand et que le poste de grand rabbin revenait à son ami, l’avis de Rabbi Raphaël l’emporta à condition que la différence de salaires serve à assumer les dépenses supplémentaires qui seraient causées par le déménagement de Fès à Rabat et autres frais du même genre. C’est ce qui fut conclu.

Au bout de quelques années, on s’aperçut que toutes les décisions qui provenaient de ces deux tsaddikim ne portaient aucune signature. Apparemment, il y avait à chaque fois une discussion pour décider qui devait signer le premier. Quant à l’argent que Rabbi Raphaël apportait à Rabbi Chelomo, celui-ci protestait qu’en réalité, il revenait à Rabbi Raphaël, mais qu’à cause des frais de déménagement etc., il se trouvait obligé de le prendre...

Un témoin oculaire a raconté qu’un jour, Rabbi Raphaël Encaoua zatsoukal alla prier dans une autre synagogue pour honorer de cette façon une famille importante. Naturellement, son arrivée dans cette synagogue représentait un grand honneur, et quand on arriva à la lecture de la Torah, le ‘hazan appela : « Que se lève notre maître et notre Rav, couronne de nos têtes, le gaon et impeccable dayan, l’homme humble et juste... » et autres nombreux qualificatifs.

Le Rav Encaoua ne bougea pas de sa place pour monter à la Torah. Tout le monde crut qu’il n’avait pas entendu l’invitation du ‘hazan, et on lui dit qu’on l’avait appelé à la Torah. Il répondit doucement qu’il avait entendu ce qu’avait dit le ‘hazan, mais qu’il ne s’agissait pas de lui, car le ‘hazan avait parlé de quelqu’un d’autre, et il refusa de monter jusqu’à ce que le ‘hazan revienne sur son appel et invite à monter à la Torah le Rav Raphaël Encaoua, sans qualificatifs.


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MessageSujet: Re: RABBI RAPHAEL ENCAOUA   Mer 23 Jan 2008 - 12:27

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Soly Anidjar
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MessageSujet: Re: RABBI RAPHAEL ENCAOUA   Jeu 11 Nov 2010 - 7:37

le rabbin raphael encaoua, est un parent par alliance a mon papa.
voila comment:
ma grand-mere paternelle, hanna gabay de larache , avait une tante mariee a un neuveu de rabbi raphael encaoua.


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MessageSujet: Re: RABBI RAPHAEL ENCAOUA   Jeu 11 Nov 2010 - 7:38

voici le rabbin raphael encaoua chez lui a la maison.

ne en 1848 decede en 1935




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MessageSujet: Re: RABBI RAPHAEL ENCAOUA   Jeu 11 Nov 2010 - 7:39

voici sa tombe photographie, par un membre de sa famille par alliance, mon cousin shangay ( charly anidjar)




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MessageSujet: Re: RABBI RAPHAEL ENCAOUA   Jeu 11 Nov 2010 - 7:44

Le rabbin Rafael Encaoua descend effectivement de Efraim "Le Rab" Elnekave, dont la tombe est a Tlemcen comme tu le dis. Je joins quelques elements sur sa vie, tires de la préface du livre "Paamone Verimone" de R. "l'Ange" Refaël Encaoua (Jérusalem 1977):

"Rabbi Ephraïm "le Rab" ( - 1442) :

Fils de R. Israël "le Saint". Né à Tolède, il quitta l'Espagne à la mort de son père, en 1391 soit cent un ans avant le décret d'expulsion des juifs par Isabelle la Catholique. Il passa par Marrakech en 1393 puis par Honine (Algérie) où il fut le chef spirituel de la communauté. Depuis cette ville, il correspondit avec Haribas (R. Isaac Barsessat) célèbre pour ses connaissances juridiques. Celui-ci s'adresse à lui en ces termes : "Guide éclairé, chef administrateur, maître de la Loi qui laisse loin derrière lui sages et savants en infirmant leur raisonnement ...". R. Ephraïm partit ensuite pour Tlemcen où il s'établit définitivement.
Au cours de son voyage vers Tlemcen s'accomplit le miracle le plus connu des juifs d'Afrique du Nord. Voyageant en compagnie d'une caravane, il se trouva en pleine forêt un vendredi soir. Laissant ses compagnons poursuivre leur route, il décida de passer là le shabbat. Il vit alors arriver un lion, la tête inclinée et la démarche majestueuse qui se coucha près de lui comme pour le protéger des bêtes sauvages. Le dimanche matin, un serpent s'approcha et se glissa dans la gueule du lion pour former une bride. Le Rab chevaucha alors le lion et entra ainsi dans Tlemcen. R. Makor Baroch relata cet évênement en ces termes : "Devant moi ont témoigné des gens dignes de foi qu'ils tenaient de leurs ancêtres le récit de l'arrivée du Rab à Tlemcen, monté sur un lion et tenant dans ses mains les deux bouts du serpent."
R. Haïm Blieh raconte un autre miracle dans sa préface au livre "Chaar Cabod Hachem" de R. Ephraïm Ankaoua : "Une nuit que le Rab étudiait en les combattant des textes défavorables à Harif, R. Migas et Harambam, il vit apparaitre les trois hommes venant le remercier de les approuver et d'étudier à fond leur point de vue". Ce miracle est également relaté par le Grand rabbin Kesbi et par R. Abraham Ankaoua dans son livre Colbo. Ce dernier composa d'ailleurs un cantique relatant l'évênement et que les pélerins chantent sur sa tombe : "Un chemin de sainteté ont parcouru les trois. A leur tête Harif, vient en deuxième Migas et Harambam très ému, fermant la marche. Tous trois sont allés honorer un homme sincère qui appaisa leurs tourments en rejoignant leur point de vue ...".
R. Haïm Blieh raconte une autre histoire dans cette préface où le Rab, qui était aussi médecin, sauva ses coréligionnaires. Cette histoire figure aussi dans le livre "Otzar Hamechtabim" du R. Joseph Messas. "Lorsque le Rab arriva à Tlemcen, les juifs habitaient un quartier hors de la ville appelé Agadir. Ils y étaient à la merci jour et nuit des brigands et des voleurs. Un jour, la fille du roi de Tlemcen tomba gravement malade et personne ne lui trouvait de remède. Le Rab fit signaler au roi Moulay Ottman l'arrivée d'un médecin juif d'Espagne capable de guérir sa fille. Ce fut ainsi fait et le roi demanda au Rab quelle récompense il désirait. Sachant que le roi se refusait à abriter les juifs dans la ville, le Rab demanda qu'on leur accorda un terrain équivalent à la mesure d'une peau de veau. Le roi, étonné, accepta et le Rab demanda qu'on lui apporte la peau qu'il découpa en une fine lanière de plusieurs centaines de mètres de long. Il demanda alors au roi qu'un vizir l'accompagne pour choisir le terrain délimité par la lanière. Le roi accorda donc un quartier aux juifs et le surnomma 'El merja' (le lac). Le Rab demeura médecin officiel du palais et fut respecté tant par le roi que par son entourage et par la population arabe." La synagogue qu'il fonda existe toujours et porte son nom. La rue voisine est "la rue du Rab".
Le seul livre connu du Rab est "Chaar Cabod Hachem" cité plus haut et traitant de philosophie religieuse, des théories de Maïmonide qu'il approuve, de la Kabbale et de la médecine, le tout en langage clair et concis. Le manuscrit de la bibliothèque d'Oxford a été édité pour la première fois aux Etats Unis par En-Elo. Le Rab a également composé un chant araméen sur le Kaddish de Kippour et un autre chanté après la Haftara et commençant ainsi : "Maître du monde, Toi qui est au dessus de toutes les créatures, ...". Ces chants figurent dans le rituel de prières de Tlemcen (édition de Livourne). Il adressa un texte de louanges à Harasbatz (R. Simon Ben Semah Durand) qui se trouve dans le livre "Yabine Chemoua" et commence ainsi "Ceci est adressé par Rabbi Ephraïm, fils de Rabbi Israël Ankaoua -que sa mémoire soit bénie- depuis la ville de Tlemcen en louange des préceptes suivants ...".
R. Ephraïm décéda en 5202 dont la gématrie correspond à "Un Rab a disparu". Le R. Messas raconte encore le fait suivant : "J'ai lu dans le journal Tov Israël du 24 mai 1889 qui paraissait à Oran sous la direction de Salomon Ben Ohayon que la semaine précédente, un notable musulman était tombé malade. Il alla prélever un peu de terre sur la tombe du Rab pour faire un médicament. Aussitôt, il fut pris de tremblements puis s'immobilisa comme paralysé. Il ne pouvait proférer une parole. Des musulmans qui le virent ainsi prévinrent des juifs qui firent une prière sur la tombe du Rab. Le notable retrouva alors l'usage de la parole et de ses membres et fut même guéri de sa maladie. Il fit alors des dons importants à la communauté."
R. Messas raconte aussi : "Un jour que je me trouvais à la synagogue du Rab, une musulmane arriva avec une belle chaîne en cuivre et un grand verre pour en faire une veilleuse en l'honneur du Rab. Elle me raconta spontanément qu'elle avait été très malade et que nul n'avait pu la guérir. Elle eut l'idée d'aller prier et implorer Dieu sur la tombe du Rab à plusieurs reprises et fut alors guérie. Elle s'exprimait avec passion et émotion. Elle installa la veilleuse, l'alluma et s'en alla, satisfaite.
R. Hida parle également du Rab de Tlemcen dans son livre "Chem Haguédolim" (le nom des grands) et/ou "Maarechet Sepharim". La coutume veut que les pélerins prennent un bain rituel (Tebila) avant de venir au cimetière. Les femmes impures ne doivent approcher de sa tombe. On dit que ceux qui ont transgressé cette règle ont été en péril. Le pélerin doit se déchausser avant de s'approcher de la tombe, puis se prosterner en priant Dieu de lui accorder sa demande, en invoquant les mérites du Saint. Il verse ensuite un peu d'eau dans un orifice se trouvant sur la pierre tombale et la boit comme un médicament. Il allume ensuite un ou deux cierges qu'il place dans une lanterne destinée à cet usage. Il se retire en reculant jusqu'à ce qu'il soit assez loin du tombeau avant de se retourner et de s'en aller.
Le soir de Rosh Hodesh Kislev, anniversaire de la mort du Rab, les fidèles viennent nombreux à l'office du soir. Ils rentrent dîner après l'office puis reviennent à la synagogue pour lire le Zohar (Kabbale) devant un buffet. Chacun emporte un peu de nourriture pour en faire goûter à sa famille."


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MessageSujet: Rabbi Raphael Encaoua   Mar 25 Jan 2011 - 18:14

Ma nièce vient de m'envoyer ce forum sur Rabbi Raphael Encaoua et je suis content de pouvoir y contribuer.
Je pense être le dernier membre de sa descendance à vivre encore au Maroc, à Marrakech.
Ma grand-mère paternelle Sarah Encaoua épouse de Salomon Amzallag de Salé était sa fille.
Il est étonnant qu'on parle de Rabbi Michael Encaoua son fils, Grand Rabbin du Maroc et pas de ses deux filles:
-Ima Zahra l'ainée, décédée à Salé fin des années cinquante. Elle était agée dit-on de 103 ans. Je crois que Rabbi Raphael ayant été veuf tôt, elle éleva sa soeur Sarah et son frère Michael. Elle habitait la maison de son père au Mellah de Salé. J'ai le souvenir d'une grande dame toujours parfaitement mise, d'une grande dignité et très impressionnante. L'appartement qu'elle occupait jouxtait la synagogue de son père et était pour nous enfants une caverne aux trésors, quand nous pouvions y accéder
Je crois qu'elle fut elle aussi veuve très tôt, avant 20 ans, avec un fils (peut-être Yohanan ?)

-Sarah ma grand-mère m'étonnait par sa grande érudition. Je devais penser à l'époque que le savoir était l'apanage des hommes...
Elle épousa donc Salomon Amzallag et vécut à Salé
jusqu'en 1961 puis Rabat puis Paris où elle vécut jusqu'à son décés en 1983.

Pour la petite histoire mon père Léon Amzallag décédé en 1999, fils ainé de Sarah, m'a laissé le stylo de Rabbi Raphael, un stylet en argent pour lire la Torah et j'ai retrouvé dernièrement dans sa bibliothèque, un livre manuscrit de lui. Il faudra que je le fasse traduire.

Claude Amzallag
lorientaliste@gmail.com
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